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Guerre des Intelligences Artificielles : Il faut sauver la souveraineté numérique du soldat Europe

June 21st 2026 at 10:34
By: Magali

En dĂ©cembre 2025, la France renouvelait son contrat Palantir pour trois ans. Six mois plus tard, elle le rĂ©siliait. Dites vous que cette accroche n’est pas un coup de théùtre Ă  la marge. C’est une sĂ©quence, un feuilleton. En effet, en l’espace de trois semaines, l’Europe a : larguĂ© Palantir au profit d’une pĂ©pite française ; remplacĂ© Google par Qwant au Parlement europĂ©en ; lancĂ© W, son concurrent souverain Ă  X ; et obligĂ© l’industrie tech Ă  se prĂ©parer contre la menace quantique. Washington a accompagnĂ© le mouvement Ă  sa maniĂšre : en coupant l’accĂšs Ă  ses Intelligences Artificielles les plus avancĂ©es aux ressortissants Ă©trangers. Bref, la souverainetĂ© IA de l’Europe est menacĂ©e.

Les points clés de cet article :
  • La France a rĂ©siliĂ© son contrat avec Palantir six mois aprĂšs l’avoir renouvelĂ©, en faveur de la sociĂ©tĂ© française ChapsVision.
  • L’Europe a entrepris des actions symboliques pour rĂ©duire sa dĂ©pendance technologique, comme remplacer Google par Qwant au Parlement europĂ©en.

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Le détonateur américain : quand Anthropic coupe les ponts

Les USA Palantir-sur-l’ambulance

Pour comprendre pourquoi l’Europe s’est mise en mouvement aussi brutalement, il faut d’abord regarder ce qui s’est passĂ© du cĂŽtĂ© amĂ©ricain.

En effet, le 13 juin, Anthropic a dĂ©clarĂ© qu’elle « dĂ©sactiverait brusquement » ses modĂšles d’IA les plus avancĂ©s pour tous les utilisateurs Ă©trangers, aprĂšs que le gouvernement amĂ©ricain lui a ordonnĂ© d’en restreindre l’accĂšs aux ressortissants non amĂ©ricains pour des raisons de sĂ©curitĂ© nationale. La dĂ©cision n’a pas Ă©tĂ© longuement expliquĂ©e. Elle n’avait pas Ă  l’ĂȘtre. C’est lĂ  tout le problĂšme.

Des milliers d’entreprises, d’institutions publiques, d’armĂ©es et de services de renseignement europĂ©ens utilisent des outils d’IA amĂ©ricains dans leur quotidien opĂ©rationnel. ChatGPT, Claude, Gemini, ces noms sont devenus aussi banals que le Microsoft Office qui tourne dans toutes les administrations françaises. Et, du jour au lendemain, sur dĂ©cision d’un exĂ©cutif amĂ©ricain que personne en Europe n’a Ă©lu, l’accĂšs Ă  ces infrastructures est rĂ©voquĂ©. Sans prĂ©avis. Sans recours.

La question qui s’est posĂ©e instantanĂ©ment dans toutes les capitales europĂ©ennes est simple et vertigineuse : qu’est-ce qui se passe demain matin si le robinet se ferme ? Et que sera-t-il fait de toutes les donnĂ©es que ces outils ont traitĂ© : donnĂ©es classifiĂ©es, donnĂ©es fiscales, donnĂ©es sanitaires ? Des donnĂ©es qui, on le rappelle, sont stockĂ©es sur des serveurs soumis au Cloud Act amĂ©ricain, loi qui autorise Washington Ă  accĂ©der aux donnĂ©es hĂ©bergĂ©es par des entreprises amĂ©ricaines oĂč qu’elles se trouvent dans le monde.

IA et données : un levier géopolitique pour les USA

D’ailleurs, les USA ont dĂ©jĂ  utilisĂ© ces donnĂ©es comme levier de pression gĂ©opolitique contre l’Europe. En dĂ©cembre 2025, le rĂ©publicain Marco Rubio, ancien maire pro-bitcoin de Miami et actuel SecrĂ©taire d’Etat amĂ©ricain, a placĂ© cinq personnalitĂ©s europĂ©ennes sous sanctions amĂ©ricaines, dont l’ancien Commissaire europĂ©en Thierry Breton, pour avoir « censurĂ© des AmĂ©ricains », comprendre : rĂ©gulĂ© les plateformes tech via le Digital Services Act.

Ces cinq EuropĂ©ens se sont retrouvĂ©s du jour au lendemain interdits d’entrĂ©e aux États-Unis et coupĂ©s de tout service fourni par des entitĂ©s amĂ©ricaines. Visa, le rĂ©seau de paiement, pas le document de voyage, est compris dans la liste. En consĂ©quence, de hauts fonctionnaires europĂ©ens qui ont rĂ©gulĂ© des plateformes amĂ©ricaines se retrouvent incapables d’utiliser une carte bancaire.

La mĂȘme logique s’applique aux magistrats de la Cour pĂ©nale internationale, dont le juge français Nicolas Guillou, sanctionnĂ© en aoĂ»t 2025 pour avoir participĂ© Ă  l’émission d’un mandat d’arrĂȘt contre Benjamin Netanyahou. Guillou l’a formulĂ© clairement face aux commissaires europĂ©ens Ă  Bruxelles :

« Si les juges, les procureurs, les hauts fonctionnaires ont peur de faire leur travail et ne prennent plus les dĂ©cisions qu’ils devraient prendre, on a quittĂ© le champ de la dĂ©mocratie. »

Source

Le fil conducteur est le mĂȘme dans tous ces cas : les États-Unis utilisent l’accĂšs Ă  leurs infrastructures, financiĂšres, numĂ©riques, physiques, comme instrument de coercition contre des dĂ©cideurs europĂ©ens qui prennent des dĂ©cisions souveraines lĂ©gitimes. Couper Fable 5 et Mythos allait dans cette continuitĂ©.

La souverainetĂ© IA de l’Europe menacĂ©e

Ce que Guillou dĂ©crit pour la justice vaut mot pour mot pour la finance. Christine Lagarde l’a dit lors d’une intervention en avril 2025 devant les institutions europĂ©ennes, puis rĂ©pĂ©tĂ© sur un podcast irlandais :

« Visa, Mastercard, PayPal et Alipay sont toutes contrĂŽlĂ©es par des entreprises amĂ©ricaines ou chinoises. Nous devons veiller Ă  ce qu’il existe une offre europĂ©enne. »

Source

En fĂ©vrier 2026, la BCE formalisait l’alarme dans un rapport officiel, qualifiant de « forte dĂ©pendance » la situation europĂ©enne vis-Ă -vis des rĂ©seaux de paiement internationaux, une dĂ©pendance qui pose des problĂšmes de « protection des donnĂ©es, de traçabilitĂ©, de rĂ©silience et de concentration du pouvoir de marchĂ©. » La Russie en a fait l’expĂ©rience en 2022 quand Visa et Mastercard ont coupĂ© leurs rĂ©seaux du territoire russe du jour au lendemain, sur dĂ©cision amĂ©ricaine.

De plus, le dollar (USDT, USDC etc 
) est ultra dominant sur les marchĂ©s cryptos. Et les deux tiers des paiements par carte dans la zone euro transitent par des serveurs amĂ©ricains. L’infrastructure financiĂšre de l’Europe, comme son infrastructure numĂ©rique et son infrastructure d’IA, appartient Ă  d’autres.

C’est le mĂȘme problĂšme, dĂ©clinĂ© sur trois couches. Et c’est exactement pour ça que Wero, l’euro numĂ©rique et la souverainetĂ© IA ne sont pas des projets sĂ©parĂ©s : ce sont les trois fronts d’une mĂȘme guerre.

Acte I : La DGSI claque la porte Ă  Palantir

Reprenons l’histoire de notre Soldat Europe, et de fait, du fantassin France. C’est dans ce contexte d’une IA made in USA omniprĂ©sente que Mardi 16 juin 2026, le Premier ministre SĂ©bastien Lecornu a confirmĂ© que la Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure allait cesser de collaborer avec Palantir. C’est l’entreprise tricolore ChapsVision, qui venait d’intĂ©grer l’indice Next40 la veille, qui travaillera dĂ©sormais avec le renseignement français.

L’ironie du calendrier mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e. En dĂ©cembre 2025, Palantir annonçait le renouvellement pour trois ans de son contrat avec la DGSI, prolongeant une collaboration initiĂ©e en 2016. Alex Karp, co-fondateur, saluait « le soutien Ă  la France depuis 2016 et Ă  la sĂ©curitĂ© du peuple français. » Six mois plus tard : terminĂ©.

La France dĂ©bloque simultanĂ©ment 655 millions d’euros supplĂ©mentaires pour l’IA via le programme France 2030. Tous les agents publics auront accĂšs Ă  un assistant IA baptisĂ© « l’Assistant », alimentĂ© par le français Mistral AI, le site Ameli sera dotĂ© d’un chatbot santĂ©, et une plateforme de donnĂ©es publiques. Lecornu prĂ©vient que la capacitĂ© des ministĂšres Ă  utiliser l’IA pĂšsera dans les arbitrages budgĂ©taires de 2027.

Lecornu a été explicite sur la motivation profonde du basculement :

« Nous devons utiliser nos propres outils d’IA. Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dĂ©pendances stratĂ©giques dans le numĂ©rique. On ne peut pas se reposer sur les outils dĂ©veloppĂ©s par des puissances Ă©trangĂšres.»

La France n’est pas seule dans ce mouvement. L’armĂ©e allemande a dĂ©clarĂ© qu’elle n’utiliserait plus Palantir, tandis que le Royaume-Uni rĂ©examine le contrat de donnĂ©es de 330 millions de livres sterling conclu entre le National Health Service et Palantir, Ă  la suite de pressions politiques et parlementaires.

Palantir conteste. La société affirme que le contrat renouvelé fin 2025 reste « pleinement en vigueur. » Le bras de fer juridique commence.

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Acte II : Le Parlement européen dit non à Google

Depuis le 4 juin 2026, les ordinateurs institutionnels du Parlement européen ont un nouveau moteur de recherche par défaut : Qwant. Lancé en 2013, ce moteur de recherche français remplace officiellement Google au nom de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles des eurodéputés.

Le changement concerne 720 lĂ©gislateurs et des milliers de membres du personnel. Les recherches effectuĂ©es via la barre d’adresse dans Firefox et Edge seront automatiquement acheminĂ©es vers Qwant. Les utilisateurs resteront toutefois libres de modifier ce rĂ©glage.

Le geste est symbolique, personne n’est forcĂ©. Mais la portĂ©e politique est rĂ©elle. Qwant ne possĂšde qu’1 % de parts de marchĂ© en France, et ce chiffre descend Ă  0,5 % au niveau mondial. Actuellement, Qwant repose sur l’index de recherche de Bing de Microsoft, avec anonymisation totale des requĂȘtes. La sociĂ©tĂ© française s’est toutefois associĂ©e Ă  l’allemand Ecosia dans le but de crĂ©er un index complĂštement europĂ©en, appelĂ© Staan, destinĂ© Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance de l’UE aux entreprises californiennes.

La dĂ©cision s’inscrit dans le paquet « Tech Sovereignty » de la Commission europĂ©enne, qui vise explicitement Ă  rĂ©duire la dĂ©pendance aux fournisseurs amĂ©ricains et asiatiques dans le cloud, l’IA et les donnĂ©es. La France va plus loin : elle est en train de faire passer ses postes de travail gouvernementaux de Windows Ă  Linux et de remplacer Zoom et Microsoft Teams par l’outil national Visio.

Acte III : W, le rĂ©seau social europĂ©en qui prĂ©cĂšde X dans l’alphabet

W, le nouveau concurrent européen de X

Le rĂ©seau social W, a lancĂ© sa premiĂšre version publique le mercredi 17 juin 2026. AnnoncĂ© en janvier Ă  Davos, W a choisi son nom en clin d’Ɠil Ă  X. La plateforme espĂšre rivaliser avec le rĂ©seau social amĂ©ricain en capitalisant sur la confiance.

W intĂšgre la vĂ©rification d’identitĂ© obligatoire par scan de document officiel, des donnĂ©es hĂ©bergĂ©es en Finlande et un chiffrement assurĂ© par Proton. Ursula von der Leyen, Antonio Costa, Roberta Metsola, le maire de Londres Sadiq Khan : tous prĂ©sents dĂšs le lancement.

L’ironie n’a pas Ă©chappĂ© aux observateurs. La Commission europĂ©enne a officiellement rejoint la plateforme en annonçant la nouvelle depuis X.

Looking for a new place to debate Europe?

Follow our account on W, a freshly launched independent social media network – based in Europe and aiming for open, safer online conversations.

Join the conversation – @ https://t.co/TCNVFI3ruX

â„čhttps://t.co/8vhVeAJ3vR pic.twitter.com/NYgHU2HInn

— European Commission (@EU_Commission) June 17, 2026

« Vous cherchez un nouvel endroit pour dĂ©battre de l’Europe ?

Suivez notre compte sur W, un rĂ©seau de mĂ©dias sociaux indĂ©pendant fraĂźchement lancĂ© – basĂ© en Europe et visant des conversations en ligne ouvertes et plus sĂ»res. (
) »

W Ă©voluera en version bĂȘta jusqu’à fin 2026. La version complĂšte sera rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  Davos, en janvier 2027. Le dĂ©fi est colossal. Le rĂ©seau X dĂ©passe la centaine de millions d’utilisateurs quotidiens et son plus grand concurrent actuel, Bluesky, est dĂ©sormais relativement bien implantĂ©, notamment dans le secteur des mĂ©dias.

SouverainetĂ© IA : quand l’Europe surveille en prĂ©tendant protĂ©ger

W, c’est bien. Mais W implique une vĂ©rification d’identitĂ© obligatoire. Et c’est lĂ  que le projet de souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©en rencontre son angle mort le plus inconfortable : la tension fondamentale entre protection et anonymat.

Car pour rejoindre W, il faut scanner un document officiel. Pour accĂ©der Ă  certains services en ligne, il faudra bientĂŽt prouver son Ăąge via l’application europĂ©enne de vĂ©rification. Et le portefeuille d’identitĂ© numĂ©rique europĂ©en, prĂ©vu pour 500 millions de citoyens d’ici fin 2026, centralisera les identitĂ©s numĂ©riques de l’ensemble du continent.

De fait, l’Europe construit sa souverainetĂ© numĂ©rique en se dotant des mĂȘmes outils de surveillance que ceux qu’elle reproche aux rĂ©gimes autoritaires. Elle prĂ©tend le faire avec de bonnes intentions, protĂ©ger les mineurs, lutter contre la dĂ©sinformation, sĂ©curiser les transactions. Mais une infrastructure d’identitĂ© centralisĂ©e est, par dĂ©finition, une infrastructure qui peut ĂȘtre dĂ©tournĂ©e, piratĂ©e, ou retournĂ©e contre les citoyens qu’elle prĂ©tend protĂ©ger.

Et justement : l’application europĂ©enne de vĂ©rification d’ñge, prĂ©sentĂ©e en grande pompe le 15 avril 2026 par Ursula von der Leyen comme « la plus sĂ©curisĂ©e du monde », a Ă©tĂ© contournĂ©e en moins de deux minutes par un consultant en cybersĂ©curitĂ©. Paul Moore, le chercheur en question, a simplement manipulĂ© des fichiers de configuration locaux pour contourner l’authentification biomĂ©trique.

Ce qui rend la situation particuliĂšrement prĂ©occupante, c’est que cette application est conçue comme un prototype pour le futur portefeuille d’identitĂ© numĂ©rique europĂ©en. Les failles identifiĂ©es ne concernent donc pas seulement la vĂ©rification d’ñge, elles pointent vers les fondations d’une infrastructure censĂ©e gĂ©rer l’identitĂ© de 500 millions d’EuropĂ©ens. La Commission europĂ©enne a maintenu que l’outil Ă©tait « techniquement prĂȘt », tout en admettant qu’il s’agissait encore d’une « version de dĂ©monstration. » Ce n’est pas rassurant. Surtout dans le contexte d’une Europe qui vient de dĂ©cider de centraliser toujours plus de donnĂ©es souveraines.

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Acte IV : l’ANSSI et la bombe à retardement quantique

S’adapter à la menace quantique, une nouvelle norme

Pendant que l’Europe se bat sur les rĂ©seaux sociaux et les moteurs de recherche, une menace avance en coulisses. À partir de 2027, l’ANSSI cessera de certifier les produits de sĂ©curitĂ© sans chiffrement rĂ©sistant aux ordinateurs quantiques. Les administrations françaises et opĂ©rateurs d’importance vitale ont jusqu’en 2030 pour n’acheter que des solutions dites quantum-safe.

La raison est un scĂ©nario qui a un nom dans les milieux de la cybersĂ©curitĂ© : « Harvest Now, Decrypt Later », rĂ©colter maintenant, dĂ©chiffrer plus tard. Des acteurs malveillants interceptent et archivent des donnĂ©es chiffrĂ©es aujourd’hui dans l’attente de les dĂ©verrouiller dĂšs qu’un ordinateur quantique suffisamment puissant sera disponible. Jerry Chow, cadre chez IBM, a situĂ© cette menace au milieu des annĂ©es 2030.

Le problĂšme, c’est que l’état de prĂ©paration est dĂ©sastreux. En mars 2025, une Ă©tude conduite auprĂšs de 38 bĂ©nĂ©ficiaires avait rĂ©vĂ©lĂ© qu’aucun plan de transition n’existait et que les travaux d’analyse des risques n’étaient « ni engagĂ©s, ni planifiĂ©s, ni budgĂ©tĂ©s » dans la quasi-totalitĂ© des organisations sondĂ©es. Plus de la moitiĂ© prĂ©sentaient des pratiques vulnĂ©rables aux attaques rĂ©troactives.

L’Anssi prĂ©voit de publier fin 2026 une liste officielle des algorithmes post-quantiques approuvĂ©s pour ses certifications, incluant ML-KEM, ML-DSA, SLH-DSA et FN-DSA. Ce calendrier, plus ambitieux que celui de la Commission europĂ©enne, place la France en tĂȘte de la transition cryptographique sur le continent.

Cryptographie post-quantique et blockchain : l’angle mort de 2030

Le calendrier de l’Anssi a une implication directe pour l’écosystĂšme crypto et blockchain que personne ne mentionne encore dans le dĂ©bat public. Les blockchains gouvernementales et les registres distribuĂ©s utilisĂ©s par les États membres de l’UE devront remplacer l’algorithme ECDSA par FN-DSA ou ML-DSA d’ici 2029-2030, sous l’impulsion du rĂšglement europĂ©en sur l’identitĂ© numĂ©rique.

Or ECDSA, Elliptic Curve Digital Signature Algorithm, c’est prĂ©cisĂ©ment l’algorithme qui sĂ©curise les signatures de transactions sur Bitcoin et Ethereum. Un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait le casser, exposant potentiellement des millions de BTC dormants sur des adresses dont la clĂ© publique est exposĂ©e on-chain. Et c’est une des raisons pour laquelle dans cette guerre Ă©galement : les USA ont dĂ©jĂ  investi 2 milliards de dollars, comme nous l’expliquions dans cet article.

L’Anssi fixe 2027 comme dĂ©but de ses certifications post-quantiques, plus ambitieux que le calendrier europĂ©en. Le message aux administrations françaises est clair : la transition n’est plus optionnelle. Ce qui l’est encore, c’est la question de savoir si Bitcoin et les blockchains publiques engageront leur propre migration cryptographique avant que la fenĂȘtre ne se ferme.

L’Europe, (Palan)tir-au-flanc ?

Le paradoxe de la souveraineté numérique en France et en Europe

Au-delĂ  des annonces, que nous avons scolairement listĂ©es sans trop nous permettre de commentaire, une rĂ©alitĂ© structurelle saute aux yeux. Qwant utilise encore l’index de Bing pour ses rĂ©sultats. Mistral AI a levĂ© des fonds auprĂšs d’investisseurs amĂ©ricains. W tourne sur des serveurs finlandais mais utilise le protocole AT dĂ©veloppĂ© par Bluesky, lui-mĂȘme fondĂ© par Jack Dorsey. Et les 655 millions d’euros de France 2030 seront partiellement dĂ©pensĂ©s sur des infrastructures cloud, AWS, Azure, Google Cloud, faute d’alternatives europĂ©ennes suffisamment matures.

C’est le paradoxe de la souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©enne : on proclame l’indĂ©pendance depuis des outils dont on n’est pas encore indĂ©pendant. La transition prendra du temps, et les dĂ©cisions prises aujourd’hui sur les standards, les certifications et les investissements dĂ©termineront si l’Europe sort vraiment de cette dĂ©pendance ou si elle change simplement de maĂźtre.

Pour l’écosystĂšme crypto et blockchain, cette sĂ©quence a des implications directes. Une Europe plus souveraine numĂ©riquement est une Europe plus susceptible de rĂ©guler les actifs numĂ©riques Ă  ses propres conditions, comme elle le fait dĂ©jĂ  avec MiCA. Et une Anssi qui impose la cryptographie post-quantique Ă  toutes les administrations d’ici 2027-2030 va mĂ©caniquement accĂ©lĂ©rer la question de la rĂ©sistance quantique des blockchains, une problĂ©matique que nous avons documentĂ©e dans notre article sur les briques technologiques de Bitcoin.

Arthur Mensch devant une salle (presque) vide : le symptÎme le plus inquiétant

On pourrait finir cet article sur une note d’optimisme prudent : l’Europe s’active, les dĂ©cisions s’enchaĂźnent, la direction semble claire. Mais il y a une image qui rĂ©sume mieux que tout l’état rĂ©el de la prise de conscience politique française sur ces enjeux depuis quelques semaines.

Le 12 mai 2026, Arthur Mensch, brillant cofondateur et PDG de Mistral AI, la seule pĂ©pite europĂ©enne vraiment compĂ©titive face aux gĂ©ants amĂ©ricains dans la course Ă  l’IA, Ă©tait auditionnĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale dans le cadre d’une commission d’enquĂȘte sur les dĂ©pendances structurelles dans le numĂ©rique. C’est devant une salle vide qu’il a pris la parole. Selon les sources prĂ©sentes, seuls deux dĂ©putĂ©s Ă©taient dans la salle au moment oĂč il a exposĂ© les enjeux de souverainetĂ© IA pour la France. Pas un reprĂ©sentant par groupe parlementaire. Une audition d’une heure et demie sur l’avenir numĂ©rique du pays, programmĂ©e Ă  une heure peu propice, devant des chaises vides.

Ce que Mensch a dit mĂ©ritait pourtant d’ĂȘtre entendu. Il a posĂ© un cadre radical : l’intelligence artificielle gĂ©nĂ©rative n’est pas un service logiciel, pas un service web, c’est une technologie de transformation Ă©nergĂ©tique.

« Nous transformons de l’électricitĂ© en gĂ©nĂ©ration de tokens », a-t-il dit aux rares parlementaires prĂ©sents. Une infrastructure stratĂ©gique comparable Ă  l’énergie, pas Ă  une application mobile. Et son avertissement sur la dĂ©pendance europĂ©enne : si l’Europe n’a aucune capacitĂ© de production souveraine en IA, elle n’a rien Ă  mettre dans la balance face aux États-Unis ou Ă  la Chine.

Deux dĂ©putĂ©s prĂ©sents. Sur 577. Pour entendre le patron de la seule IA souveraine europĂ©enne crĂ©dible parler de l’indĂ©pendance numĂ©rique de la France.

Arthur Mensch, PDG de Mistral, devant une commission d’enquĂȘte vide – Source : Youtube

La crypto et la blockchain ne sont pas mieux loties dans les hémicycles. Ces sujets sont encore utilisés comme des mots-valises, « blockchain », « IA », « quantique », par des élus qui les mentionnent dans leurs discours sans en maßtriser les enjeux techniques.

Il y a des exceptions : Philippe Latombe, qui prĂ©side prĂ©cisĂ©ment la commission d’enquĂȘte numĂ©rique, est l’un des rares parlementaires Ă  suivre ces dossiers avec une rĂ©elle profondeur. Mais ils sont une poignĂ©e.

Guerre des IA : qui sont les prisonniers ?

En trĂšs peu de temps, nous avons Ă©tĂ© privĂ© des derniĂšres versions de Claude, Fable 5 et Mythos. Nous avons remplacĂ© Google par Qwant, larguĂ© Palantir pour ChapsVision, lancĂ© W pour contrer X, imposĂ© la cryptographie post-quantique d’ici 2027. Bref, en trois semaines, l’Europe a envoyĂ© plus de signaux de rupture technologique qu’en dix ans de discours sur la souverainetĂ© numĂ©rique.

Et pendant qu’une salle presque vide Ă©coutait le patron de Mistral avertir que l’IA est devenue une infrastructure aussi stratĂ©gique que l’électricitĂ©, l’application europĂ©enne de vĂ©rification d’ñge se faisait pirater en deux minutes par un consultant depuis son bureau. L’ambition est lĂ . L’exĂ©cution, elle, court encore derriĂšre.

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AprĂšs le fisc, la police : Un nouveau scandale de revente de donnĂ©es secoue l’État

June 19th 2026 at 06:30

Flic ripou. Un fonctionnaire de police affectĂ© au commissariat de Courbevoie a Ă©tĂ© mis en examen Ă  Paris et placĂ© en dĂ©tention provisoire pour blanchiment en bande organisĂ©e, association de malfaiteurs et corruption. ÂgĂ© de 36 ans, les enquĂȘteurs le soupçonnent d’avoir fourni des donnĂ©es confidentielles Ă  un rĂ©seau international de blanchiment de capitaux impliquant une quinzaine d’individus, dont des chefs d’entreprise et le chanteur Gims. Cette affaire met en lumiĂšre la vulnĂ©rabilitĂ© des systĂšmes d’information Ă©tatiques face aux tentatives de corruption interne, une problĂ©matique qui rappelle l’arrestation rĂ©cente d’une agente du fisc français spĂ©cialisĂ©e dans la revente d’informations fiscales confidentielles Ă  des rĂ©seaux criminels.

Points clés

  • Un policier de 36 ans affectĂ© Ă  Courbevoie est mis en examen pour blanchiment en bande organisĂ©e, association de malfaiteurs et corruption.
  • Il aurait vendu des accĂšs aux fichiers de police Ă  un rĂ©seau ayant blanchi 319 millions d’euros entre 2019 et 2025.
  • Le dossier, instruit par la police judiciaire de Paris, implique plusieurs personnalitĂ©s dont le chanteur Gims.
  • Le fonctionnaire conteste les accusations et d’autres arrestations pourraient suivre.

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Détails des détournements et fonctionnement du réseau criminel

L’enquĂȘte, initiĂ©e en 2023 par l’Office National Anti-Fraude (ONAF), ciblait un systĂšme complexe de sociĂ©tĂ©s Ă©crans ayant blanchi environ 319 millions d’euros entre 2019 et 2025. Les flux financiers transitaient principalement par l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Pour protĂ©ger ces circuits, le policier utilisait son matĂ©riel professionnel sĂ©curisĂ© afin de consulter illĂ©galement les fichiers de la police nationale entre 2023 et 2024. Il transmettait ensuite des fiches d’immatriculation et des donnĂ©es sur les personnes recherchĂ©es Ă  un proche membre de l’organisation.

L’une de ces consultations aurait mĂȘme permis de localiser une cible dans le cadre d’un projet d’assassinat. Le fonctionnaire revendait chaque fiche d’information pour un montant unitaire de 150 euros, gĂ©nĂ©rant un gain estimĂ© Ă  prĂšs de 7 000 euros. Lors de ses auditions, l’accusĂ© a reconnu la transmission des donnĂ©es tout en invoquant une manipulation psychologique et l’absence de difficultĂ©s financiĂšres personnelles.

Ce mode opĂ©ratoire s’avĂšre comparable Ă  celui de l’agente de la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques (DGFiP) interpellĂ©e pour des faits similaires. Cette derniĂšre exploitait Ă©galement ses accĂšs professionnels pour monnayer des renseignements confidentiels, illustrant une faille structurelle rĂ©currente liĂ©e Ă  la corruption d’agents publics.

 Un fonctionnaire de police affectĂ© au commissariat de Courbevoie a Ă©tĂ© mis en examen Ă  Paris et placĂ© en dĂ©tention provisoire pour blanchiment en bande organisĂ©e, association de malfaiteurs et corruption. ÂgĂ© de 36 ans, les enquĂȘteurs le soupçonnent d'avoir fourni des donnĂ©es confidentielles Ă  un rĂ©seau international de blanchiment de capitaux impliquant une quinzaine d'individus, dont des chefs d'entreprise et le chanteur Gims. Cette affaire met en lumiĂšre la vulnĂ©rabilitĂ© des systĂšmes d'information Ă©tatiques face aux tentatives de corruption interne, une problĂ©matique qui rappelle l'arrestation rĂ©cente d'une agente du fisc français spĂ©cialisĂ©e dans la revente d'informations fiscales confidentielles Ă  des rĂ©seaux criminels.

Conséquences judiciaires et encadrement des agents publics de la police

La justice retient des charges lourdes contre le gardien de la paix, qui a immĂ©diatement fait appel de son incarcĂ©ration provisoire. En parallĂšle, l’administration a prononcĂ© sa suspension immĂ©diate et une procĂ©dure disciplinaire est en cours pour prononcer sa radiation dĂ©finitive de la police nationale.

Les ramifications de l’enquĂȘte s’étendent dĂ©sormais au-delĂ  de la mĂ©tropole, puisqu’une seconde interpellation visant un autre fonctionnaire de police a eu lieu en Martinique. La dĂ©fense du policier de Courbevoie relativise l’ampleur des gains financiers perçus et rappelle que le dĂ©tournement des fichiers administratifs constitue un problĂšme institutionnel persistant.

La rĂ©pĂ©tition de ces infractions au sein des administrations rĂ©galiennes, qu’il s’agisse de la police ou des services fiscaux, accentue le besoin de renforcer le contrĂŽle des accĂšs aux bases de donnĂ©es Ă©tatiques. Les organisations criminelles ciblent systĂ©matiquement ces agents pour contourner la surveillance des circuits financiers et faciliter le blanchiment de capitaux.

L’accĂšs illĂ©gal aux fichiers de police, tout comme les dĂ©tournements commis par l’employĂ©e ripou du fisc, dĂ©montre donc la porositĂ© croissante entre certaines administrations et le grand banditisme. Il ne faut pas s’étonner aprĂšs que des investisseurs en crypto soient agressĂ©s chez eux si des organisations criminelles ont autant de facilitĂ© Ă  accĂ©der aux informations de la population
 pas bien rassurant tout ça.

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Bitcoin à 50 000$ ? Wintermute n’exclut pas un nouveau plongeon pour le BTC

June 16th 2026 at 17:00

Un Ă©tĂ© Ă  50 000 dollars ? Le cours du Bitcoin a repris des couleurs ces derniers jours, grimpant jusqu’à 66 000 dollars dans un contexte d’apaisement des tensions gĂ©opolitiques au Moyen-Orient. Mais pour les analystes de Wintermute, cette remontĂ©e ne signe pas le retour du marchĂ© haussier. Les flux liĂ©s aux ETF, aux stablecoins et aux DAT (Digital Asset Treasuries, trĂ©soreries d’entreprises dĂ©diĂ©es aux actifs numĂ©riques) n’envoient aucun signal franc de retournement. RĂ©sultat possible : un Bitcoin coincĂ© dans une fourchette Ă©troite, voire un repli vers les 50 000 dollars.

Points clés

  • Le Bitcoin est remontĂ© de 64 000 Ă  prĂšs de 70 000 dollars, mais Wintermute n’y voit pas le retour du marchĂ© haussier
  • Les flux liĂ©s aux ETF, stablecoins et DAT ne montrent aucun signal franc de retournement
  • La faible liquiditĂ© estivale pourrait accentuer la volatilitĂ© du marchĂ©
  • Un repli vers la zone des 50 000 dollars reste possible si les conditions se dĂ©gradent
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Bitcoin : une reprise en trompe-l’Ɠil ?

Le rebond rĂ©cent a redonnĂ© de l’espoir Ă  beaucoup d’investisseurs. Wintermute, lui, garde la tĂȘte froide. Pour la firme de market making, les flux liĂ©s aux ETF et aux stablecoins restent les indicateurs Ă  scruter en prioritĂ© pour lire la direction du marchĂ©. Et ces flux ne montrent toujours pas de reprise durable. Sans une hausse nette de ces entrĂ©es de capitaux, le Bitcoin risque de tourner en rond dans une bande de prix resserrĂ©e.

La liquiditĂ© estivale, traditionnellement plus faible, complique encore plus l’équation. Moins de volume, c’est souvent plus de volatilitĂ©, avec des mouvements brusques sur des ordres modestes. De quoi inciter les traders Ă  Ă©viter les paris hĂątifs portĂ©s par l’optimisme du moment.

Bitcoin : Les signaux Ă  surveiller

Le déclic, selon Wintermute, viendra du retour des flux positifs vers les ETF et les stablecoins. Ces produits font office de baromÚtre pour la confiance des investisseurs institutionnels. Si les souscriptions repartent à la hausse, alors le scénario haussier reprendra de la consistance.

D’ici lĂ , le Bitcoin pourrait osciller entre 60 000 et 70 000 dollars, avec un retour vers les 50 000 dollars en cas de dĂ©gradation des conditions de marchĂ©. Un support psychologique que les acheteurs voudront dĂ©fendre.

Bitcoin : Quand les institutionnels jouent Ă  la roulette russe

Comprenons bien. Cette analyse est une parmi tant d’autres. Quand la volatilitĂ© s’installe et que les flux se font hĂ©sitants, les grandes institutions sortent leurs modĂšles et leurs scĂ©narios. Et force est de constater que les prĂ©visions divergent parfois de maniĂšre spectaculaire.

DerriĂšre les sarcasmes faciles sur les « prĂ©dictions Ă  gĂ©omĂ©trie variable », il faut rappeler que la plupart de ces analyses reposent sur des travaux sĂ©rieux : suivi des flux ETF, mĂ©triques on-chain, modĂšles de positionnement, pricing des options ou encore Ă©tudes macroĂ©conomiques. MĂȘme un maximaliste qui sourit devant une cible Ă  50 000 dollars ou Ă  180 000 dollars doit reconnaĂźtre que ces chiffrages ne sortent pas d’un chapeau, mais d’hypothĂšses documentĂ©es sur les entrĂ©es de capitaux, la liquiditĂ© et le comportement des investisseurs institutionnels.

Les prédictions prudentes

Du cĂŽtĂ© des voix les plus prudentes, plusieurs acteurs soulignent que le rebond actuel manque encore de confirmation. Des marchĂ©s de prĂ©diction comme Kalshi ou Polymarket intĂšgrent une probabilitĂ© non nĂ©gligeable de revisiter la zone des 50 000 dollars d’ici la fin de l’annĂ©e ou au dĂ©but 2027. Standard Chartered voyait mĂȘme un BTC Ă  50 000 dollars lui aussi et un ETH Ă  1400 $ avant un rebond comme nous l’expliquons en dĂ©tail dans cet article.

Certains strategistes Ă©voquent Ă©galement un scĂ©nario de normalisation plus large, oĂč Bitcoin pourrait revenir tester des supports plus bas si les sorties des ETF se prolongeaient ou si l’environnement macro se durcissait Ă  nouveau. Ces analyses insistent sur le mĂȘme point que Wintermute : sans reprise nette et durable des flux vers les ETF et les stablecoins, le marchĂ© reste vulnĂ©rable Ă  un range Ă©triquĂ© ou Ă  un nouveau mouvement correctif.

Les bullish du bitcoin

À l’inverse, d’autres institutions maintiennent des perspectives nettement plus optimistes pour la fin de l’annĂ©e 2026. Des Ă©tablissements comme Citi ou Bitcoin Suisse continuent de projeter des objectifs bien supĂ©rieurs, parfois entre 140 000 et 180 000 dollars, en misant sur une reprise des allocations institutionnelles, une expansion des Digital Asset Treasuries et un retour progressif de la liquiditĂ© macroĂ©conomique.

Des acteurs comme Bitwise ou certains fonds spĂ©cialisĂ©s voient mĂȘme de nouveaux plus hauts historiques se dessiner une fois que les flux redeviendront structurellement positifs. Ces prĂ©visions reposent, elles aussi, sur des donnĂ©es : historique des cycles d’adoption, croissance attendue des stablecoins Ă  l’échelle mondiale et conviction que la phase actuelle n’est qu’une consolidation dans un marchĂ© haussier plus large.

Cette dispersion des scĂ©narios n’est pas nouvelle en pĂ©riode de volatilitĂ© Ă©levĂ©e. Elle reflĂšte simplement la difficultĂ© d’anticiper le comportement collectif des investisseurs quand les signaux de flux restent mixtes. Les uns misent sur la fragilitĂ© persistante des entrĂ©es de capitaux, les autres sur la rĂ©silience structurelle de l’adoption institutionnelle. Entre les deux, le marchĂ© avance au rythme des donnĂ©es concrĂštes plutĂŽt que des narratifs.

Wintermute appelle donc Ă  la patience plutĂŽt qu’à l’euphorie. Tant que les ETF et les stablecoins n’enregistrent pas d’entrĂ©es soutenues, ce rebond restera fragile. Pour qui sait lire les flux, l’étĂ© promet quelques arbitrages Ă  fort enjeu.

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Halving Bitcoin 2028 : trop tĂŽt pour s’y prĂ©parer ?

April 26th 2026 at 08:00

Le halving Bitcoin est probablement l’évĂ©nement le plus anticipĂ© de l’écosystĂšme crypto. Tous les 210 000 blocs (environ quatre ans), la rĂ©compense accordĂ©e aux mineurs est divisĂ©e par deux. Le prochain, le cinquiĂšme, devrait intervenir aux alentours d’avril 2028, au bloc 1 050 000. La rĂ©compense passera de 3,125 BTC Ă  1,5625 BTC par bloc.

C’est un mĂ©canisme inscrit dans le code source de Bitcoin depuis sa crĂ©ation en 2009. Aucune incertitude sur le fait qu’il aura lieu. Ce qui est incertain, c’est la rĂ©action du marchĂ©. Le cycle 2024 a produit un rendement de seulement +31 % Ă  12 mois, la performance post-halving la plus faible de l’histoire (Fidelity Digital Assets, 2025). Les rendements post-halving sont en dĂ©clin constant.

Deux ans avant l’évĂ©nement, la question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e : est-il trop tĂŽt pour structurer une position ? Ou est-ce prĂ©cisĂ©ment le moment oĂč cela a le plus de sens ?

Points clés

  • Avril 2028 (estimation) : le cinquiĂšme halving rĂ©duira la rĂ©compense Ă  1,5625 BTC par bloc, au bloc 1 050 000.
  • Les rendements post-halving Ă  12 mois sont dĂ©croissants : ~8 000 % (2012), ~285 % (2016), ~540 % (2020), +31 % en 2024 (Fidelity, 2025 ; Kaiko, 2025).
  • Le halving est prĂ©visible. La rĂ©action du marchĂ© ne l’est pas. Structurer son exposition en amont est plus rĂ©aliste que d’anticiper un pic.

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Ce qu’est rĂ©ellement le halving

Le halving n’est ni un Ă©vĂ©nement de marchĂ© ni une dĂ©cision Ă©conomique. C’est une rĂšgle protocolaire. Tous les 210 000 blocs, le nombre de bitcoins créés par bloc est divisĂ© par deux. La rĂ©compense est passĂ©e de 50 BTC en 2009 Ă  25 (2012), 12,5 (2016), 6,25 (2020), puis 3,125 BTC depuis avril 2024. Le prochain la rĂ©duira Ă  1,5625 BTC.

Graphique en barres verticales montrant la récompense de bloc Bitcoin par Úre : 50 BTC en 2009, 25 en 2012, 12,5 en 2016, 6,25 en 2020, 3,125 en 2024, et 1,5625 BTC prévu en 2028

Ce mĂ©canisme a deux effets directs. D’abord, il ralentit la crĂ©ation de nouveaux bitcoins, rĂ©duisant l’inflation du rĂ©seau. Ensuite, il modifie l’économie du minage : avec une rĂ©compense divisĂ©e par deux, les mineurs les moins efficaces sont poussĂ©s vers la sortie, ce qui tend Ă  concentrer le secteur autour des opĂ©rations les plus rentables.

Le dernier bitcoin sera miné aux alentours de 2140. AprÚs cette date, les mineurs seront rémunérés exclusivement par les frais de transaction.

HalvingDateBlocRécompense avant / aprÚsPerf. 12 mois
1er28 nov. 2012210 00050 → 25 BTC~8 000 %
2e9 juil. 2016420 00025 → 12,5 BTC~285 %
3e11 mai 2020630 00012,5 → 6,25 BTC~540 %
4e20 avr. 2024840 0006,25 → 3,125 BTC+31 %
5e~avr. 20281 050 0003,125 → 1,5625 BTC?

Chaque halving a produit des rendements dĂ©croissants : +9 500 %, puis +2 900 %, puis +700 %, puis un cycle 4 que Kaiko dĂ©crit comme « la performance post-halving la plus faible de l’histoire ». Miser sur un schĂ©ma qui s’affaiblit mĂ©caniquement est un pari, pas une stratĂ©gie.

Vous souhaitez justement aborder le halving sans parier ? Rendements historiquement dĂ©croissants, contexte macro transformĂ©, structure de marchĂ© institutionnalisĂ©e : la confĂ©rence Neutralis explique comment aborder le prochain halving avec un cadre structurĂ©, sans dĂ©pendre d’un scĂ©nario unique.

Que montrent les rendements des halvings précédents ?

Les quatre halvings prĂ©cĂ©dents ont Ă©tĂ© suivis de hausses Ă  12 mois : environ +8 000 % aprĂšs 2012, +285 % aprĂšs 2016, +540 % aprĂšs 2020, et seulement +31 % aprĂšs 2024 (Fidelity Digital Assets, 2025). Le cycle 2024 a mĂȘme produit le premier rendement annuel calendaire nĂ©gatif (-6 Ă  -7 %) d’une annĂ©e post-halving.

Graphique en barres horizontales montrant les rendements Bitcoin Ă  12 mois aprĂšs chaque halving : +8 000 % en 2012, +285 % en 2016, +540 % en 2020, +31 % en 2024

La tendance Ă  la dĂ©croissance est structurelle. La capitalisation de marchĂ© est incomparablement plus Ă©levĂ©e qu’en 2012, ce qui rend les multiplicateurs de prix plus difficiles Ă  reproduire. L’adoption institutionnelle (les ETF spot Bitcoin lancĂ©s dĂ©but 2024 ont collectĂ© environ 36 milliards de dollars sur leur premiĂšre annĂ©e) a ajoutĂ© des flux structurels mais aussi de nouvelles dynamiques.

CorrĂ©lation temporelle n’est pas causalitĂ©. Le halving rĂ©duit l’offre de nouveaux bitcoins, ce qui exerce une pression haussiĂšre si la demande reste constante. Mais la demande dĂ©pend du sentiment, de l’appĂ©tit pour le risque, des flux institutionnels, et de facteurs externes que le protocole ne maĂźtrise pas.

Pourquoi le halving 2028 sera-t-il probablement différent ?

Chaque cycle a eu ses propres caractĂ©ristiques. En 2020, le halving a coĂŻncidĂ© avec une expansion massive de la masse monĂ©taire M2 (stimulus COVID), ce qui a amplifiĂ© la hausse. En 2024, les ETF spot ont canalisĂ© des milliards de flux institutionnels, et l’ETF iShares de BlackRock (IBIT) dĂ©tenait Ă  lui seul prĂšs de 800 000 BTC fin 2025, avec un AUM approchant 100 milliards de dollars (Yahoo Finance, 2026).

En 2028, la rĂ©compense de bloc reprĂ©sentera une fraction encore plus faible de l’offre en circulation (~19,5 millions de BTC sur 21 millions). L’impact mĂ©canique du halving sur l’offre sera mathĂ©matiquement moins significatif qu’aux cycles prĂ©cĂ©dents. Ce qui influencera le prix, c’est le contexte : l’évolution de l’adoption, la politique monĂ©taire mondiale, la rĂ©glementation (le cadre MiCA en Europe sera pleinement en vigueur), et l’état de la concurrence entre actifs numĂ©riques.

Parier sur une reproduction des rendements passés serait ignorer cette dynamique de maturation. Ce qui ne signifie pas que le halving sera sans effet. Simplement que la thÚse « halvings = hausse automatique » perd en pertinence à chaque cycle.

Rendements historiquement dĂ©croissants, contexte macro transformĂ©, structure de marchĂ© institutionnalisĂ©e : la confĂ©rence Neutralis explique comment aborder le prochain halving avec un cadre structurĂ©, sans dĂ©pendre d’un scĂ©nario unique.

Comment se préparer plutÎt que prédire ?

L’intĂ©rĂȘt du halving pour un investisseur n’est pas de prĂ©dire le prix. C’est de disposer d’un repĂšre temporel fiable pour structurer son approche. Contrairement Ă  la plupart des Ă©vĂ©nements de marchĂ©, le halving est prĂ©visible avec une prĂ©cision de quelques semaines, des annĂ©es Ă  l’avance.

Cela permet de se poser les bonnes questions en amont. Quelle est mon exposition actuelle ? Est-elle adaptĂ©e Ă  un cycle potentiellement volatil ? Suis-je prĂȘt Ă  traverser un drawdown de 30, 40 ou 50 % sans modifier ma stratĂ©gie ?

L’expĂ©rience des investisseurs qui ont traversĂ© plusieurs cycles crypto montre que le principal risque n’est pas d’ĂȘtre trop tĂŽt ou trop tard. C’est de prendre des dĂ©cisions Ă©motionnelles au pire moment. Structurer son exposition avant que la volatilitĂ© n’arrive est le meilleur antidote.

Quel sera l’impact sur les mineurs ?

En avril 2026, le hashrate Bitcoin reste sous 1 ZH/s, soit environ 22 % en dessous de son record de 2025 (CryptoPotato, 2026). Le revenu par unitĂ© de calcul (hashprice) a chutĂ© d’environ 66 % depuis son pic d’octobre 2025. Le secteur traverse dĂ©jĂ  une phase de capitulation.

Le halving 2028 divisera les revenus de minage par deux. À 1,5625 BTC par bloc, seules les opĂ©rations les plus efficientes survivront sans dĂ©pendre massivement des frais de transaction. Certaines entreprises miniĂšres rĂ©orientent dĂ©jĂ  leur infrastructure vers l’IA et le calcul haute performance, un mouvement qui pourrait ralentir la croissance du hashrate Ă  long terme.

Pour un investisseur, ce n’est pas un dĂ©tail anodin. La santĂ© du rĂ©seau de minage influence la sĂ©curitĂ© de Bitcoin. Un rĂ©seau oĂč le hashrate est concentrĂ© entre trĂšs peu d’acteurs devient plus vulnĂ©rable. Les donnĂ©es on-chain permettent de suivre l’évolution de cette rĂ©partition en temps rĂ©el.

Deux ans pour réfléchir, pas pour spéculer

Deux ans avant le halving, la fenĂȘtre n’est ni trop tĂŽt ni trop tard pour construire une thĂšse d’investissement. L’erreur serait de considĂ©rer le halving comme un signal d’achat en soi. C’est un paramĂštre parmi d’autres, inscrit dans un contexte plus large.

Le prochain cycle crypto sera-t-il diffĂ©rent des prĂ©cĂ©dents ? TrĂšs probablement. Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la façon dont une exposition structurĂ©e peut coexister avec la volatilitĂ© crypto, l’équipe de Neutralis a dĂ©taillĂ© cette rĂ©flexion dans un article dĂ©diĂ©. Le halving 2028 sera un test grandeur nature pour les approches qui misent sur la structure plutĂŽt que sur la prĂ©diction.

Questions fréquentes

Quand aura lieu le prochain halving Bitcoin ?

Le cinquiĂšme halving est estimĂ© aux alentours d’avril 2028, lorsque le rĂ©seau atteindra le bloc 1 050 000. La date exacte dĂ©pend du rythme de minage des blocs (cible : un bloc toutes les 10 minutes).

Quelle sera la récompense de bloc aprÚs le halving 2028 ?

Elle passera de 3,125 BTC Ă  1,5625 BTC par bloc. C’est la cinquiĂšme division par deux depuis la rĂ©compense initiale de 50 BTC en 2009.

Le prix du Bitcoin monte-t-il toujours aprĂšs un halving ?

Historiquement oui, mais avec des rendements dĂ©croissants : ~8 000 % Ă  12 mois aprĂšs 2012, ~285 % aprĂšs 2016, ~540 % aprĂšs 2020, et seulement +31 % aprĂšs 2024 (Fidelity, 2025). Le cycle 2024 a mĂȘme produit le premier rendement annuel calendaire nĂ©gatif d’une annĂ©e post-halving. Les performances passĂ©es ne garantissent pas les rĂ©sultats futurs.

Comment se préparer au halving 2028 ?

PlutĂŽt que d’anticiper un pic de prix, structurer son exposition en amont : Ă©valuer sa tolĂ©rance au risque, dĂ©finir un horizon d’investissement, et dĂ©terminer si une approche purement directionnelle est adaptĂ©e Ă  son profil. Le halving est prĂ©visible, la rĂ©action du marchĂ© ne l’est pas.

La confĂ©rence Neutralis explique comment aborder le prochain halving avec un cadre structurĂ©, sans dĂ©pendre d’un scĂ©nario unique.

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La BCE annonce sa volonté d'accepter les actifs tokenisés comme garanties

January 30th 2026 at 08:00

La Banque centrale europĂ©enne (BCE) apparaĂźt la plupart du temps comme une structure rĂ©fractaire Ă  tout ce qui se rapporte aux cryptomonnaies, notamment s’il s’agit de stablecoins en dollars. Une position qui ne l’empĂȘche pas d’avancer sur certains dossiers moins sensibles, comme les actifs tokenisĂ©s qu’elle va accepter comme garantie Ă  partir du 30 mars.

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Spiko obtient son agrément pour conquérir l'Europe avec ses fonds monétaires tokenisés

January 15th 2026 at 18:30

La fintech française Spiko vient de décrocher le statut de société de gestion MiFID auprÚs de l'ACPR et de l'AMF, lui ouvrant la porte du marché européen. Un coup d'accélérateur pour cette pépite qui gÚre déjà plus de 400 millions de dollars d'actifs tokenisés à peine deux ans aprÚs sa création.

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Stablecoins décentralisés sur Ethereum - Une sécurité indispensable pour sa blockchain

August 29th 2025 at 11:00

La blockchain Ethereum apparaßt comme un support privilégié pour le développement des Real World Assets (RWA) et de stablecoins hautement centralisés. Un risque systémique pour sa sécurité face auquel les stablecoins décentralisés pourraient apporter une solution efficace.

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Le Bitcoin sous pression, les petits investisseurs se retirent

August 27th 2025 at 10:30
Investisseur dĂ©terminĂ© agrippe un Bitcoin dorĂ©, foule paniquĂ©e s’éloigne, tension palpable, Ă©clat lumineux, chaos financier, contraste dramatique, Ă©nergie intense.

Le bitcoin fait le vide autour de lui : les petits s’éclipsent, les gros s’enrichissent. Pendant ce temps, le rĂ©seau tousse, les frais baissent, et les ETF fuient.

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Arc de Circle : la blockchain pour faire de l'USDC le n°1 des stablecoins ?

August 23rd 2025 at 10:00

Arc est une blockchain de layer 1 conçue par Circle pour la « stablecoin finance ». Elle entend offrir des frais libellés en USDC, une finalité sous la seconde, des options de confidentialité « opt-in » et une intégration native avec l'écosystÚme Circle. L'objectif est proposer une couche de rÚglement taillée pour les paiements, les échanges de stablecoins et les marchés des actifs tokenisés. Découvrez comment Arc veut devenir le socle d'une finance basée sur les stablecoins.

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Qu'est-ce que la blockchain Sui ?

July 24th 2025 at 09:00

Sui est une blockchain conçue pour offrir une scalabilité horizontale et une exécution parallÚle des transactions. Sa spécificité repose sur une architecture qui rompt avec le modÚle traditionnel basé sur les comptes et les soldes. Portée par une équipe d'ingénieurs expérimentés, Sui se positionne comme une blockchain innovante pour le Web3. Découvrez toutes ses particularités et les rÎles sa cryptomonnaie SUI.

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« Je ne cĂ©derai jamais aux pressions des États » : Pavel Durov revient sur son arrestation en France

June 19th 2025 at 10:19

« Je prĂ©fĂšre mourir plutĂŽt qu’agir contre mes valeurs ». C’est en ces termes que Pavel Durov, le fondateur de Telegram, s’est confiĂ© au journal Le Point dans une interview exclusive. ArrĂȘtĂ© en France et mis en examen en aoĂ»t 2024 pour des accusations de complicitĂ© de trafic de drogue, de blanchiment et d’escroquerie en bande organisĂ©e, il dĂ©nonce une machination et un dĂ©ni de justice. Il affirme ĂȘtre dĂ©jĂ  puni sans avoir Ă©tĂ© jugĂ©. Retour sur les dĂ©clarations du fondateur de Telegram.

Les points clés de cet article :
  • Pavel Durov, fondateur de Telegram, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en France en aoĂ»t 2024, accusĂ© de complicitĂ© de trafic de drogue et d’autres dĂ©lits, dĂ©nonçant une machination et un dĂ©ni de justice.

  • Il a de plus affirmĂ© avoir subi des pressions de divers États et entreprises pour compromettre la sĂ©curitĂ© de Telegram, tout en dĂ©nonçant le pouvoir des gĂ©ants technologiques comme Apple et Google.

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Pavel Durov : un combat pour la libertĂ© d’expression

Pavel Durov est connu pour avoir fondĂ© VKontakte, le « Facebook russe », avant de quitter la Russie en 2014 pour prĂ©server son indĂ©pendance. Il a ensuite créé Telegram. C’est une messagerie chiffrĂ©e utilisĂ©e par plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont des personnalitĂ©s comme Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron.

Dans cet entretien, Pavel Durov revient sur son combat pour la libertĂ© d’expression et son refus catĂ©gorique de vendre Telegram.

Par ailleurs, il exprime Ă©galement ses inquiĂ©tudes quant Ă  l’avenir de la dĂ©mocratie et de la vie privĂ©e face aux pressions des États et des gĂ©ants de la technologie :

« Je prĂ©fĂšre mourir plutĂŽt qu’agir contre mes valeurs. Je ne vendrai jamais Telegram. Je ne cĂ©derai jamais aux pressions des États ou des entreprises. »

Pavel Durov, fondateur de Telegram – Source : Le Point
Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, est revenu dans une longue interview accordée au magazine Le Point sur son arrestation en France et sur les enjeux de la procédure judiciaire qui l'oppose à l'Europe et à la France.
Le fondateur de Telegram revient sur son arrestation en France dans un entretien avec Le Point

Des pressions de la part des États et des gĂ©ants de la technologie

L’entrepreneur russe assure mĂȘme avoir subi des pressions de la part de nombreux États et entreprises. L’objectif de ces derniers ? Compromettre la sĂ©curitĂ© et la confidentialitĂ© des utilisateurs de Telegram :

« Nous avons reçu des demandes de la part de la Russie, de l’Iran, de la Chine, mais aussi des États-Unis et de l’Union europĂ©enne pour fournir des donnĂ©es sur nos utilisateurs. Mais nous avons toujours refusĂ©. »

Pavel Durov, fondateur de Telegram – Source : Le Point

Il dénonce aussi les pratiques des géants de la technologie comme Apple et Google. En effet, les géants de la tech possÚdent un pouvoir trÚs important. Un quasi droit de vie ou de mort sur son application Telegram :

« Apple et Google ont un pouvoir Ă©norme sur les applications mobiles. Ils peuvent bloquer Telegram Ă  tout moment s’ils le souhaitent et c’est pourquoi nous travaillons sur une version web de Telegram qui ne dĂ©pend pas des plateformes d’applications. »

Pavel Durov, fondateur de Telegram – Source : Le Point
Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, est revenu dans une longue interview accordée au magazine Le Point sur son arrestation en France et sur les enjeux de la procédure judiciaire qui l'oppose à l'Europe et à la France.
Le rĂŽle de l’Europe et de la France dans cette affaire est critiquĂ© par Pavel Durov

Le traitement judiciaire de la France est controversé

Il reviendra aussi sur son arrestation en France qui a suscitĂ© de vives rĂ©actions dans le monde entier. AccusĂ© de complicitĂ© de trafic de drogue, de blanchiment et d’escroquerie en bande organisĂ©e, Pavel Durov clame toujours son innocence et dĂ©nonce mĂȘme une machination :

« Je suis innocent, car je n’ai jamais participĂ© Ă  des activitĂ©s criminelles. Je suis victime d’une machination orchestrĂ©e par des États et des entreprises qui veulent faire tomber Telegram. »

Pavel Durov, fondateur de Telegram – Source : Le Point

De plus, il affirme ĂȘtre dĂ©jĂ  puni sans avoir Ă©tĂ© jugĂ©, et dĂ©nonce carrĂ©ment un dĂ©ni de justice au pays des droits de l’Homme :

« Je suis dĂ©jĂ  puni sans avoir Ă©tĂ© jugĂ©. Mon arrestation est une violation flagrante de mes droits et c’est pourquoi je demande Ă  ĂȘtre libĂ©rĂ© et Ă  ĂȘtre jugĂ© Ă©quitablement. »

Pavel Durov, fondateur de Telegram – Source : Le Point

L’affaire Telegram soulĂšve finalement des questions cruciales sur la vie privĂ©e, le pouvoir des États, mais aussi celui des gĂ©ants de la technologie. Alors que Pavel Durov continue de clamer son innocence, le monde entier observe avec attention l’évolution de cette affaire qui pourrait bien redĂ©finir les frontiĂšres de la libertĂ© numĂ©rique.

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Solana éclipse Ethereum : 89,7 % de part de marché DEX grùce au boom des memecoins de Trump et Melania

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Qu'est-ce que Hyperliquid (HYPE) ? Tout savoir sur ce DEX dédié au trading de cryptos

August 29th 2025 at 08:30

Hyperliquid est un exchange dĂ©centralisĂ© (DEX) dĂ©diĂ© au trading de cryptos, proposant des contrats perpĂ©tuels et un marchĂ© spot. Avec l’objectif de venir concurrencer les plateformes centralisĂ©es (CEX), Hyperliquid met tout en Ɠuvre pour proposer une expĂ©rience utilisateur irrĂ©prochable et une exĂ©cution des transactions quasi-instantanĂ©e. DĂ©couvrez comment ce DEX souhaite s’imposer en tant que leader du trading de cryptos.

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Qu'est-ce qu'Eclipse, ce layer 2 d'Ethereum utilisant la Solana Virtual Machine (SVM) ?

November 17th 2024 at 10:00

Eclipse est un layer 2 innovant qui intĂšgre la Machine Virtuelle de Solana (SVM) sur la blockchain Ethereum. En combinant la vitesse d'exĂ©cution de Solana avec la sĂ©curitĂ© d'Ethereum, Eclipse permet de crĂ©er des applications dĂ©centralisĂ©es (dApps) plus rapides et moins coĂ»teuses. DĂ©couvrez comment Eclipse cherche Ă  redĂ©finir l'Ă©cosystĂšme Ethereum en s’appuyant sur Solana.

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Qu'est-ce que Goatseus Maximus (GOAT), ce memecoin promu par une IA ?

November 16th 2024 at 10:00

Goatseus Maximus (GOAT) est un memecoin de la blockchain Solana dont la popularitĂ© a explosĂ© aprĂšs avoir Ă©tĂ© massivement promu par une intelligence artificielle (IA). Avec un investissement initial de 50 000 $ en Bitcoin de Marc Andreessen, le cofondateur du fonds d’investissement a16z, le token GOAT a bondi de plus de 12 000 % dans les 24 premiĂšres heures suivant son lancement. DĂ©couvrez pourquoi le GOAT captive la communautĂ© crypto.

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Qu’est-ce que Zyfi (ZFI) ?

October 19th 2024 at 16:00

Zyfi est une solution de paiement dĂ©centralisĂ©e conçue pour les dĂ©veloppeurs d'applications blockchain, visant Ă  simplifier l'expĂ©rience des utilisateurs. Zyfi permet de rĂ©gler les frais de l’écosystĂšme Ethereum en utilisant diffĂ©rents tokens ERC-20 plutĂŽt que d'ĂȘtre limitĂ© Ă  l'ETH, voire de bĂ©nĂ©ficier d’une abstraction totale de frais de transaction. DĂ©couvrez comment Zyfi rĂ©sout le problĂšme central des frais de transaction sur la blockchain.

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Qu'est-ce que World Liberty Financial (WLFI), le projet crypto soutenu par Donald Trump ?

October 19th 2024 at 10:00

World Liberty Financial (WLFI) est un protocole de la finance décentralisée (DeFi) soutenu par Donald Trump et ses fils Donald Trump Jr. and Eric Trump. Quelles sont les particularités de ce projet crypto et quels sont les rÎles de son token WLFI ?

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