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Le futur président de la Fed, Kevin Warsh, dévoile des investissements liés à Bitcoin et aux cryptos

April 14th 2026 at 19:00

Clairement intĂ©ressĂ© par la crypto. La nomination de Kevin Warsh par le prĂ©sident Trump pour remplacer Jerome Powell Ă  la tĂȘte de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine (la Fed) continue d’intĂ©resser de prĂšs le secteur de Bitcoin (BTC) et des cryptomonnaies. Dans un formulaire de divulgation financiĂšre remplie suite Ă  sa nomination comme prĂ©sident de la Fed, Kevin Warsh dĂ©clare dĂ©tenir un portefeuille d’actifs dĂ©passant les 100 millions de dollars. Et chose intĂ©ressante pour la cryptosphĂšre, cela inclut des investissements dans des entreprises liĂ©es plus ou moins directement au secteur crypto, comme Polymarket, Tenderly ou SpaceX.

Les points clés de cet article :
  • La nomination de Kevin Warsh Ă  la prĂ©sidence de la Fed intĂ©resse de prĂšs le secteur des cryptomonnaies en raison de ses investissements dans ce domaine.

  • Kevin Warsh a rĂ©vĂ©lĂ© possĂ©der plus de 100 millions de dollars d’actifs, incluant des participations dans des entreprises liĂ©es aux cryptomonnaies et Ă  l’intelligence artificielle.

Kevin Warsh possĂšde un portefeuille d’investissement diversifiĂ©, avec une touche crypto

Selon sa dĂ©claration de situation financiĂšre (OGE Form 278e) dĂ©posĂ©e auprĂšs de l’U.S. Office of Government Ethics (OGE), Kevin Warsh rĂ©vĂšle possĂ©der bien plus de 100 millions de dollars d’actifs. En effet, on apprend dĂ©jĂ  qu’il a deux participations de 50 millions de dollars rien que dans le Juggernaut Fund LP.

Mais le futur prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale des États-Unis possĂšde Ă©galement des participations – bien moindres toutefois – dans des startups du secteur des cryptomonnaies et de l’intelligence artificielle (IA). Cela via une entitĂ© appelĂ©e DCM Investments 10 LLC, oĂč le remplaçant de Jerome Powell dĂ©clare possĂ©der entre 250 000 et 500 000 dollars de participations.

Parmi ces entreprises figure Polymarket, la célÚbre plateforme de marché prédictif basé sur la blockchain Polygon (POL). Mais aussi Tenderly, une plateforme de développement Web3 destinée aux développeurs de réseaux blockchains, et qui offre des outils avancés pour simuler, debugger, monitorer et déployer des smart contracts sur Ethereum (ETH) et plus de 100 réseaux EVM compatibles (Ethereum Virtual Machine).

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Le futur président de la Fed possÚde indirectement du Bitcoin via SpaceX

Kevin Warsh dĂ©tient Ă©galement des parts dans Lemon Cash, une application fintech crypto argentine qui permet aux utilisateurs d’AmĂ©rique latine d’acheter, vendre, Ă©changer et conserver des cryptomonnaies (BTC, ETH, stablecoin USDT,
) directement en pesos argentins. Cette derniĂšre a Ă©galement lancĂ© une carte de crĂ©dit Visa adossĂ©e Ă  Bitcoin en janvier 2026.

Et mĂȘme si c’est plus symbolique qu’autre chose, le futur prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine possĂšde indirectement du Bitcoin, puisqu’il a une participation dans SpaceX, la cĂ©lĂšbre entreprise spatiale d’Elon Musk.

Or SpaceX dĂ©tient, et mĂȘme HODL (conserve Ă  long terme), plus de 8 285 BTC, conservĂ©s chez Coinbase Prime, selon les donnĂ©es on-chain d’Arkham Intelligence. Soit plus de 620 millions de dollars au cours du roi des cryptos au moment d’écrire ces lignes (qui a dĂ©passĂ© les 75 000 dollars).

Si sa nomination est confirmĂ©e, Kevin Warsh pourrait bien apporter un vent de changement Ă  la Fed. Reste Ă  voir comment ses investissements personnels dans les cryptomonnaies et l’intelligence artificielle influenceront sa politique monĂ©taire. Il devra d’ailleurs vendre certains actifs pour respecter les rĂšgles d’éthique de la Fed et Ă©viter les conflits d’intĂ©rĂȘt. Mais mĂȘme dans ce cas, nous aurons donc quelqu’un de trĂšs intĂ©ressĂ© par les cryptos et l’IA Ă  la prĂ©sidence de la Fed, et ce, dĂšs le mois prochain, si sa nomination est bien validĂ©e d’ici mai.

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Ce tout nouveau stablecoin euro s'impose déjà comme le leader du marché

April 14th 2026 at 09:00

Le marchĂ© des stablecoins adossĂ©s Ă  l’euro apparaissait jusqu’à prĂ©sent comme marginal, voire inexistant. Une rĂ©alitĂ© sur le point de changer, suite Ă  de nombreuses initiatives en cours
 et au rĂ©cent lancement de l’HEURO, dĂ©jĂ  crĂ©ditĂ© d’une capitalisation de 600 millions d’euros.

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Le désir mimétique, la monnaie et le bitcoin

April 6th 2026 at 10:35

La valeur de la monnaie est une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui, Ă  l’heure de la numĂ©risation gĂ©nĂ©rale, est devenue centrale. Alors que l’argent perd peu Ă  peu sa forme physique, il est lĂ©gitime de se demander si nous ne sommes pas en train de faire fausse route, en faisant de la monnaie une chose purement fiduciaire. N’a-t-on pas bĂąti un chĂąteau de cartes en abandonnant toute rĂ©fĂ©rence Ă  l’or en 1971 ? N’est-on pas en train de construire sur du sable en payant de plus en plus de façon dĂ©matĂ©rialisĂ©e ?

Un Ă©lĂ©ment de rĂ©ponse est fourni par la thĂ©orie du dĂ©sir mimĂ©tique, qui a Ă©tĂ© formulĂ©e par le philosophe français RenĂ© Girard au dĂ©but des annĂ©es 1960. Cette thĂ©orie, qui fait jouer Ă  l’imitation un rĂŽle central dans le mĂ©canisme du dĂ©sir, a ensuite Ă©tĂ© appliquĂ©e Ă  l’économie et donc Ă  la monnaie. En outre, elle permet d’expliquer l’existence de cet objet Ă©trange qu’est Bitcoin, lequel vient remettre en question les grandes thĂ©ories de l’origine de la valeur de la monnaie. C’est pourquoi nous nous y intĂ©ressons dans cet article.

Aussi disponible sur Substack : https://preuvesdetravail.substack.com/p/desir-mimetique-monnaie-bitcoin

Le mimétisme du désir

La thĂ©orie du dĂ©sir mimĂ©tique postule que le dĂ©sir humain, loin d’ĂȘtre une Ă©manation autonome, est entiĂšrement issu de l’imitation. Elle a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e par le philosophe français RenĂ© Girard, auteur de renom devenu membre de l’AcadĂ©mie française Ă  la fin de sa vie. Ce dernier a fait toute sa carriĂšre aux États-Unis, oĂč il a enseignĂ© la littĂ©rature comparĂ©e dans plusieurs universitĂ©s (Johns-Hopkins, Buffalo, Stanford). Il a dĂ©veloppĂ© sa thĂšse centrale du dĂ©sir et du sacrifice dans les annĂ©es 60 et 70 au sein de trois ouvrages fondateurs : Mensonge romantique et VĂ©ritĂ© romanesque, publiĂ© en 1961, oĂč il dĂ©crivait ce qu’il appellerait plus tard le dĂ©sir mimĂ©tique ; La Violence et le SacrĂ©, publiĂ© en 1972, oĂč il avançait que le sacrifice humain constituait un mĂ©canisme rĂ©gulateur dans les sociĂ©tĂ©s archaĂŻques ; et Des choses cachĂ©es depuis la fondation du monde, publiĂ© en 1978, oĂč il soutenait que la rĂ©vĂ©lation chrĂ©tienne avait permis de mettre au jour ce mĂ©canisme et de s’en dĂ©faire partiellement. C’est grĂące Ă  ce dernier livre que Girard s’est fait connaitre auprĂšs du grand public, passant notamment cette annĂ©e-lĂ  dans l’émission de tĂ©lĂ©vision Apostrophes animĂ©e par Bernard Pivot.

RenĂ© Girard dans l’émission Apostrophes en juin 1978 (source : INA)

La thĂ©orie du dĂ©sir mimĂ©tique, ou plutĂŽt du « mimĂ©tisme du dĂ©sir », est exposĂ©e dans le livre Mensonge romantique et vĂ©ritĂ© romanesque. Dans ce livre, Girard rĂ©alise une exĂ©gĂšse comparĂ©e de diffĂ©rentes grandes Ɠuvres littĂ©raires1 pour montrer que le dĂ©sir n’est pas « spontané » ou autonome comme le prĂ©supposait le mouvement romantique (c’est le « mensonge romantique » du titre), mais « mĂ©taphysique » ou mimĂ©tique comme le dĂ©voilent les grands romanciers (d’oĂč le fait qu’il parle de « vĂ©ritĂ© romanesque »). Pour lui, le dĂ©sir n’est pas « linĂ©aire », dans le sens oĂč le sujet dĂ©sirerait l’objet sans ingĂ©rence extĂ©rieure, mais « triangulaire » : le sujet dĂ©sire un objet parce qu’il perçoit le dĂ©sir d’un autre pour cet objet. « À l’origine d’un dĂ©sir il y a toujours, dit-il, le spectacle d’un autre dĂ©sir, rĂ©el ou illusoire. » Les disputes d’enfants autour d’un jouet, les situations de triangle amoureux ou encore le phĂ©nomĂšne du snobisme, en sont les manifestations les plus visibles.

À l’exception des « besoins » fondamentaux qui sont purement instinctifs, le dĂ©sir de l’homme est strictement soumis Ă  cette loi : « Seul le dĂ©sir de l’Autre peut engendrer le dĂ©sir. » Le dĂ©sir dĂ©pend donc d’un modĂšle, que Girard appelle un « mĂ©diateur ». On dĂ©sire « selon l’Autre » et non « selon Soi ».

Le désir triangulaire selon René Girard (source : ggpphilo)

La seule distinction caractĂ©ristique que l’on puisse Ă©tablir est la proximitĂ© « spirituelle » du mĂ©diateur : cette distinction « ne porte pas sur l’essence du dĂ©sir mais sur la distance entre mĂ©diateur et sujet dĂ©sirant ». Il y a d’abord ce que Girard appelle la mĂ©diation externe : le modĂšle-mĂ©diateur est suffisamment Ă©loignĂ© du sujet pour que le dĂ©sir du second n’influence pas celui du premier. C’est typiquement ce qui se passe dans la relation entre un pĂšre et son fils : puisque l’enfant apprend par imitation, il copie le dĂ©sir de ses parents sans pour autant interfĂ©rer dans leur propre dĂ©sir, du moins la plupart du temps. On peut aussi penser au cas oĂč une personne admire quelqu’un appartenant Ă  un milieu social complĂštement diffĂ©rent, avec lequel elle n’interagira jamais. Un dernier exemple est celui que Girard cite dans son livre : Don Quichotte, qui a pris pour modĂšle Amadis de Gaule, personnage d’un roman de chevalerie publiĂ© un siĂšcle auparavant. Cette mĂ©diation Ă©loignĂ©e est gĂ©nĂ©ralement saine pour l’individu, car elle n’engendre pas de rivalitĂ©.

En revanche, il existe aussi ce que Girard nomme la mĂ©diation interne, et qui s’avĂšre bien plus dĂ©licate. Il s’agit d’une situation oĂč les deux personnes interagissent sur le mĂȘme plan socialement parlant, si bien que leurs dĂ©sirs s’influencent l’un l’autre. Dans ce cas, le mĂ©diateur devient lui aussi sujet dĂ©sirant en copiant le dĂ©sir du sujet initial. Cette situation crĂ©e une rivalitĂ© entre les deux personnes pour l’objet convoitĂ©, ce qui peut occasionner des passions communes comme l’envie, la jalousie ou la haine. Le ressentiment nietzschĂ©en tel que prĂ©sentĂ© en 1912 par Max Scheler dans L’Homme du ressentiment (dont Girard s’inspire beaucoup) est Ă©galement de cet acabit.

Comme par rĂ©sonance, le dĂ©sir est renforcĂ© par la proximitĂ© entre les deux personnes : « Le dĂ©sir se fait donc toujours plus intense Ă  mesure que le mĂ©diateur se rapproche du sujet dĂ©sirant. » Et plus la distance est faible, plus ce phĂ©nomĂšne s’emballe, ce qui peut conduire Ă  un conflit. Par exemple, la rivalitĂ© fraternelle au sein de la famille peut donner lieu Ă  des violences, voire au meurtre comme l’illustre l’épisode d’Abel et CaĂŻn dans la GenĂšse.

Titien, Caïn et Abel, 1542–1544 (source : Wikimedia)

La nature mimĂ©tique du dĂ©sir a de nombreuses consĂ©quences sur le comportement humain, que RenĂ© Girard s’est Ă©vertuĂ© Ă  explorer tout au long de sa carriĂšre. L’aspect qui nous intĂ©resse ici est son application aux biens Ă©conomiques et au fondement de la valeur.

L’effet Veblen

On prĂ©sente parfois l’économie comme la science qui Ă©tudie la gestion de la raretĂ©2. Sans cette insuffisance, sans cette « avarice de la nature », il n’y aurait pas besoin de s’interroger sur la production et l’échange des biens, car ces derniers seraient tous disponibles Ă  profusion. La notion de raretĂ© est ainsi indissociable de la discipline Ă©conomique.

Plus encore, l’économie traite en particulier des biens qui sont dits « rivaux », c’est-Ă -dire qui ne peuvent pas ĂȘtre dupliquĂ©s, et dont la consommation dĂ©prĂ©cie donc l’utilitĂ© apportĂ©e aux autres personnes. Les produits physiques en sont les exemples les plus parlants : la consommation d’une baguette de pain va diminuer l’utilitĂ© globale des baguettes de pain (il y en aura une de moins). À l’inverse, la tĂ©lĂ©vision hertzienne ou un fichier numĂ©rique dont le contenu appartient au domaine public ne constituent pas des biens rivaux. Cette propriĂ©tĂ© de rivalitĂ© Ă©conomique peut s’accompagner d’une rivalitĂ© comportementale dans le cas oĂč plusieurs acteurs convoitent la chose en question. C’est dans cette situation que le mĂ©canisme du dĂ©sir mimĂ©tique est le plus visible.

À la fin du XIXe siĂšcle, l’économiste et sociologue amĂ©ricain Thorstein Veblen, darwiniste et technocrate, a Ă©tudiĂ© la « rivalitĂ© pĂ©cuniaire » (pecuniary emulation) qui existait au sein de la sociĂ©tĂ© de son temps, et les effets qu’elle avait sur les comportement des gens3. En 1899, dans un ouvrage intitulĂ© The Theory of the Leisure Class (qui serait traduit en français en 1970 sous le nom ThĂ©orie de la classe de loisir), il exposait les concepts de « loisir ostentatoire » et de « consommation ostentatoire », qui pouvaient s’observer dans les familles les plus aisĂ©es. Il remarquait que l’élite de son temps avait tendance Ă  privilĂ©gier les loisirs les moins productifs Ă©conomiquement, afin de dĂ©montrer sa supĂ©rioritĂ© par rapport au reste de la sociĂ©té : le « fait de s’abstenir ostensiblement de travailler » Ă©tait « le signe conventionnel d’une rĂ©ussite financiĂšre supĂ©rieure et l’indicateur usuel d’une bonne rĂ©putation ». De mĂȘme, cette Ă©lite cherchait Ă  consommer les biens les plus chers ou les plus inaccessibles — les biens de luxe — afin de se dĂ©marquer des classes infĂ©rieures : « La consommation de ces biens de meilleure qualitĂ© Ă©tant une preuve de richesse, elle revĂȘt un caractĂšre honorifique. » Cette pratique dĂ©rivait directement de l’origine prĂ©datrice de la noblesse, qui tirait sa richesse et son prestige de l’activitĂ© guerriĂšre, et pour qui l’activitĂ© « industrielle » Ă©tait rabaissante.

Thorstein Veblen en 1901 (source : MNopedia)

Ces effets sont trĂšs visibles dans les sociĂ©tĂ©s de castes persistantes, comme en Inde. Mais cela ne signifie pas qu’ils disparaissent Ă  mesure que l’« égalitarisme » progresse : ils se diffusent dans toute la sociĂ©tĂ©, une classe copiant celle du dessus, et ainsi de suite. On peut le voir avec le phĂ©nomĂšne du snobisme qui, dans son sens originel, dĂ©signe l’imitation de la classe noble par la classe bourgeoise « parvenue », cette derniĂšre lui enviant son prestige. Comme le fait remarquer Veblen : « Dans les sociĂ©tĂ©s modernes civilisĂ©es, les frontiĂšres entre les classes sociales sont devenues floues et Ă©phĂ©mĂšres, et partout oĂč cela se produit, la norme de respectabilitĂ© imposĂ©e par la classe supĂ©rieure Ă©tend son influence coercitive, sans rencontrer d’obstacles notables, Ă  travers toute la structure sociale jusqu’aux couches les plus basses. »

L’analyse de Thorstein Veblen est notamment connue grĂące Ă  l’effet Ă©conomique Ă  qui il a donnĂ© son nom, l’effet Veblen, selon lequel la consommation de certains biens (contrairement Ă  celle des biens normaux) augmente avec leur prix. Selon cet effet, plus ces biens sont chers (et donc rĂ©servĂ©s Ă  une Ă©lite), plus la demande est forte ; moins ils sont onĂ©reux (et donc accessibles au commun des mortels), moins la demande est Ă©levĂ©e. Cet effet concerne Ă©videmment les produits de luxe dans leur ensemble (mis en avant par Veblen) : les vins fins, la haute gastronomie, l’argenterie, les vĂȘtements de crĂ©ateurs, les bijoux, les voitures de luxe, les Ɠuvres d’art, etc. Il Ă©crit :

« La satisfaction supĂ©rieure que l’on tire de l’utilisation et de la contemplation de produits coĂ»teux et prĂ©tendument beaux est, en gĂ©nĂ©ral, dans une large mesure, une satisfaction de notre sens du luxe dĂ©guisĂ©e sous le nom de beautĂ©. Notre apprĂ©ciation plus Ă©levĂ©e de l’objet de qualitĂ© supĂ©rieure est une apprĂ©ciation de son caractĂšre prestigieux, bien plus souvent qu’une simple apprĂ©ciation de sa beautĂ©. »

Illustration de l’effet Veblen sur la demande (source : Wikimedia)

Cet effet Veblen, qui a Ă©tĂ© dĂ©clinĂ© en plusieurs variantes comme l’« effet de snobisme » (snob effect) ou l’« effet de mode » (bandwagon effect), est une consĂ©quence directe du dĂ©sir mimĂ©tique. Le mimĂ©tisme du dĂ©sir fait que l’intĂ©rĂȘt que nous portons Ă  un bien dĂ©pend du dĂ©sir qu’éprouvent nos modĂšles pour ce bien, d’oĂč ce comportement Ă  premiĂšre vue Ă©trange des consommateurs. RenĂ© Girard lui-mĂȘme faisait remarquer dans son premier livre que la notion de consommation ostentatoire de Veblen Ă©tait « dĂ©jĂ  triangulaire » ; lui n’a fait que gĂ©nĂ©raliser cette analyse Ă  toute la sociĂ©tĂ©, et Ă  tous les domaines de la vie humaine.

Le dĂ©sir mimĂ©tique explique en particulier le succĂšs de la publicitĂ©, qui met bien souvent en scĂšne une personne Ă  laquelle nous voudrions ressembler, parce qu’elle prĂ©sente des caractĂ©ristiques physiques que nous valorisons (comme un mannequin), ou bien parce qu’elle a des qualitĂ©s morales que nous apprĂ©cions (comme une cĂ©lĂ©britĂ©). Le placement de produit, qui s’est gĂ©nĂ©ralisĂ© avec le dĂ©veloppement des rĂ©seaux sociaux, accroit cet effet : la personne qui nous suivons — le mĂ©diateur — est plus proche et donc le dĂ©sir est d’autant plus intense. Ainsi, dans une sociĂ©tĂ© oĂč la mĂ©diation interne prend une place de plus en plus importante, la publicitĂ© devient omniprĂ©sente et indistincte des relations sociales normales.

La mĂ©diation interne gĂ©nĂ©ralisĂ©e a pour consĂ©quence de gĂ©nĂ©rer de vĂ©ritables vagues de dĂ©sir, que nous connaissons dans le domaine financier sous le nom de bulles spĂ©culatives. Une bulle est une situation oĂč le prix d’un bien sur le marchĂ© devient anormalement Ă©levĂ© par rapport Ă  son utilitĂ© « objective » ou « fondamentale », et augmente de façon exponentielle, jusqu’à un Ă©ventuel Ă©clatement qui arrive si une telle utilitĂ© n’est pas apparue entretemps. L’éclatement de la bulle est d’autant plus violent que le spectacle des gens se dĂ©tournant de l’objet annule le propre dĂ©sir du spĂ©culateur, qui se rĂ©sout Ă  vendre ce qu’il possĂšde (n’ayant jamais eu l’intention de le consommer lui-mĂȘme). Ce phĂ©nomĂšne d’engouement peut porter sur une marchandise (la bulle de l’argent lors de l’hiver 1979–1980), une action (la bulle Internet en 1999–2000 qui portait sur les « valeurs technologiques »), ou des biens de collection comme les cartes PokĂ©mon et les non-fungible tokens (qui se rappelle des cryptopunks ?)

On pourrait se dire que ces vagues de dĂ©sir sont strictement mauvaises. En effet, de nombreuses personnes profitent de ce type de bulle pour faire de l’argent sur le dos de personnes prisonniĂšres du dĂ©sir des autres. Mais il est un domaine oĂč la mĂ©diation interne contribue de façon bĂ©nĂ©fique : c’est la monnaie, qui constitue un phĂ©nomĂšne mimĂ©tique par nature.

La monnaie comme institution mimétique

De nombreuses personnes ont suivi le sillon de RenĂ© Girard en reprenant sa thĂ©orie du dĂ©sir mimĂ©tique au sein de diverses disciplines, aux États-Unis et ailleurs. Ç’a Ă©tĂ© le cas de l’économiste français AndrĂ© OrlĂ©an, marxiste revendiquĂ©, promoteur de la thĂ©orie de la rĂ©gulation dans les annĂ©es 1970 et cofondateur du courant de l’« institutionnalisme monĂ©taire » dans les annĂ©es 1990. En 1982, il a utilisĂ© le modĂšle girardien pour l’appliquer Ă  la monnaie dans un livre intitulĂ© La Violence de la monnaie, corĂ©digĂ© avec son confrĂšre Michel Aglietta et prĂ©facĂ© par Jacques Attali. Il a poursuivi ses observations dans d’autres ouvrages, et en particulier dans L’Empire de la valeur, publiĂ© en 2011 Ă  la suite de la crise financiĂšre mondiale.

AndrĂ© OrlĂ©an en 2017 (source : Emmanuel Robert-Espalieu pour L’HumanitĂ©)

Le propos d’AndrĂ© OrlĂ©an dans ce dernier livre est de remettre en cause la « sĂ©paration marchande » de l’école nĂ©oclassique (liĂ©e notamment Ă  l’économiste LĂ©on Walras), selon laquelle le consommateur « sait avec certitude ce qu’il veut » si bien que « les autres sont sans influence sur ses choix ». Il se rĂ©fĂšre Ă  Girard et Ă  Veblen pour dĂ©crĂ©ter que « l’individu ne sait pas ce qu’il veut » et « n’est pas maĂźtre de ses attirances ». Certes, les prĂ©fĂ©rences Ă©conomiques apparaissent souvent comme exogĂšnes et fixes en raison de la mĂ©diation externe, situation oĂč « le modĂšle est en surplomb et son dĂ©sir est indĂ©pendant de celui du sujet » ; mais les situations de mĂ©diation interne compliquent considĂ©rablement les choses, engendrant les effets d’engouement et de rĂ©pulsion que nous avons Ă©voquĂ©s.

Au sujet de la monnaie, OrlĂ©an soutient qu’elle est le fait d’une « élection mimĂ©tique » et qu’elle est issue de la polarisation des dĂ©sirs des acteurs d’une sociĂ©tĂ©. Empruntant la mĂ©thodologie de Carl Menger (On the Origin of Money, 1892), l’économiste français dresse ainsi une « genĂšse conceptuelle de la monnaie », oĂč il dĂ©crit le mĂ©canisme qui mĂšne Ă  l’apparition d’une seule monnaie au sein d’une communautĂ©. Ce n’est pas une description historique (OrlĂ©an dĂ©fend l’idĂ©e que c’est la monnaie qui fonde l’économie marchande et non l’inverse), mais elle permet nĂ©anmoins de saisir ce qui constitue la soliditĂ© (et l’éventuelle faiblesse) de l’institution monĂ©taire.

Voici comment il la dĂ©crit : Dans une communautĂ© hypothĂ©tique, l’appropriation privĂ©e des biens engendre un dĂ©sir mimĂ©tique pour ces biens, et les biens les plus rares sont considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement enviables (ceux qui se les approprient attisent l’aviditĂ© en tant qu’obstacles). Ces biens ne sont pas essentiellement dĂ©sirĂ©s pour leur beautĂ© ou pour leurs propriĂ©tĂ©s intrinsĂšques, mais parce qu’ils sont convoitĂ©s par les autres. Une polarisation s’effectue ainsi en plusieurs endroits de la communautĂ© autour de biens qui deviennent ainsi liquides, c’est-Ă -dire qu’ils sont demandĂ©s par un grand nombre de personnes dans l’échange. Ces biens liquides, prenant le rĂŽle d’intermĂ©diaires d’échange au fil du temps, en viennent Ă  se faire concurrence Ă  mesure que la communautĂ© devient une sociĂ©tĂ© marchande. Il s’ensuit une pĂ©riode de conflit oĂč chaque groupe essaie de faire accepter son intermĂ©diaire d’échange Ă  l’autre. Une monnaie Ă©merge vainqueure et les autres intermĂ©diaires d’échange sont abandonnĂ©s.

Cette genĂšse conceptuelle permet de se reprĂ©senter que l’institution monĂ©taire est profondĂ©ment mimĂ©tique. On veut de la monnaie parce que les autres en veulent, mĂȘme s’il elle constitue initialement un bien comme un autre. La « prime monĂ©taire4 » du bien en question, qui grandit Ă  mesure qu’il est adoptĂ© comme monnaie, est la manifestation de cet aspect mimĂ©tique. Il s’agit ainsi, en quelque sorte, d’une bulle spĂ©culative qui s’est institutionnalisĂ©e.

D’aprĂšs AndrĂ© OrlĂ©an, la monnaie est une « unitĂ© de compte Ă©lue par un collectif », collectif qu’il appelle la « communautĂ© de paiement », dont la valeur repose sur la confiance que lui portent les participants. Cette façon de voir les choses est ce qu’il nomme l’approche institutionnaliste de la monnaie, qu’on peut rĂ©sumer par la phrase « ni marchandise, ni État, ni contrat, mais confiance ». Selon cette approche, la monnaie n’a pas besoin d’ĂȘtre une marchandise qui aurait une « valeur intrinsĂšque », Ă  savoir une utilitĂ© objective, tel que le professent les partisans des mĂ©taux prĂ©cieux et une partie de l’école autrichienne d’économie. Elle ne nĂ©cessite pas d’un soutien coercitif de l’État, tel que le soutiennent les chartalistes et la Modern Monetary Theory  : le retour de l’or et de l’argent aprĂšs l’épisode des assignats lors de la rĂ©volution française l’illustre. Elle n’a pas non plus Ă  ĂȘtre du crĂ©dit ou de la dette, une conception exposĂ©e par Alfred Mitchell-Innes au dĂ©but du XXe siĂšcle.

Les trois types de « monnaie au sens strict » selon Ludwig von Mises, qui reflĂštent les trois grandes thĂ©ories de l’origine de la valeur de la monnaie (source : Harold E. Batson dans The Theory of Money and Credit, 1953)

La fondation mimĂ©tique de la monnaie explique aussi sa chute violente, Ă  savoir l’hyperinflation. En effet, l’hyperinflation n’est pas une lente destruction de valeur ; c’est un phĂ©nomĂšne d’emballement, similaire Ă  l’éclatement d’une bulle, qui ne se calme pas tant que la confiance n’est pas restaurĂ©e. Les gens se dĂ©barrassent de leur « monnaie » autant qu’ils le peuvent, se rĂ©fugiant vers d’autres objets monĂ©taires en lesquels ils croient davantage. L’hyperinflation n’est plus la consĂ©quence de l’impression monĂ©taire dĂ©mesurĂ©e ; mais la cause de celle-ci, les pouvoirs publics ayant du mal Ă  ajuster la quantitĂ© de monnaie pour en maintenir la liquiditĂ©.

La menace de ce type de crise monĂ©taire explique les politiques des États et des banques centrales. Il ne faut surtout pas que le grand public commence Ă  douter de la valeur de la monnaie. D’oĂč l’injonction qui existe Ă  ne pas remettre en cause la soliditĂ© de la monnaie5.

Le bitcoin et la spéculation

L’émergence du bitcoin Ă  partir de 2010 n’a pas manquĂ© d’étonner les thĂ©oriciens de la monnaie. En effet, il n’avait aucune utilitĂ© objective hors de sa propension Ă  servir d’intermĂ©diaire d’échange, n’était imposĂ© par aucune autoritĂ© politique et n’était pas liĂ© Ă  un autre bien par crĂ©dit ou adossement. Par consĂ©quent, beaucoup de ces thĂ©oriciens lui ont dĂ©niĂ© sa monĂ©taritĂ©6, ou ont cherchĂ© Ă  le faire rentrer de force dans leur classification7.

Cependant, le bitcoin Ă©tait quelque chose de nouveau, un instrument reposant sur la confiance accordĂ©e Ă  son rĂ©seau de commerçants (je l’ai qualifiĂ© de « monnaie fiduciaire distribuĂ©e » et de « monnaie rĂ©ticulaire » dans L’ÉlĂ©gance de Bitcoin). En cela, il reprĂ©sentait une preuve concrĂšte de la thĂ©orie d’AndrĂ© OrlĂ©an, ce que ce dernier n’a pas manquĂ© de faire remarquer dans un article de 2019 intitulĂ© « La communautĂ© Bitcoin », oĂč il Ă©crivait : « La monnaie est avant tout un lien social, dont le fondement n’est pas dans l’État, mais dans la communautĂ© de paiement, ce que confirme le bitcoin. »

La premiĂšre monĂ©tisation du bitcoin a en particulier bĂ©nĂ©ficiĂ© de la spĂ©culation financiĂšre qui, comme on l’a dit, a un caractĂšre profondĂ©ment mimĂ©tique. Beaucoup de gens s’en sont procurĂ© parce qu’ils pensaient pouvoir le revendre plus haut Ă  quelqu’un qui le valoriserait comme tel. Cette caractĂ©ristique, largement amplifiĂ©e par la fameuse limite des 21 millions, Ă©tait pressentie par Satoshi Nakamoto, qui Ă©crivait en 2009 :

« À mesure que le nombre d’utilisateurs croĂźt, la valeur par piĂšce augmente. Cela est susceptible de crĂ©er une boucle de rĂ©troaction positive : plus les utilisateurs sont nombreux, plus la valeur augmente, ce qui peut attirer davantage d’utilisateurs dĂ©sireux de profiter de cette hausse. »

Cette « boucle de rĂ©troaction positive » a créé un emballement qui s’est maintenu au fil des annĂ©es, le taux de change contre le dollar Ă©tant passĂ© de 0,001 $ en octobre 2009 Ă  126 000 $ en 2025. Comme le disait AndrĂ© OrlĂ©an en 2021, dans le documentaire RenĂ© Girard, la vĂ©ritĂ© mimĂ©tique rĂ©alisĂ© par KTO :

« Le bitcoin est entiĂšrement un phĂ©nomĂšne mimĂ©tique. Il est liĂ© intĂ©gralement au fait que chacun pense que les autres vont accepter le bitcoin plus tard, et donc il est une pure croyance. J’y vois une espĂšce de preuve empirique de la puissance du mimĂ©tisme sur les marchĂ©s financiers. »

Ainsi, ceux qui le qualifient de « bulle spĂ©culative » n’ont pas forcĂ©ment tort : en tant que monnaie (ou pseudomonnaie si l’on veut ĂȘtre pointilleux), le bitcoin est nĂ©cessairement une sorte de « bulle », en ce que sa valeur excĂšde largement son utilitĂ© objective non monĂ©taire, qui est quasi nulle. Il possĂšde une prime monĂ©taire provenant du fait que les gens lui accordent leur confiance en l’acceptant dans l’échange.

En fait, la question est surtout de savoir si cette confiance accordĂ©e au bitcoin est stable et durable, ou si elle va s’effondrer brutalement, comme le sous-entendent ceux qui le dĂ©nigrent. Le bitcoin peut en effet « exploser », dans le sens oĂč les grands acteurs financiers qui l’utilisent aujourd’hui comme actif de rĂ©serve peuvent s’en dĂ©tourner du jour au lendemain, ne serait-ce pour des raisons lĂ©gales. Dans ce cas, les « dĂ©tenteurs du dimanche » en feraient de mĂȘme, et seuls les partisans les plus convaincus de la cryptomonnaie resteraient, le prix du bitcoin ne reprĂ©sentant qu’une infime fraction de ce qu’il Ă©tait auparavant.

Pour Ă©viter (ou du moins attĂ©nuer) ce genre de catastrophe, il serait nĂ©cessaire de faire en sorte de changer la vision qu’ont les gens du bitcoin. Actuellement, il est largement considĂ©rĂ© comme un actif spĂ©culatif permettant de s’enrichir, une conception qui a Ă©tĂ© bonne pour l’amorçage du systĂšme, mais qui est depuis devenue son talon d’Achille. Il serait ainsi judicieux de restaurer un Ă©quilibre : par exemple en faisant en sorte qu’il soit Ă©galement perçu comme un moyen d’échange rĂ©sistant Ă  la censure, un outil servant Ă  effectuer des transactions sensibles. À l’heure oĂč la monnaie officielle se numĂ©rise davantage par le biais de l’euro numĂ©rique et des stablecoins et oĂč l’argent liquide physique disparait progressivement, il me semble crucial que cette vision d’un argent liquide Ă©lectronique se propage.

Un tel changement du discours demande un long travail de communication. Mais il se produira au cours du temps, l’incroyable ascension du pouvoir d’achat du bitcoin devant s’arrĂȘter un jour. En attendant, montrer l’exemple constitue une mĂ©thode efficace pour promouvoir la vision d’un argent liquide Ă©lectronique : puisque le dĂ©sir est mimĂ©tique, l’accepter et le dĂ©penser dans notre vie de tous les jours donnera envie aux autres de faire de mĂȘme. La pratique personnelle est aprĂšs tout la meilleure maniĂšre de changer le monde.


Références et notes

René Girard, Mensonge romantique et Vérité romanesque (Librairie ArthÚme Fayard, 2010)
Thorstein Veblen, The Theory of the Leisure Class: An Economic Study of Institutions (Oxford University Press, 2009)
AndrĂ© OrlĂ©an, L’Empire de la valeur : Refonder l’économie (Éditions du Seuil, 2011)

Illustration : tirée du film The Double réalisé par en 2013 (via Metrograph). Texte : écrit intégralement sans LLM.

  1. Parmi les grandes Ɠuvres romanesques Ă©tudiĂ©es par Girard dans Mensonge romantique et vĂ©ritĂ© romanesque, on retrouve (entre autres) Don Quichotte de Miguel de CervantĂšs, Le Rouge et le Noir de Stendhal, Madame Bovary de Gustave Flaubert, La Recherche de Marcel Proust et Les Carnets du sous-sol de Fiodor DostoĂŻevski. ↩
  2. « L’économie est la science qui Ă©tudie le comportement humain comme une relation entre des fins et des moyens rares pouvant avoir plusieurs utilisations. » — Lionel Robbins dans An Essay on the Nature and Significance of Economic Science, publiĂ© en 1932 chez Macmillan & Co, p. 15. ↩
  3. Thorstein Veblen jugeait que la propension Ă  la rivalitĂ©, Ă  l’exception de l’instinct de prĂ©servation, reprĂ©sentait « le plus puissant, le plus constamment actif, le plus infatigable des moteurs de la vie Ă©conomique » (voir op.cit., p. 75). ↩
  4. La « prime monĂ©taire » est l’appellation utilisĂ©e par les bitcoineurs pour dĂ©signer la diffĂ©rence entre le pouvoir d’achat de la monnaie et son utilitĂ© non monĂ©taire. Voir Lyn Alden, Rupture monĂ©taire (Konsensus Network, 2025), pp. 22–23. ↩
  5. On peut penser Ă  l’article 1er de la loi du 18 aoĂ»t 1836 rĂ©primant les atteintes au crĂ©dit de la nation, qui punit jusqu’à deux ans de prison et 9 000 euros d’amende quiconque qui, « par des voies ou des moyens quelconques, aura sciemment rĂ©pandu dans le public des faits faux ou des allĂ©gations mensongĂšres de nature Ă  Ă©branler directement ou indirectement sa confiance dans la soliditĂ© de la monnaie ». ↩
  6. Pour Brett Scott, partisan de la MMT, le bitcoin n’est qu’un « jeton » servant au « commerce de compensation ». Voir Cloud Money (Vintage, 2023), pp. 208–210. ↩
  7. Dans un article de 2014, Konrad S. Graf, partisan de l’école autrichienne, affirme que le bitcoin est une « monnaie-marchandise » (commodity money). Cette classification comme commodity, bien que discutable, a Ă©tĂ© reprise aux États-Unis par les agences de rĂšglementation financiĂšre comme la CFTC et la SEC. ↩

Stablecoin : Face au dollar, 12 banques européennes accélÚrent

April 1st 2026 at 14:00

L’euro contre-attaque. L’asymĂ©trie entre le poids Ă©conomique de la zone euro et sa prĂ©sence sur les registres distribuĂ©s soulĂšve des prĂ©occupations croissantes chez les rĂ©gulateurs et les institutions bancaires du continent. Alors que la monnaie commune reprĂ©sente de 20 Ă  25 % de l’activitĂ© financiĂšre mondiale traditionnelle, sa part de marchĂ© dans les transactions sur blockchain stagne Ă  environ 0,2 %. Cette dĂ©connexion structurelle force actuellement les acteurs europĂ©ens Ă  utiliser des jetons indexĂ©s sur le dollar amĂ©ricain pour leurs opĂ©rations de rĂšglement ou de conservation. Face Ă  ce constat, le consortium Qivalis, soutenu par douze banques majeures de l’Union europĂ©enne telles qu’ING, UniCredit et BBVA, prĂ©pare le lancement d’un stablecoin rĂ©gulĂ© par le cadre MiCA pour le second semestre de l’annĂ©e.

Les points clés de cet article :
  • L’asymĂ©trie entre le poids Ă©conomique de l’euro et sa faible prĂ©sence sur les registres distribuĂ©s a inquiĂ©tĂ© les rĂ©gulateurs europĂ©ens.

  • Le consortium Qivalis, soutenu par douze grandes banques de l’UE, prĂ©pare le lancement d’un stablecoin euro pour contrer la domination du dollar sur la blockchain.

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Un impératif de souveraineté numérique face à la dollarisation

L’absence d’un actif en euro disposant d’une liquiditĂ© profonde sur les rĂ©seaux publics constituerait un risque pour l’autonomie financiĂšre de l’Europe, selon Jan-Oliver Sell, PDG du consortium Qivallis qui s’est exprimĂ© dans la presse spĂ©cialisĂ©e.

Actuellement, le marchĂ© des stablecoins, valorisĂ© Ă  environ 314 milliards de dollars, est dominĂ© de maniĂšre quasi exclusive par des jetons adossĂ©s au billet vert comme l’USDT et l’USDC. Sans une alternative europĂ©enne robuste, l’infrastructure financiĂšre de demain pourrait s’appuyer par dĂ©faut sur le dollar, entraĂźnant une dĂ©pendance technologique et monĂ©taire.

Les prĂ©visions de cabinets d’analyse comme Jefferies suggĂšrent que la capitalisation de ces actifs pourrait atteindre entre 800 et 1 150 milliards de dollars d’ici cinq ans, rendant l’enjeu de la reprĂ©sentativitĂ© de l’euro d’autant plus pressant. Le projet Qivalis vise donc Ă  Ă©tablir un standard euro par le biais d’une approche bancaire coordonnĂ©e, Ă©vitant ainsi la fragmentation que provoquerait l’émission de multiples jetons isolĂ©s. En unissant leurs forces, ces institutions comptent gĂ©nĂ©rer la distribution et la profondeur de marchĂ© nĂ©cessaires pour attirer les utilisateurs institutionnels.

Ces derniers subissent aujourd’hui un risque de change (FX) lorsqu’ils opĂšrent sur des plateformes oĂč le dollar est l’unique unitĂ© de compte. L’introduction d’un jeton euro stable permettrait de supprimer cette exposition aux fluctuations de change pour les acteurs de la zone, tout en rĂ©affirmant le rĂŽle de l’euro comme seconde monnaie de rĂ©serve mondiale dans les environnements numĂ©riques.

Cette initiative privĂ©e s’inscrit en parallĂšle des travaux de la Banque Centrale EuropĂ©enne (BCE) sur l’euro numĂ©rique, dont le lancement n’est pas envisagĂ© avant 2029. Le consortium prĂ©cise que son stablecoin ne concurrence pas le projet de monnaie numĂ©rique de banque centrale (MNBC), mais propose une solution complĂ©mentaire adaptĂ©e aux rĂ©seaux publics.

L'asymétrie entre le poids économique de la zone euro et sa présence sur les registres distribués soulÚve des préoccupations croissantes chez les régulateurs et les institutions bancaires du continent. Alors que la monnaie commune représente de 20 à 25 % de l'activité financiÚre mondiale traditionnelle, sa part de marché dans les transactions sur blockchain stagne à environ 0,2 %. Cette déconnexion structurelle force actuellement les acteurs européens à utiliser des jetons indexés sur le dollar américain pour leurs opérations de rÚglement ou de conservation. Face à ce constat, le consortium Qivalis, soutenu par douze banques majeures de l'Union européenne telles qu'ING, UniCredit et BBVA, prépare le lancement d'un stablecoin régulé par le cadre MiCA pour le second semestre de l'année.
Le patron du consortium Qivalis dĂ©fend l’intĂ©rĂȘt d’un stablecoin en euro dans un monde largement dominĂ© par le dollar – Source : Compte X

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ComplĂ©mentaritĂ© avec le cadre rĂ©glementaire et l’action de la BCE

Tandis que l’euro numĂ©rique de la BCE reposerait sur une infrastructure centralisĂ©e pour les paiements de dĂ©tail, le stablecoin de Qivalis servirait d’interface pour les usages spĂ©cifiques Ă  la blockchain, tels que le rĂšglement de transactions complexes ou les protocoles de finance dĂ©centralisĂ©e, toujours selon le patron du consortium europĂ©en. La mise en place de cette architecture hybride permet de couvrir l’ensemble du spectre monĂ©taire, de la monnaie centrale aux actifs programmables.

La rĂ©ussite de ce dĂ©ploiement dĂ©pendra cependant de l’approbation rĂ©glementaire de la Banque centrale nĂ©erlandaise (car Qivalis y est basĂ©), une Ă©tape cruciale pour garantir la conformitĂ© totale avec le rĂšglement MiCA. Ce cadre lĂ©gislatif unique au monde offre dĂ©sormais aux banques europĂ©ennes une base juridique solide pour concurrencer les Ă©metteurs non europĂ©ens.

L’objectif consiste Ă  intĂ©grer cet Ă©cosystĂšme euro natif auprĂšs des bourses, des dĂ©positaires et des plateformes de paiement mondiales. En structurant cette offre autour d’un actif auditĂ© et garanti par des banques de premier plan, l’Europe tente de reprendre l’initiative sur l’organisation de son infrastructure financiĂšre future.

L’émergence d’un stablecoin euro liquide reprĂ©sente une Ă©tape notable pour la stabilitĂ© du systĂšme financier europĂ©en. La transition des activitĂ©s de marchĂ© vers les rails technologiques de la blockchain semble inĂ©vitable, et le maintien de la paritĂ© euro dans ces Ă©changes garantit la compĂ©titivitĂ© du continent. Si le dollar conserve une avance considĂ©rable, l’alignement des banques commerciales et des rĂ©gulateurs autour d’un projet commun pourrait rĂ©tablir un Ă©quilibre nĂ©cessaire. La capacitĂ© de l’Europe Ă  imposer ses propres standards monĂ©taires on-chain dĂ©terminera, Ă  terme, son degrĂ© d’influence dans une Ă©conomie mondiale de plus en plus numĂ©risĂ©e. Et le temps presse


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Open AI lĂšve 122 milliards de dollars, pour une valorisation de 852 milliards de dollars

April 1st 2026 at 14:00

Toujours plus haut. La sociĂ©tĂ© d’intelligence artificielle OpenAI lĂšve 122 milliards de dollars. Le crĂ©ateur de ChatGPT continue son dĂ©veloppement, face Ă  des rivaux aux dents longues.

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Lutte anti-blanchiment, une illusion ? 1,6 milliard d’euros investis et une efficacitĂ© qui reste inconnue

April 1st 2026 at 13:00
By: Magali

Le 11 mars 2026, la Cour des comptes nĂ©erlandaise a publiĂ© un rapport qui secoue les fondements de la lutte contre le blanchiment d’argent. IntitulĂ© « Serious consequences, unknown benefits », ce document officiel dresse un constat rare de la part d’une institution publique : malgrĂ© des investissements colossaux, l’efficacitĂ© rĂ©elle du dispositif reste largement inconnue, tandis que ses effets collatĂ©raux pĂšsent lourdement sur les citoyens et les entreprises.

Ce rapport, basĂ© sur un audit approfondi du secteur bancaire nĂ©erlandais, met en lumiĂšre une mĂ©canique devenue absurde : on multiplie les contrĂŽles, on accumule les signalements, mais on ignore si tout cela freine vraiment le crime organisĂ©. Une situation kafkaĂŻenne qui interroge l’ensemble du modĂšle de surveillance financiĂšre, y compris le secteur crypto.

Les points clés de cet article :
  • La Cour des comptes nĂ©erlandaise a publiĂ© un rapport alarmant sur l’inefficacitĂ© du dispositif anti-blanchiment d’argent malgrĂ© des investissements massifs.
  • Le rapport rĂ©vĂšle des consĂ©quences graves et discriminatoires, affectant certains citoyens et entreprises de maniĂšre disproportionnĂ©e, tout en Ă©chouant Ă  freiner rĂ©ellement le crime organisĂ©.

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Un coût exorbitant pour une efficacité incertaine

En 2024, les banques nĂ©erlandaises ont dĂ©pensĂ© prĂšs de 1,6 milliard d’euros et mobilisĂ© l’équivalent de 13 000 temps plein pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le nombre de transactions inhabituelles signalĂ©es Ă  la FIU-NL a plus que doublĂ© en quatre ans, passant de environ 250 000 en 2020 Ă  plus de 530 000 en 2024.

Pourtant, d’aprĂšs la Cour des comptes, il est « trĂšs difficile de dĂ©montrer que le blanchiment est effectivement Ă©vitĂ© ». Le volume d’argent sale circulant aux Pays-Bas est estimĂ© entre 15 et 20 milliards d’euros par an, mais l’audit ne parvient pas Ă  quantifier l’impact rĂ©el des mesures prises. Les signalements sont nombreux, souvent de qualitĂ© variable, et peu dĂ©bouchent sur des enquĂȘtes fructueuses.

Cette logique de surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e crĂ©e une illusion de contrĂŽle. On avance Ă  l’aveugle, Ă  grands frais, sans Ă©valuation rigoureuse des rĂ©sultats. Un paradoxe ubuesque : plus on investit, moins on semble savoir si cela sert Ă  quelque chose.

Des conséquences graves et parfois discriminatoires

Le rapport pointe également des effets humains et économiques concrets. Des citoyens ordinaires, des entreprises légitimes et certaines catégories particuliÚrement exposées subissent des contrÎles excessifs qui perturbent leur vie quotidienne et leur activité.

Les personnes politiquement exposĂ©es (PEP), les institutions religieuses musulmanes et les associations liĂ©es aux communautĂ©s migrantes sont souvent visĂ©es de maniĂšre disproportionnĂ©e. La Cour relĂšve mĂȘme des indications de discrimination, notamment lorsque 61,8 % des transactions examinĂ©es concernent des noms Ă  consonance Ă©trangĂšre, une proportion qui dĂ©passe largement leur part dans la population.

Ces pratiques, loin d’ĂȘtre fondĂ©es sur une analyse fine des risques rĂ©els, reposent sur une approche « one size fits all ». RĂ©sultat : dĂ©bancarisation injustifiĂ©e, blocages prolongĂ©s et frustration croissante chez des acteurs qui n’ont rien Ă  se reprocher, tandis que les vĂ©ritables circuits de blanchiment, immobilier, cash ou montages sophistiquĂ©s, continuent souvent leur chemin.

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Quelles leçons retenir pour bitcoin et les cryptomonnaies ?

Si l’audit porte principalement sur les banques traditionnelles, ses conclusions rĂ©sonnent avec force dans l’écosystĂšme crypto. Le KYC obligatoire, la Travel Rule et les obligations issues de MiCA reproduisent la mĂȘme philosophie de surveillance massive : collecte intensive de donnĂ©es, signalements systĂ©matiques et coĂ»ts Ă©levĂ©s pour les acteurs rĂ©glementĂ©s.

On risque ainsi de reproduire les mĂȘmes Ă©cueils : pĂ©nalisation des utilisateurs honnĂȘtes, migration des fraudeurs vers des outils plus opaques, et explosion des dĂ©penses de compliance qui profitent finalement peu Ă  la lutte effective contre le crime. D’ailleurs, le rapport rappelle une vĂ©ritĂ© inconfortable : accumuler des donnĂ©es ne garantit pas l’efficacitĂ©, et peut mĂȘme augmenter les vulnĂ©rabilitĂ©s (piratages, fuites).

Cela dit, il convient de garder la tĂȘte sur les Ă©paules et de ne pas cĂ©der au ton alarmiste qui ont parfois relayĂ© ces conclusions, transformant un audit nuancĂ© en cri de guerre contre toute forme de rĂ©gulation. C’est accrocheur, mais cela occulte un peu la mesure et la profondeur du document original.

La Cour des comptes nĂ©erlandaise ne plaide pas pour la suppression pure et simple des mesures anti-blanchiment. Elle exige simplement qu’elles deviennent efficaces, proportionnĂ©es et rĂ©ellement fondĂ©es sur le risque. Une approche plus intelligente, moins bureaucratique, qui protĂšge la sociĂ©tĂ© sans Ă©craser inutilement les libertĂ©s individuelles et l’inclusion financiĂšre.

Alors que l’Europe dĂ©ploie l’AMLA et renforce son arsenal rĂ©glementaire, ce rapport tombe Ă  point nommĂ©. Il invite rĂ©gulateurs, institutions et acteurs du secteur, traditionnel comme crypto, Ă  repenser le modĂšle avant qu’il ne devienne une forteresse absurde qui ne retient que les innocents.

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Gaz, prime d'activité, chÚque énergie, carburant... Ce qui change à partir d'aujourd'hui en France

April 1st 2026 at 12:00

L’ouverture du mois d’avril s’accompagne de changements en France. Entre coup de pouce sur la prime d’activitĂ©, baisse du prix du gaz et dĂ©but de la campagne de dĂ©claration d’impĂŽts, on fait le point sur ce qui Ă©volue Ă  partir d’aujourd’hui.

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Stablecoins : Le marché qui vise les 2 000 milliards $ en 2028

April 1st 2026 at 12:00

La vitesse de circulation des stablecoins a doublĂ© en deux ans. Loin d’ĂȘtre de simples jetons spĂ©culatifs, ils remplacent dĂ©sormais l’infrastructure bancaire mondiale. DĂ©cryptage d’une tendance de fond qui redĂ©finit la gĂ©nĂ©ration de rendement.

Le marchĂ© des stablecoins arrive Ă  maturitĂ©. Selon la banque Standard Chartered, la « vĂ©locité » globale de ces actifs – la frĂ©quence Ă  laquelle ils changent de main – a doublĂ© au cours des deux derniĂšres annĂ©es.

Aujourd’hui, un dollar numĂ©rique est Ă©changĂ© en moyenne six fois par mois.

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Un marché à 2 000 milliards $ malgré tout

En Ă©conomie, une circulation plus rapide signifie qu’il faut moins de monnaie pour soutenir le mĂȘme volume d’échanges. La demande globale de nouveaux jetons aurait donc pu chuter.

Pourtant, Geoff Kendrick, responsable de la recherche crypto chez Standard Chartered, maintient ses prĂ©visions. Il anticipe un marchĂ© Ă  2 000 milliards de dollars d’ici fin 2028.

« Si la vĂ©locitĂ© reste constante, l’augmentation des transactions crĂ©era une demande pour davantage de stablecoins, mais si elle augmente, ce ne sera pas le cas »

L’analyste prĂ©cise que cette accĂ©lĂ©ration traduit un basculement vers de nouveaux cas d’usage. Des usages « additifs » qui ne cannibalisent pas l’épargne existante.

La fracture stratégique : USDC vs USDT

L’analyse on-chain rĂ©vĂšle une division claire des rĂŽles entre les deux gĂ©ants du marchĂ©.

L’USDC pour la TradFi et l’IA : Le jeton de Circle porte l’essentiel de cette accĂ©lĂ©ration. Depuis mi-2024, il remplace activement les rails bancaires traditionnels (TradFi).

Cette dynamique est dopĂ©e par les paiements autonomes liĂ©s Ă  l’intelligence artificielle, notamment via le protocole x402 sur Solana et Base.

L’USDT pour l’épargne refuge : À l’inverse, la vĂ©locitĂ© du Tether reste faible et stable. Il domine le segment de l’épargne dans les pays Ă©mergents, oĂč il sert de bouclier monĂ©taire local.

Le cabinet d’analyse Allium confirme cet ancrage dans l’économie rĂ©elle. Aujourd’hui, 84 % du volume de paiement en stablecoins s’effectue au niveau domestique ou intra-rĂ©gional.

Comment capter la valeur de cette nouvelle infrastructure

L’explosion de ce marchĂ© pose une question simple. Comment l’investisseur particulier peut-il en tirer profit ?

La rĂ©ponse ne se trouve plus dans le trading frĂ©nĂ©tique. Si les stablecoins deviennent l’infrastructure financiĂšre de demain, la stratĂ©gie la plus rationnelle consiste Ă  agir comme la banque : fournir la liquiditĂ©.

Dans le systÚme bancaire classique, les intermédiaires absorbent la majorité de la valeur. Dans la finance décentralisée (DeFi), ces « frictions » bureaucratiques disparaissent.

Larry Fink, PDG de BlackRock, le plus gros fonds d’investissement du monde le soulignait dans sa lettre adressĂ©e aux investisseurs :

« La finance dĂ©centralisĂ©e est une innovation extraordinaire. Elle rend les marchĂ©s plus rapides, moins coĂ»teux et plus transparents. (
) La raison ? Les suppressions des frictions : juridiques, opĂ©rationnelles, bureaucratiques, permettant Ă  davantage de personnes d’accĂ©der Ă  des rendements plus Ă©levĂ©s. » 

En prĂȘtant vos stablecoins sur ces rĂ©seaux, vous captez directement les frais gĂ©nĂ©rĂ©s par cette vĂ©locitĂ© record. C’est ce mĂ©canisme qui permet de viser des rendements annuels Ă  deux chiffres, en s’exposant uniquement au dollar.

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L'or s'apprĂȘte Ă  clĂŽturer son pire mois depuis 2018

March 31st 2026 at 16:00

Tandis que le mois de mars se termine ce soir, le cours de l'or s'apprĂȘte Ă  enregistrer sa pire clĂŽture mensuelle depuis octobre 2008. Retour sur cette contre-performance qui s'inscrit dans le sillage d'un rallye historique.

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L'avenir de l’or se trouve-t-il dans la tokenisation ?

March 20th 2026 at 20:00

Face au dĂ©veloppement accĂ©lĂ©rĂ© de la tokenisation au sein de la finance traditionnelle, le World Gold Council vient de publier un white paper au sujet de l’or numĂ©rique et de ses perspectives, en explorant notamment le concept de « Gold as a Service ». Qu’est-ce que cela implique ?

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Hausse du gaz : +15% à prévoir en mai, la facture va flamber

March 20th 2026 at 19:00

Les Français devront s'attendre à une hausse nette du prix du gaz à partir de mai prochain. En cause, la guerre au Moyen-Orient et les frappes sur des sites gaziers majeurs.

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« Des risques de hausse de l'inflation » : la BCE opte pour un maintien des taux d'intĂ©rĂȘt

March 20th 2026 at 16:00

À l'image de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine, le Conseil de gouverneurs de la Banque centrale europĂ©enne a choisi le statu quo pour ses taux d'intĂ©rĂȘt. Quels sont les facteurs qui motivent cette dĂ©cision ?

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Un cadre de la Silicon Valley arrĂȘtĂ© pour avoir fourni illĂ©galement Ă  la Chine des milliards de dollars de technologie IA

March 20th 2026 at 15:00

Yih-Shyan Liaw, le cofondateur de la sociĂ©tĂ© Supermicro, vient d’ĂȘtre arrĂȘtĂ© par les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales amĂ©ricaines. Il aurait Ă©tĂ© Ă  la tĂȘte d’un vaste rĂ©seau de contrebande d’IA, destinĂ© Ă  la Chine.

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Visa annonce le déploiement d'un outil de paiement simplifié pour les agents IA

March 20th 2026 at 14:00

Une annonce chasse l’autre dans le secteur du paiement, dont le dĂ©veloppement tourne dĂ©sormais essentiellement autour de la prise en charge optimisĂ©e des transactions initiĂ©es par des agents IA. Une dynamique au sein de laquelle Visa vient de poser un nouveau jalon, avec le dĂ©ploiement d’une interface de ligne de commande (CLI) simplifiĂ©e. C’est-Ă -dire ?

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Stripe signe-t-il (déjà) la fin de x402 pour les paiements des agents IA ?

March 20th 2026 at 09:00

La forte concurrence qui anime le secteur du paiement numĂ©rique ne concerne plus seulement le choix de la meilleure cryptomonnaie ou leur plus grande adoption (humaine), mais bien le fait de proposer le systĂšme le plus performant pour devenir l’outil privilĂ©giĂ© par les agents IA. Une rĂ©alitĂ© Ă  laquelle le gĂ©ant Stripe vient de rĂ©pondre avec le lancement de son protocole « Machine Payments ».

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La valorisation de Kalshi atteindrait 22 milliards de dollars grùce à une nouvelle levée de fonds

March 20th 2026 at 08:00

Grùce à un nouveau tour de table de 1 milliard de dollars, Kalshi serait désormais valorisée à 22 milliards de dollars. Ainsi, cette valorisation aurait doublé en quelques mois à peine, aprÚs la derniÚre levée de fonds de décembre dernier.

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« J’ai prĂ©dit la crise financiĂšre de 2008, ce qui arrive pourrait ĂȘtre encore pire »

March 19th 2026 at 18:00

De nombreuses difficultĂ©s industrielles, Ă©conomiques et politiques en apparence isolĂ©es mettent actuellement en pĂ©ril la stabilitĂ© du systĂšme Ă©conomique mondial, mais ne seraient-elles pas finalement les ramifications d’une unique catastrophe Ă  venir qui pourrait dĂ©passer la crise financiĂšre de 2008 ? C’est apparemment l’avis de cet ancien responsable du TrĂ©sor amĂ©ricain.

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Hyperliquid va proposer le tout premier contrat perpétuel officiel du S&P 500

March 19th 2026 at 16:00

La plateforme Hyperliquid s’impose comme une actrice majeure du marchĂ© crypto, dĂ©sormais plĂ©biscitĂ©e par les traders institutionnels comme le prochain paradigme de la finance traditionnelle. Un succĂšs qui vient de permettre au protocole Trade[XYZ] de proposer le tout premier contrat perpĂ©tuel officiel du S&P 500 validĂ© par le S&P Dow Jones Indices.

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