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Yesterday — January 16th 2026Crypto FR

Le Sénat US suspend le projet de loi sur la structure du marché crypto aprÚs Coinbase

January 16th 2026 at 17:12
Une confrontation tendue, dans un style bande dessinée, montre un sénateur américain et un personnage cagoulé de Coinbase déchirant en deux un billet lumineux, tandis que le Capitole et des symboles cryptographiques se profilent derriÚre eux.

Les législateurs américains ont mis en attente un important projet de loi sur la structure du marché crypto aprÚs une forte opposition de Coinbase. De nouvelles critiques du directeur général de l'échange ont soulevé des doutes sur la possibilité que la proposition avance sans modifications. En conséquence, les membres du comité bancaire du Sénat ont retardé une séance prévue de révision tout en réévaluant les préoccupations de l'industrie et de la réglementation liées au projet.

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Crypto : Les stablecoins rémunérés pourraient provoquer une fuite massive de dépÎts bancaires

January 16th 2026 at 09:00
Des flots de liquidités circulent depuis une grande banque traditionnelle vers des symboles de stablecoins brillants, de l'autre cÎté du cadre. Des piles de billets vides restent derriÚre. Des clients quittent la banque.

Et si la prochaine menace pour les banques traditionnelles ne provenait pas d’une crise Ă©conomique, mais d’une simple innovation dans les stablecoins ? Brian Moynihan, PDG de Bank of America, avertit que l’essor des stablecoins Ă  rendement pourrait entraĂźner une fuite massive de dĂ©pĂŽts bancaires, perturbant ainsi l’équilibre du systĂšme financier amĂ©ricain. Ce scĂ©nario inquiĂ©tant pour les Ă©tablissements traditionnels pourrait voir leur rĂŽle de prĂȘteurs gravement affectĂ© par cette nouvelle forme de concurrence numĂ©rique.

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Société Générale-FORGE intÚgre son stablecoin euro sur le réseau mondial SWIFT

January 15th 2026 at 11:00

Depuis 2023, la filiale FORGE de la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale se trouve Ă  l’avant-poste de l’innovation numĂ©rique avec le lancement de son stablecoin Euro CoinVertible (EURCV). Un token qui vient d’ĂȘtre injectĂ© pour la toute premiĂšre fois sur le rĂ©seau mondial SWIFT.

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Before yesterdayCrypto FR

Stablecoins : la Banque centrale de Thaïlande en guerre contre l’USDT de Tether ?

January 14th 2026 at 15:00

Stablecoins sous surveillance. En ThaĂŻlande, le secteur de Bitcoin (BTC) et descryptomonnaies reste un sujet sensible. En effet, bien que les autoritĂ©s aient mis en place un cadre lĂ©gal assez favorable pour les crypto-actifs, quelques dĂ©boires avec des fermes de minage illĂ©gales y avaient un peu terni l’image de cette jeune classe d’actif. Aujourd’hui, c’est la Banque centrale de ThaĂŻlande qui a rĂ©cemment annoncĂ© sa volontĂ© de surveiller de prĂšs l’utilisation des stablecoins dans le pays, comme l’USDT de Tether notamment.

Les points clés de cet article :
  • La Banque centrale de ThaĂŻlande souhaite intensifier sa surveillance des stablecoins comme l’USDT, craignant leur usage comme « monnaie grise ».
  • MalgrĂ© l’autorisation assez rĂ©cente de l’USDT et de l’USDC pour le trading dans le pays, la grande popularitĂ© dĂ©jĂ  gagnĂ©e par ces derniers semble susciter des prĂ©occupations aux banquiers centraux.

La Banque centrale de ThaĂŻlande part en croisade contre les stablecoins

Selon une publication du mĂ©dia local The Nation parue ce 13 janvier 2026, la Banque de ThaĂŻlande (BOT) a Ă©mis une mise en garde concernant l’utilisation des stablecoins dans le pays. Ce sont les stablecoins du dollar amĂ©ricain, comme l’USDT de Tether, qui sont ici visĂ©s.

En pratique, la banque centrale craint que ces derniers ne soient utilisĂ©s comme « monnaie grise » (grey money) , Ă  mi-chemin entre des monnaies lĂ©gales et de l’argent blanchi issu d’activitĂ©s illĂ©gales. Les banquiers annoncent ainsi vouloir surveiller de prĂšs les transactions impliquant des stablecoins.

« Nous ne nous limiterons plus Ă  la simple observation. (
) Nous allons prendre les choses en main pour jouer un rĂŽle moteur dans la rĂ©solution des problĂšmes structurels. Si ces questions ne sont pas traitĂ©es, elles finiront par avoir un impact sur la stabilitĂ© macroĂ©conomique Ă  long terme. »

Vitai Ratanakorn, gouverneur de la Banque de ThaĂŻlande

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L’USDT et l’USDC deviennent de plus en plus populaires en Thaïlande

Selon le gouverneur Vitai Ratanakorn de la BOT : « 40% des vendeurs du stablecoin USDT sur les plateformes thaïlandaises sont des étrangers qui ne devraient pas faire de transactions en Thaïlande ».

Pourtant, il y a moins d’un an, en mars 2025 pour ĂȘtre plus prĂ©cis, les rĂ©gulateurs de la Securities and Exchange Commission (SEC) de ThaĂŻlande avaient donnĂ© le feu vert Ă  l’utilisation de l’USDT de Tether et Ă  l’USDC de Circle pour le trading, comme base de paires d’échanges.

Et depuis, ces deux stablecoins du dollar amĂ©ricain sont devenus trĂšs populaires sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies du pays. Le volume quotidien des transactions sur le marchĂ© thaĂŻlandais des cryptomonnaies s’élĂšverait Ă  2,8 milliards de bahts selon la banque centrale, soit environ 89 millions de dollars.

Reste maintenant à savoir comment la Banque de Thaïlande va mettre en place cette surveillance accrue. Et surtout, quelles seront les conséquences pour les utilisateurs de stablecoins en Thaïlande. Heureusement, le pays reste par ailleurs plutÎt ouvert à la cryptosphÚre. Ainsi, en juin 2025, les régulateurs de la SEC thaïlandaise ont approuvé une exemption de 5 ans des taxes sur les plus-values des cryptomonnaies.

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Le Pakistan s’associe Ă  World Liberty Financial pour intĂ©grer son stablecoin USD1

January 14th 2026 at 14:00

Suite au dĂ©ploiement de son stablecoin natif, USD1, le projet crypto de la famille Trump, World Liberty Financial, semble bien dĂ©cidĂ© Ă  accompagner le dĂ©veloppement de ce secteur Ă  l’international. Au programme : son intĂ©gration dans une « nouvelle architecture de paiement numĂ©rique » au Pakistan.

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Le Pakistan souhaite utiliser le stablecoin USD1 de WLFI pour ses paiements internationaux

January 14th 2026 at 13:00

L’USD1 dĂ©barque au Pakistan. En juin 2025, le projet de plateforme DeFi World Liberty Financial (WLFI), soutenu par le prĂ©sident Donald Trump et sa famille, avait distribuĂ© en airdrop pour 4 millions de dollars d’USD1 Ă  ses 85 000 investisseurs initiaux. Depuis, ce stablecoin se dĂ©veloppe, et permet Ă  WLFI de nouer de nouveaux partenariats. Aujourd’hui, c’est avec les autoritĂ©s du Pakistan que le projet crypto des Trump vient de signer un accord.

Les points clés de cet article :
  • Le stablecoin USD1 devrait dĂ©barquer au Pakistan par le biais d’un partenariat stratĂ©gique signĂ© entre World Liberty Financial et les autoritĂ©s pakistanaises.

  • Le projet de stablecoin des Trump a connu un dĂ©veloppement rapide, gĂ©nĂ©rant des revenus significatifs et explorant de nouvelles initiatives telles que la crĂ©ation d’une banque fiduciaire et la tokenisation d’actifs rĂ©els.

Un partenariat stratégique avec WLFI pour le Pakistan

Ce mercredi 14 janvier 2026, les reprĂ©sentants du ministĂšre des Finances et de la Virtual Assets Regulatory Authority du  Pakistan ont signĂ© un protocole d’accord (MoU) avec World Liberty Financial, pour Ă©tudier l’intĂ©gration des stablecoins Ă  l’économie du pays.

Un des objectifs serait notamment d’utiliser l’USD1, le stablecoin adossĂ© au dollar amĂ©ricain du projet WLFI, pour faciliter les paiements transfrontaliers. Ce partenariat pourrait rĂ©duire les coĂ»ts et augmenter la vitesse des transactions, offrant ainsi une alternative aux systĂšmes bancaires traditionnels, souvent lents et coĂ»teux.

« Aujourd’hui, World Liberty Financial a signĂ© un protocole d’accord avec le ministĂšre des Finances, afin d’explorer les innovations dans le domaine de la finance numĂ©rique, en particulier l’utilisation des stablecoins pour les transactions transfrontaliĂšres, ce qui tĂ©moigne de l’intĂ©rĂȘt croissant que suscite le Pakistan Ă  l’échelle mondiale en tant que marchĂ© clĂ© pour les actifs numĂ©riques. »

Virtual Assets Regulatory Authority du Pakistan
World Liberty Financial (WLFI) et le Pakistan signent un accord sur l’utilisation du stablecoin USD1 pour ses paiements transfrontaliers.
Signature du MoU entre WLFI et le Pakistan. – Source : page Facebook de la Pakistan Virtual Assets Regulatory Authority (PVARA)

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Stablecoin USDC1, projet de banque, tokenisation RWA : WLFI se diversifie

Ce nouveau partenariat avec le Pakistan intervient alors que WLTC Holdings LLC, une entitĂ© créée par World Liberty Financial, a dĂ©posĂ© dĂ©but janvier 2026 une demande auprĂšs du Bureau du contrĂŽleur de la monnaie (OCC) afin de crĂ©er une banque fiduciaire d’échelle fĂ©dĂ©rale aux États-Unis, spĂ©cialement conçue pour les opĂ©rations en dollars amĂ©ricains.

En octobre 2025, c’est la tokenisation RWA (la numĂ©risation sur blockchains des actifs du monde rĂ©el) qui Ă©tait annoncĂ© comme dĂ©sormais explorer par le projet WLFI des Trump.

Et avec cet accord aujourd’hui, c’est donc le stablecoin USD1 qui se trouve un nouveau dĂ©bouchĂ© potentiel. Le projet World Liberty Financial avait d’ailleurs dĂ©jĂ  engrangĂ© 1 milliard de dollars de revenus en octobre 2025, au bout d’à peine un an d’existence. Les futures actions du projet DeFi de la famille Trump seront Ă  surveiller de prĂšs.

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Stablecoins décentralisés : Le diagnostic sans concession de Vitalik Buterin

January 14th 2026 at 07:48

Le futur d’Ethereum en question. Le cofondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin, a jetĂ© un pavĂ© dans la mare ce dimanche 11 janvier 2026 en avertissant que les stablecoins dĂ©centralisĂ©s actuels ne sont pas assez rĂ©silients pour soutenir la vision Ă  long terme de l’industrie. Selon lui, le secteur a besoin de nouveaux modĂšles moins dĂ©pendants du dollar amĂ©ricain et moins vulnĂ©rables Ă  la capture par les acteurs financiers puissants.

Ces dĂ©clarations interviennent alors que le marchĂ© des stablecoins a connu une annĂ©e 2025 historique, avec une capitalisation totale ayant bondi de 49 % pour atteindre 306 milliards de dollars en dĂ©cembre dernier. Cette croissance a Ă©tĂ© largement propulsĂ©e par le GENIUS Act aux États-Unis, une lĂ©gislation majeure signĂ©e par le prĂ©sident Trump en juillet 2025, qui a clarifiĂ© le cadre des jetons adossĂ©s au dollar.

Les points clés de cet article :
  • Vitalik Buterin a critiquĂ© la rĂ©silience des stablecoins dĂ©centralisĂ©s actuels, soulignant leur dĂ©pendance excessive au dollar amĂ©ricain et leur vulnĂ©rabilitĂ© aux manipulations financiĂšres.

  • Il a proposĂ© un concept novateur, le « Walkaway Test », pour rendre Ethereum autonome et rĂ©sistant aux menaces quantiques, malgrĂ© les dĂ©bats sur les implications techniques.

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Les trois failles structurelles du modĂšle actuel selon Vitalik Buterin

Dans une sĂ©rie de messages sur X, Vitalik Buterin a identifiĂ© trois obstacles fondamentaux qui, selon lui, empĂȘchent les stablecoins de devenir une infrastructure mondiale vĂ©ritablement robuste.

Pour lui, la dĂ©pendance au prix du dollar est une faiblesse structurelle sur une Ă©chelle de 20 ans. Il s’interroge sur la viabilitĂ© d’un systĂšme liĂ© Ă  une monnaie fiat qui pourrait subir une hyperinflation, mĂȘme modĂ©rĂ©e. Il appelle Ă  la crĂ©ation d’index alternatifs ou de paniers d’actifs plus reprĂ©sentatifs de la valeur rĂ©elle. Georgii Verbitskii, fondateur de TYMIO, soutient cette vision dans la presse en affirmant que « l’inflation et le contrĂŽle politique finissent inĂ©vitablement par dĂ©teindre sur le systĂšme ».

Ensuite, la plupart des stablecoins dĂ©centralisĂ©s reposent sur des oracles (des flux de donnĂ©es externes) qui peuvent ĂȘtre manipulĂ©s par de larges pools de capitaux. Sans une conception plus sĂ©curisĂ©e, les protocoles sont forcĂ©s d’extraire une valeur excessive de leurs utilisateurs pour se protĂ©ger, rendant les systĂšmes moins Ă©quitables. Boris Bohrer-Bilowitzki, PDG de Concordium, insiste sur le fait que la dĂ©centralisation des oracles nĂ©cessite un travail d’infrastructure rĂ©el et non du « théùtre de gouvernance ».

Le troisiĂšme problĂšme est Ă©conomique : si un utilisateur gagne un rendement faible sur ses stablecoins alors que le staking d’ETH propose des retours bien plus Ă©levĂ©s, le stablecoin devient structurellement moins compĂ©titif. Vitalik propose plusieurs pistes de rĂ©flexion, comme la crĂ©ation de nouvelles catĂ©gories de staking avec des risques de pĂ©nalitĂ© (slashing) rĂ©duits ou plus compatibles avec l’utilisation de collatĂ©ral.

Le cofondateur d'Ethereum, Vitalik Buterin, a jeté un pavé dans la mare ce dimanche 11 janvier 2026 en avertissant que les stablecoins décentralisés actuels ne sont pas assez résilients pour soutenir la vision à long terme de l'industrie. Selon lui, le secteur a besoin de nouveaux modÚles moins dépendants du dollar américain et moins vulnérables à la capture par les acteurs financiers puissants.

Ces dĂ©clarations interviennent alors que le marchĂ© des stablecoins a connu une annĂ©e 2025 historique, avec une capitalisation totale ayant bondi de 49 % pour atteindre 306 milliards de dollars en dĂ©cembre dernier. Cette croissance a Ă©tĂ© largement propulsĂ©e par le GENIUS Act aux États-Unis, une lĂ©gislation majeure signĂ©e par le prĂ©sident Trump en juillet 2025, qui a clarifiĂ© le cadre des jetons adossĂ©s au dollar.
Vitalik Buterin aborde le futur du rĂ©seau Ethereum sur les rĂ©seaux sociaux – Source : Compte X

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Vers un Ethereum ossifié et résistant au quantique

ParallĂšlement Ă  ses critiques sur les stablecoins, Vitalik Buterin a introduit ce lundi un nouveau concept technique majeur : le « Walkaway Test » (le test de l’abandon). L’idĂ©e est qu’Ethereum doit devenir un outil si fini et robuste qu’il pourrait fonctionner de maniĂšre autonome pendant des dĂ©cennies, mĂȘme si ses dĂ©veloppeurs principaux venaient Ă  disparaĂźtre.

Cette vision d’une « ossification » du protocole s’accompagne d’un sentiment d’urgence concernant la menace quantique. Le cofondateur d’Ethereum exhorte la communautĂ© Ă  ne pas attendre que les ordinateurs quantiques soient une rĂ©alitĂ© pour agir. Il prĂ©conise l’adoption immĂ©diate d’une cryptographie capable de rĂ©sister Ă  ces machines, affirmant que le protocole de base doit ĂȘtre « cryptographiquement sĂ»r pour les cent prochaines annĂ©es ».

Cependant, cette accĂ©lĂ©ration technique fait dĂ©bat. Charles Hoskinson, fondateur de Cardano, a averti que la cryptographie post-quantique est souvent dix fois plus lente et inefficace, ce qui pourrait drastiquement rĂ©duire les performances du rĂ©seau. Pour Vitalik Buterin, c’est un prix nĂ©cessaire Ă  payer pour garantir que le rĂ©seau ne se transforme pas en une course contre la montre qu’il ne pourrait pas gagner au dernier moment.

La rapiditĂ© de l’institutionnalisation des stablecoins, symbolisĂ©e par le succĂšs du USD1 (qui a dĂ©passĂ© les 3,3 milliards de dollars en circulation en un an), ravive une tension interne au monde crypto. D’un cĂŽtĂ©, une Ă©volution vers une extension rĂ©gulĂ©e du systĂšme financier traditionnel ; de l’autre, la recherche d’une alternative dĂ©centralisĂ©e et souveraine prĂŽnĂ©e notamment par Vitalik Buterin. En 2026, Ethereum semble se prĂ©parer Ă  un avenir oĂč sa survie dĂ©pendra de sa capacitĂ© Ă  se dĂ©tacher totalement des structures de pouvoir centralisĂ©es.

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Les sanctions et l’action des États font exploser les flux illicites de cryptomonnaies en 2025

January 9th 2026 at 18:12
Une silhouette encapuchonnée se tient sur un pont, la nuit, observant un fleuve orange lumineux de piÚces de cryptomonnaie traverser une ville sombre bordée de bùtiments gouvernementaux obscurs.

L'augmentation des sanctions mondiales et l'implication accrue des États ont conduit l'activitĂ© illicite en cryptomonnaie Ă  des niveaux record en 2025. Les donnĂ©es indiquent que les entitĂ©s sanctionnĂ©es Ă©taient la principale source de ces flux, bien que l'utilisation illĂ©gale ne reprĂ©sente qu'une petite partie du total des transactions crypto. Les analystes dĂ©crivent ce changement comme une rĂ©ponse Ă  la pression gĂ©opolitique croissante plutĂŽt qu'une dĂ©faillance de la conformitĂ©.

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56 000 milliards de dollars en 2030 : Bloomberg s'attend Ă  un tsunami sur les stablecoins

January 9th 2026 at 14:00

Les stablecoins sont indĂ©niablement une des tendances fortes du moment, et cela n’est pas prĂšs de s’arrĂȘter, selon Bloomberg. L’institution estime que les flux liĂ©s Ă  ce type de cryptomonnaies pourraient atteindre 56 000 milliards de dollars d’ici Ă  2030.

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La criminalitĂ© liĂ©e aux cryptomonnaies explose en 2025 avec une augmentation de l'activitĂ© des États-Nations

January 9th 2026 at 09:30

Selon le dernier rapport de Chainalysis, la criminalitĂ© liĂ©e aux cryptomonnaies a atteint un niveau record en 2025 avec un total de transactions estimĂ© Ă  154 milliards de dollars au minimum. Serait-ce en lien avec la hausse marquĂ©e de l’activitĂ© des États-nations dans l’écosystĂšme crypto ? On fait le point...

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Tether, le cheval de Troie de l’asservissement financier

December 14th 2025 at 10:44

L’arrivĂ©e au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025 a marquĂ© un tournant majeur dans l’histoire amĂ©ricaine. AprĂšs avoir connu une persĂ©cution judiciaire et une tentative d’attentat, ce dernier s’est prĂ©sentĂ© comme une force inarrĂȘtable. Et bien qu’il ait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© prĂ©sident des États-Unis entre 2017 et 2021, il est indĂ©niable que son second mandat a dĂ©jĂ  une toute autre saveur : il n’est plus le mĂȘme Trump qu’en 2017, ses aspirations ont changĂ©.

On observe en particulier que son positionnement sur Bitcoin s’est inversĂ©, passant de l’opposition butĂ©e Ă  l’approbation enthousiaste. Courant 2019, Ă  l’occasion de l’annonce du projet privĂ© de monnaie numĂ©rique Libra par Facebook, il dĂ©clarait en effet qu’il n’était pas « un fervent partisan du bitcoin et des autres cryptomonnaies », qui pour lui n’étaient « pas des monnaies », dont la valeur Ă©tait « trĂšs volatile et basĂ©e sur du vent » et qui facilitaient « le trafic de drogues et d’autres activitĂ©s illĂ©gales ». En revanche, cinq ans plus tard, Ă  la confĂ©rence de Nashville sur Bitcoin de juillet 2024, il promettait au public qu’il serait « le prĂ©sident pro-innovation et pro-bitcoin dont l’AmĂ©rique a besoin » et qu’il formerait une « rĂ©serve nationale stratĂ©gique de bitcoins » avec les fonds saisis par les agences fĂ©dĂ©rales.

Comment expliquer ce revirement ? On pourrait l’attribuer au « comportement erratique » du prĂ©sident, une caractĂ©ristique rĂ©guliĂšrement mise en avant par ses dĂ©tracteurs. Mais ce changement d’opinion peut aussi s’expliquer par un Ă©lĂ©ment demeurĂ© constant chez lui : son attachement au dollar et au rĂŽle international du billet vert. La chose qui a Ă©voluĂ© est qu’il voit dĂ©sormais le secteur cryptoĂ©conomique (la « crypto » comme il aime le dire) comme un moyen de soutenir la suprĂ©matie de la monnaie amĂ©ricaine, notamment par le biais des stablecoins indexĂ©s sur le dollar.

Les stablecoins sont des monnaies numĂ©riques adossĂ©es Ă  une monnaie peu volatile, dont le transfert se fait sur des chaines blocs dĂ©centralisĂ©es comme Bitcoin ou Ethereum. Le plus emblĂ©matique de ces stablecoins — le plus ancien et le plus important — est le Tether USD (ou USDT), qui est gĂ©rĂ© par la sociĂ©tĂ© Tether Ltd. et qui se base, comme son nom l’indique, sur le dollar amĂ©ricain. LancĂ© en 2014 sur la chaine de Bitcoin, il a connu une croissance phĂ©nomĂ©nale pour reprĂ©senter aujourd’hui plus de 185 milliards de dollars. Depuis 2025, il est devenu un Ă©lĂ©ment non nĂ©gligeable de la politique Ă©trangĂšre de l’actuelle administration fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine, aux cĂŽtĂ©s d’autres stablecoins comme l’USDC.

Cette intĂ©gration institutionnelle des stablecoins s’inscrit en opposition totale avec la philosophie de la cryptomonnaie. Bitcoin s’est, on le rappelle, construit comme une monnaie rĂ©sistante Ă  la censure et dĂ©flationniste, et le stablecoin de Tether est l’antithĂšse de cette proposition : l’entreprise peut geler les comptes Ă  volontĂ©, et la monnaie est soumise Ă  la dĂ©prĂ©ciation du dollar. En raison de son implication dans le destin de la cryptomonnaie, on peut qualifier Tether de cheval de Troie de l’asservissement financier : un cadeau empoisonnĂ©, dont on perçoit les avantages, mais qui nous mĂšne Ă  une dĂ©faite cuisante. C’est la thĂšse que nous allons dĂ©fendre dans cet article.

Le rÎle précurseur de Paypal

Avant d’aborder le sujet des stablecoins proprement dit, il convient d’évoquer le cas de PayPal, qui constitue en quelque sorte leur prĂ©curseur. PayPal est un service de paiement qui a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par l’entreprise Confinity Inc. Ă  la fin des annĂ©es 90. Il permettait d’effectuer des paiements faciles et sans frais entre adresses de courrier Ă©lectronique, et se destinait Ă  l’envoi de paiements simples entre particuliers (pay pal signifie littĂ©ralement « payer copain »). Construit en surcouche du systĂšme bancaire, le service se rĂ©munĂ©rait grĂące Ă  l’argent de ses utilisateurs, qui Ă©tait placĂ© Ă  intĂ©rĂȘts.

Confinity Inc. a Ă©tĂ© fondĂ©e en 1998 par Peter Thiel, diplĂŽmĂ© de philosophie Ă  l’universitĂ© Stanford, et Max Levchin, un informaticien juif ukrainien ayant Ă©migrĂ© aux États-Unis Ă  la suite de la chute de l’URSS. En tant que PDG, Peter Thiel assumait le rĂŽle d’idĂ©ologue de l’entreprise. Il se dĂ©crivait alors comme libertarien, conservateur et girardien1. Pour lui, PayPal Ă©tait un moyen de libĂ©ration, qui devait notamment permettre aux gens souffrant de l’hyperinflation dans des pays comme la Russie ou la Serbie de bĂ©nĂ©ficier des avantages apportĂ©s par une monnaie stable, et en particulier le dollar. En 1999, il expliquait ainsi Ă  son Ă©quipe :

« La plupart des gens ordinaires n’ont jamais l’occasion d’ouvrir un compte Ă  l’étranger ou de mettre la main sur plus de quelques billets d’une monnaie stable comme le dollar amĂ©ricain. Un jour, PayPal sera en mesure de changer cette situation. À l’avenir, lorsque notre service sera disponible en dehors des États-Unis et que la pĂ©nĂ©tration d’Internet continuera Ă  s’étendre Ă  tous les niveaux Ă©conomiques, PayPal permettra aux citoyens du monde entier d’exercer un contrĂŽle plus direct sur leurs monnaies qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant2. »

Cette idĂ©e de remplacer les monnaies Ă©trangĂšres par le dollar pour mettre fin aux hyperinflations se retrouvait dans son discours donnĂ© Ă  Oakland en Californie pour l’Independent Institute en octobre 1999. Il a par la suite confirmĂ© (voire enjolivĂ©) cette vision initiale, en dĂ©clarant en 2009 que « l’idĂ©e qui a prĂ©sidĂ© Ă  la fondation de PayPal Ă©tait la crĂ©ation d’une nouvelle monnaie mondiale, libre de toute dilution et de tout contrĂŽle Ă©tatique ».

Peter Thiel en 1999 (Youtube)

Toutefois, tout ne s’est pas passĂ© comme prĂ©vu. En l’an 2000, en raison de problĂšmes de financement, Confinity a dĂ» fusionner avec la sociĂ©tĂ© X.com d’Elon Musk pour former PayPal Inc. Puis, au fil des annĂ©es, l’entreprise s’est conformĂ©e Ă  des contraintes rĂšglementaires de plus en plus drastiques, y compris en dehors des États-Unis, ce qui a Ă©branlĂ© l’effet libĂ©rateur escomptĂ©. Elle procĂšde ainsi rĂ©guliĂšrement Ă  des gels de compte arbitraires, comme celui de WikiLeaks en 2010.

Le destin de Peter Thiel lui-mĂȘme est aussi intĂ©ressant, car le visionnaire de PayPal a Ă©voluĂ© et s’est depuis impliquĂ© dans l’appareil politique amĂ©ricain. En 2004, il a cofondĂ© la sociĂ©tĂ© de surveillance informatique Palantir Technologies, dont les logiciels sont utilisĂ©s (entre autres) par les services de renseignement, comme la NSA aux États-Unis, le GCHQ au Royaume-Uni ou la DGSI en France. Il a aussi largement soutenu la carriĂšre politique de J. D. Vance, l’actuel vice-prĂ©sident des États-Unis, en le prĂ©sentant Ă  Donald Trump en 2021 et en finançant sa campagne pour les Ă©lections sĂ©natoriales de 2022.

Peter Thiel est Ă©galement liĂ© Ă  David Sacks, entrepreneur sud-africain ayant aussi Ă©tudiĂ© Ă  Stanford, avec qui il a publiĂ© l’ouvrage The Diversity Myth en 1995, pour dĂ©noncer l’effet nĂ©faste du politiquement correct et du multiculturalisme sur les campus universitaires amĂ©ricains. David Sacks l’a accompagnĂ© dans l’aventure Confinity, oĂč il travaillait sur le marketing pour le produit PayPal, et il est devenu le directeur de l’exploitation aprĂšs la fusion. AprĂšs avoir rĂ©alisĂ© un certain nombre d’investissements fructueux dans la Silicon Valley, il s’est aussi impliquĂ© en politique, et il a fini par ĂȘtre nommĂ© « czar » chargĂ© de la cryptomonnaie et de l’intelligence artificielle auprĂšs de la Maison-Blanche en janvier 2025.

Les deux hommes font partie de la « mafia PayPal », surnom donné au groupe informel des anciens fondateurs ou employés de la société qui ont depuis fondé et développé des entreprises technologiques de la Silicon Valley.

Photographie de la « mafia PayPal » prise au Tosca Café à San Francisco en octobre 2007 (Robyn Twomey pour Fortune). Peter Thiel et Max Levchin y apparaissent au premier plan ; David Sacks est derriÚre Thiel sur sa gauche.

L’émergence des stablecoins

PayPal a ainsi Ă©chouĂ© Ă  devenir un moyen de libĂ©ration financiĂšre et s’est simplement transformĂ© en un service de paiement classique. Toutefois, avec l’émergence de Bitcoin en 2010, un vent d’innovation a soufflĂ© sur le secteur financier. L’absence de besoin d’autorisation permettait Ă  n’importe qui de lancer un service sans se soucier de la rĂšglementation en premier lieu. Et les stablecoins ont fait partie des premiers projets Ă  se manifester.

Comme nous l’avons expliquĂ© en introduction les stablecoins (ou « cryptomonnaies stables ») sont des jetons numĂ©riques arrimĂ©s Ă  une monnaie peu volatile, le plus souvent au dollar amĂ©ricain. Ils sont transfĂ©rĂ©s par le biais d’un ou de plusieurs systĂšmes cryptoĂ©conomiques dĂ©centralisĂ©s comme Bitcoin, Ethereum ou Solana. Leur premier avantage est de permettre Ă  l’utilisateur d’échapper Ă  la volatilitĂ© propre aux cryptomonnaies, de maniĂšre simple et directe.

Le concept de stablecoin est apparu vers 2011–2012 avec le mouvement « Bitcoin 2.0 », une mouvance qui visait Ă  amĂ©liorer Bitcoin en lui adjoignant des fonctionnalitĂ©s supplĂ©mentaires. C’est de ce mouvement qu’ont Ă©mergĂ© les diffĂ©rents modĂšles de piĂšces colorĂ©es (ChromaWay, Open Assets, Colored Coins), les mĂ©taprotocoles Mastercoin et Counterparty, et les systĂšmes cryptoĂ©conomiques externes Ă  Bitcoin comme Bitshares, NXT et Ethereum.

L’idĂ©e du stablecoin a en particulier germĂ© au sein du projet Mastercoin (qui serait rebaptisĂ© Omni en 2015). Il s’agissait d’un systĂšme bĂąti en surcouche de Bitcoin, sur lequel les utilisateurs pouvaient Ă©mettre leurs propres jetons, appelĂ©s user currencies, grĂące Ă  des commandes inscrites sur la chaine de Bitcoin et interprĂ©tĂ©es par un logiciel spĂ©cifique. Mastercoin a Ă©tĂ© imaginĂ© en janvier 2012 par J. R. Willett, un dĂ©veloppeur amĂ©ricain de 32 ans travaillant pour un fabricant d’équipements aĂ©ronautiques. On lui attribue Ă©galement l’invention du concept de stablecoin, qu’il a formalisĂ© dans le livre blanc de son projet, intitulĂ© « The Second Bitcoin White Paper », en ces termes :

« Il est possible de concevoir des outils permettant aux utilisateurs finaux de crĂ©er des monnaies ayant une valeur stable, indexĂ©e sur une monnaie externe ou une marchandise extĂ©rieure. De cette maniĂšre, les utilisateurs de ces monnaies peuvent possĂ©der une monnaie virtuelle stabilisĂ©e, rattachĂ©e au dollar amĂ©ricain, Ă  l’euro, Ă  l’once d’or, au baril de pĂ©trole, etc. »

User currencies présentées sur Mastercoin.org en septembre 2013

Le systĂšme Mastercoin a Ă©tĂ© lancĂ© au cours de l’étĂ© 2013, Ă  la suite d’une ICO d’un mois, qui a recueilli 5 120 BTC soit un demi-million de dollars Ă  l’époque ! Le montant obtenu (tout Ă  fait inattendu) a motivĂ© la crĂ©ation d’une organisation spĂ©ciale, la Fondation Mastercoin, pour que la gestion de l’argent puisse se faire. Les membres fondateurs Ă©taient des investisseurs. On y trouvait notamment Brock Pierce, ancien enfant acteur pour Disney (Les Petits champions, PrĂ©sident junior), qui Ă©tait devenu investisseur prolifique dans le jeu vidĂ©o puis dans la cryptomonnaie.

Brock Pierce en 2013, interrogé lors de la UInvest Crowdfunding Conference (Youtube)

Il a fallu attendre 2014 pour que les stablecoins deviennent rĂ©alitĂ©. Les premiers jetons de ce type ont Ă©tĂ© les stablecoins « dĂ©centralisĂ©s » non collatĂ©ralisĂ©s, dont la valeur dĂ©pendait d’un systĂšme de compensation algorithmique. Ils ont Ă©tĂ© Ă©mis sur des chaines de blocs alternatives : tel Ă©tait le cas du bitUSD lancĂ© sur BitShares en aoĂ»t 2014, et de l’USNBT dĂ©ployĂ© sur NuBits en septembre. Ces modĂšles avaient leur utilitĂ©, mais ils Ă©taient sujets Ă  une forte instabilitĂ©, si bien que les gens ont prĂ©fĂ©rĂ© se tourner vers les stablecoins centralisĂ©s, comme le Tether USD (ayant pour sigle boursier USDT).

Le lancement de Tether

Le projet Tether (de l’anglais to tether signifiant « attacher ») a Ă©tĂ© annoncĂ© le 8 juillet 2014 sous le nom de Realcoin : il s’agissait d’émettre des jetons stables par rapport au dollar sur le protocole Mastercoin. L’entreprise gĂ©rant le projet a Ă©tĂ© cofondĂ©e par trois personnes : Brock Pierce, dont on a dĂ©jĂ  parlé ; Reeve Collins, entrepreneur dans le secteur de la publicité ; et Craig Sellars, dĂ©veloppeur de logiciel qui occupait depuis fĂ©vrier le poste de directeur technique de la Fondation Mastercoin. Le but affichĂ© de Realcoin Ă©tait d’« apporter les avantages de Bitcoin au dollar amĂ©ricain », en passant par le rĂ©seau Bitcoin pour effectuer des transactions Ă  faible coĂ»t sans recourir Ă  un tiers, et de constituer une « alternative non volatile » Ă  la cryptomonnaie de Satoshi, dont la valeur Ă©tait trĂšs fluctante.

Capture du site de Realcoin en juillet 2014 (Coindesk)

La promesse de Realcoin, c’était que son stablecoin garde une valeur proche du dollar amĂ©ricain en Ă©tant garanti par des « rĂ©serves en dollars, toutes dĂ©tenues dans des placements prudents », et auditĂ©es par une entitĂ© indĂ©pendante. En pratique, la convertibilitĂ© est assurĂ©e Ă  paritĂ© par l’entreprise. Si le prix du stablecoin baisse, on peut en acheter sur le marchĂ© et cĂ©der cette monnaie pour un profit ; si son prix augmente, on peut s’en procurer auprĂšs de la sociĂ©tĂ© et la vendre sur le marchĂ© pour un profit. La stabilitĂ© vis-Ă -vis du dollar est ainsi maintenue, pour autant que l’entreprise ne s’amuse pas Ă  utiliser les dollars reçus pour investir dans des actifs risquĂ©s.

Les premiers jetons ont Ă©tĂ© Ă©mis sur Mastercoin le 6 octobre 2014, lançant ce qui deviendrait un rĂ©el phĂ©nomĂšne Ă  l’échelle mondiale. Le projet Realcoin a rapidement Ă©tĂ© renommĂ© Tether en novembre 2014, afin d’éviter d’ĂȘtre associĂ© aux cryptomonnaies alternatives utilisant le suffixe « coin » comme Litecoin, Dogecoin ou Feathercoin. De plus, le nom « RealCoin » Ă©tait dĂ©jĂ  utilisĂ© par un altcoin alors inactif.

Logo de Tether en 2015 (Tether.to)

La relĂšve de Bitfinex

En novembre 2014, Tether a annoncĂ© avoir conclu un partenariat avec la plateforme de trading sur marge Bitfinex. Cette derniĂšre avait Ă©tĂ© fondĂ©e en octobre 2012 par un technicien informatique français du nom de RaphaĂ«l Nicolle, qui avait Ă©tĂ© vite rejoint par Giancarlo Devasini, un chirurgien esthĂ©tique italien reconverti en vendeur d’électronique, et Jean-Louis Van Der Velde, un entrepreneur nĂ©erlandais expatriĂ© en Asie de l’Est.

Le projet Tether a dĂšs le dĂ©part Ă©tĂ© Ă©troitement liĂ© Ă  Bitfinex. D’aprĂšs Philip Potter, directeur de la stratĂ©gie de Bitfinex, l’équipe Ă©tait en effet en relation avec les membres de la Fondation Mastercoin au cours de l’annĂ©e 2014 pour mettre au point le stablecoin. De plus, bien que les deux structures aient Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es comme distinctes, les gens impliquĂ©s dans Bitfinex l’étaient aussi (plus ou moins secrĂštement) dans Tether. Comme l’ont rĂ©vĂ©lĂ© les Paradise Papers en 2017, la sociĂ©tĂ© Tether Holdings Ltd. a Ă©tĂ© enregistrĂ©e dans les Ăźles Vierges britanniques en septembre 2014 par Giancarlo Devasini et Philip Potter. On peut aussi citer le cas de Stuart Hoegner, qui a longtemps Ă©tĂ© conseiller pour les deux entreprises.

L’équipe de direction de Bitfinex en 2018 (Bitfinex.com)

Cette connivence a aidĂ© Tether Ă  se lancer sur le marchĂ©. Le 15 janvier 2015, L’USDT a Ă©tĂ© ajoutĂ© sur Bitfinex en tant que mĂ©thode de dĂ©pĂŽt et de retrait en dollars. Cette intĂ©gration a permis de garantir la convertibilitĂ© d’un point de vue pratique : l’utilisateur moyen pouvait ainsi envoyer de l’USDT sur Bitfinex, obtenir le montant Ă©quivalent en dollars, et les retirer par un autre moyen.

Peu Ă  peu, les fondateurs officiels de Tether se sont retirĂ©s du projet (l’implication de Brock Pierce ayant cessĂ© en 20153) et Bitfinex a pris le relai. En 2018, la sociĂ©tĂ© Tether Holdings Ltd. Ă©tait ainsi contrĂŽlĂ©e Ă  86 % par quatre individus, tous impliquĂ©s dans la plateforme de change : Giancarlo Devasini (43 %), Jean-Louis van der Velde (15 %), Stuart Hoegner (15 %) et Christopher Harborne (12 %).

Les plateformes de change et la bulle de 2017

Le jeton de Tether constituait une aubaine pour les plateformes de change et leurs utilisateurs. D’une part, les plateformes avaient du mal Ă  se bancariser, et voyaient dans l’USDT un mode de dĂ©pĂŽt et de retrait fiable en dollars (Liberty Reserve Ă©tait fermĂ©e depuis mai 2013). D’autre part, Tether permettait aux utilisateurs de ne pas rĂ©aliser une cession contre une monnaie Ă©tatique, et par consĂ©quent de ne pas avoir Ă  payer la taxe sur les plus-values immĂ©diatement (cette Ă©chappatoire a Ă©tĂ© abrogĂ©e en 2018 aux États-Unis).

L’intĂ©gration aux principales plateformes de l’écosystĂšme s’est dĂ©roulĂ©e entre 2015 et 2017. La place de marchĂ© Poloniex (trĂšs populaire Ă  cette Ă©poque-lĂ ) a ajoutĂ© l’USDT Ă  son offre en fĂ©vrier 2015. La cotation au comptant créée a permis au jeton d’apparaitre sur CoinMarketCap le mĂȘme jour. Dans les deux annĂ©es qui ont suivi, la plupart des plateformes ont Ă©galement intĂ©grĂ© le stablecoin : ShapeShift en avril 2015, Cryptsy en mai, Bittrex en dĂ©cembre, Kraken en mars 2017 et la toute nouvelle Binance en aoĂ»t 2017.

En 2017, avec le marchĂ© haussier du prix du bitcoin, le phĂ©nomĂšne a commencĂ© Ă  prendre de l’ampleur. Le nombre d’USDT Ă©mis est passĂ© de 7 millions Ă  la fin de l’annĂ©e 2016 Ă  55 millions en mars 2017, puis Ă  445 millions en septembre. À la fin de l’annĂ©e, il y avait plus d’un milliard d’USDT en circulation !

Cette croissance du Tether USD ne s’est pas faite sans remontrances, dont certaines sont provenues d’un internaute se faisant appeler Bitfinex’ed, qui s’est spĂ©cialisĂ© dans la rĂ©vĂ©lation des manƓuvres parfois douteuses de Bitfinex et de Tether. Des doutes ont ainsi planĂ© sur le fait que la sociĂ©tĂ© Tether Ltd. conservait bien tout en rĂ©serve et n’en profitait pas pour faire des investissements risquĂ©s. On a suspectĂ© la sociĂ©tĂ© d’acheter du bitcoin en masse pour faire monter son prix et nourrir l’enthousiasme spĂ©culatif, de façon Ă  accroitre la demande pour les USDT sur les plateformes de change et Ă  acheter plus de BTC. On a aussi questionnĂ© la relation incestueuse qu’entretenait Tether avec Bitfinex, qui venait de subir un piratage catastrophique (120 000 bitcoins volĂ©s soit environ 70 millions de dollars) et qui rencontrait des problĂšmes de bancarisation.

Ces soupçons sont devenus rĂ©alitĂ© en 2021 lorsque la sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă  payer une amende de 41 millions de dollars par la CFTC, pour n’avoir dĂ©tenu « des rĂ©serves fiduciaires suffisantes pour la garantie des jetons USDT en circulation que pendant 27,6 % du temps sur une pĂ©riode de rĂ©fĂ©rence de 26 mois comprise entre 2016 et 2018 ». Cependant, Tether a fini par se mettre en rĂšgle en 2019, et elle a depuis adoptĂ© une stratĂ©gie de transparence, en publiant un bilan dĂ©taillĂ© de ses avoirs Ă  la fin de chaque trimestre.

La finance décentralisée

À partir de la fin de l’annĂ©e 2017, le Tether USD a commencĂ© Ă  ĂȘtre Ă©mis sur d’autres chaines de blocs, qui se prĂ©sentaient comme des plateformes dĂ©diĂ©es aux contrats autonomes. Le systĂšme Ethereum, qui venait de connaitre le succĂšs grĂące Ă  la « folie des ICO », a ainsi accueilli une premiĂšre Ă©mission d’USDT en novembre 2017. D’autres ont suivi : Tron en 2019, puis Solana et Avalanche en 2021.

Mais le phĂ©nomĂšne ne s’est pas arrĂȘtĂ© lĂ , et des concurrents Ă  Tether sont apparus. Le principal, l’USDC, a Ă©tĂ© lancĂ© en 2018 par la sociĂ©tĂ© Circle, et il est aujourd’hui 2,3 moins gros que l’USDT. On peut Ă©galement citer le dai, stablecoin collatĂ©ralisĂ© supposĂ©ment dĂ©centralisĂ©, qui a Ă©tĂ© lancĂ© en dĂ©cembre 2017, renommĂ© USDS en 2024, et qui est aujourd’hui garanti pour moitiĂ© par de l’USDC.

Cette construction a posĂ© les bases de la « finance dĂ©centralisĂ©e » (ou DeFi), qui se proposait de reproduire les outils du systĂšme financier traditionnel (comme le prĂȘt sur gages, l’échange boursier ou les produits dĂ©rivĂ©s) de maniĂšre numĂ©rique, dĂ©centralisĂ©e, ouverte et transparente. Cette tendance a connu une grande popularitĂ© pendant l’étĂ© 2020, Ă  tel point que ce dernier a pris le surnom de « DeFi Summer ».

La vague de la finance dĂ©centralisĂ©e a largement fait les affaires de Tether, qui voyait son stablecoin ĂȘtre utilisĂ© au sein de protocoles divers en tant que garantie ou de moyen d’échange. Le nombre d’USDT en circulation est ainsi passĂ© de 4,3 milliards en avril 2020 Ă  83 milliards en avril 2022, soit une multiplication par 19 en deux ans. La finance dĂ©centralisĂ©e a Ă©galement Ă©largi le modĂšle Ă©conomique des stablecoins : pour l’utilisation des protocoles de DeFi, la dĂ©tention de stablecoins devait se faire en propre, plutĂŽt que par le biais de plateformes de change centralisĂ©es. L’activitĂ© directe de ces jetons sur les chaines de blocs (jusqu’alors quasi inexistante) a ainsi connu une croissance prodigieuse : le volume mensuel d’USDT transfĂ©rĂ©s a ainsi dĂ©passĂ© les 600 milliards de dollars en avril 2021.

Évolution du volume on-chain mensuel de l’USDT (source : Paolo Ardoino)

Le dollar numérique pour le monde en développement

Un autre cas d’utilisation s’est dĂ©veloppĂ© durant la mĂȘme pĂ©riode : l’utilisation de Tether dans les pays en dĂ©veloppement, que ce soit en AmĂ©rique latine, en Asie du Sud-Est, au Proche-Orient ou en Afrique. Les habitants de certaines rĂ©gions du monde, et l’AmĂ©rique latine en particulier, utilisent souvent le dollar, de maniĂšre formelle ou informelle, en raison de sa volatilitĂ© rĂ©duite et de son acceptation mondiale. Dans les pays oĂč le taux d’inflation est Ă©levĂ©, les gens recherchent en effet une rĂ©serve de valeur fiable Ă  court terme, qui ne soit pas sujette Ă  des cycles spĂ©culatifs comme le bitcoin. Cela s’est vu en Argentine lorsque, dans les annĂ©es 2010, la forte inflation du peso couplĂ© Ă  un contrĂŽle des changes strict a provoquĂ© l’apparition d’une unitĂ© de compte parallĂšle appelĂ©e le « blue dollar », suivant le taux de change du marchĂ© noir, plus Ă©levĂ© que le taux de change officiel.

Au fur et Ă  mesure des annĂ©es, l’utilisation de l’USDT et des stablecoins dans ces pays s’est popularisĂ©e, notamment par le biais de solutions de transfert Ă  frais faibles, comme la blockchain Tron, la surcouche Polygon ou le systĂšme de transfert interne de Binance. On a ainsi pu voir Tether et les stablecoins ĂȘtre adoptĂ©s localement dans des pays variĂ©s comme l’Argentine, le BrĂ©sil, la Colombie, le Venezuela, la Bolivie, le Liban, la Turquie, le NigĂ©ria, les Philippines ou le Vietnam. Cette adoption se traduit en particulier par une demande forte sur les plateformes de change, oĂč le change entre les monnaies nationales et les stablecoins est beaucoup plus Ă©levĂ©.

Part du volume sur les plateformes en change en AmĂ©rique latine en 2023–2024 (source : Chainalysis)

À partir de 2022, la communication de Tether s’est davantage axĂ©e sur ce cas d’utilisation, pour mettre en avant son cĂŽtĂ© humanitaire. La sociĂ©tĂ© se prĂ©sente comme une bienfaitrice qui vient rĂ©soudre les problĂšmes que les gens rencontrent avec leurs systĂšmes monĂ©taires locaux. Tether rappelle ainsi rĂ©guliĂšrement que l’une de ses missions est d’apporter l’« inclusion financiĂšre » aux populations qui n’ont pas nĂ©cessairement accĂšs aux solutions occidentales. À cette fin symbolique, Tether a dĂ©placĂ© son siĂšge social au Salvador en janvier 2025.

Ce changement de communication coĂŻncide avec l’émergence de Paolo Ardoino Ă  la tĂȘte de la sociĂ©tĂ©. Paolo Ardoino est un programmeur et entrepreneur italien, qui se spĂ©cialisait Ă  l’origine dans la cybersĂ©curitĂ© et dans la fintech. Il a rejoint Bitfinex en tant que dĂ©veloppeur en 2014 et il en est devenu le directeur technique en 2016 (position qu’il occupait toujours en 2025). En parallĂšle, il a Ă©tĂ© nommĂ© directeur technique de Tether Ltd. en 2017. En 2023, Paolo Ardoino a commencĂ© Ă  s’exprimer au nom de l’entreprise, et il a finalement accĂ©dĂ© au poste de PDG en dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, succĂ©dant Ă  Jean-Louis Van Der Velde. Il a ainsi accompagnĂ© la troisiĂšme phase de la croissance de Tether qui s’est produite entre 2023 et aujourd’hui.

Le succĂšs de Tether

Ces diffĂ©rentes utilisations de l’USDT (plateformes de change, finance dĂ©centralisĂ©e, rĂ©serve de valeur dans les pays en dĂ©veloppement) se sont rĂ©vĂ©lĂ©es extrĂȘmement lucratives pour Tether. AprĂšs une annĂ©e 2022 difficile — lors de laquelle le prix des cryptomonnaies a fortement baissĂ©, ce qui a entrainĂ© des conversions en dollars, notamment Ă  la suite de l’effondrement du stablecoin algorithmique TerraUSD en mai — la quantitĂ© d’USDT en circulation a continuĂ© Ă  croitre, en doublant en l’espace de 3 ans. Elle est ainsi passĂ© de 83 milliards en avril 2022 Ă  174 milliards en septembre 2025.

Évolution du nombre d’USDT en circulation (source : Paolo Ardoino)

Ce succĂšs s’est rĂ©vĂ©lĂ© particuliĂšrement lucratif pour Tether, qui tire ses bĂ©nĂ©fices de ses placements : tout dĂ©pĂŽt est ainsi placĂ© sur un produit financier qui lui rapporte un intĂ©rĂȘt. Par exemple, les bons du TrĂ©sor Ă  Ă©chĂ©ance courte (la principale garantie derriĂšre l’USDT aujourd’hui) rapportent aujourd’hui 3,8 % par an, ce qui reprĂ©sente une coquette somme si le montant placĂ© s’élĂšve Ă  plusieurs dizaines de milliards de dollars (6,6 milliards d’intĂ©rĂȘts pour 174 milliards de principal). L’entreprise a relativement peu de charges (200 employĂ©s environ), si bien que ses bĂ©nĂ©fices approchent de son chiffre d’affaires. Entre octobre 2024 et septembre 2025, la sociĂ©tĂ© a ainsi gĂ©nĂ©rĂ© un bĂ©nĂ©fice net de plus de 10 milliards de dollars ! Par comparaison, le rĂ©sultat net de Blackrock ont Ă©tĂ© de 6,3 milliards de dollars en 2024.

Il semble inutile de prĂ©ciser que les quelques personnes impliquĂ©es dans l’entreprise en ont profitĂ© grassement. Les quelques associĂ©s impliquĂ©s dans la sociĂ©tĂ© sont ainsi devenus milliardaires. C’est en particulier le cas de Giancarlo Devasini, dont la fortune est estimĂ©e Ă  22,4 milliards de dollars par Forbes, qui a Ă©tĂ© sacrĂ© l’« homme le plus riche du Tessin » en 2024. Paolo Ardoino possĂšderait lui un patrimoine d’environ 9,5 milliards de dollars.

Cependant, la rĂ©ussite de Tether n’est pas seulement attribuable Ă  des objectifs qui seraient purement altruistes ; elle cache aussi des intĂ©rĂȘts autrement plus cyniques, relevant de l’impĂ©rialisme amĂ©ricain.

Un outil de l’impĂ©rialisme amĂ©ricain

Les États-Unis d’AmĂ©rique se sont construits sur un modĂšle expansionniste dĂšs leur crĂ©ation. AprĂšs avoir colonisĂ© un vaste territoire continental lors de la « ConquĂȘte de l’Ouest », ils ont commencĂ© Ă  exercer une influence de plus en plus grande Ă  l’étranger, en intervenant militairement si le besoin se faisait ressentir. En particulier, ils ont revendiquĂ© une domination croissante sur les AmĂ©riques (qu’ils appellent l’« hĂ©misphĂšre occidental »), conformĂ©ment au corollaire Roosevelt de la doctrine Monroe, formulĂ© par Theodore Roosevelt en 1904 et rappelĂ© dans la derniĂšre « stratĂ©gie de sĂ©curitĂ© nationale » publiĂ©e en dĂ©cembre 2025. Leur implication dans la PremiĂšre et surtout dans la Seconde Guerre mondiale leur a permis de former une vĂ©ritable armĂ©e permanente et d’accroitre leur influence militaire autour du monde, pour les mener Ă  leur situation d’aujourd’hui.

Cet impĂ©rialisme est aussi passĂ© par la monnaie. Le rĂŽle du dollar Ă  l’international est en effet dĂ©terminant pour financer l’État fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain (grĂące au seigneuriage) et, ce qui est une caractĂ©ristique plus rĂ©cente, pour contrĂŽler les Ă©changes Ă©conomiques (censure). Les accords de Bretton Woods signĂ©s Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale ont par exemple constituĂ© une vassalisation monĂ©taire des États europĂ©ens aux États-Unis, un Ă©tat de fait constatĂ© en 1964 par ValĂ©ry Giscard d’Estaing et le gĂ©nĂ©ral de Gaulle (alors au pouvoir en France) qui dĂ©nonçaient le « privilĂšge exorbitant » du dollar. On peut aussi citer le rĂ©gime des pĂ©trodollars, instaurĂ© au dĂ©but des annĂ©es 70 par influence diplomatique, qui a obligĂ© les pays exportateurs de pĂ©trole du Moyen-Orient Ă  utiliser uniquement la monnaie amĂ©ricaine pour vendre leur production, assurant une demande certaine pour le billet vert.

Aujourd’hui, les stablecoins adossĂ©s au dollar forment une aubaine unique pour l’État fĂ©dĂ©ral. Alors que le rĂ©gime de pĂ©trodollars dĂ©cline et que le taux de change chute Ă  cause des droits de douane imposĂ©s par Donald Trump en dĂ©but d’annĂ©e4, il est devenu en effet vital pour les États-Unis de trouver d’autres moyens permettant de continuer Ă  financer leur train de vie, et les stablecoins en font partie. Tether en particulier est devenu l’un des principaux crĂ©anciers de l’État fĂ©dĂ©ral : depuis 2021, les rĂ©serves en instruments financiers sont conservĂ©es auprĂšs de la sociĂ©tĂ© de courtage Cantor Fitzgerald (dont le PDG et actionnaire majoritaire, Howard Lutnick, est devenu secrĂ©taire au commerce des États-Unis en 2025) et se composent principalement de bons du TrĂ©sor amĂ©ricain. En septembre 2025, les bons du TrĂ©sor reprĂ©sentaient 62 % des rĂ©serves totales de Tether Ltd., ce qui plaçait la sociĂ©tĂ© au niveau de la 17e position dans le classement des États dĂ©tenant de la dette amĂ©ricaine, au-dessus de la CorĂ©e du Sud.

En outre, Tether entretient des relations de plus en plus Ă©troites avec l’État fĂ©dĂ©ral, ce qui offre Ă  ce dernier une mainmise sur les opĂ©rations financiĂšres rĂ©alisĂ©es avec le stablecoin. En dĂ©cembre 2023, Paolo Ardoino dĂ©clarait ainsi que « Tether [aspirait] Ă  devenir un partenaire de classe mondiale pour les États-Unis, en continuant Ă  aider les forces de l’ordre et Ă  Ă©tendre l’hĂ©gĂ©monie du dollar Ă  l’échelle mondiale ». L’USDT constitue donc une arme de diffusion du dollar autour du monde, en Ă©tant transfĂ©rĂ© par le biais d’un systĂšme dĂ©centralisĂ©, qui Ă©chappe au contrĂŽle direct des États les plus faibles.

L’internĂ©tisation de la monnaie a pour effet d’accentuer la guerre monĂ©taire entre les États, car il devient plus aisĂ© de faire circuler sa monnaie sur un territoire Ă©tranger sans en contrĂŽler le cadre rĂšglementaire. C’est ce qui explique la rĂ©cente rĂ©action de l’oligarchie europĂ©enne, qui s’est largement opposĂ©e Ă  l’essor des stablecoins adossĂ©s au dollar. La lĂ©gislation de l’Union europĂ©enne a ainsi rĂ©cemment provoquĂ© un retrait de l’USDT des plateformes de change, Tether ayant refusĂ© de se conformer aux dispositions du rĂšglement MiCa entrĂ©es en vigueur en juin 2024, jugĂ©es trop restrictives. En parallĂšle, la BCE a repris le dĂ©veloppement de son euro numĂ©rique (MNBC), et un consortium composĂ© de dix banques europĂ©ennes a mis en chantier un nouveau projet de stablecoin adossĂ© Ă  l’euro.

De son cĂŽtĂ©, l’État fĂ©dĂ©ral amĂ©ricaine a Ă©galement serrĂ© la vis : mĂȘme s’il veut pousser les stablecoins, il tient Ă  ce qu’ils ne soient pas arrimĂ©s Ă  une monnaie Ă©trangĂšre et qu’ils puissent ĂȘtre contrĂŽlĂ© sur son propre territoire. Le 18 juillet 2025, l’administration Trump a ainsi fait passer le GENIUS Act, qui a clarifiĂ© (et alourdi) la rĂšglementation autour des stablecoins. La loi, qui devrait rapidement entrer en vigueur, exige que les stablecoins circulant aux États-Unis soient adossĂ©s Ă  100 % par des actifs liquides liĂ©s au dollar amĂ©ricain, afin de « protĂ©ger les consommateurs » et de « gĂ©nĂ©rer une demande accrue pour la dette amĂ©ricaine et consolider le statut du dollar en tant que monnaie de rĂ©serve mondiale ». De plus, elle impose aux Ă©metteurs de stablecoins de « mettre en place des programmes efficaces de lutte contre le blanchiment d’argent et de conformitĂ© aux sanctions, comprenant les Ă©valuations des risques, la vĂ©rification des listes de sanctions et l’identification des clients ». Pour se conformer, Tether a annoncĂ© le lancement d’un nouveau jeton, l’USAT, qui suivra la lĂ©gislation amĂ©ricaine. La sociĂ©tĂ© a embauchĂ© Bo Hines, ancien conseiller sur les cryptomonnaies auprĂšs de la Maison-Blanche, pour gĂ©rer sa branche amĂ©ricaine.

Cette approbation officielle a provoquĂ© une nouvelle vague dans la crĂ©ation de stablecoins. On a ainsi vu PayPal Ă©mettre son propre stablecoin, le PYUSD, sur Ethereum en 2022. De mĂȘme, le service financier World Liberty Financial, cofondĂ© entre autres par les fils de Donald Trump (Eric, Donald Jr. et Barron), a lancĂ© un jeton de ce type appelĂ© USD1 le 28 janvier 2025. Les stablecoins ont donc un bel avenir devant eux aux États-Unis.

Le cheval de Troie : Bitcoin ou Tether ?

Un cheval de Troie est un cadeau qui s’avĂšre ĂȘtre un piĂšge. C’est une rĂ©fĂ©rence au mythique cheval de bois offert lors de la guerre de Troie par les MycĂ©niens, qui combattaient les Troyens. Les MycĂ©niens se cachaient en rĂ©alitĂ© Ă  l’intĂ©rieur, si bien que les Troyens ont provoquĂ© leur propre destruction en amenant le cheval entre les murs de leur citĂ©.

Cette mĂ©taphore est rĂ©guliĂšrement utilisĂ©e dans l’écosystĂšme des cryptomonnaies. Bitcoin est ainsi parfois dĂ©signĂ© comme un « cheval de Troie de la liberté » : un actif allĂ©chant offert au systĂšme financier qui s’empresserait de l’adopter, ce qui conduirait Ă  dĂ©truire la base sur laquelle il repose, c’est-Ă -dire le contrĂŽle sur la monnaie.

MÚme Internet présentant Bitcoin comme le cheval de Troie de la liberté (Alex Gladstein)

Une variante de cette mĂ©taphore est apparue plus rĂ©cemment pour impliquer le stablecoin : d’aprĂšs cette thĂ©orie, Tether serait le cheval de Troie de Bitcoin, en constituant une Ă©tape de transition entre la monnaie fiat et la monnaie libre. Cette vision est entre autres portĂ©e par Paolo Ardoino lui-mĂȘme, qui est un bitcoineur convaincu et qui voit l’USDT comme une solution temporaire, permettant de faciliter l’adoption de Bitcoin.

Capture de la présentation de Paolo Ardoino à la conférence Bitcoin 2025 à Las Vegas, intitulée « Why Tether Loves Bitcoin » (source : Bitcoin Magazine)

Tether constitue effectivement un atout pour Bitcoin, en tout cas Ă  court terme. La sociĂ©tĂ© est l’un des plus gros dĂ©tenteurs de bitcoin : dans son rapport de septembre, il est indiquĂ© qu’elle possĂ©dait directement plus de 86 000 bitcoins en rĂ©serve, soit prĂšs de 10 milliards de dollars. Elle contrĂŽle Ă©galement 116 tonnes d’or, dont 12 servent Ă  garantir son stablecoin indexĂ© Ă  l’once d’or, le Tether Gold (XAUT).

De plus, l’implication de Tether dans Bitcoin va plus loin qu’une simple dĂ©tention : la sociĂ©tĂ© finance largement l’écosystĂšme, en s’impliquant dans des levĂ©es de fonds d’entreprises liĂ©es de prĂšs ou de loin Ă  Bitcoin dont Bitrefill, BTCPayServer ou Synonym. Tether s’investit Ă©galement dans l’éducation autour de la cryptomonnaie, en finançant l’universitĂ© en ligne gratuite PlanB Network ou des Ă©vĂšnements comme la confĂ©rence de Lugano.

Investissements de Tether entre 2020 et 2025 (source : Bennett Tomlin pour Protos)

Cette vision pour Tether est partagĂ©e par Saifedean Ammous, l’économiste auteur de L’Étalon-bitcoin et maximaliste prĂ©sumĂ©. Ce dernier a fait l’apologie du stablecoin dans son intervention Ă  la confĂ©rence de Las Vegas en mai, oĂč il cherchait Ă  montrer que le succĂšs de Tether serait Ă©galement positif pour Bitcoin, concluant que l’USDT Ă©tait « un bon moyen de s’affranchir progressivement du dollar ». Dans son argumentaire, il admet que Tether absorbe une partie de la dette amĂ©ricaine, mais que cela ne suffit pas Ă  la faire diminuer ; Ă  terme, cette dette est vouĂ©e Ă  ĂȘtre supprimĂ©e, directement par le dĂ©faut de paiement ou indirectement par la dĂ©valuation du dollar. Face Ă  cette double menace, Tether est incitĂ© Ă  se couvrir en achetant d’autres actifs indĂ©pendants du dollar comme l’or et le bitcoin. Le dĂ©clin de la monnaie amĂ©ricaine ferait que l’USDT finirait par se dĂ©coupler du dollar Ă  la hausse, un USDT s’échangeant contre plus d’un dollar. Le Tether deviendrait alors une monnaie privĂ©e adossĂ©e d’abord Ă  plusieurs actifs de rĂ©serves, et Ă  terme uniquement au bitcoin en raison de sa raretĂ© absolue.

Bref, cette vision correspond Ă  peu prĂšs au rĂȘve de Peter Thiel pour PayPal, qui voulait Ă  terme en faire « une nouvelle monnaie sur Internet qui supplante le dollar amĂ©ricain5 » comme nous l’avons vu au dĂ©but de cet article. Ainsi, bien qu’il existe des diffĂ©rences entre les deux, nous pouvons nous attendre Ă  ce que Tether connaisse le mĂȘme destin que PayPal.

Le cheval de Troie de l’asservissement financier

Tether est un service centralisĂ© qui, bien que son siĂšge se situe dans une juridiction hors des États-Unis, est directement liĂ© (comme son nom l’indique) au dollar. De ce fait, si la sociĂ©tĂ© voulait ignorer les lois amĂ©ricaines, l’État fĂ©dĂ©ral pourrait intervenir dans le cadre de l’« extraterritorialitĂ© du droit amĂ©ricain », comme il l’a fait pour Liberty Reserve en 2013. Tether Ltd. est donc contrainte de s’y soumettre, ce qu’elle est d’ailleurs en train de faire avec le GENIUS Act.

Aux États-Unis, le dĂ©ploiement d’une monnaie numĂ©rique de banque centrale a Ă©tĂ© interrompu par l’arrivĂ©e au pouvoir de Donald Trump. Toutefois, il ne s’agit pas d’un rejet d’une monnaie numĂ©rique centralisĂ©e, les stablecoins formant une « monnaie programmable et surveillable », pour reprendre l’expression de Mark Goodwin. Comme nous l’avons laissĂ© entendre, Tether gĂšle rĂ©guliĂšrement des comptes en suivant les directives amĂ©ricaines et en collaborant avec les agences de renseignement. En mars 2025, la sociĂ©tĂ© a par exemple aidĂ© le Secret Service Ă  bloquer 23 millions de dollars de fonds illicites liĂ©s Ă  des transactions sur la plateforme de change russe Garantex, soumise Ă  des sanctions. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mĂȘme si les gels semblent pour l’instant se limiter aux opĂ©rations criminelles de grande envergure. Bien loin d’apporter la libertĂ© monĂ©taire tant espĂ©rĂ©e, le Tether USD porte ainsi en lui les germes de la censure financiĂšre. C’est en cela qu’il constitue un cheval de Troie de l’asservissement financier : c’est un piĂšge vouĂ© Ă  se refermer, nonobstant la bonne foi des acteurs impliquĂ©s.

À la diffĂ©rence de la monnaie numĂ©rique de banque centrale, la menace des stablecoins est plus subtile et insidieuse, car ils ont bel et bien une utilitĂ©, surtout dans le cas oĂč ils bĂ©nĂ©ficieraient d’une grande latitude comme c’est le cas aujourd’hui. De plus, ils sont issus par des sociĂ©tĂ©s privĂ©es, en thĂ©orie sĂ©parĂ©es du pouvoir central, ce qui ajoute une Ă©tape dans l’application de la censure. C’est pourquoi il est plus difficile de les critiquer, contrairement aux MNBC.

Le fait est que les stablecoins profitent principalement au dollar et Ă  l’empire amĂ©ricain, pas au bitcoin. Pourtant, la complaisance vis-Ă -vis de Tether est particuliĂšrement grande chez les partisans les plus zĂ©lĂ©s de Bitcoin, dont un bon nombre n’hĂ©sitent pourtant pas Ă  mĂ©priser ouvertement les cryptomonnaies alternatives parce qu’elles seraient des « shitcoins ». On peut par exemple penser Ă  Adam Back, qui est un soutien de longue date de Bitfinex et de Tether, notamment Ă  cause de leur implication dans la sidechain Liquid dĂ©veloppĂ©e par son entreprise, Blockstream. En effet, puisque Tether finance aujourd’hui une grande partie de l’écosystĂšme, les gens recevant des fonds sont incitĂ©s Ă  ne pas trop critiquer l’USDT, et mĂȘme Ă  ne pas s’autoriser Ă  penser que ce serait un problĂšme. Pour reprendre les mots d’Upton Sinclair, « il est difficile de faire comprendre quelque chose Ă  un homme lorsque son salaire dĂ©pend prĂ©cisĂ©ment du fait qu’il ne la comprenne pas ».

Cette situation est prĂ©occupante pour Bitcoin car l’USDT est clairement un concurrent direct de la cryptomonnaie. Le stablecoin de Tether est en train de devenir la monnaie d’Internet, alors que le bitcoin se transforme chaque jour un peu plus en un or d’investissement qu’il conviendrait de conserver dans un coffre. Le rĂȘve d’une adoption par la base est en train de lentement s’évanouir : la confidentialitĂ© sur la chaine de blocs est fĂ©rocement combattue, l’évolution du protocole s’ossifie davantage, les dĂ©bats futiles se multiplient, les grandes confĂ©rences se sont transformĂ©es en sĂ©minaires politiques, etc.

Mais la guerre n’est pas perdue. Le prix devrait arrĂȘter de monter comme il l’a fait par le passĂ© — les rendements des cycles de hausse sont dĂ©croissants au cours du temps — ce qui devrait rĂ©tablir un Ă©quilibre entre les gens qui s’intĂ©ressent Ă  ce que Bitcoin apporte rĂ©ellement, et ceux qui sont lĂ  pour rĂ©aliser un gain financier rapide. Les rĂšglementations de plus en plus drastiques devraient pousser les acteurs Ă  opter pour une plus grande dĂ©centralisation, Ă  la fois pour la conservation, pour le minage et pour le commerce. Et dans le cas extrĂȘme oĂč l’instance BTC serait dĂ©finitivement capturĂ©e, nous pourrons profiter des autres mises en Ɠuvres du concept. Bitcoin est une trop bonne idĂ©e pour qu’on la laisse mourir.


Notes

Illustration : image gĂ©nĂ©rĂ©e avec Grok 4 / xAI. Texte : Ă©crit intĂ©gralement sans LLM. Un grand merci Ă  Édouard G. pour avoir relu cet article.

  1. Peter Thiel a Ă©tĂ© l’élĂšve du philosophe RenĂ© Girard Ă  Stanford, qui a laissĂ© une profonde empreinte sur lui comme en tĂ©moignent ses interventions publiques jusqu’à aujourd’hui. ↩
  2. Propos rapportĂ©s par Eric M. Jackson dans The PayPal Wars (World Ahead Pub., 2012). ↩
  3. Brock Pierce s’est rattrapĂ© en fondant Block.one en 2017, sociĂ©tĂ© qui a rĂ©alisĂ© une ICO de plus de 4 milliards de dollars pour la plateforme de contrats EOS dans l’annĂ©e. ↩
  4. Cette dĂ©cision de Donald Trump, qui semble paradoxale Ă©tant donnĂ© qu’elle affaiblit le dollar, constitue une dĂ©marche que certains analystes ont qualifiĂ© de mercantiliste ou colbertiste, qui intervient dans un contexte de conflit mondial croissant. ↩
  5. Peter Thiel, De zĂ©ro Ă  Un (Lattes, 2016). Traduction de Johan-Frederik Hel Guedj. ↩

Crypto : La Malaisie lance son propre stablecoin en monnaie locale

December 10th 2025 at 10:00

L’Asie aime la crypto. Alors que l’Europe s’organise tout juste pour mettre en place un stablecoin continental, l’Asie a depuis longtemps tranchĂ© la question et les projets de cryptomonnaies stables se multiplient dans la rĂ©gion. AprĂšs le Japon et sa JPYCoin, c’est au tour de la Malaisie d’annoncer le lancement imminent d’un stablecoin adossĂ© Ă  la monnaie nationale, le ringgit. Direction Kuala Lumpur pour les premiĂšres infos.

Les points clés de cet article :
  • L’Asie a embrassĂ© les stablecoins tandis que l’Europe est encore hĂ©sitante.

  • Le prince hĂ©ritier de Malaisie, Tengku Hassanal Ibrahim Alam Shah, a dirigĂ© un projet de stablecoin adossĂ© au ringgit, visant Ă  faire de la Malaisie un hub blockchain.

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Le prince hĂ©ritier de Malaisie Ă  la tĂȘte d’un projet de stablecoin

Selon Bloomberg qui rĂ©vĂšle l’information, c’est le prince hĂ©ritier de Malaisie, Tengku Hassanal Ibrahim Alam Shah, qui serait Ă  la tĂȘte du projet de stablecoin et qui aurait investi une partie de sa fortune personnelle dans l’entreprise StableNode qui est en charge du dĂ©veloppement de cette cryptomonnaie.

Le futur roi de Malaisie a dĂ©clarĂ© qu’il souhaitait accĂ©lĂ©rer l’adoption de la blockchain dans son pays et que le stablecoin Ă©tait un bon moyen d’y parvenir. Il a Ă©galement prĂ©cisĂ© que la crypto en question serait indexĂ©e sur le ringgit, la monnaie nationale, et que cela permettrait de faciliter les paiements transfrontaliers et de rĂ©duire les coĂ»ts pour les utilisateurs.

Alors que l'Europe se demande encore dans quelle mesure elle va accepter des stablecoins sur son territoire, l’Asie a depuis longtemps tranchĂ© la question et les projets de cryptomonnaies stables se multiplient dans la rĂ©gion. AprĂšs le Japon et sa JPYCoin, c’est au tour de la Malaisie d’annoncer le lancement imminent d’un stablecoin adossĂ© Ă  la monnaie nationale, le ringgit. Direction Kuala Lumpur.
La Malaisie devrait lancer son propre stablecoin en 2026 selon Bloomberg – Source : Compte X

Le pays veut développer son économie numérique

En outre, le prince a dĂ©clarĂ© vouloir faire de la Malaisie un hub rĂ©gional pour les technologies blockchain et que ce projet de stablecoin « allait dans ce sens ». Il a enfin ajoutĂ© que la cryptomonnaie serait « conforme aux lois locales et internationales et qu’elle respecterait les normes les plus strictes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et de transparence ».

De son cĂŽtĂ©, StableNode a confirmĂ© le partenariat avec le prince hĂ©ritier et a dĂ©clarĂ© que ce stablecoin serait lancĂ© dans le courant de l’annĂ©e 2026. La sociĂ©tĂ© a Ă©galement prĂ©cisĂ© qu’elle travaillait en Ă©troite collaboration avec les autoritĂ©s malaisiennes pour s’assurer que ce nouveau stablecoin respecte toutes les rĂ©gulations en vigueur.

Avec ce projet, la Malaisie rejoint donc la longue liste des pays asiatiques qui ont dĂ©cidĂ© de lancer leur propre stablecoin. Le Japon, la CorĂ©e du Sud, IndonĂ©sie ou encore Singapour ont dĂ©jĂ  franchi le pas et il semblerait que la tendance soit Ă  la multiplication des cryptomonnaies nationales dans la rĂ©gion. L’Asie sera-t-elle le continent de tous les stablecoins ?

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USDCx : Circle joue la carte de la discrétion pour attirer les grandes entreprises

December 10th 2025 at 10:00
Un utilisateur de Circle concentré tenant une piÚce de stablecoin lumineuse, éclair orange dramatique, logo USDC en arriÚre-plan, ambiance secrÚte, style comics années 70.

Circle, l'émetteur du célÚbre USDC, franchit un cap décisif en développant USDCx, un stablecoin conçu pour offrir une confidentialité bancaire aux entreprises et institutions. Conçu en partenariat avec Aleo, ce projet répond à une demande croissante : comment profiter de la blockchain sans exposer ses transactions au grand jour ?

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9 milliards de dollars et des stablecoins : la Bolivie fait sa révolution crypto pour sortir de la crise financiÚre

November 27th 2025 at 15:00

La Bolivie vient d’annoncer des prĂȘts multilatĂ©raux de plusieurs milliards de dollars, afin d’amorcer une sortie de crise financiĂšre. Elle compte Ă©galement s’appuyer sur les cryptomonnaies. Quel est le plan ?

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Crypto : les sorties s’accĂ©lĂšrent, ETF Bitcoin, stablecoins et DAT en recul

November 24th 2025 at 14:12
A shocked investor watches a vault spill glowing orange capital while screens behind him show Bitcoin, stablecoin, and DAT prices falling in a dramatic comic-book style.

Les marchĂ©s cryptographiques montrent des signes de tension alors que plusieurs mesures clĂ©s des flux de capitaux deviennent nĂ©gatives. Les donnĂ©es rĂ©centes indiquent un refroidissement gĂ©nĂ©ral de la demande pour les ETF Bitcoin, les stablecoins et l'activitĂ© de trĂ©sorerie des entreprises. Et comme prĂ©vu, cette tendance suscite des inquiĂ©tudes quant au fait que les moteurs principaux du rallye se sont arrĂȘtĂ©s.

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Stablecoins : Visa lance un projet pilote en USDC pour les paiements des créateurs de contenu

November 12th 2025 at 10:45

Visa pour le monde. Les stablecoins sont devenus en quelques annĂ©es un des piliers de l’écosystĂšme crypto et mĂȘme les gĂ©ants du paiement traditionnel s’y intĂ©ressent de prĂšs. Ainsi, depuis plusieurs mois, Visa multiplie les annonces liĂ©es aux stablecoins et le gĂ©ant du paiement vient tout juste d’annoncer le lancement d’un projet un pilote pour permettre aux crĂ©ateurs de contenu d’ĂȘtre payĂ©s en USDC.

Les points clés de cet article :
  • Visa a rĂ©cemment annoncĂ© le lancement d’un projet pilote permettant aux crĂ©ateurs de contenu de recevoir des paiements en USDC, un stablecoin.

  • Cette initiative s’inscrit dans une sĂ©rie de projets de Visa avec les stablecoins, notamment la crĂ©ation de cartes Visa liĂ©es Ă  des stablecoins et des partenariats pour des cartes prĂ©payĂ©es en Afrique.

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Visa : le nouveau roi des stablecoins ?

Depuis la fin de l’annĂ©e 2024, le titan des paiements Visa a multipliĂ© les annonces en lien avec les stablecoins. Ainsi, en dĂ©cembre 2024, Visa a dĂ©voilĂ© Bridge, une plateforme qui permet aux dĂ©veloppeurs de crĂ©er des cartes Visa liĂ©es Ă  des stablecoins.

Un mois plus tard, en janvier 2025, Visa lance un partenariat avec Yellow Card pour dĂ©ployer des cartes prĂ©payĂ©es en stablecoins Ă  destination du continent africain. En fĂ©vrier 2025, c’est au tour de la plateforme Bridge, fraichement lancĂ©e par Visa, de dĂ©voiler un partenariat avec Stripe. Il s’agit cette fois de proposer des cartes prĂ©payĂ©es en stablecoins Ă  destination des entreprises et des indĂ©pendants.

Les stablecoins sont devenus en quelques annĂ©es un des piliers de l’écosystĂšme crypto et mĂȘme les gĂ©ants du paiement traditionnel s’y intĂ©ressent de prĂšs. Ainsi, depuis plusieurs mois, Visa multiplie les annonces liĂ©es aux stablecoins et le gĂ©ant du paiement vient tout juste d'annoncer le lancement d'un projet un pilote pour permettre aux crĂ©ateurs de contenu d’ĂȘtre payĂ©s en USDC.
Visa lance (encore) un projet autour des stablecoins – Source : Compte X

Visa lance un pilote stablecoin pour les créateurs de contenu

Enfin, ces derniĂšres heures, Visa a annoncĂ© le lancement d’un nouveau projet pilote, toujours autour des stablecoins. Cette fois-ci, il s’agit de permettre aux crĂ©ateurs de contenu d’ĂȘtre payĂ©s en USDC, le stablecoin du gĂ©ant Circle.

En pratique, ce programme permet aux entreprises et plateformes utilisant Visa Direct de financer les paiements en monnaie fiduciaire. De leur cÎté, les créateurs de contenu peuvent choisir de recevoir ces paiements en USDC.

Selon l’annonce officielle, cela permettrait aux crĂ©ateurs de contenu d’accĂ©der plus rapidement Ă  leurs revenus. Cela est notamment intĂ©ressant pour les crĂ©ateurs Ă©voluant dans des rĂ©gions oĂč les devises sont volatiles ou l’accĂšs bancaire est limitĂ© :

« Le lancement des paiements en stablecoin vise Ă  permettre un accĂšs vĂ©ritablement universel Ă  l’argent en quelques minutes – et non en quelques jours – pour n’importe qui, n’importe oĂč dans le monde. Qu’il s’agisse d’un crĂ©ateur de contenus, d’une entreprise atteignant de nouveaux marchĂ©s mondiaux ou d’un travailleur indĂ©pendant travaillant au-delĂ  des frontiĂšres, tout le monde bĂ©nĂ©ficie d’un mouvement d’argent plus rapide et plus flexible. »

 Chris Newkirk, prĂ©sident des solutions commerciales et de transfert d’argent chez Visa – Source : The Block

Ce programme pilote est pour le moment lancĂ© avec une poignĂ©e de partenaires dont le nom n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©, mais une mise Ă  l’échelle est prĂ©vue pour la seconde moitiĂ© de 2026.

Le secteur des stablecoins est dĂ©finitivement en effervescence Ă  travers la planĂšte avec plusieurs ambiances en fonction des pays. Aux États-Unis, avec l’entrĂ©e en vigueur du GENIUS Act, les projets se multiplient, pendant qu’en Angleterre, on en limite le montant pour la population ! Mais le plus impressionnant, c’est la place qu’ils prennent dans certains pays du sud comme le Venezuela oĂč ces cryptos pas comme les autres rencontrent un succĂšs aussi fulgurant que salvateur.

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