Coup de filet numĂ©rique. Le secteur crypto reste une cible de choix pour la fraude en ligne, ce qui impose aux dĂ©tenteurs une vigilance de tous les instants face au risque de voir leurs fonds sâĂ©vaporer. Les autoritĂ©s ne restent pas sans rĂ©action : le Department of Justice (DoJ) des Ătats-Unis vient de mener une opĂ©ration dâenvergure en Asie du Sud-Est. RĂ©sultat des courses : 3,8 millions de dollars gelĂ©s et des centaines de comptes frauduleux dĂ©sactivĂ©s.
- Le Department of Justice des Ătats-Unis a menĂ© une opĂ©ration dâenvergure en Asie du Sud-Est, gelant 3,8 millions de dollars en cryptomonnaies et dĂ©sactivant des centaines de comptes frauduleux.
- LâopĂ©ration, baptisĂ©e « Disruption Week », a impliquĂ© une coordination internationale et des partenariats avec de grandes entreprises technologiques pour lutter contre les escroqueries crypto ciblant les citoyens amĂ©ricains.
Le DoJ mÚne une opération anti-fraude
Les fraudes en ligne sont devenues un flĂ©au pour le secteur des cryptomonnaies, au point dâimposer une prudence constante Ă quiconque dĂ©tient des actifs numĂ©riques. Le mouvement appelle aussi une rĂ©ponse des autoritĂ©s compĂ©tentes.
Câest prĂ©cisĂ©ment ce quâa entrepris le DoJ des Ătats-Unis, en partenariat avec plusieurs entreprises du secteur privĂ©, pour contrer les escroqueries aux cryptomonnaies qui ciblent les citoyens amĂ©ricains.
LâopĂ©ration, baptisĂ©e « Disruption Week », a dĂ©butĂ© le 18 mai dernier et son bilan vient dâĂȘtre publiĂ© par le DoJ. Au programme, le dĂ©mantĂšlement de milliers de comptes exploitĂ©s par des groupes de cybercriminalitĂ© installĂ©s en Asie du Sud-Est. Mais pas uniquement.

3,8 millions de dollars de crypto gelés
Outre la neutralisation de milliers de comptes liés à ces réseaux criminels, les autorités ont gelé 3,8 millions de dollars en cryptomonnaies que les fraudeurs utilisaient pour blanchir des fonds dérobés à des victimes américaines.
Plusieurs poids lourds de la tech, dont Apple, Coinbase, Google, Meta, Microsoft, SpaceX/Starlink, TRM Labs et Zenlayer, ont coordonnĂ© cette opĂ©ration avec les autoritĂ©s amĂ©ricaines. . Si la liste des acteurs privĂ©s impressionne par son ampleur, on retiendra surtout que la riposte sâest Ă©tendue bien au-delĂ des frontiĂšres amĂ©ricaines, mobilisant ainsi la police fĂ©dĂ©rale australienne, le centre antifraude canadien, la police nĂ©o-zĂ©landaise, la police royale thaĂŻlandaise et lâagence nationale britannique de lutte contre la criminalitĂ©.
Le DoJ prĂ©cise Ă©galement que « de nombreuses opĂ©rations de ce type sont menĂ©es depuis des complexes industriels Ă grande Ă©chelle au Cambodge, au Laos et en Birmanie le long de la frontiĂšre avec la ThaĂŻlande ». Ces syndicats criminels « attirent souvent des travailleurs en ThaĂŻlande avec la promesse dâemplois techniques bien rĂ©munĂ©rĂ©s, puis saisissent leurs documents dâidentification et les gardent captifs pour travailler dans des camps dâescroquerie. »
Ces structures particuliĂšrement glauques et violentes abritent de vĂ©ritables fermes à « Pig Butchering », que les forces de lâordre du monde entier tentent dĂ©sormais de dĂ©manteler. Et câest tant mieux. Reste Ă savoir si ce coup portĂ© aux infrastructures financiĂšres des rĂ©seaux concernĂ©s se traduira par un ralentissement durable des escroqueries visant les dĂ©tenteurs de crypto et les autres victimes. Les prĂ©cĂ©dentes opĂ©rations du mĂȘme type ont ainsi montrĂ© la capacitĂ© de ces groupes Ă se reconstituer rapidement, en migrant dâune juridiction Ă lâautre. La lutte continue.
Lâarticle Crypto : Le DoJ dĂ©mantĂšle un rĂ©seau dâarnaques en Asie et gĂšle 3,8 millions de dollars. est apparu en premier sur Journal du Coin.