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Before yesterdayBlockchain Partner

Thomas Bouder

May 18th 2020 at 15:15

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VidĂ©o : comprendre l’Internet de la valeur en 10mn

May 4th 2020 at 14:28

Albert Dessaint, analyste et consultant chez Blockchain Partner, a rĂ©alisĂ© une vidĂ©o pĂ©dagogique de 10mn sur l’Internet de la valeur, en partenariat avec le site Cryptoast.

Retrouvez cette vidéo ci-dessous :

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[Blockchain Business Cases] Une application en production pour l’énergie verte

April 28th 2020 at 15:09

Suite de notre série de Business Cases autour des blockchains et cryptoactifs : nous présentons une succession de projets réalisés par notre équipe pour des organisations de différents secteurs.

1er volet (9 octobre) : AR24 – La blockchain Tezos au service du KYC

2e volet (7 novembre) : Unchain Immo – La blockchain utilisĂ©e en pratique dans l’immobilier

3e volet (10 dĂ©cembre) : RCI Bank and Services (Groupe Renault) – Les ZKP pour anonymiser et exploiter les donnĂ©es de vĂ©hicules

4e volet (13 janvier) : Scenso.TV – La blockchain au service du spectacle vivant en VOD

5e volet (4e fĂ©vrier) : MarchĂ© du Film du Festival de Cannes – Plus de transparence dans l’industrie du cinĂ©ma

6e volet (aujourd’hui) : La blockchain au service de la traçabilitĂ© de l’énergie verte et locale

Le contexte

Qui ?

Sun’R est un acteur historique de la production d’électricitĂ© renouvelable photovoltaĂŻque en France.

En 2019, Sun’R a lancĂ© une nouvelle filiale, intitulĂ©e Volterres, en s’associant Ă  d’autres producteurs indĂ©pendants. Volterres est un fournisseur d’électricitĂ© qui propose une « offre de fourniture rĂ©ellement verte, dont le systĂšme de traçabilitĂ© va au-delĂ  des garanties d’origine » (standard visant Ă  labelliser la production d’électricitĂ© afin de montrer au client final qu’une quantitĂ© dĂ©terminĂ©e d’électricitĂ© est d’origine renouvelable).

Pourquoi ?

L’entreprise explique dans une courte vidĂ©o pĂ©dagogique les limites des offres vertes actuelles :

« Les offres vertes actuelles ne considĂšrent pas les Ă©quilibres production-consommation en temps rĂ©el. Elles assurent seulement que le fournisseur a injectĂ© ou injectera dans la mĂȘme annĂ©e sur le rĂ©seau europĂ©en une quantitĂ© d’électricitĂ© d’origine renouvelable Ă©quivalente Ă  la consommation de ses clients. Un client peut donc consommer de l’électricitĂ© non-renouvelable en ayant souscrit Ă  ces offres vertes. Par consĂ©quent les offres vertes actuelles procurent une vision opaque et irrĂ©aliste ».

Quelle proposition de valeur ?

La promesse de Volterres est de proposer une traçabilitĂ© de l’énergie consommĂ©e nettement plus fine qu’avec les garanties d’origine, prenant en compte les variations de production des Ă©nergies renouvelables et vĂ©rifiable par chacun.

Pour ce faire, Volterres a créé un systÚme innovant appelé R.E.D.S (Renewable Energy Digit System).
R.E.D.S permet de garantir la provenance gĂ©ographique et le type d’électricitĂ© rĂ©ellement consommĂ©e, demi-heure par demi-heure.

Le consommateur peut ainsi notamment choisir de quelles centrales renouvelables proviendra prioritairement l’électricitĂ© qu’il consomme.



Le besoin

Le systùme innovant de Volterres repose sur un algorithme d’affectation.

L’un des enjeux de Volterres Ă©tait de pouvoir garantir au maximum l’honnĂȘtetĂ© de l’algorithme, sans avoir Ă  rĂ©vĂ©ler l’algorithme lui-mĂȘme (qui fait partie de la propriĂ©tĂ© intellectuelle de Volterres), afin de prouver in fine la rĂ©alitĂ© des affectations (consommations/productions).

Deux façons d’auditer l’algorithme Ă©taient possibles : de façon centralisĂ©e, en faisant appel Ă  un tiers de confiance, ou de façon dĂ©centralisĂ©e en s’appuyant sur la communautĂ© des producteurs et consommateurs. Cette seconde option a Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©e : elle permet d’assurer la validitĂ© de la solution publiĂ©e plutĂŽt que celle de l’algorithme. Cela Ă©vite de faire un audit complet du systĂšme et de le refaire Ă  chaque Ă©volution du SI. Elle est Ă©galement plus en phase avec les valeurs portĂ©es par Volterres autour de la dĂ©centralisation et du local, et permet aux utilisateurs de vĂ©rifier eux-mĂȘmes, directement, l’exĂ©cution correcte de l’algorithme, sans dĂ©lĂ©guer ce pouvoir Ă  un auditeur externe.

Volterres a fait appel Ă  Blockchain Partner pour permettre aux producteurs et consommateurs d’auditer les rĂ©sultats de l’algorithme, sans devoir rĂ©vĂ©ler l’algorithme lui-mĂȘme, tout en respectant plusieurs conditions essentielles :
-Une capacité de fonctionner à grande échelle dÚs le départ ;
-Le respect de la confidentialité des données de production et de consommation ;
-Une empreinte énergétique trÚs réduite par rapport au volume certifié, tout en garantissant une forte sécurité du systÚme.

Notre travail

Nous avons d’abord rĂ©alisĂ© une phase de conception, en partenariat avec le cabinet ISlean consulting et en Ă©troite collaboration avec les ingĂ©nieurs de Sun’R, pour identifier une solution capable de rĂ©pondre Ă  l’ensemble de ces besoins.

La solution que nous avons identifiĂ©e et construite, et qui a ensuite fait l’objet d’un dĂ©pĂŽt de brevet par Volterres, repose d’abord sur la mise en place d’un fichier d’affectation : tous les jours, Volterres constitue un fichier contenant l’ensemble des affectations d’énergie de ses clients producteurs vers ses clients consommateurs. Ce fichier contient les productions de tous les producteurs du rĂ©seau et les consommations de tous les consommateurs du rĂ©seau.

Ce fichier est mis Ă  disposition des clients de Volterres pour qu’ils puissent vĂ©rifier de maniĂšre indĂ©pendante que les informations affichĂ©es sur leur portail client sont vĂ©ridiques.

En outre, pour assurer la confidentialitĂ© des informations, nous avons chiffrĂ© ce fichier (double chiffrement). Chaque producteur et chaque consommateur dispose de sa propre clef pour dĂ©verrouiller sa propre ligne ou colonne (en pratique, il leur suffit de saisir un mot de passe). Ainsi, les informations transmises par Volterres peuvent ĂȘtre contrĂŽlĂ©es Ă  tout moment par ses clients.

Enfin, afin de s’assurer que l’ensemble des acteurs utilisent le mĂȘme fichier, nous avons choisi d’utiliser la blockchain Ethereum (publique) en tant que registre, en construisant un module de certification. ConcrĂštement, Volterres inscrit Ă  intervalle rĂ©gulier l’empreinte du fichier d’affectation sur Ethereum, afin de garantir notamment son unicitĂ© et son origine.

Ainsi, les clients peuvent comparer les informations affichĂ©es sur leur portail client avec le fichier d’affectation en ayant la certitude que Volterres n’en a pas crĂ©Ă© un « sur mesure » pour eux et que les donnĂ©es ne sont donc pas falsifiĂ©es. Ce systĂšme permet par exemple de vĂ©rifier que Volterres ne vend pas la mĂȘme Ă©lectricitĂ© verte Ă  deux clients diffĂ©rents.
Remarques conclusives :

–Ce systĂšme est fonctionnel et utilisĂ© depuis 2019.

-Pour rĂ©sumer notre travail, aprĂšs la phase de conception, nous avons construit : le module de gĂ©nĂ©ration des fichiers d’affectation ; l’interface qui permet aux producteurs et consommateurs de vĂ©rifier que les informations du fichier correspondent Ă  celles de leur portail client ; le module qui permet de gĂ©nĂ©rer et distribuer les clefs de chiffrement aux consommateurs et producteurs, et d’effectuer le double chiffrement et le dĂ©chiffrement ; et le module de certification sur Ethereum.

-Comme on le voit, la blockchain est ici une brique d’un dispositif plus global, ce qui correspond bien Ă  notre vision de cette technologie qui n’est pas une « baguette magique » mais une rĂ©ponse pouvant ĂȘtre pertinente dans certains cas spĂ©cifiques, dans le cadre de projets plus globaux.

-Voir Ă©galement la vidĂ©o de prĂ©sentation de la solution sur le site d’ISlean Consulting avec qui nous avons travaillĂ© main dans la main sur ce projet

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Cliquez ici pour ĂȘtre alertĂ©(e) par mail des prochains Blockchain Business Cases :

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Crypto-yuan : analyse de la monnaie numérique chinoise

April 26th 2020 at 14:05

ClĂ©ment Jeanneau Ă©tait l’invitĂ© du journal tĂ©lĂ©visĂ© de RT France vendredi 24 avril pour livrer son analyse sur le projet de monnaie numĂ©rique de la Chine.

La Banque centrale chinoise s’apprĂȘte en effet Ă  lancer sa monnaie numĂ©rique d’Etat. Un test grandeur nature va avoir lieu dans quatre villes du pays.

Retrouvez cette courte interview ici sur Facebook et ici sur Youtube.

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UX / UI dans la blockchain : exemples de travaux et réflexions

April 6th 2020 at 13:43

Image ci-dessus : interfaces conçues par notre Designer dans le cadre de nos travaux sur les Decentralized Identities (DID) lors du hackathon « Blockchain and the city » organisĂ© en novembre 2019 (voir ici la synthĂšse de ces travaux sur les DID). Retrouvez sur ce lien l’ensemble des interfaces de ce projet.

C’est une cause entendue depuis des annĂ©es : les usages des blockchains et cryptomonnaies ne se dĂ©velopperont pas massivement sans progrĂšs significatifs en matiĂšre d’expĂ©rience utilisateur (UX). L’UX est citĂ©e depuis l’émergence de cet univers comme l’un des dĂ©fis prioritaires pour atteindre une adoption grand public, au mĂȘme titre que l’enjeu de scalabilitĂ©.

Un sondage de janvier 2019 rĂ©alisĂ© auprĂšs de 160 fondateurs et dĂ©veloppeurs de Dapps indiquait du reste que les limites de l’UX dans l’univers crypto Ă©tait considĂ©rĂ©es par les rĂ©pondants comme leur deuxiĂšme plus grand « pain point », devant les obstacles en matiĂšre de scalabilitĂ© :

UX blockchain

UX & UI chez Blockchain Partner

Chez Blockchain Partner, nous portons depuis plusieurs annĂ©es un soin spĂ©cifique Ă  ces enjeux, aussi bien pour les projets sur-mesure dĂ©veloppĂ©s pour nos clients que pour nos produits. C’est notamment en ce sens que nous avons conçu Datatrust, notre solution de certification sur la blockchain Ethereum (utilisĂ©e aujourd’hui notamment par plus d’1/3 du CAC40) : comme nous l’expliquions Ă  son lancement en 2018, Datatrust a Ă©tĂ© construit de telle façon que toute organisation peut l’utiliser de maniĂšre la plus intuitive possible et ainsi bĂ©nĂ©ficier de l’usage des blockchains sans aucun prĂ©-requis technique.

AprÚs avoir travaillé les deux années précédentes avec des designers indépendants, nous avons fait le choix de franchir un nouveau palier en 2019 en recrutant un Designer dédié, Hugo Moley-Cirot.

Ci-dessous, nous vous proposons de dĂ©couvrir un aperçu de deux de ses travaux rĂ©cents, notamment en matiĂšre d’interfaces (les projets clients en question ont Ă©tĂ© anonymisĂ©s) :

Projet n°1 :


đŸĄȘ Voir plus

Projet n°2 :


đŸĄȘ Voir plus


đŸĄȘ Retrouvez l’ensemble des interfaces des projets citĂ©s ici en version HQ sur notre profil Behance
, que nous enrichirons ces prochains mois avec de nouveaux travaux.

đŸĄȘ N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter pour tout besoin en matiĂšre d’UX et de design pour vos projets blockchain !

Quelques rĂ©flexions sur l’UX dans le monde blockchain

Nous profitons de cet article pour vous partager certaines remarques en matiĂšre d’UX et de blockchain. Sur un sujet aussi large et en perpĂ©tuelle Ă©volution, ces rĂ©flexions sont Ă©videmment non-exhaustives et ouvertes Ă  la discussion !

Les progrùs du monde blockchain ruissellent vers l’UX

Tous les progrùs intrinsùques au monde blockchain ont une influence sur l’UX des Dapps. Citons ici plusieurs exemples, parmi d’autres :

‱ Le dĂ©veloppement des meta-transactions et du Gas Station Network ont Ă©tĂ© clefs pour l’amĂ©lioration de l’UX des Dapps depuis 2019.

Ces outils permettent notamment de dĂ©lĂ©guer le paiement des frais de transaction en s’appuyant sur des rĂ©seaux de « relayers ». Il est alors par exemple possible de payer les frais de transaction en tokens ERC20 au lieu de les payer en ether, ce qui permet de ne pas voir sa transaction bloquĂ©e pour cause de « fonds insuffisants » en ether (ce qui peut arriver lors de l’envoi de Dai, de NFT, etc.). En pratique, quand une transaction est effectuĂ©e, le token sĂ©lectionnĂ© pour le paiement des frais de transaction est relayĂ© Ă  un service qui paie ces frais en ether au mineur et prend le montant de tokens ERC20 en compensation.



‱ Le standard WalletConnect a transformĂ© la façon d’interagir avec les Dapps. Il y a un an et demi encore, interagir avec une Dapp impliquait le plus souvent d’utiliser Metamask. Aujourd’hui il est possible de s’en passer en fonction des cas, grĂące Ă  WalletConnect.

‱ Nous n’aurions pas pu rĂ©aliser l’an dernier notre projet de visualisation des DID (primĂ© lors d’un hackathon organisĂ© en dĂ©cembre) si le protocole TheGraph (nĂ© mi-2018) n’avait pas existĂ©.

‱ Demain, les ZKP (Zero Knowledge Proofs) auront, elles aussi, une influence sur l’UX. Rappelons que les ZKP sont un outil au service de la confidentialitĂ© mais aussi de la scalabilitĂ© des blockchains. Il deviendra notamment possible d’hĂ©berger toute une blockchain sur son smartphone.

L’UX des applications blockchain Ă©volue donc constamment au grĂ© des progrĂšs rĂ©alisĂ©s plus globalement dans l’univers blockchain. Pour cette raison, certaines avancĂ©es en matiĂšre d’UX pourraient aller jusqu’à ĂȘtre rendues obsolĂštes Ă  l’avenir.

Ainsi, lors des dĂ©buts d’Ethereum, il Ă©tait beaucoup question d’Optimistic UI. AppliquĂ©e au monde blockchain, la notion d’Optimistic UI consiste en particulier Ă  faire apparaĂźtre Ă  l’utilisateur le rĂ©sultat de son action (par exemple, la validation d’une transaction et les implications de cette transaction) comme si cette action s’était bien dĂ©roulĂ©e sur la blockchain, sans avoir Ă  attendre que celle-ci ait Ă©tĂ© effectivement rĂ©alisĂ©e (ce qui peut prendre plusieurs dizaines de secondes si ce n’est plus). L’utilisateur n’est ensuite notifiĂ© d’un changement que si une erreur se produit dans le dĂ©roulement de l’action en question sur la blockchain.

Ces derniers mois et annĂ©es, des avancĂ©es importantes ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es en la matiĂšre : des guidelines et des librairies sont notamment apparues permettant aux concepteurs de Dapps d’appliquer plus facilement ces principes d’Optimistic UI.

Il est toutefois envisageable que l’Optimistic UI perde une partie de sa raison d’ĂȘtre lorsqu’Ethereum supportera une meilleure scalabilitĂ©, Ă©tant donnĂ© que les dĂ©lais de validation des transactions devraient chuter.

Un enjeu de sécurité

L’UX dans le monde blockchain n’a pas seulement pour intĂ©rĂȘt de faciliter les usages : elle constitue aussi un enjeu de sĂ©curitĂ©. Sur ce volet, des progrĂšs importants ont Ă©tĂ© effectuĂ©s depuis l’an dernier.

De plus en plus de standards se mettent en place pour que l’UX soit au service de la sĂ©curitĂ©. Ainsi, Ă  l’heure oĂč les wallets permettent de plus en plus de signer tout type de transactions et de messages, de nouvelles propositions d’amĂ©lioration d’Ethereum (EIP 712 notamment) sont apparues encore rĂ©cemment pour Ă©viter aux utilisateurs de signer par inadvertance des actions dont ils ne mesurent pas rĂ©ellement les consĂ©quences.

En effet, sauf exceptions, dans le monde blockchain Ă  partir du moment oĂč un utilisateur signe un transfert, l’action dĂ©marre et il n’est alors plus possible de revenir en arriĂšre : l’enjeu de sĂ©curitĂ© se pose donc avant la signature. Il est donc essentiel que quand une application demande Ă  l’utilisateur d’effectuer une signature, celle-ci soit faite en toute connaissance de cause.

C’est par exemple notamment pour cette raison qu’ENS (Ethereum Name Service) a Ă©tĂ© crĂ©Ă© : il est plus facile d’envoyer de l’ether Ă  philippe.xyz qu’à une longue adresse Ethereum traditionnelle.

De façon gĂ©nĂ©rale, toute interface constitue un intermĂ©diaire entre l’utilisateur et la blockchain, et donc un potentiel danger vis-Ă -vis de l’usage de la blockchain. Ainsi, toute action possible sur la blockchain devrait systĂ©matiquement ĂȘtre Ă©galement possible au niveau de l’interface. C’est notamment le manquement de cette rĂšgle qui rend possible des failles de sĂ©curitĂ©.

A noter que les progrĂšs en matiĂšre d’UX et de sĂ©curitĂ© se manifestent bien au-delĂ  des interfaces : pensons par exemple aux « smart contracts wallet » comme l’application Argent, qui permettent d’effectuer du « social recovery », alors qu’il y a encore deux ans la norme Ă©tait de demander directement Ă  l’utilisateur sa « seed » (phrase de rĂ©cupĂ©ration).

Le principe du social recovery est d’autoriser des proches (amis, famille, connaissances
) ou mĂȘme des entreprises ou d’autres wallets en sa propre possession, Ă  restaurer l’accĂšs Ă  son propre compte.

L’utilisateur qui perd l’accĂšs Ă  son wallet peut alors faire appel Ă  ces « gardiens » : des individus ou entitĂ©s prĂ©-dĂ©finies, qui sont autorisĂ©es Ă  achever le processus de rĂ©cupĂ©ration, sans pouvoir eux-mĂȘmes capturer les fonds en question. Cette mĂ©thode permet de retrouver des fonds auxquels on a perdu l’accĂšs sans avoir Ă  transmettre sa « seed ». Au-delĂ , elle permet aux smart contracts wallets de contourner l’étape de la « seed phrase » (source de friction pour un certain nombre de nouveaux utilisateurs et considĂ©rĂ©e par beaucoup comme un obstacle non-nĂ©gligeable pour une adoption massive), dont le concept n’est alors jamais introduit au nouvel utilisateur.

L’enjeu de la comprĂ©hension du lexique

« Le besoin d’éducation est clef » Ă©crivait Taylor Monahan, fondatrice de MyCrypto, dans un bon article paru sur l’UX dĂ©but 2019. « Votre Dapp doit m’enseigner les notions que je dois connaĂźtre pour pouvoir utiliser votre Dapp avec succĂšs et avec confiance. Cela implique de m’aider Ă  comprendre les concepts cƓur et les nouveaux termes, et de s’assurer que je comprends les actions que je fais sur l’application et les raisons de ces actions ».

Ces remarques sont importantes, et ce d’autant plus que le lexique du monde crypto, qui n’a dĂ©jĂ  en soi rien d’évident pour un nouvel utilisateur (private key, seed phrase, hardware wallet, etc.), se transforme lui-mĂȘme. Notons entre autres que ce lexique a Ă©tĂ© d’abord mis au point par des dĂ©veloppeurs et s’est confrontĂ© seulement ensuite aux utilisateurs non-techniques. Il est et sera donc amenĂ© Ă  Ă©voluer pour s’adapter Ă  un usage grand public.

Les Ă©volutions des applications elles-mĂȘmes conduisent aussi parfois Ă  changer les termes employĂ©s : ainsi Metamask, qui Ă©tait prĂ©sentĂ© auparavant comme un wallet, ne se prĂ©sente aujourd’hui plus de cette façon, mais plutĂŽt comme la porte d’accĂšs Ă  la blockchain Ethereum.

Par ailleurs, il est effectivement essentiel que les utilisateurs comprennent non pas uniquement ce qu’ils doivent effectuer lorsqu’ils utilisent une Dapp, mais Ă©galement pourquoi ils doivent l’effectuer. Cet effort de contextualisation de chaque action est crucial, lĂ  encore pas seulement pour une question de facilitation d’usage, mais aussi pour des raisons de sĂ©curitĂ©, puisque quand l’utilisateur signe une transaction, les implications peuvent ĂȘtre trĂšs importantes.

Convergences et divergences d’UX entre Dapps

Sur un grand nombre de Dapps, les utilisateurs retrouvent des caractĂ©ristiques communes en termes d’UX : pensons par exemple Ă  la prĂ©sence (lorsque c’est pertinent) d’une balance et d’un historique des transactions, d’un lien avec un wallet, d’un « call to action » qui interagit avec la blockchain, etc.

Ces convergences sont autant de points familiers qui instaurent des habitudes et permettent ainsi aux utilisateurs de naviguer plus facilement dans le web décentralisé, ce qui aide à la démocratisation de ces technologies.

Ceci n’empĂȘche cependant pas l’existence de divergences d’UX, signes de la richesse de cet univers qui ne bride pas – en tout cas Ă  ce stade de dĂ©veloppement – la crĂ©ativitĂ© des designers et la diversitĂ© des expĂ©riences.

De façon gĂ©nĂ©rale, la diversitĂ© des applications blockchain se retrouve dans la diversitĂ© des UX. Une application de traçabilitĂ© de denrĂ©es alimentaires n’a Ă©videmment pas besoin de la mĂȘme UX qu’une Dapp de gaming. Certaines applications ont par exemple plus intĂ©rĂȘt Ă  masquer les transactions rĂ©alisĂ©es que d’autres. En revanche, on retrouve souvent des points communs d’UX entre Dapps servant pour une mĂȘme typologie d’usage (la traçabilitĂ©, par exemple).

Sur les liens entre décentralisation et UX

Certaines solutions d’UX employĂ©es pour dĂ©passer les contraintes des blockchains ont pu mener jusqu’ici Ă  des logiques de recentralisation. Citons ici deux exemples :

1/ Les « custodian wallets ». Le fait de demander de sauvegarder une seed phrase est parfois vu comme un obstacle en termes d’UX durant l’onboarding de nouveaux utilisateurs. C’est ce qui a poussĂ© Ă  l’utilisation de custodian wallets, qui conservent eux-mĂȘmes les clefs privĂ©es et donc en quelque sorte les fonds en question des utilisateurs, faisant perdre un avantage clef liĂ© Ă  la dĂ©centralisation des blockchains.

2/ Avec la croissance de la taille des blockchains, notamment d’Ethereum, les utilisateurs ont fait de plus en plus appel Ă  des « trusted nodes », qui sont donc des tiers de confiance, pour accĂ©der Ă  la chaĂźne : pensons par exemple Ă  Infura chez Consensys, qui repose lui-mĂȘme sur AWS d’Amazon.

Cela Ă©tant, attention tout de mĂȘme Ă  ce fameux dilemme entre dĂ©centralisation et UX. Nous sommes convaincus qu’il est possible de concilier facilitĂ© d’usage et bonne utilisation des blockchains sans remise en cause des enjeux de sĂ©curitĂ© et de dĂ©centralisation. A terme, nous pensons que ce « dilemme » perdra progressivement de son sens, Ă  mesure que des amĂ©liorations seront dĂ©ployĂ©es (exemple parmi d’autres : les ZKP permettront aux blockchains d’ĂȘtre plus lĂ©gĂšres).

Faut-il montrer ou cacher la blockchain sur les applications qui l’utilisent ?

Le mieux nous semble ĂȘtre de n’afficher que les informations nĂ©cessaires, lorsque c’est nĂ©cessaire. S’il n’y a pas besoin d’afficher des Ă©lĂ©ments liĂ©s Ă  la blockchain, alors celle-ci a toutes les raisons d’ĂȘtre rendue invisible.

A terme, les choses se feront naturellement : on saura plus facilement ce qui est utile de prĂ©senter ou non. Ce questionnement-lĂ  a peut-ĂȘtre trait au timing : certains utilisateurs actuels peuvent avoir envie de « voir » la prĂ©sence de la blockchain dans leurs interfaces pour marquer la diffĂ©rence avec les produits sans blockchain, par exemple par goĂ»t de la nouveautĂ©.

Leçons du web 2.0

De façon gĂ©nĂ©rale, les grands principes d’UX de l’informatique actuelle sont assez similaires Ă  ceux d’il y a quinze ans car des habitudes ont Ă©tĂ© forgĂ©es au dĂ©part – pensons par exemple au double clic. L’exemple de la disposition des touches sur le clavier est rĂ©vĂ©lateur : des solutions plus optimales ont Ă©tĂ© identifiĂ©es depuis des annĂ©es mais l’utilisateur s’étant adaptĂ© et habituĂ© Ă  la disposition initiale, « on » a prĂ©fĂ©rĂ© ne pas bouleverser les habitudes, bien qu’elles ne soient pas optimales.
Dans le monde numĂ©rique plus spĂ©cifiquement, l’UX a grandement Ă©tĂ© façonnĂ© par les gĂ©ants du secteur, GAFA en tĂȘte.

Ayons donc en tĂȘte que les choix effectuĂ©s aujourd’hui en termes d’UX dans le monde blockchain pourront avoir une influence sur toute la suite de cet univers.

Ceci Ă©tant dit, cela n’empĂȘche pas des changements par la suite, fort heureusement. Lorsque les emails sont apparus, il n’était par exemple pas Ă©vident que la validation de l’envoi d’un email puisse ĂȘtre rĂ©versible. Il a fallu de nombreuses annĂ©es pour que cette fonction soit mise en place (avec un dĂ©lai que l’on peut choisir sur Gmail, par exemple). Pour dresser un parallĂšle, on pourrait imaginer pouvoir dĂ©caler la validation d’une transaction sur une blockchain d’un dĂ©lai de quelques secondes (dĂ©lai que l’utilisateur pourrait choisir) afin que l’utilisateur puisse avoir le temps de revenir sur sa dĂ©cision s’il le souhaite. Du reste, depuis l’an dernier, il est d’ores et dĂ©jĂ  possible sur Metamask d’annuler une transaction tant que celle-ci n’a pas Ă©tĂ© minĂ©e – signe de l’intĂ©rĂȘt portĂ© Ă  ce besoin.

***

MĂȘme si les avancĂ©es ont Ă©tĂ© riches sur ce terrain depuis l’an dernier, beaucoup reste encore Ă  faire en matiĂšre d’UX dans le monde blockchain et crypto. Nous continuerons de travailler de prĂšs sur ces sujets pour pouvoir conseiller au mieux nos clients. En cas de besoin d’accompagnement sur l’UX ou l’UI de votre projet, n’hĂ©sitez pas Ă  nous Ă©crire !

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DĂ©veloppeur blockchain

March 19th 2020 at 12:00

Vous recherchez un dĂ©veloppeur blockchain (Ethereum, Hyperledger, Tezos
) pour le dĂ©veloppement d’un projet au sein de votre organisation ? Notre pĂŽle technique compte 7 dĂ©veloppeurs qui font partie des meilleurs dĂ©veloppeurs en France sur ces technologies. Ils dĂ©veloppent sur les principaux protocoles, tant sur des infrastructures publiques que privĂ©es.

Pour en savoir plus sur notre équipe technique, rdv sur sa page dédiée.

N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter en cas de besoin.

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Nos talks cette semaine : EthCC, ZKP et Decentralized Identity

March 5th 2020 at 09:56

Nous avons participé cette semaine à Paris à la EthCC (Ethereum Community Conference) qui constitue le plus grand événement européen annuel dédié à Ethereum.

Nous sommes intervenus Ă  deux occasions :

-> Alexandre Stachtchenko, associĂ© cofondateur de Blockchain Partner, a participĂ© mardi Ă  un panel intitulĂ© « La France et la Blockchain » – Ă  revoir en vidĂ©o ici.

-> Philippe MĂ©tais, Lead Developer chez Blockchain Partner, a animĂ© mercredi un workshop technique intitulĂ© « Semaphore : Zero-Knowledge Signaling ». L’atelier n’était pas filmĂ© mais nous publions ici le support de sa prĂ©sentation, Ă  retrouver en cliquant sur l’image ci-dessous :


A noter que nous avions dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© l’usage de Semaphore pour les ZKP dans notre article « Building trust while keeping data undisclosed », que nous avions synthĂ©tisĂ© en français ici (« Vers une identitĂ© numĂ©rique private by design »).

Par ailleurs, Thomas Chataigner, Lead Developer chez Blockchain Partner, est intervenu ce mardi à GenÚve dans le cadre de la communauté Geneva DevChain sur le thÚme des DID (Decentralized Identities).

L’identitĂ© numĂ©rique, les Zero Knowledge Proofs et les enjeux de privacy sont des sujets sur lesquels nous travaillons tout particuliĂšrement depuis plusieurs mois (lire notre article dĂ©diĂ©) et continuerons Ă  avancer. N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter si ces concepts et leurs usages vous intĂ©ressent pour votre organisation.

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Flash loans : comprendre le principe et ses implications

February 28th 2020 at 15:56

Les flash loans ont fait beaucoup parler ces derniĂšres semaines dans l’univers blockchain, en particulier parmi les acteurs de la finance dĂ©centralisĂ©e, dite DeFi.

Nous avions nous-mĂȘmes travaillĂ© sur le sujet avant la survenue des Ă©vĂ©nements rĂ©cents (prĂ©sentĂ©s plus bas). Notre pĂŽle technique a notamment remportĂ© un prix lors du rĂ©cent hackathon en ligne Sustain Web3 proposĂ© par Gitcoin, pour un projet qui portait sur les flash loans et l’arbitrage (flash-arbitrage-watcher).

Cet article revient sur ce concept et sur plusieurs problématiques à son sujet.

De quoi s’agit ?

Dans une tribune parue sur le site AllNews, Albert Dessaint, Consultant chez Blockchain Partner, dĂ©finit ainsi le principe de flash loan : un emprunt instantanĂ© sans risque de contrepartie, qui ne demande aucune garantie, Ă  condition d’ĂȘtre remboursĂ© dans une seule et mĂȘme transaction sur Ethereum.

Comment est-ce possible ?

« Cette prouesse est rendu possible par la maniĂšre de structurer cet emprunt: celui qui emprunte doit contracter, utiliser et rembourser l’argent dans une seule et mĂȘme transaction sur la blockchain », Ă©crit Albert Dessaint. « Par cette structure, le risque de contrepartie est nul car l’argent ne sera prĂȘtĂ© que dans le cas oĂč les trois actions sont exĂ©cutĂ©es de façon certaine ».

« Les emprunts instantanĂ©s ont cela d’innovant que quiconque ayant une idĂ©e lucrative mais gourmande en capitaux peut en faire la demande et ne se voir accorder cet emprunt que si l’idĂ©e lucrative se rĂ©alise (dans la mĂȘme transaction) ». PrĂ©cisons toutefois qu’au-delĂ  de simples transactions financiĂšres, les flash loans peuvent aussi avoir une action sur des questions de gouvernance, dont les effets restent Ă  prĂ©ciser (dans un contexte dĂ©centralisĂ© oĂč un pouvoir peut ĂȘtre proportionnel Ă  une richesse, alors la notion mĂȘme de flash loan redĂ©finit les risques et opportunitĂ©s portĂ©s par des systĂšmes de gouvernance dĂ©centralisĂ©s).

Pourquoi les flash loans font beaucoup parler actuellement

« Ce sont les traders de la finance dĂ©centralisĂ©e, les premiers, qui en ont saisi l’intĂ©rĂȘt des flash loans pour des opĂ©rations d’arbitrage Ă  grande Ă©chelle entre diffĂ©rents services de l’écosystĂšme », Ă©crit Albert Dessaint.

« Depuis l’arrivĂ©e des emprunts instantanĂ©s, deux opĂ©rations d’arbitrage ont fait couler beaucoup d’encre puisque les traders ont tirĂ© parti de cette nouvelle forme d’emprunt pour extraire des fonds au service de prĂȘt bZx – respectivement l’équivalent de 318 000 dollars et 636 000 dollars. ArmĂ© des capitaux empruntĂ©s, les traders ont pu manipuler le cours de crypto-monnaies peu liquides sur diffĂ©rentes plateformes d’échange dĂ©centralisĂ©es et flouer le service bZx sur la valeur de ces crypto-monnaies sans que ne s’enclenchent de garde-fous.

A la suite de ces opérations, les administrateurs du service bZx ont gelé leurs activités de trading pour identifier et tenter de colmater les faiblesses du service.

A noter que ces opérations ne sont pas des attaques directes sur le service bZx: le succÚs de ces opérations résultent de la forte interopérabilité entre les différents services, ce qui est à la fois la force et la faiblesse de la finance décentralisée. »

Analyses

Les analyses sont nombreuses et riches sur ce sujet Ă©mergent. Sans viser l’exhaustivitĂ©, citons-en ici plusieurs qui nous semblent intĂ©ressantes :

Implications directes

Les flash loans permettent de tirer partie de possibilitĂ©s d’arbitrage en profitant d’un effet de levier qui n’était accessible jusqu’ici que pour les « whales ». On peut envisager que ce levier sur les possibilitĂ©s d’arbitrages participe par effets de consĂ©quence Ă  une stabilisation des cours (exploiter une possibilitĂ© d’arbitrage entre deux taux resserre mĂ©caniquement ces taux d’un facteur proportionnel aux montants engagĂ©s).

Les Ă©vĂ©nements rĂ©cents montrent en particulier que « les flash loans dĂ©mocratisent les manipulations de marché » (Franco Zeoli). Autrement dit, dĂ©sormais n’importe qui peut devenir une « whale » dans une seule transaction : « ce qui n’était possible jusqu’ici que pour les 0,1% les plus riches peut dĂ©sormais ĂȘtre utilisĂ© par tout le monde. Il y aura probablement encore plus de dĂ©gĂąts dans les semaines Ă  venir, mais lorsque le calme reviendra, les services encore debout seront bien plus rĂ©sistants aux attaques de manipulation du marchĂ©. Le chaos renforce l’anti-fragilitĂ© de l’écosystĂšme Ethereum » (Bohendo). A mesure que ce concept sera bien intĂ©grĂ© par les protocoles de Defi, on peut envisager que ce type de manipulation se fasse de plus en plus rare.

Pourquoi le concept est intéressant

– « Les flash loans sont la chose la plus intĂ©ressante dans la DeFi aujourd’hui parce qu’ils reprĂ©sentent quelque chose qui ne peut littĂ©ralement pas ĂȘtre fait dans la finance traditionnelle » (juliankoh, de Coinbase)

– « VoilĂ  le cƓur de la rĂ©volution DeFi : crĂ©er des produits qui n’étaient pas possibles auparavant et amener l’efficience de marchĂ© Ă  un tout autre niveau » (Andrei Anisimov)

Conséquences et perspectives

– « Tout projet de DeFi qui n’a pas lancĂ© d’analyse complĂšte sur la façon dont les flash loans peuvent affecter sa sĂ©curitĂ© est insensĂ©. Il ne s’agit pas de corriger un «bug» et de mettre en place une banniĂšre « les fonds sont protĂ©gĂ©s ». Votre environnement a changĂ©. Adapt quickly, or die » (iamDCinvestor)

-« Les flash loans ne constituent pas une nouvelle vulnĂ©rabilitĂ©. Tout ce que vous pouvez faire avec un flash loan pouvait ĂȘtre fait si vous aviez beaucoup de cryptomonnaies. Les flash loans Ă©galisent les chances. Et forcent les dĂ©veloppeurs Ă  ne pas Ă©carter les risques simplement parce qu’il faudrait beaucoup de capitaux pour les exploiter » (HardlyDifficult)

-« Tout comme l’arrivĂ©e d’un marchĂ© de dĂ©rivĂ©s liquide a apportĂ© la discipline au bitcoin, les flash loans apportent de la discipline Ă  la DeFi. Certains en profiteront au dĂ©triment des imprudents et, ce faisant, rendront le marchĂ© plus efficace et plus rĂ©silient. Il faut bien casser quelques Ɠufs pour faire une omelette.” (krugermacro)

-« Je pense que ces attaques sont la meilleure chose qui pouvait arriver Ă  la DeFi actuellement. Elles sont suffisamment petites pour ne pas ĂȘtre catastrophiques mais assez importantes pour amĂ©liorer au global, espĂ©rons-le, l’examen attentif de tout Ă©lĂ©ment (koeppelmann).

Pour en savoir plus : autres explications et commentaires ici, ici, ici ou ici (analyse de Marc Zeller).

In fine, comme l’écrit Albert Dessaint, ces Ă©vĂ©nements « devraient permettre Ă  la finance dĂ©centralisĂ©e de gagner en rĂ©silience rapidement, les diffĂ©rents services devant se mettre Ă  jour par rapport aux derniers standards de l’industrie ou ĂȘtre laissĂ©s sur la touche, mĂȘme s’il faut s’attendre Ă  quelques pots cassĂ©s ».

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La pensĂ©e de l’Ecole autrichienne pour mieux comprendre les cryptomonnaies

February 21st 2020 at 14:53

Yorick de Mombynes, conseiller rĂ©fĂ©rendaire Ă  la Cour des comptes et fin connaisseur des cryptomonnaies, Ă©tait l’invitĂ© du dernier Ă©pisode de « 21 millions », l’excellent podcast du journaliste GrĂ©gory Raymond dĂ©diĂ© aux blockchains et cryptomonnaies.

Il est intervenu en particulier sur l’Ecole autrichienne, cette Ă©cole de pensĂ©e Ă©conomique dont il est spĂ©cialiste et qui a inspirĂ© les cryptomonnaies – et surtout Bitcoin.

Nous vous proposons ici un transcript des passages qui nous ont semblé les plus intéressants de cet entretien (lien ici et ci-dessous pour le podcast entier).



La monnaie : instrument de pouvoir vital des Etats, au détriment des citoyens selon les autrichiens

« Pour les Ă©conomistes « autrichiens », la monnaie est une institution sociale qui est nĂ©e spontanĂ©ment, par des tĂątonnements, pour surmonter les inconvĂ©nients du troc. Les Etats ont compris que la monnaie Ă©tait un instrument de pouvoir, pour financer leurs dĂ©penses – d’oĂč le fait que les Etats ont pris le contrĂŽle de la monnaie (de façon trĂšs trĂšs progressive puisque cela a pris des millĂ©naires). L’Etat a aujourd’hui un pouvoir extrĂȘmement puissant sur la monnaie ce qui leur permet de financer leurs dĂ©penses ; c’est devenu pour eux un instrument vital. Les structures socio-politiques actuelles reposent sur l’émission de monnaie. Selon les autrichiens, ce schĂ©ma est contreproductif et finit par se retourner contre les citoyens ; il faut donc inventer autre chose. »

Une prise de contrîle progressive au fil de l’histoire

« Les Etats ont dĂšs le dĂ©but essayĂ© de prendre le contrĂŽle sur la monnaie mais ne l’ont pas obtenu tout de suite : ils ont d’abord encadrĂ© la production des piĂšces d’or ; puis les souverains ont apposĂ© leur visage sur les piĂšces ; puis ils ont rĂ©glementĂ© les banques, en leur accordant des privilĂšges spĂ©cifiques (alors qu’initialement les banques Ă©taient des Ă©tablissements comme les autres), pour pouvoir se financer plus facilement ; puis ils ont crĂ©Ă© des banques centrales, Ă  qui ils ont accordĂ© des pouvoirs croissants, jusqu’à leur donner le monopole de l’émission monĂ©taire. »

La proposition d’Hayek sur la concurrence monĂ©taire, source de critiques chez les autrichiens

« Hayek [Ă©conomiste souvent associĂ© Ă  l’Ecole autrichienne] a Ă©tĂ© trĂšs critiquĂ© par les autrichiens eux-mĂȘmes, qui ont Ă©tĂ© nombreux Ă  considĂ©rer qu’il Ă©tait assez naĂŻf sur sa proposition de « vraie concurrence entre les monnaies ». Hayek part d’un constat : les Etats imposent une sorte de monopole sur leur territoire puisqu’un commerçant n’a pas le droit de refuser un paiement dans la monnaie dĂ©cidĂ©e par cet Etat. Hayek dit : si la concurrence fonctionne dans tous les domaines en faisant baisser les coĂ»ts et augmenter la qualitĂ©, pourquoi ce mĂ©canisme ne fonctionnerait-il pas dans le domaine monĂ©taire ? Pourquoi lutter contre les monopoles et ne pas lutter contre le monopole de la monnaie ? DĂšs lors, dit-il, proposons que chacun, individu comme entreprise, puisse crĂ©er sa propre monnaie, et que le meilleur gagne : nous verrons alors quelle monnaie obtient le plus de confiance.

Quand il Ă©met cette proposition en 1976, tout le monde se moque de lui. L’idĂ©e d’une concurrence entre de multiples monnaies est naĂŻve, dit-on alors, car l’idĂ©e de la monnaie est de servir d’intermĂ©diaire entre des Ă©changes ; il est donc naturel que les consommateurs utilisent la monnaie dont ils supposent qu’elle sera la plus communĂ©ment utilisĂ©e par tous les autres consommateurs. On peut donc prĂ©voir qu’il y aura trĂšs vite un mouvement d’unification vers une monnaie mondiale, certes privĂ©e, mais unique. Cette monnaie sera celle utilisĂ©e spontanĂ©ment par des humains depuis des millĂ©naires : l’or, estiment plusieurs autrichiens. »

L’arrivĂ©e des cryptomonnaies
et le retour de la thĂ©orie de la convergence

« Mais ces derniers n’avaient pas prĂ©vu le surgissement des cryptomonnaies. Ces monnaies ne sont pas crĂ©Ă©es par des entreprises mais par des communautĂ©s de dĂ©veloppeurs, investisseurs, scientifiques, cryptographes, etc. On peut imaginer qu’il y aura une convergence : c’est la thĂšse de Saifedean Ammous quand il dit qu’il y aura un standard Bitcoin (The Bitcoin Standard), comme il y a eu un Ă©talon-or. Ca n’exclue pas que d’autres cryptomonnaies survivent mais en Ă©tant liĂ©es d’une maniĂšre ou d’une autre Ă  la cryptomonnaie qui aurait « gagnĂ© » la compĂ©tition. »

L’importance des mĂ©canismes auto-Ă©quilibrants pour Ă©viter les dĂ©rives

« Avec l’étalon-or, au 19e siĂšcle, chaque monnaie nationale n’était qu’une reprĂ©sentation de l’or dans un certain poids. ConcrĂštement il existait donc une monnaie mondiale, l’or. Si certains Etats Ă©mettaient trop de monnaie nationale, il existait un mĂ©canisme qui permettait d’équilibrer, par l’augmentation des prix.

Ce qui est intĂ©ressant, c’est d’imaginer un systĂšme avec des mĂ©canismes auto-Ă©quilibrants permettant d’éviter les dĂ©rives pour protĂ©ger les consommateurs et le rĂŽle de la monnaie en tant qu’intermĂ©diaire des Ă©changes : c’est vraiment cela qui devrait ĂȘtre la prioritĂ©, car ce rĂŽle est fondamental pour la civilisation. C’est cela qui a permis Ă  la civilisation de se dĂ©velopper. »

Pourquoi la notion d’inflation est trop vague pour les autrichiens

« Dans le langage commun, l’inflation est l’augmentation gĂ©nĂ©rale du niveau des prix. Pour les autrichiens cette dĂ©finition est trop vague. Cette augmentation peut avoir des causes trĂšs diverses : pĂ©nurie de la production d’un bien majeur pour l’économie numĂ©rique ; variations de demande ; etc. Si on se contente de regarder le rĂ©sultat net de l’augmentation des prix, cela ne nous dit rien sur les causes profondes de cette augmentation. Pour les autrichiens, il faut dĂ©finir une inflation monĂ©taire : l’augmentation de la masse monĂ©taire qui n’est pas fondĂ©e sur une augmentation des rĂ©serves des banques. »

Les Etats comme juges et parties

« Les autrichiens condamnent le phĂ©nomĂšne d’inflation monĂ©taire qui a pour eux Ă©normĂ©ment d’effets pervers. Pour eux, le fait que les Etats monopolisent l’émission monĂ©taire est profondĂ©ment vicieux : ils sont juges et parties. Ils ont un intĂ©rĂȘt Ă  augmenter la masse monĂ©taire pour se financer eux-mĂȘmes plus facilement.
C’est absurde de faire confiance aux Etats lĂ -dessus : ils vont perturber le fonctionnement de l’économie Ă  leurs propres fins au dĂ©triment de la population, en premier lieu des plus dĂ©munis.

Cette inflation monétaire a plusieurs effets pervers [que détaille ensuite Yorick de Mombynes]. »

L’inflation monĂ©taire accusĂ©e de favoriser les cycles Ă©conomiques


« Le premier de ces effets pervers concerne les cycles Ă©conomiques (boom, crises, etc.) qui, selon les autrichiens, viennent largement des manipulations monĂ©taires. C’est ce qu’on a vu au XXe siĂšcle : il n’y a jamais eu autant de cycles Ă©conomiques, avec des pĂ©riodes d’euphorie et de crises gravissimes. Or quand on regarde en dĂ©tail, on voit que ces crises ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es par des retournements de confiance aprĂšs des phases d’euphorie crĂ©Ă©es par une croissance monĂ©taire excessive, voulue par la puissance publique. Si on avait une monnaie moins inflationniste, comme l’était l’or au XIXe, sa valeur serait plus stable et il y aurait moins de cycles Ă©conomiques. »


de perturber les prévisions des entreprises


« DeuxiĂšme inconvĂ©nient : la perturbation du calcul Ă©conomique. Ce calcul est fondamental : c’est lui qui permet aux entreprises de planifier leurs activitĂ©s, en calculant leurs coĂ»ts et revenus. Si la masse monĂ©taire Ă©volue de maniĂšre imprĂ©visible et brusque, cela perturbe totalement ces calculs et ne fait qu’appauvrir l’humanitĂ© en perturbant les entreprises. »


de favoriser le surendettement et la surconsommation (dont celle des ressources naturelles)


« TroisiĂšme inconvĂ©nient : cela favorise une Ă©conomie du surendettement. C’est ce qu’on voit aujourd’hui et ce n’est pas sain : cela ne peut pas continuer.

Cela favorise aussi une surconsommation. On dit toujours que la sociĂ©tĂ© de consommation est le produit du capitalisme ; en rĂ©alitĂ© c’est aussi le produit de la croissance monĂ©taire exagĂ©rĂ©e par la puissance publique. Puisque l’on crĂ©e beaucoup de monnaie, les taux d’intĂ©rĂȘts sont faibles, et tout le monde s’endette alors pour consommer, au lieu de planifier le long terme : Ă©pargner et investir. On consomme beaucoup de biens de consommation mais aussi de ressources naturelles. C’est donc aussi intĂ©ressant de faire ce lien-lĂ . »


de crĂ©er des distorsions temporelles de pouvoir d’achat


« Autre inconvĂ©nient, l’effet Cantillon : tout le monde ne subit pas l’augmentation des prix en mĂȘme temps. Ceux qui reçoivent en premier la monnaie nouvellement crĂ©Ă©e – par exemple ceux qui ont contractĂ© des emprunts, travaillent dans les institutions financiĂšres ou disposent des contrats avec la puissance publique – pourront profiter de la monnaie nouvellement Ă©mise avant de subir l’augmentation des prix qui en rĂ©sultera ultĂ©rieurement. Autrement dit, ces personnes bĂ©nĂ©ficient d’un gain de pouvoir d’achat.

L’augmentation de la masse monĂ©taire engendre une redistribution de pouvoir d’achat relatif, favorisant les plus riches – ceux qui ont une capacitĂ© d’endettement – ou ceux qui sont connectĂ©s politiquement, dĂ©favorisant les plus dĂ©munis – ceux qui ne peuvent pas s’endetter pour acheter un appartement Ă  Paris, par exemple. C’est un effet social extrĂȘmement perturbant, qui aboutit Ă  augmenter les inĂ©galitĂ©s sociales. C’est un argument intĂ©ressant, or il n’y a que les autrichiens qui le soulĂšvent. »


et de favoriser les guerres, et de renforcer leur durée et intensité

« Enfin citons un dernier argument : cela favorise les guerres. Quand on regarde l’histoire des guerres Ă©conomiques, la premiĂšre guerre mondiale a abouti Ă  pulvĂ©riser l’étalon-or : tous les Etats ont eu besoin de financer leurs dĂ©penses de guerre et ont suspendu temporairement l’étalon-or pour Ă©mettre autant de monnaie que possible. Sauf que cela n’a pas Ă©tĂ© temporaire
Cela a Ă©tĂ© dĂ©finitif. Qui plus est, cela a probablement rallongĂ© la durĂ©e et l’intensitĂ© de la premiĂšre guerre mondiale.

C’est trĂšs important Ă  comprendre et ce n’est d’ailleurs pas nouveau : depuis des siĂšcles les Etats ont financĂ© leurs dĂ©penses et notamment de guerres par un contrĂŽle accru sur la monnaie. On peut mĂȘme imaginer que certaines guerres rĂ©centes, comme la guerre en Irak, n’auraient pas eu lieu de la mĂȘme maniĂšre voire pas eu lieu du tout si les Etats n’avaient pas un moyen de financement illimitĂ© sans passer par une augmentation des impĂŽts, qui est trĂšs impopulaire. »

Bilan et lien avec les cryptomonnaies

« Cela fait donc beaucoup d’arguments pour contester l’inflation monĂ©taire provoquĂ©e par les gouvernements. Ce n’est pas une peur d’ordre irrationnel : c’est une analyse froide, scientifique de la rĂ©alitĂ©.

Ce qu’on observe aujourd’hui, c’est que la confiance dans la capacitĂ© de l’Etat Ă  bien gĂ©rer la monnaie tend Ă  dĂ©cliner. Il n’y a pas besoin d’avoir un doctorat d’économie pour comprendre que l’émission monĂ©taire sans limites opĂ©rĂ©e par les banques centrales n’est pas tenable. C’est d’ailleurs pour ça que les gens essaient de trouver des valeurs refuges – appartements, Ɠuvres d’art, etc. Les cryptomonnaies sont maintenant une valeur refuge parmi d’autres pour se protĂ©ger de l’inflation monĂ©taire.

On peut considĂ©rer qu’il n’y a plus besoin aujourd’hui de rĂ©flĂ©chir Ă  un retour de l’étalon-or car dĂ©sormais existe le bitcoin. Le bitcoin a toutes les caractĂ©ristiques de l’or : divisible, homogĂšne, transportable, rĂ©sistant, non-duplicable, et rare – et avec un avantage que n’a pas l’or : il est encore plus transportable. Certes, il est plus volatil que l’or, donc reste une valeur de refuge limitĂ©e mais cela vaut seulement pour l’instant, parce qu’on est dans une pĂ©riode encore transitoire : il n’a que dix ans, ce qui n’est qu’un clin d’Ɠil, un battement de paupiĂšre dans l’histoire monĂ©taire. »

Les autrichiens contestent l’analyse dominante des causes et remùdes de la crise de 2008

« La thĂ©orie dominante dit : 1/ que la crise de 2008 est un Ă©chec du capitalisme ; 2/ que l’économie mondiale a Ă©tĂ© sauvĂ©e par les politiques monĂ©taires trĂšs expansionnistes. Les autrichiens contestent ces deux points.

Ils disent d’abord que la crise de 2008 est le rĂ©sultat d’un Ă©chec des politiques monĂ©taires : c’est l’aboutissement d’un cycle Ă©conomique artificiel qui a Ă©tĂ© engendrĂ© par des politiques expansionnistes, notamment de Greenspan.

Ils disent d’autre part que la politique monĂ©taire trĂšs expansionniste qui a suivi et se poursuit aujourd’hui non seulement n’a pas rĂ©glĂ© les problĂšmes – elle a sauvĂ© des acteurs financiers qui auraient dĂ» faire faillite et donc a contribuĂ© Ă  continuer de les dĂ©responsabiliser – mais, en plus, a accentuĂ© des problĂšmes structurels qui auraient dĂ» ĂȘtre rĂ©solus. Pour eux ces politiques monĂ©taires ne font que prĂ©parer de nouvelles crises qui seront encore plus dĂ©vastatrices.

La plupart des Ă©conomistes disent qu’on n’avait pas le choix : si on n’avait pas fait ces politiques monĂ©taires, cela aurait Ă©tĂ© une catastrophe car trop de banques auraient fait faillite, ce qui aurait Ă©tĂ© un dĂ©sastre pour les Ă©pargnants. Pour les autrichiens, c’est probablement exagĂ©rĂ© : sans ces politiques il y aurait sans doute eu des dĂ©gĂąts importants, mais les choses se seraient rĂ©tablies relativement vite car l’économie aurait Ă©tĂ© assainie. Les acteurs irresponsables ou improductifs auraient Ă©tĂ© Ă©liminĂ©s et les ressources auraient Ă©tĂ© rĂ©-allouĂ©es vers des acteurs plus efficaces qui rendent davantage service aux Ă©pargnants, consommateurs, entreprises, etc.

Ce qui compte maintenant, c’est ce qui va se passer par la suite. Est-ce qu’on recommence ? Est-ce qu’on accepte qu’il y ait des cycles plus forts, de plus en plus destructeurs ? Est-ce qu’on accepte que les acteurs irresponsables restent en place et soient financĂ©s par les contribuables ? C’est ça la grande question. »

Merci Ă  Yorick de Mombynes et GrĂ©gory Raymond pour cette interview passionnante. Retrouvez-lĂ  ici en podcast pour l’écouter dans son ensemble .

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Comprendre et explorer la finance décentralisée (DeFi) : formation et atelier

February 18th 2020 at 19:42

La finance décentralisée, dite DeFi (pour Decentralized Finance), a franchi un cap symbolique ce mois-ci : la valeur des ethers engagés dans ses différents services a dépassé le milliard de dollars.

En juin 2019, nous avions publié la premiÚre étude en français sur le sujet, qui explorait ses usages, enjeux et perspectives.

Au vu de sa montĂ©e en puissance, la DeFi est aujourd’hui un univers que les acteurs bancaires, financiers et technologiques ne peuvent laisser de cĂŽtĂ© dans leur veille et leur exploration.

Cette vague d’innovations est d’autant plus importante Ă  suivre qu’elle pourrait s’accĂ©lĂ©rer encore avec les initiatives de « stablecoins » publics ou privĂ©s (crypto-euro, crypto-dollar, Libra
), en cours d’exploration et de dĂ©veloppement.

Pour ces raisons, nous lançons aujourd’hui une offre de formations et d’ateliers visant Ă  sensibiliser Ă  la DeFi les acteurs historiques ou Ă©mergents de la banque, finance et assurance.

Nous proposons deux formules, modulables en fonction de vos besoins :

1/ Une formation aux enjeux clefs, principaux usages et perspectives de la finance décentralisée (De 1h à 3h)

2/ Une session pour comprendre la DeFi par la pratique : une formation courte suivie d’un atelier pour comprendre concrĂštement comment ces services permettent de prĂȘter, emprunter, Ă©changer, etc. de l’argent numĂ©rique sans intermĂ©diaires, en quelques clics. (A partir de 2h)

Ces deux formules peuvent aussi ĂȘtre enrichies par des focus juridiques et techniques spĂ©cialisĂ©s sur ces innovations, en fonction de vos besoins.

N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter ici pour toute demande ou question sur ces offres.

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