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Yesterday — September 17th 2026Journal du Coin

Crypto : Hyperliquid pulvérise la concurrence avec 240 milliards de dollars de volume

September 17th 2026 at 21:00

Cinq fois le volume de son premier poursuivant. Hyperliquid a traitĂ© prĂšs de 240 milliards de dollars de contrats Ă  terme perpĂ©tuels en trente jours selon les donnĂ©es de CryptoRank. Le deuxiĂšme du classement, Arbitrum, plafonne Ă  47,2 milliards. La concurrence s’est pourtant densifiĂ©e en un an avec l’arrivĂ©e de Lighter et d’edgeX sur le marchĂ© des perpĂ©tuels dĂ©centralisĂ©s sans que l’écart se resserre pour autant. On fait le point en chiffres.

Points clés

  • Hyperliquid domine le marchĂ© des perpĂ©tuels avec environ 240 milliards de dollars de volume sur 30 jours, selon CryptoRank.
  • Arbitrum suit Ă  47,2 milliards, devant Solana (46 Md$), Lighter (45,6 Md$), Ethereum (44,9 Md$) et edgeX (42,3 Md$).
  • Les cinq poursuivants cumulent 226 milliards de dollars, moins qu’Hyperliquid Ă  elle seule.
  • Les frais gĂ©nĂ©rĂ©s financent les rachats de HYPE via l’Assistance Fund, un mĂ©canisme amplifiĂ© par les marchĂ©s dĂ©ployĂ©s sous HIP-3.

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Hyperliquid : 240 milliards de dollars de perpétuels en trente jours

Le classement compilé par CryptoRank mesure les volumes de contrats à terme perpétuels des trente derniers jours, chaßnes et écosystÚmes confondus. Hyperliquid y écrase la hiérarchie :

  • Hyperliquid : environ 240 milliards de dollars
  • Arbitrum : 47,2 milliards de dollars
  • Solana : 46 milliards de dollars
  • Lighter : 45,6 milliards de dollars
  • Ethereum : 44,9 milliards de dollars
  • edgeX : 42,3 milliards de dollars

L’addition des cinq poursuivants donne 226 milliards de dollars, toujours sous le total d’Hyperliquid prise isolĂ©ment. Aucune plateforme dĂ©centralisĂ©e n’avait tenu un tel Ă©cart aussi longtemps depuis les grandes heures de dYdX.

Le perpĂ©tuel demeure le dĂ©rivĂ© favori des traders crypto : un contrat Ă  terme sans date d’échĂ©ance, maintenu Ă  proximitĂ© du prix comptant par un mĂ©canisme de financement, le funding, que les positions longues et courtes se versent Ă  intervalle rĂ©gulier. Hyperliquid le prĂ©lĂšve toutes les heures, lĂ  oĂč la plupart des plateformes centralisĂ©es fonctionnent par tranches de huit heures, ce qui colle le contrat au prix de rĂ©fĂ©rence et limite les Ă©carts durables.

Une prĂ©cision s’impose sur la mĂ©thode retenue. Arbitrum, Solana et Ethereum agrĂšgent les volumes de plusieurs protocoles installĂ©s sur leurs rĂ©seaux, quand Hyperliquid encaisse ce total sur sa propre blockchain applicative. La comparaison flatte forcĂ©ment la seconde, mais l’ordre de grandeur reste difficile Ă  contester.

Hyperliquid a traité prÚs de 240 milliards de dollars de contrats à terme perpétuels en trente jours selon les données de CryptoRank. Le deuxiÚme du classement, Arbitrum, plafonne à 47,2 milliards. La concurrence s'est pourtant densifiée en un an avec l'arrivée de Lighter et d'edgeX sur le marché des perpétuels décentralisés sans que l'écart se resserre.
Hyperliquid Ă©crase littĂ©ralement la concurrence selon CryptoRank – Source : Compte X

Lighter et edgeX bousculent le classement derriĂšre Hyperliquid

Deux noms du top 6 Ă©taient encore inconnus du grand public il y a dix-huit mois. Lighter exĂ©cute les ordres hors chaĂźne et publie des preuves Ă  divulgation nulle de connaissance (zk) pour garantir l’intĂ©gritĂ© de son carnet, une architecture qui autorise des frais proches de zĂ©ro. edgeX, incubĂ© par la sociĂ©tĂ© de trading Amber Group, joue la mĂȘme partition avec 42,3 milliards de dollars sur la pĂ©riode.

Ces volumes se lisent avec les incitations en tĂȘte : frais quasi nuls, campagnes de points et promesses d’airdrop poussent mĂ©caniquement l’activitĂ© vers le haut. Aster en a fait l’expĂ©rience. PortĂ© par YZi Labs, le family office de Changpeng Zhao, le protocole a affichĂ© des volumes quotidiens spectaculaires Ă  l’automne 2025 avant de sortir des six premiers de ce classement.

Des volumes qui alimentent directement le token HYPE

Hyperliquid facture 0,045 % cĂŽtĂ© taker et 0,015 % cĂŽtĂ© maker pour les plus petits paliers de volume, avec des remises dĂ©gressives au-delĂ . La quasi-totalitĂ© de ces frais atterrit dans l’Assistance Fund, qui rachĂšte du HYPE sur le marchĂ© ouvert : plus le carnet tourne, plus la pression acheteuse sur le token augmente.

La proposition d’amĂ©lioration HIP-3 a ouvert un autre robinet en permettant Ă  des Ă©quipes tierces de dĂ©ployer leurs propres marchĂ©s perpĂ©tuels contre un dĂ©pĂŽt en HYPE. Indices, actions tokenisĂ©es et matiĂšres premiĂšres synthĂ©tiques rejoignent ainsi le catalogue sans validation centrale, pendant que les frais gĂ©nĂ©rĂ©s continuent de remonter au protocole.

Le rapport de force avec les plateformes centralisĂ©es reste dĂ©sĂ©quilibrĂ© : Binance traite encore des milliers de milliards de dollars de dĂ©rivĂ©s chaque mois. L’écart s’est toutefois resserrĂ© annĂ©e aprĂšs annĂ©e, et les spreads affichĂ©s sur les paires BTC et ETH d’Hyperliquid n’ont plus grand-chose Ă  envier Ă  ceux d’un carnet d’ordres centralisĂ©.

À 240 milliards de dollars mensuels, les frais prĂ©levĂ©s se comptent en dizaines de millions de dollars, dont l’essentiel repart en rachats de HYPE. La profondeur du carnet d’ordres reste la vraie barriĂšre Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© des perpĂ©tuels, et elle ne s’achĂšte pas Ă  coups de programmes de points. Hyperliquid est dĂ©finitivement en train de s’imposer comme un acteur incontournable du secteur.

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Tom Lee annonce 12 mois haussiers pour la crypto : les 3 moteurs de sa thĂšse

September 17th 2026 at 20:00

Tom Lee, prĂ©sident du conseil d’administration de BitMine, voit s’ouvrir une pĂ©riode « vraiment haussiĂšre » pour les cryptos sur les 12 prochains mois. Il met en avant le nettoyage du levier, l’adoption institutionnelle de la blockchain et le potentiel de la tokenisation. Quelques jours aprĂšs l’entretien, le SĂ©nat amĂ©ricain a bloquĂ© l’avancĂ©e du CLARITY Act, l’un des catalyseurs qu’il citait.

Cet article contient des liens d’affiliation vous permettant de soutenir le travail quotidien des Ă©quipes du Journal du Coin.

Tom Lee attend le point bas du cycle crypto dans quelques semaines

Tom Lee prĂ©side le conseil d’administration de BitMine Immersion Technologies depuis juin 2025. La sociĂ©tĂ© dĂ©tenait 5,96 millions d’ETH au 13 septembre, soit 4,9 % de l’offre totale. Des estimations publiĂ©es dĂ©but septembre Ă©valuaient la moins-value latente de cette position autour de 5 milliards de dollars.

Il a livré sa prévision le 11 septembre 2026, dans un entretien vidéo. Il prévoit un point bas du cycle de 4 ans du bitcoin en octobre 2026.

Le 16 septembre, le bitcoin cotait autour de 75 900 dollars, environ 40 % sous son record de plus de 126 000 dollars d’octobre 2025. Il affiche toutefois une hausse d’environ 20 % sur le mois.

Selon lui, une grande partie du levier a déjà quitté le marché. Le 10 octobre 2025, aprÚs la menace de droits de douane de 100 % sur les produits chinois, plus de 19 milliards de dollars de positions à effet de levier ont été liquidés en une journée.

Lee observe les premiers signes d’un retour de l’emprunt, tout en anticipant des corrections en chemin.

Fin 2025, Tom Lee visait un bitcoin entre 200 000 et 250 000 dollars. L’actif a plafonnĂ© autour de 126 000 dollars avant de clĂŽturer l’annĂ©e autour de 88 000 dollars. En janvier 2026, il a reconduit la mĂȘme fourchette pour la fin de cette annĂ©e.

Cours du bitcoin entre octobre 2025 et septembre 2026, avec un record Ă  plus de 126 000 dollars et un cours autour de 75 900 dollars le 16 septembre
Le bitcoin reste environ 40 % sous son record malgré un rebond de 20 % en 1 mois.

La tokenisation nourrit une thĂšse Ă  20 000 milliards de dollars

Selon Tom Lee, les grandes institutions financiÚres multiplient depuis environ 18 mois les initiatives autour de la blockchain, des titres tokenisés et des stablecoins. Il cite notamment Larry Fink, patron de BlackRock, et Vlad Tenev, patron de Robinhood, qui ont tous deux défendu le développement des actifs financiers sur blockchain.

Lee estime que 100 000 milliards de dollars d’actifs pourraient Ă  terme ĂȘtre tokenisĂ©s. Il estime que cette migration pourrait gĂ©nĂ©rer environ 1 100 milliards de dollars de revenus annuels, pour une valorisation potentielle de 20 000 milliards de dollars.

Citi estimait Ă  17 milliards de dollars la valeur des actifs financiers tokenisĂ©s en juin 2026. La banque projette 5 500 milliards Ă  l’horizon 2030 dans son scĂ©nario central.

Comparaison en échelle logarithmique des 17 milliards de dollars d'actifs tokenisés mesurés par Citi en 2026, de sa projection à 5 500 milliards en 2030 et de l'hypothÚse de 100 000 milliards de Tom Lee
Actifs tokenisés : marché mesuré, projection de Citi et hypothÚse de Tom Lee.

Les stablecoins occupent également une place importante dans sa thÚse. 

Leur offre totale atteignait 303 milliards de dollars en août 2026. Tom Lee les associe au développement des actifs financiers sur blockchain, tandis que Citi considÚre les stablecoins réglementés comme une possible couche de rÚglement pour ces futurs actifs tokenisés. 

Le CLARITY Act, l’un des catalyseurs citĂ©s par Tom Lee, reste bloquĂ© au SĂ©nat

Pour Tom Lee, le CLARITY Act faisait partie des éléments susceptibles de soutenir le marché crypto au cours des 12 prochains mois.

Le 15 septembre, le Sénat américain a rejeté par 49 voix contre 50 la motion de procédure visant à faire avancer le texte. Il en fallait 60.

Le texte devait notamment préciser la répartition des compétences entre la SEC et la CFTC, le régulateur américain du marché. Il prévoyait de donner à la CFTC une nouvelle compétence sur les marchés des actifs numériques qualifiés de « digital commodities ».

Un capital en stablecoins n’a pas besoin que Tom Lee ait raison

« Veulent-ils avoir raison ou gagner de l’argent ? », demande Tom Lee Ă  propos des investisseurs qui n’ont aucune exposition aux cryptos. Miser sur son scĂ©nario suppose d’avoir raison sur la direction du marchĂ© et sur son calendrier.

D’autres possibilitĂ©s existent pour dĂ©ployer du capital dans l’écosystĂšme crypto. Les stablecoins peuvent notamment ĂȘtre dĂ©posĂ©s sur des protocoles DeFi, pour viser un rendement grĂące Ă  des stratĂ©gies conçues pour s’extraire de l’exposition aux mouvements du marchĂ©.

Le Club 25% déniche ces opportunités de rendement en DeFi, les analyse et les documente avant de les présenter à ses membres. Plus de 150 investisseurs gÚrent déjà leur épargne en stablecoins. Le Club 25% vise un rendement annuel de 15 à 25 %, avec des stratégies DeFi pensées pour générer du rendement quelle que soit la tendance du marché.

Comment ça marche concrÚtement :

  • Un portefeuille rĂ©el de 100 000 $ gĂ©rĂ© en public : toutes les dĂ©cisions sont documentĂ©es et expliquĂ©es.
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La hausse du marchĂ© reste une hypothĂšse sur laquelle il faut avoir raison au bon moment. D’autres stratĂ©gies permettent de rechercher du rendement en crypto en s’appuyant sur des mĂ©canismes diffĂ©rents. 

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BTC sur AAVE : 4 points pour comprendre le Custodied Collateral Lending

September 17th 2026 at 19:00
By: Magali

On ne prĂȘte qu’aux riches. Aave pousse un cran plus loin sa conquĂȘte de la finance institutionnelle. AprĂšs Horizon, sa plateforme dĂ©diĂ©e aux actifs tokenisĂ©s du monde rĂ©el (RWA), place au Custodied Collateral Lending. ConcrĂštement : des institutions pourraient bientĂŽt emprunter des stablecoins contre des actifs qui ne quittent jamais leur coffre-fort habituel. Ni transfert. Ni token Ă©changeable. Juste une preuve cryptographique que l’argent est bien lĂ . RĂ©sultat : Aave Ă©largit encore son public, sans toucher Ă  une seule ligne de ses marchĂ©s existants.

Les points clés de cet article :
  • Aave a Ă©largi sa stratĂ©gie institutionnelle en introduisant le Custodied Collateral Lending, permettant d’emprunter des stablecoins sans transfert d’actifs.
  • Anchorage et Chainlink collaborent pour sĂ©curiser et synchroniser les actifs, avec un jeton CoCT non transfĂ©rable servant de collatĂ©ral.

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1. Le Custodied Collateral Lending, c’est quoi au juste ?

Aujourd’hui, pour emprunter sur Aave, il faut dĂ©poser un collatĂ©ral (une garantie) directement on-chain, c’est-Ă -dire sur la blockchain.

Or, beaucoup d’institutions ne peuvent tout simplement pas faire ça. Pour des raisons rĂ©glementaires ou de politique interne, leurs actifs restent lĂ©galement chez un dĂ©positaire agréé, un custodian.

Le Custodied Collateral Lending contourne l’obstacle : l’actif reste chez le dĂ©positaire, et seule une preuve de son existence circule on-chain. C’est cette preuve, et elle seule, qui sert de garantie pour emprunter des stablecoins.

2. Anchorage, Chainlink et le token CoCT : la mécanique concrÚte

Trois acteurs se partagent le travail, selon la proposition publiĂ©e sur le forum de gouvernance d’Aave le 14 septembre par Aave Labs.

Anchorage joue le rĂŽle de dĂ©positaire agréé : il conserve l’actif, du bitcoin pour ce premier cas d’usage, pendant toute la durĂ©e du prĂȘt.

Chainlink, de son cĂŽtĂ©, synchronise en permanence l’état du compte chez Anchorage avec la blockchain, via une solution baptisĂ©e CustodySync.

À la clĂ© : un jeton non transfĂ©rable, le Custodied Collateral Token (CoCT). Il reprĂ©sente le solde custodiĂ© et sert de collatĂ©ral sur un « Spoke », une brique isolĂ©e de la V4 d’Aave. Impossible de le vendre. Impossible de le dĂ©placer ailleurs. Il ne sert qu’à emprunter. Mieux : son plafond de retrait est fixĂ© Ă  zĂ©ro, en permanence. Le token ne peut donc jamais sortir de ce circuit fermĂ©.

A new governance proposal introduces Custodied Collateral Lending, powered by Aave V4.

It would allow institutions to borrow stablecoins on Aave against assets held in custody at @Anchorage, synchronized through @chainlink infrastructure. pic.twitter.com/WyLeUDH5tN

— Aave (@aave) September 15, 2026

3. Pourquoi Aave s’y met maintenant

La logique est d’abord Ă©conomique. Le protocole vise une rĂ©serve d’actifs traditionnels Ă©valuĂ©e en milliers de milliards de dollars, jusqu’ici totalement fermĂ©e Ă  la DeFi (la finance dĂ©centralisĂ©e).

Pour Aave, chaque nouveau dĂ©positaire intĂ©grĂ© rapporte de la demande d’emprunt en stablecoins, sans entrer en concurrence avec les rĂ©serves dĂ©jĂ  existantes.

Pour les institutions, la promesse est diffĂ©rente : elles peuvent dĂ©sormais accĂ©der au crĂ©dit on-chain sans jamais transfĂ©rer leurs actifs hors de leur dĂ©positaire habituel. C’était justement l’obstacle qui les tenait Ă  l’écart. Autre atout : le CoCT est pensĂ© comme un standard rĂ©utilisable. Chaque nouveau dĂ©positaire onboardĂ© s’ajoute donc sans repartir de zĂ©ro.

4. Ce qui reste encore Ă  trancher pour Aave

Rien n’est jouĂ© pour autant. Le texte publiĂ© le 14 septembre ne fixe ni le taux de collatĂ©ralisation, ni la prime de liquidation, ni les plafonds d’emprunt. Ces paramĂštres viendront plus tard, proposĂ©s par les prestataires de gestion des risques de la DAO, l’organisation autonome dĂ©centralisĂ©e qui gouverne Aave.

La procĂ©dure suit ensuite le circuit classique de la gouvernance Aave : discussion communautaire (ARFC), vote Snapshot, puis proposition on-chain dĂ©finitive (AIP). Autre particularitĂ© : la liquidation. En cas de dĂ©faut, c’est Anchorage qui vend l’actif de grĂ© Ă  grĂ©, c’est-Ă -dire directement Ă  un acheteur plutĂŽt que via un marchĂ© organisĂ©, et non un robot de liquidation classique. Une passerelle bien huilĂ©e entre deux mondes, en somme. Mais qui repose encore, au fond, sur la confiance qu’on accorde au dĂ©positaire.

AprĂšs les fonds monĂ©taires tokenisĂ©s d’Horizon et les agents IA capables de piloter ses positions, Aave ajoute donc une nouvelle brique Ă  sa stratĂ©gie d’ouverture institutionnelle. Chaque brique Ă©largit un peu plus le public que la DeFi peut toucher. Mais elle l’éloigne aussi, un peu plus, de son idĂ©al fondateur : ne dĂ©pendre d’aucun tiers de confiance.

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La SEC ouvre Wall Street la nuit, et mise sur la blockchain pour tenir le rythme

September 17th 2026 at 18:10
By: Magali

Mariage de raison. Le mĂȘme jeudi 17 septembre, Ă  quelques heures d’intervalle : le matin, la SEC ouvrait les actions amĂ©ricaines Ă  la tokenisation, en autorisant pour cinq ans l’échange de titres cotĂ©s sous forme de tokens sur des plateformes agréées. L’aprĂšs-midi, elle rĂ©unissait tout un arĂ©opage de rĂ©gulateurs et de professionnels pour caler le calendrier du trading actions 23 heures sur 24, 5 jours sur 7. Deux annonces, la mĂȘme journĂ©e, le mĂȘme rĂ©gulateur, et surtout un fil qui les relie : Wall Street veut ouvrir plus longtemps, et une partie de la rĂ©ponse technique passe justement par la blockchain.

Les points clés de cet article :
  • La SEC a annoncĂ© l’autorisation de la tokenisation des actions amĂ©ricaines et a planifiĂ© un calendrier pour un trading Ă©tendu de 23 heures sur 24, 5 jours sur 7, reliant ces initiatives Ă  la blockchain.
  • Le prĂ©sident de la SEC a soulignĂ© le potentiel de la tokenisation pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© du trading nocturne, en rĂ©duisant les Ă©checs de rĂšglement et les risques de vente Ă  dĂ©couvert abusive.

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Le 23h/24-5j/7, ce n’est pas encore le 24/7 pour tout le monde

Date Ă  retenir : le 6 dĂ©cembre 2026. C’est ce jour-lĂ  que l’infrastructure de diffusion des donnĂ©es de marchĂ© (le SIP, pour Securities Information Processor, le flux consolidĂ© qui agrĂšge les prix de toutes les Bourses amĂ©ricaines) doit elle-mĂȘme passer en 23h/24, 5j/7, a confirmĂ© Jamie Selway, directeur de la division Trading and Markets de la SEC, lors d’un roundtable organisĂ© ce jeudi Ă  Washington, annoncĂ© par la SEC elle-mĂȘme sur X. Le Nasdaq, qui a dĂ©jĂ  obtenu son feu vert, prĂ©voit une nouvelle session de 21h Ă  4h du matin, heure de New York (soit 3h Ă  10h du matin Ă  Paris, en septembre), avec une pause technique d’une heure entre 20h et 21h, heure de New York, pour permettre le traitement des transactions.

Nuance importante, souvent perdue dans les gros titres : le 6 dĂ©cembre ne signifie pas que toutes les actions amĂ©ricaines s’échangeront soudainement 23 heures d’affilĂ©e. Ce sont d’abord les Bourses dĂ©jĂ  autorisĂ©es, comme le Nasdaq ou Cboe EDGX, qui pourront coter pendant la session de nuit une fois l’infrastructure SIP disponible. DTCC, le dĂ©positaire central, a dĂ©jĂ  basculĂ© sa chaĂźne de compensation en 23h/24, 5j/7 dĂšs juin. Le passage Ă  un vrai 24h/7 reste, lui, un horizon Ă©voquĂ© mais non confirmĂ©.

The SEC will host a roundtable on September 17 to discuss moving towards 24-hour trading in the U.S. equity markets.

Agenda, panelists, and registration info will be available soon.

See additional info below ⬇https://t.co/JH4wuT6X5s

— U.S. Securities and Exchange Commission (@SECGov) July 23, 2026

Atkins fait le lien lui-mĂȘme : la tokenisation au secours du trading de nuit

C’est lĂ  que les deux dossiers du jour se rejoignent, et pas par hasard. Devant le mĂȘme parterre de professionnels, le prĂ©sident de la SEC Paul Atkins a explicitement nommĂ© la tokenisation comme un outil pour rĂ©soudre l’un des vrais casse-tĂȘtes du trading nocturne : trouver des titres Ă  emprunter (les fameux « locates ») pour la vente Ă  dĂ©couvert, Ă  un moment oĂč les spreads s’élargissent et oĂč la liquiditĂ© se rarĂ©fie. Dans ses remarques, il a Ă©tĂ© net :

« La tokenisation a le potentiel d’aider le secteur des valeurs mobiliĂšres Ă  atteindre une gestion des stocks en temps rĂ©el, ce qui pourrait accroĂźtre l’efficacitĂ©, rĂ©duire les Ă©checs de rĂšglement et limiter le risque de vente Ă  dĂ©couvert abusive, avec l’objectif de l’éliminer purement et simplement. »

Paul Atkins, président de la SEC

Autrement dit : un marchĂ© qui tourne 23 heures sur 24 a besoin d’un systĂšme de rĂšglement qui suit le rythme, et le rĂšglement quasi instantanĂ© permis par la tokenisation (contre un cycle classique de T+1, soit le lendemain de la transaction) coche justement cette case. Ce n’est pas un hasard si l’exemption « innovation » accordĂ©e ce mĂȘme jeudi matin aux plateformes de titres tokenisĂ©s et le roundtable de l’aprĂšs-midi sur les horaires Ă©tendus portent la mĂȘme signature, celle d’un rĂ©gulateur qui essaie de faire avancer deux chantiers d’infrastructure de marchĂ© en parallĂšle plutĂŽt qu’en silos.

L’ironie de l’histoire : le marchĂ© amĂ©ricain a fermĂ© le samedi pour la premiĂšre fois en 1952, faute de pouvoir suivre le volume de paperasse de l’époque. Soixante-quatorze ans plus tard, c’est un excĂšs inverse, celui de la donnĂ©e et du rĂšglement en temps rĂ©el, qui pousse la SEC Ă  rouvrir les horaires. Les mĂȘmes outils numĂ©riques qui permettent de trader la nuit sont ceux qui, demain, pourraient faire des actions elles-mĂȘmes des objets purement on-chain.

2 dossiers pour un seul enjeu

Pour Wall Street, l’enjeu dĂ©passe le simple confort des traders insomniaques. Atkins l’a dit lui-mĂȘme dans son discours : aligner les horaires amĂ©ricains sur ceux des places Ă©trangĂšres, c’est aussi une maniĂšre d’attirer des capitaux qui, sinon, iraient chercher de la liquiditĂ© ailleurs pendant que New York dort. Pour les Ă©metteurs, plus d’heures de cotation veut dire plus de fenĂȘtres pour rĂ©agir Ă  une actualitĂ© mondiale qui, elle, ne s’arrĂȘte jamais.

Le risque, en creux, c’est celui d’un marchĂ© Ă  deux vitesses la nuit : moins de teneurs de marchĂ© actifs, des fourchettes de prix plus larges, une liquiditĂ© plus fine, donc plus de risque pour l’épargnant qui passerait un ordre Ă  2h du matin en pensant profiter des mĂȘmes conditions qu’en pleine journĂ©e. C’est exactement le trou que la tokenisation est censĂ©e combler, en fluidifiant la gestion des stocks de titres et le rĂšglement des transactions Ă  une heure oĂč les intermĂ©diaires traditionnels tournent au ralenti. Les deux chantiers ne sont donc pas juste concomitants : l’un a besoin de l’autre pour tenir ses promesses.

Reste que rien de tout cela n’est actĂ©. Le rĂ©gime d’exemption sur les actions tokenisĂ©es est bornĂ© Ă  cinq ans, et l’expansion des horaires au-delĂ  du 6 dĂ©cembre dĂ©pend encore de l’approbation de plusieurs rĂšgles par la SEC. Deux chantiers ambitieux, donc, mais deux chantiers encore en travaux, pas deux annonces dĂ©finitives.

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Affaire Airsoft : Retour sur une arnaque Ă  950 millions de dollars

September 17th 2026 at 18:00
By: Magali

Homo homini lupus. L’homme est un loup pour l’homme, Ă©crivait dĂ©jĂ  Plaute deux siĂšcles avant notre Ăšre. Rony Hadjedj et la bande que la presse israĂ©lienne surnommait « les loups de Tel-Aviv » ont perfectionnĂ© cette loi du plus fort. Leur outil s’appelait Airsoft, un logiciel conçu pour piloter des centaines de faux courtiers en ligne et vider les comptes de milliers de clients. On retrouve aujourd’hui la mĂȘme mĂ©canique dans les arnaques d’investissement en cryptomonnaies, le mĂȘme tuyau mais sous un autre habillage.

Le 6 juillet 2025, Ă  l’aĂ©roport de Casablanca, ce Franco-IsraĂ©lien de 36 ans descend d’un vol en provenance de DubaĂŻ. Sur place, la police marocaine l’arrĂȘte aussitĂŽt, mandat d’arrĂȘt international du parquet de Bamberg en main. Treize ans de cavale s’achĂšvent lĂ  entre deux portes d’embarquement.

Des braquages Ă  main armĂ©e dans les beaux quartiers de Marseille jusqu’à la direction d’Airsoft. Ce logiciel a permis Ă  plus de 400 sites de courtage frauduleux de vider les comptes de milliers d’épargnants, de la France jusqu’en AmĂ©rique du Nord en passant par l’Europe et l’Asie.

Cet article n’aurait pas pu exister sans l’enquĂȘte sur Rony Hadjedj et le logiciel Airsoft de Mediapart et le rĂ©seau EIC.

Le Journal du Coin a lu cette enquĂȘte et vĂ©rifiĂ© ce qui pouvait l’ĂȘtre auprĂšs d’autres sources. Il l’a complĂ©tĂ©e par ce qu’elle dit, une fois de plus, du business de l’arnaque Ă  l’investissement, jusque dans son versant crypto.

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Les points clés de cet article :
  • Rony Hadjedj, surnommĂ© « le loup de Tel-Aviv », a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© aprĂšs treize ans de cavale, liĂ© Ă  des arnaques Ă  grande Ă©chelle en cryptomonnaies.
  • Le logiciel Airsoft a permis Ă  des centaines de sites de courtage frauduleux de manipuler le marchĂ©, causant des pertes massives pour les investisseurs.

Du braquage chez les riches Marseillais au logiciel de l’arnaque au trading

Le 12 mai 2010, deux hommes cagoulĂ©s braquent un appartement marseillais. Le chauffeur qui les attend, 20 ans, s’appelle Rony Hadjedj. CondamnĂ© Ă  six ans de prison en 2012, il fuit en IsraĂ«l sous le nom de Jeremy Atlan et y devient faux courtier en options binaires et en CFD, un mĂ©tier que la presse israĂ©lienne surnomme « les loups de Tel-Aviv ».

2013 : les premiers sites visant les épargnants français

DĂšs fin 2013, Rony Hadjedj lance au moins cinq sites destinĂ©s Ă  la clientĂšle française, CEA Finance, Finanperf ou Golden Bank, pilotĂ©s par une coquille immatriculĂ©e Ă  Anguilla dont les Panama Papers rĂ©vĂ©leront qu’elle appartient Ă  sa propre mĂšre. En janvier 2015, l’AMF place ces courtiers sur liste noire, mais la justice ne donne pas suite aux plaintes des victimes.

« L’AutoritĂ© des MarchĂ©s Financiers (AMF) attire l’attention du public sur les activitĂ©s de CO&H Ltd, ainsi que sur celles de CEA FINANCE, FINANPERF, ANALYSIS FINANCE, GA FINANCE et FINANCE TRADITION et rappelle que ces entitĂ©s ne sont pas autorisĂ©es Ă  fournir des services d’investissement sur le territoire français.»

Source : AMf

Airsoft, l’entreprise familiale qui vendait une arnaque clĂ© en main

Fin 2014, Hadjedj voit plus grand et lance Airsoft, une plateforme logicielle pour faire tourner des courtiers frauduleux en marque blanche, montĂ©e en affaire de famille avec sa sƓur Amandine, propriĂ©taire sur le papier de la coquille qui encaisse l’essentiel des revenus. BasĂ© sur le papier Ă  Chypre et Hong Kong, Airsoft fait tourner en rĂ©alitĂ© une vingtaine d’employĂ©s Ă  Ramat Gan, sous la direction de Shay Benhamou, un Canado-IsraĂ©lien remplacĂ© en 2021 par CĂ©dric Halfon. Le logiciel, lui, permettait de « manipuler librement le marchĂ© », puisqu’il n’y avait « pas de trading au sens normal du terme ».

Un modÚle économique bùti sur la manipulation

Le modĂšle Ă©conomique Ă©tait limpide dans sa brutalitĂ©. Les courtiers reversaient Ă  Airsoft entre 5 et 8 % de leurs « dĂ©pĂŽts nets », un pourcentage direct sur les pertes des Ă©pargnants. Sur 2018-2023, plus de 440 sites ont utilisĂ© ce logiciel pour collecter 950 millions d’euros, dont 53 millions gardĂ©s en commissions. Amazon Web Services, qui hĂ©bergeait plusieurs de ces sites, a fini par prĂ©venir en 2021 qu’il « en avait assez ». Airsoft n’a pourtant pas coupĂ© les brokers concernĂ©s, leur offrant simplement une nouvelle enseigne.

Mafia, tueur à gages et impunité en Israël

Le personnage cultive un train de vie voyant et des frĂ©quentations Ă  l’avenant. L’EIC a Ă©tabli sa proximitĂ© avec le clan Jarushi, l’une des familles mafieuses les plus violentes du pays selon le Times of Israel. ArrĂȘtĂ© en 2016, il ressort pourtant libre, sans poursuites. En aoĂ»t 2022, un tueur Ă  gages tire trois balles sur son Audi, sans qu’il soit Ă  bord. MalgrĂ© ce signal, Airsoft continue de tourner en IsraĂ«l pendant encore un an.

Un employĂ© de bureau canadien et un procureur bavarois font tomber la tĂȘte du serpent

Mais il aura fallu deux hommes sans lien entre eux pour arrĂȘter la machine. Le premier, un Canadien que Mediapart appelle Travis P., perd 24 250 dollars en 2017 sur un site utilisant Airsoft. Il se met Ă  enquĂȘter seul, rĂ©pertorie plus de 500 sites utilisant le logiciel et alerte les rĂ©gulateurs d’une vingtaine de pays dĂšs 2017. Silence radio, jusqu’en 2023.

Le second homme, c’est Nino Goldbeck, procureur en chef Ă  Bamberg. En enquĂȘtant sur plusieurs rĂ©seaux de courtiers vĂ©reux, il dĂ©couvre qu’ils tournent tous sur la mĂȘme infrastructure et vise l’outil plutĂŽt que chaque site. Le 4 septembre 2023, la police israĂ©lienne perquisitionne le siĂšge d’Airsoft, dont le patrimoine est saisi. CĂ©dric Halfon, Shay Benhamou, Amandine et leur mĂšre finissent la journĂ©e en garde Ă  vue. Rony Hadjedj, absent du pays ce jour-lĂ , passe entre les mailles du filet.

L’extradition et le procùs de Shay Benhamou

Shay Benhamou est finalement extradĂ© depuis la France en 2024 et jugĂ© Ă  Bamberg en juin 2026. Selon Finance Magnates, il plaide finalement coupable de complicitĂ© de fraude et Ă©cope de quatre ans de prison. « J’ai honte, les gens ont Ă©tĂ© appĂątĂ©s par l’illusion des profits et ont tout perdu », dit-il Ă  l’audience. Rony Hadjedj, lui, reste en prison au Maroc, sa condamnation française de 2012 pour les braquages marseillais n’ayant jamais Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e.

De l’arnaque au trading Ă  l’arnaque crypto : le mĂȘme logiciel, un autre actif

Or, ce qui rend l’affaire Airsoft prĂ©cieuse pour un lecteur crypto, ce n’est pas seulement son ampleur, c’est son modĂšle. Le logiciel gĂ©rait indiffĂ©remment des paris sur des actions, des devises et des cryptomonnaies. La technologie ne se souciait pas de l’actif sous-jacent, seulement de savoir combien le client allait perdre. Selon le volet EIC relayĂ© par le Journal de MontrĂ©al, une partie de la rĂ©munĂ©ration du directeur gĂ©nĂ©ral Shay Benhamou Ă©tait d’ailleurs versĂ©e en bitcoins, jusqu’à 132 BTC, environ 14 millions de dollars selon leur conversion.

C’est exactement la logique qu’on retrouve aujourd’hui dans les arnaques crypto de type « pig butchering », oĂč de faux exchanges affichent de faux graphiques pendant que l’argent des victimes finit hors de tout marchĂ© rĂ©el. Airsoft n’a rien inventĂ©, il a industrialisĂ© le procĂ©dĂ©, support client et politique de « rebranding » compris. Le secteur crypto s’est contentĂ© de le redĂ©corer, faux tableaux de prix et influenceurs Telegram en plus.

L’autre leçon tient Ă  la stratĂ©gie judiciaire elle-mĂȘme. Pendant des annĂ©es, plaintes individuelles et listes noires n’ont rien changĂ©. Le Journal du Coin avait dĂ©jĂ  racontĂ© comment l’AMF peinait Ă  tenir le rythme face Ă  des communautĂ©s de victimes qui recensaient plus de plateformes que le rĂ©gulateur. Ce qui a fait tomber Airsoft, c’est une bascule de cible : le procureur Goldbeck s’en est pris au fournisseur d’infrastructure commun Ă  toutes les façades. Pour la premiĂšre fois, une autoritĂ© judiciaire frappait la « tĂȘte du serpent » plutĂŽt que ses innombrables Ă©cailles.

Une leçon pour la régulation crypto

Cette logique du « fournisseur unique » Ă  faire tomber pour assĂ©cher tout un Ă©cosystĂšme, la rĂ©gulation crypto la dĂ©couvre Ă  peine. Les poursuites amĂ©ricaines contre les mixeurs de cryptomonnaies ou les plateformes d’échange sans vĂ©rification d’identitĂ© procĂšdent du mĂȘme raisonnement. S’attaquer au tuyau plutĂŽt qu’à chaque robinet. Airsoft a opĂ©rĂ© pendant neuf ans avant qu’un procureur ne s’y attaque frontalement. Combien d’équivalents crypto tournent, aujourd’hui mĂȘme, avec la mĂȘme impunitĂ© ?

L’affaire Hadjedj n’est donc pas un simple fait divers israĂ©lo-marseillais. C’est le mode d’emploi, presque intĂ©gral, de la façon dont l’arnaque Ă  l’investissement s’est transformĂ©e en industrie logicielle. Et ce, bien avant que la crypto ne s’en empare Ă  son tour. Et la justice française, dans cette histoire, n’a jamais tenu le premier rĂŽle. Ni pour les braquages de 2010, toujours pas sanctionnĂ©s, ni pour les cinq premiers sites d’arnaque de 2013, blacklistĂ©s sans suite. La tĂȘte du serpent, en 2026, s’est fait attraper au Maroc par un procureur bavarois.

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Economie : La BoE agite le pĂ©trole, Bitcoin grimpe quand mĂȘme

September 17th 2026 at 17:10

Que sera, sera, whatever will be, will be. Ce matin, on annonçait quatre rendez-vous macro pour clore une quinzaine dĂ©jĂ  chargĂ©e : la dĂ©cision de taux de la Banque d’Angleterre, puis une salve de trois indicateurs amĂ©ricains sur l’emploi, l’industrie et le logement. Les chiffres sont tombĂ©s. Verdict : une Banque d’Angleterre qui temporise sans se rassurer elle-mĂȘme, un marchĂ© du travail amĂ©ricain plus solide que prĂ©vu, et un secteur du logement qui, lui, continue de s’enfoncer.

Les points clés de cet article :
  • La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur Ă  3,75 %, tout en Ă©mettant un avertissement concernant la volatilitĂ© des prix du pĂ©trole.
  • Aux États-Unis, des indicateurs Ă©conomiques ont rĂ©vĂ©lĂ© un marchĂ© du travail plus solide que prĂ©vu, tandis que le secteur du logement a continuĂ© de dĂ©cliner.

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La BoE tient sa ligne, mais Bailey agite le pétrole

Sans surprise, le ComitĂ© de politique monĂ©taire a maintenu son taux directeur Ă  3,75 %, par 6 voix contre 3. Toujours les mĂȘmes trois faucons, Megan Greene, Catherine Mann et Huw Pill, Ă  rĂ©clamer un relĂšvement immĂ©diat Ă  4 %. SixiĂšme statu quo d’affilĂ©e cette annĂ©e : la routine, en apparence.

Sauf que le gouverneur Andrew Bailey n’a pas jouĂ© la carte du silence rassurant. Plus la volatilitĂ© des prix du pĂ©trole se prolonge, Ă  cause du conflit au Moyen-Orient, plus une hausse de taux devient probable selon lui. Un statu quo accompagnĂ© d’un avertissement n’a jamais grand-chose de rassurant. La livre sterling en a pris acte tout de suite, glissant vers 1,336 dollar en milieu d’aprĂšs-midi (cours Ă  recoller avant publication), son plus bas niveau depuis fin juillet, selon Pound Sterling Live. Les marchĂ©s de taux ont plutĂŽt revu leurs paris Ă  la baisse : une hausse d’ici la fin de l’annĂ©e est dĂ©sormais pleinement intĂ©grĂ©e dans les prix, avec environ 50 % de probabilitĂ© d’un second geste par la suite, selon Bloomberg.

Cours GBP/USD le 17 septembre 2026, avec le décrochage de la livre sterling au moment de l'annonce de la Banque d'Angleterre à 13h
Source : TradingView (OANDA), GBP/USD sur 24 heures au 17 septembre 2026, 16h54

Trois indicateurs US, deux bonnes surprises et une déception

Passons Ă  Washington, oĂč trois chiffres sont tombĂ©s d’un coup en milieu d’aprĂšs-midi, heure de Paris.

Premier verdict : l’emploi tient bon. Les inscriptions hebdomadaires au chĂŽmage sont ressorties Ă  196 000, contre 208 000 attendus et 206 000 la semaine prĂ©cĂ©dente. Loin de l’inquiĂ©tude qu’on pouvait nourrir aprĂšs la Fed de mercredi, le marchĂ© du travail amĂ©ricain respire encore.

DeuxiĂšme chiffre, l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, publiĂ© Ă  37,8 points, trĂšs au-dessus des 30,5 attendus par le consensus. Belle surprise sur le papier, sauf qu’il faut la relativiser aussitĂŽt : en aoĂ»t, ce mĂȘme indice affichait 47,4. L’industrie rĂ©gionale ralentit, elle continue simplement de ralentir moins vite que redoutĂ©.

Le logement, en revanche, ne trouve aucune excuse. Les mises en chantier d’aoĂ»t sont tombĂ©es Ă  1,275 million d’unitĂ©s en rythme annualisĂ©, en repli de 2,6 % sur juillet (1,309 million) et sous le consensus de 1,31 million. CoĂ»ts de construction Ă©levĂ©s, financement cher, pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre : la liste des explications n’a pas changĂ© depuis des mois, seule la chute continue de s’accumuler mois aprĂšs mois.

Bitcoin
Bitcoin (btc)
76 579,00$ â–Č+0,60%

Bitcoin hausse malgré la valse des banques centrales

Et pendant que Londres et Washington envoient des signaux contradictoires, Bitcoin grimpe d’environ 1 % ce jeudi aprĂšs-midi, repassant au-dessus des 76 400 dollars (cours Ă  recoller avant publication). Pas de quoi effacer la gueule de bois de la semaine, entre l’échec du CLARITY Act et la hausse de taux de la Fed, mais un signal qui tranche avec la nervositĂ© ambiante.

L’explication tient sans doute Ă  la lecture croisĂ©e des quatre publications du jour. Un emploi amĂ©ricain solide sans surprise Ă  la hausse, ça n’ajoute pas de pression haussiĂšre sur les taux au-delĂ  de ce qui est dĂ©jĂ  anticipĂ©. Un logement qui déçoit, ça pousse plutĂŽt vers plus de prudence monĂ©taire Ă  terme. Quant Ă  la BoE, son statu quo un peu grinçant ne change rien directement au calcul de la Fed. Un jeudi chargĂ©, au final, qui referme la quinzaine macro la plus dense depuis des mois sans bouleverser la trajectoire de fond du marchĂ© crypto.

Reste vendredi, et la décision de la Banque du Japon, le dernier gros rendez-vous monétaire de la semaine.

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Crypto : La Corée du Sud poursuit 26 parieurs de Polymarket pour 12,7 millions de dollars de mises

September 17th 2026 at 17:00

Douze millions de dollars de paris, 26 suspects. La police sud-corĂ©enne a formellement ouvert des dossiers contre 26 utilisateurs de Polymarket pour jeu d’argent illĂ©gal, et 18 d’entre eux ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© transmis au parquet. Le mĂ©dia Asia Economy chiffre les mises cumulĂ©es Ă  17,6 milliards de wons, soit environ 12,7 millions de dollars.

La plateforme est pourtant inaccessible depuis le pays, bloquĂ©e sur dĂ©cision du rĂ©gulateur des communications. Mais les enquĂȘteurs n’ont eu besoin d’aucune coopĂ©ration de Polymarket pour remonter jusqu’aux parieurs : les positions laissent Ă©videmment une trace publique sur la blockchain.

Points clés

  • 26 utilisateurs de Polymarket mis en cause en CorĂ©e du Sud, dont 18 dossiers dĂ©jĂ  transmis au parquet
  • 17,6 milliards de wons de mises (12,7 millions de dollars), dont 5,7 milliards pour un seul parieur
  • Les enquĂȘteurs ont croisĂ© les registres publics de la blockchain et le renseignement en sources ouvertes (OSINT)
  • Le code pĂ©nal corĂ©en punit le jeu habituel de trois ans de prison, y compris pour des paris placĂ©s Ă  l’étranger

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Polymarket : 26 parieurs identifiés par la police sud-coréenne

La police a procĂ©dĂ© Ă  ce que le droit corĂ©en appelle un « ipgeon » (입걎), l’ouverture formelle d’un dossier pĂ©nal contre une personne identifiĂ©e. La dĂ©cision de poursuivre relĂšve ensuite du seul procureur.

Dix-huit des 26 dossiers ont dĂ©jĂ  rejoint le parquet. Le reste demeure entre les mains des enquĂȘteurs, qui poursuivent leurs vĂ©rifications sur des mises totalisant 17,6 milliards de wons.

Un seul parieur concentre 5,7 milliards de wons de mises, environ 4,1 millions de dollars. Il pĂšse Ă  lui seul prĂšs d’un tiers du volume visĂ© par l’enquĂȘte.

Pour identifier les intĂ©ressĂ©s, la police a croisĂ© les registres publics de la blockchain et l’OSINT, pour open source intelligence, le renseignement tirĂ© de sources librement accessibles : rĂ©seaux sociaux, forums, annonces, documents publics. Polymarket rĂšgle ses contrats en USDC sur Polygon, et chaque prise de position s’inscrit dans un registre que n’importe qui peut lire.

Le trading sans vĂ©rification d’identitĂ© (KYC, know your customer) protĂšge l’utilisateur tant que son adresse reste isolĂ©e du reste de son activitĂ© financiĂšre. Il suffit que les fonds transitent par une plateforme corĂ©enne soumise au compte bancaire nominatif pour que le portefeuille se raccroche Ă  une identitĂ© civile.

La police sud-coréenne a formellement ouvert des dossiers contre 26 utilisateurs de Polymarket pour jeu d'argent illégal, et 18 d'entre eux ont déjà été transmis au parquet. Le média Asia Economy chiffre les mises cumulées à 17,6 milliards de wons, soit environ 12,7 millions de dollars.

La plateforme est pourtant inaccessible depuis le pays, bloquĂ©e sur dĂ©cision du rĂ©gulateur des communications. Les enquĂȘteurs n'ont eu besoin d'aucune coopĂ©ration de Polymarket pour remonter jusqu'aux parieurs : les positions laissent une trace publique sur la blockchain.
La version chinoise de Wu Blockchain relaie la nouvelle – Source : Compte X

Pourquoi Séoul traite Polymarket comme un casino clandestin

Le code pĂ©nal sud-corĂ©en punit le simple joueur d’une amende pouvant atteindre 10 millions de wons, environ 7 000 dollars. Le joueur reconnu habituel risque jusqu’à trois ans de prison ou 20 millions de wons d’amende. La loi suit par ailleurs le ressortissant corĂ©en au-delĂ  des frontiĂšres : un pari placĂ© depuis l’étranger ou sur un site Ă©tranger tombe sous le mĂȘme article.

Les exceptions relĂšvent de monopoles publics : loteries d’État, paris sportifs Sports Toto, courses hippiques et cyclistes, plus un unique casino ouvert aux nationaux, Ă  Kangwon Land. Tout le reste, des bookmakers offshore aux marchĂ©s prĂ©dictifs, entre dans la catĂ©gorie du jeu illĂ©gal.

Le blocage de l’accĂšs Ă  Polymarket avait Ă©tĂ© ordonnĂ© un mois avant la premiĂšre vague de mises en cause par la Commission des normes de communication de CorĂ©e (KCSC), l’organe qui dĂ©cide du filtrage des sites jugĂ©s illicites. Un filtrage de domaine ne rĂ©siste pas Ă  un VPN, et l’enquĂȘte s’est dĂ©placĂ©e du site vers les portefeuilles de ses utilisateurs.

Marchés prédictifs : Séoul verrouille, Wall Street signe des chÚques

Polymarket a rachetĂ© l’opĂ©rateur QCEX pour 112 millions de dollars afin de revenir sur le marchĂ© amĂ©ricain sous licence de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le rĂ©gulateur fĂ©dĂ©ral des produits dĂ©rivĂ©s. ICE, propriĂ©taire du New York Stock Exchange, a ensuite engagĂ© jusqu’à 2 milliards de dollars dans la sociĂ©tĂ©, sur une valorisation d’environ 8 milliards.

Le mĂȘme produit se nĂ©gocie donc sous supervision fĂ©dĂ©rale Ă  New York et vaut une amende Ă  SĂ©oul. L’appĂ©tit corĂ©en pour les actifs numĂ©riques ne faiblit pas pour autant : les plateformes locales recensent environ 16 millions de comptes pour 51 millions d’habitants, et Upbit rivalise rĂ©guliĂšrement avec les premiers Ă©changes mondiaux en volume quotidien.

Les dossiers dĂ©sormais entre les mains du parquet fixeront le barĂšme applicable : amende pour le parieur occasionnel, peine de prison si la qualification d’habitude est retenue. Avec 5,7 milliards de wons engagĂ©s, le plus gros parieur du lot disposera de peu d’arguments pour l’écarter. De Washington Ă  SĂ©oul en passant par Paris, la rĂšglementation pour un service identique est dĂ©cidĂ©ment loin d’ĂȘtre la mĂȘme !

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1,5 milliard en or : Tether devient banquier des marchands de lingots

September 17th 2026 at 16:10

Un Ă©metteur de stablecoins qui fait crĂ©dit en lingots. Tether a ouvert une ligne de financement en or de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com. Le mĂ©tal reste la propriĂ©tĂ© de l’émetteur : il est prĂȘtĂ©, sert de stock au marchand, puis lui revient contre une rĂ©munĂ©ration annuelle. L’opĂ©ration installe la maison mĂšre de l’USDT parmi les plus gros pourvoyeurs privĂ©s de mĂ©tal physique aux États-Unis.

Le geste s’inscrit dans une trajectoire entamĂ©e depuis deux ans. Tether empile l’or dans ses rĂ©serves, a pris pied dans les royalties miniĂšres et pousse son jeton adossĂ© au mĂ©tal, XAUt. Le prĂȘt Ă  Gold.com transforme un stock dormant en actif productif.

Points clés

  • Tether ouvre une ligne de prĂȘt de mĂ©tal de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com
  • Le mĂ©canisme du gold leasing permet au marchand de garnir ses stocks sans immobiliser de capital, contre un loyer annualisĂ©
  • Le retrait des banques de lingots et l’or au-dessus de 4 000 dollars l’once ont créé un manque de financement que Tether comble
  • L’émetteur de l’USDT dĂ©tient plus de 12 milliards de dollars d’or physique, 38 % d’Elemental Altus et un jeton XAUt Ă  plus de 2 milliards

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Tether prĂȘte son or : Le crĂ©dit en lingots, mode d’emploi

Un nĂ©gociant en mĂ©taux prĂ©cieux vit avec une contrainte simple : il doit garnir ses rayons avant d’encaisser la moindre vente. PiĂšces, lingots d’une once, barres d’un kilo, tout cela dort en coffre en attendant l’acheteur. Acheter ce stock immobilise du capital et expose le marchand Ă  chaque secousse du cours.

Le prĂȘt de mĂ©tal contourne l’obstacle. Le prĂȘteur confie ses lingots au nĂ©gociant, qui les vend Ă  ses clients puis rembourse en mĂ©tal ou en cash, moyennant un loyer annualisĂ© appelĂ© lease rate. Le marchand travaille ainsi avec une marchandise qu’il n’a pas eu Ă  financer. Le prĂȘteur tire un rendement d’un mĂ©tal qui, autrement, ne lui coĂ»te que des frais de coffre.

Ces taux de location ont longtemps vĂ©gĂ©tĂ© prĂšs de zĂ©ro. Ils se sont envolĂ©s dĂ©but 2025, quand des flux massifs de lingots ont quittĂ© Londres pour les coffres du Comex Ă  New York sur fond de crainte de droits de douane amĂ©ricains. Le coĂ»t de l’emprunt d’or a alors atteint des sommets pluriannuels. DĂ©tenir du mĂ©tal en quantitĂ© est devenu, depuis, une position monnayable.

Tether a ouvert une ligne de financement en or de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com. Le mĂ©tal reste la propriĂ©tĂ© de l'Ă©metteur : il est prĂȘtĂ©, sert de stock au marchand, puis lui revient contre une rĂ©munĂ©ration annuelle. L'opĂ©ration installe la maison mĂšre de l'USDT parmi les plus gros pourvoyeurs privĂ©s de mĂ©tal physique aux États-Unis.

Le geste s'inscrit dans une trajectoire entamĂ©e depuis deux ans. Tether empile l'or dans ses rĂ©serves, a pris pied dans les royalties miniĂšres et pousse son jeton adossĂ© au mĂ©tal, XAUt. Le prĂȘt Ă  Gold.com transforme un stock dormant en actif productif.
Tether est surtout connu pour son stablecoin (USDT) mais ses rĂ©serves d’or commencent aussi Ă  faire parler – Source : Compte X

Les banques de lingots reculent, Tether avance

Ce crĂ©dit en or Ă©tait historiquement la chasse gardĂ©e d’une poignĂ©e d’établissements : HSBC, JPMorgan, ICBC Standard, Standard Chartered. Leur nombre a fondu. Scotiabank a dĂ©mantelĂ© son activitĂ© mĂ©taux ScotiaMocatta en 2020 aprĂšs des pertes et une amende pour manipulation de cours. Les rĂšgles de BĂąle III ont ensuite renchĂ©ri le coĂ»t en capital des positions sur mĂ©taux prĂ©cieux non allouĂ©es, refroidissant les desks survivants.

La flambĂ©e du cours a fait le reste. Au-dessus de 4 000 dollars l’once, dix tonnes de stock reprĂ©sentent prĂšs de 1,3 milliard de dollars de capital immobilisĂ©, contre environ 580 millions aux niveaux de 2022. Les nĂ©gociants doivent mobiliser deux fois plus de financement pour vendre la mĂȘme quantitĂ© de mĂ©tal, au moment prĂ©cis oĂč leurs bailleurs traditionnels se rarĂ©fient.

Tether se prĂ©sente avec un bilan que peu d’acteurs privĂ©s peuvent aligner et un stock dĂ©jĂ  entreposĂ© en Suisse. Ses attestations trimestrielles font Ă©tat de plus de 12 milliards de dollars d’or physique, soit de l’ordre d’une centaine de tonnes, un volume comparable aux rĂ©serves officielles de la Hongrie ou de la GrĂšce. De quoi servir un nĂ©gociant amĂ©ricain sans toucher Ă  la couverture de l’USDT.

Tether fait de la publicitĂ© pour son or tokĂ©nisĂ© sur les rĂ©seaux sociaux – Source : Compte X

L’or, deuxiĂšme pilier de la stratĂ©gie crypto de Tether

L’entreprise ne s’est pas contentĂ©e d’acheter du mĂ©tal jaune. Elle dĂ©tient environ 38 % d’Elemental Altus Royalties, sociĂ©tĂ© canadienne spĂ©cialisĂ©e dans les redevances miniĂšres, et Bloomberg a rapportĂ© fin 2025 son intention d’investir des milliards de dollars dans l’extraction, le raffinage et le nĂ©goce. Son jeton Tether Gold (XAUt), adossĂ© Ă  des lingots conservĂ©s en Suisse, a franchi les 2 milliards de dollars de capitalisation dans le sillage de la hausse du cours.

Le calcul financier se lit aussi dans les taux. L’essentiel des profits de Tether provient des bons du TrĂ©sor amĂ©ricain qui garantissent l’USDT, une rente directement indexĂ©e sur la politique de la Fed. Chaque baisse de taux rogne cette marge. Un portefeuille d’or louĂ© Ă  des nĂ©gociants produit un rendement qui ne dĂ©pend d’aucune dĂ©cision de banque centrale, aux cĂŽtĂ©s des plus de 100 000 bitcoins logĂ©s au bilan du groupe.

À un taux de location de 3 %, une ligne de 1,5 milliard de dollars rapporte environ 45 millions par an sans qu’une seule once soit vendue. Le montant pĂšse peu face aux rĂ©sultats annuels de Tether, mais le rĂŽle tenu hier par les banques de lingots londoniennes passe dĂ©sormais entre les mains d’un acteur nĂ© de la crypto.

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La SEC ouvre 5 ans d’exemption pour les actions tokenisĂ©es on-chain (pas les synthĂ©tiques)

September 17th 2026 at 16:00
https://x.com/SECGov/status/2100571317128888364

Le verrou saute. La SEC a approuvĂ© une exemption temporaire autorisant l’échange d’actions amĂ©ricaines tokenisĂ©es sur des plateformes on-chain rĂ©gulĂ©es. Le pĂ©rimĂštre reste Ă©troit et la durĂ©e bornĂ©e Ă  cinq ans. MalgrĂ© tout, des titres cotĂ©s Ă  Wall Street peuvent dĂ©sormais s’échanger sous forme de tokens depuis le sol amĂ©ricain.

Coinbase, Kraken, Robinhood et le Nasdaq rĂ©clamaient ce feu vert depuis des mois. Paul Atkins en avait esquissĂ© le principe dĂšs l’étĂ© 2025, sous le nom d’« innovation exemption ». Il l’avait d’ailleurs prĂ©sentĂ© au moment de lancer son chantier Project Crypto.

Points clés

  • La SEC ouvre, pour cinq ans, le trading on-chain de titres amĂ©ricains via des plateformes agréées (TSV) et des teneurs de marchĂ© automatisĂ©s.
  • Coinbase, Kraken, Robinhood, Ondo et le Nasdaq attendaient ce feu vert, promis par Paul Atkins sous le nom d’« innovation exemption ».
  • Le marchĂ© des actions tokenisĂ©es est passĂ© de quelques dizaines de millions de dollars dĂ©but 2025 Ă  prĂšs de 2,8 milliards de dollars (au 17 septembre 2026), d’aprĂšs RWA.xyz.
  • La SIFMA rĂ©clamait un refus, tandis que la commissaire Hester Peirce maintient que les titres tokenisĂ©s restent des titres financiers.

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Actions tokenisées : ce que la SEC autorise vraiment

Une exemption ne réécrit pas la loi. Elle suspend l’application de certaines obligations, pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e et sous conditions, au profit d’acteurs identifiĂ©s. Le dispositif ne couvre pas l’ensemble des courtiers-nĂ©gociants et ATS. Il cible spĂ©cifiquement les Tokenized Securities Venues (TSV), des plateformes Ă  accĂšs permissionnĂ©. Elles nĂ©gocient via des teneurs de marchĂ© automatisĂ©s et des pools de liquiditĂ©, eux-mĂȘmes agréés. Un second volet exonĂšre ces teneurs de marchĂ©, dits « Covered Firms », de la dĂ©finition de dealer. ConcrĂštement, ils Ă©chappent Ă  ce statut lorsqu’ils interviennent avec leurs propres capitaux. Enfin, le texte de l’ordonnance fixe le reste : titres Ă©ligibles, plafonds d’encours, obligations d’information, rĂšgles de conservation, date d’extinction du rĂ©gime.

Deux façons de tokeniser une action

Un token adossĂ© Ă  une action Apple ne fait pas d’Apple une cryptomonnaie. ConcrĂštement, deux modĂšles coexistent aujourd’hui. Le premier repose sur un Ă©metteur tiers : il achĂšte le titre, le place en conservation et Ă©met un token adossĂ© un pour un. Par exemple, c’est le principe des xStocks, conçus par Backed et dĂ©ployĂ©s sur Solana. À l’inverse, le second inscrit le titre directement dans un registre blockchain, l’émetteur reconnaissant le porteur du token comme actionnaire. Le premier procure une exposition Ă©conomique avec rĂ©percussion des dividendes, sans droit de vote. Ici, le second promet les droits attachĂ©s Ă  l’action elle-mĂȘme et suppose que l’entreprise et son teneur de registre suivent.

L’exemption de la SEC ne couvre que ce second modĂšle. Les tokens synthĂ©tiques, comme les xStocks, qui rĂ©pliquent un cours sans droits d’actionnaire, restent donc hors du dispositif.

Le gain opĂ©rationnel, lui, se mesure sans thĂ©orie. Le rĂšglement prend quelques secondes, contre un cycle T+1 (livraison le lendemain) sur les marchĂ©s actions amĂ©ricains. La nĂ©gociation devient possible le week-end, et le fractionnement descend jusqu’au centiĂšme d’action. Enfin, il devient mĂȘme possible de dĂ©poser le titre en garantie dans un protocole DeFi. C’est cette derniĂšre brique qui intĂ©resse le plus les dĂ©veloppeurs, et qui inquiĂšte le plus les rĂ©gulateurs.

Wall Street on-chain : les plateformes déjà en ordre de bataille

Kraken a ouvert le bal en juin 2025, avec une soixantaine d’actions et d’ETF amĂ©ricains tokenisĂ©s. Pour l’heure, l’offre restait rĂ©servĂ©e Ă  sa clientĂšle hors des États-Unis.

Robinhood a lancĂ© la mĂȘme semaine son offre europĂ©enne. L’opĂ©ration a vite tournĂ© Ă  l’incident, avec des tokens censĂ©s suivre la valorisation d’OpenAI et de SpaceX. En retour, OpenAI avait publiquement dĂ©menti tout partenariat et rappelĂ© que ces tokens ne reprĂ©sentaient aucune part de son capital. De son cĂŽtĂ©, Ondo Finance a suivi Ă  l’automne avec plus d’une centaine de titres tokenisĂ©s, toujours fermĂ©s aux rĂ©sidents amĂ©ricains.

Le Nasdaq, de son cĂŽtĂ©, a dĂ©posĂ© une demande de modification de rĂšgles pour coter des versions tokenisĂ©es de titres dĂ©jĂ  listĂ©s. Le rĂšglement resterait assurĂ© par la DTCC, le dĂ©positaire central amĂ©ricain. Coinbase en a fait une prioritĂ© affichĂ©e depuis plus d’un an. De fait, la plateforme attendait prĂ©cisĂ©ment ce type d’exemption pour ouvrir le service Ă  ses clients amĂ©ricains.

Le marchĂ© des actions tokenisĂ©es reste modeste. Ainsi, il est passĂ© de quelques dizaines de millions de dollars dĂ©but 2025 Ă  prĂšs de 2,8 milliards de dollars au 17 septembre 2026, selon RWA.xyz. À l’échelle de l’ensemble des actifs rĂ©els tokenisĂ©s hors stablecoins, le total atteint environ 38,5 milliards de dollars.

🚹 TODAY: The SEC issued an order granting temporary, conditional exemptive relief to Tokenized Securities Venues from the definition of “exchange” in the Exchange Act to trade tokenized NMS stock using innovative permissioned automated market makers and liquidity pools. pic.twitter.com/VDi7Oty2d9

— U.S. Securities and Exchange Commission (@SECGov) September 17, 2026

Une exemption contestée jusque dans les rangs de la SEC

La SIFMA, principal lobby des banques et courtiers amĂ©ricains, avait demandĂ© Ă  la Commission de refuser toute dĂ©rogation de ce type. Son argument : laisser des plateformes crypto nĂ©gocier des actions hors du cadre des bourses nationales fabriquerait un marchĂ© parallĂšle. Du coup, ce marchĂ© offrirait moins d’obligations et une liquiditĂ© plus fragmentĂ©e. Sur le fond, l’association rĂ©clamait un dĂ©bat rĂ©glementaire complet plutĂŽt qu’une mesure d’exception.

Hester Peirce pilote, au sein de la SEC, le groupe de travail sur les actifs numĂ©riques. Elle avait posĂ© la limite dĂšs l’étĂ© 2025.

The innovation exemption is an actual thing: https://t.co/WRJu1704Sg

— Hester Peirce (@HesterPeirce) September 17, 2026

« Aussi puissante que soit la technologie blockchain, elle ne possĂšde pas le pouvoir magique de transformer la nature de l’actif sous-jacent. Les titres tokenisĂ©s restent des titres.»

Hester Peirce, commissaire de la SEC et responsable du groupe de travail sur les cryptoactifs

L’exemption ne contredit pas cette position, elle l’organise. Les tokens Ă©changĂ©s restent des titres financiers soumis au droit boursier amĂ©ricain. Identification des clients, obligations de reporting, responsabilitĂ© de l’intermĂ©diaire : rien ne change sur ce plan. En clair, le rĂ©gulateur accepte simplement que la technique d’enregistrement change. Il garde pour autant la main sur le robinet, grĂące Ă  une durĂ©e de validitĂ© limitĂ©e.

Le dossier du Nasdaq attend toujours sa dĂ©cision. C’est pourtant lui qui arbitrera l’échelle rĂ©elle de ce marchĂ©. D’un cĂŽtĂ© pĂšsent quelques centaines de millions de dollars d’expĂ©rimentation. De l’autre s’étalent les dizaines de milliers de milliards de dollars de la cote amĂ©ricaine. À terme, les donnĂ©es collectĂ©es pendant la pĂ©riode d’exemption serviront de matiĂšre premiĂšre Ă  la rĂšgle permanente. Dans les faits, la Commission l’a dĂ©jĂ  inscrite Ă  son agenda.

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S&P Global signe pour racheter OpenZeppelin, référence de la sécurité blockchain

September 17th 2026 at 15:30

Le spĂ©cialiste des notes financiĂšres se rapproche d’un spĂ©cialiste du code. S&P Global a signĂ© un accord pour acquĂ©rir OpenZeppelin, une entreprise connue pour sa bibliothĂšque de smart contracts et ses missions de sĂ©curitĂ©. Le montant n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et l’opĂ©ration reste soumise Ă  des conditions de clĂŽture.

Si elle aboutit, OpenZeppelin conservera son nom et formera une unitĂ© distincte. Son dirigeant, Demian Brener, restera Ă  sa tĂȘte et rendra compte au prĂ©sident de S&P Global Ratings.

Points clés

  • S&P Global a signĂ© un accord pour acquĂ©rir OpenZeppelin, sans communiquer le prix de l’opĂ©ration.
  • OpenZeppelin revendique plus de 900 missions de sĂ©curitĂ© depuis sa crĂ©ation en 2015.
  • Selon les deux entreprises, sa bibliothĂšque de smart contracts a servi Ă  transfĂ©rer plus de 37 000 milliards de dollars en valeur cumulĂ©e.
  • S&P veut complĂ©ter ses Ă©valuations financiĂšres par une analyse des risques techniques liĂ©s aux produits on-chain.

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OpenZeppelin, une bibliothÚque de code utilisée par la finance on-chain

FondĂ©e en 2015, OpenZeppelin fournit des outils aux dĂ©veloppeurs qui crĂ©ent des applications sur la blockchain. Sa bibliothĂšque Contracts propose notamment des composants rĂ©utilisables pour les jetons et d’autres smart contracts. PubliĂ©e sous licence MIT, elle peut ĂȘtre consultĂ©e et utilisĂ©e librement.

D’aprĂšs le communiquĂ© commun, cette bibliothĂšque a servi Ă  des transferts reprĂ©sentant plus de 37 000 milliards de dollars en valeur cumulĂ©e. Ce chiffre mesure la valeur passĂ©e par des contrats utilisant ses composants : il ne correspond ni Ă  des actifs actuellement dĂ©tenus par OpenZeppelin ni au montant garanti contre les piratages.

L’entreprise examine Ă©galement le code de projets avant leur mise en service. Elle revendique plus de 900 missions de sĂ©curitĂ© et indique avoir repĂ©rĂ© plus de 10 000 vulnĂ©rabilitĂ©s au cours de ces travaux. Un audit aide Ă  identifier des failles, sans supprimer tout risque. Certains contrats peuvent aussi ĂȘtre mis Ă  jour lorsque leur architecture le prĂ©voit.

S&P Global veut évaluer le risque technique des actifs tokenisés

S&P Global Ă©value depuis longtemps la capacitĂ© d’États et d’entreprises Ă  honorer leurs dettes. Le groupe s’est aussi intĂ©ressĂ© aux actifs numĂ©riques, notamment avec ses Ă©valuations de stabilitĂ© des stablecoins. Ces Ă©valuations portent sur la capacitĂ© d’un jeton Ă  maintenir son prix de rĂ©fĂ©rence ; S&P prĂ©cise qu’elles ne constituent pas des notations de crĂ©dit.

Avec OpenZeppelin, le groupe entend renforcer son analyse d’un autre type de risque : celui de la technologie qui fait fonctionner les produits financiers sur blockchain. Pour un fonds tokenisĂ©, par exemple, la soliditĂ© de l’émetteur reste importante, mais le fonctionnement des contrats qui enregistrent les parts et exĂ©cutent les opĂ©rations compte Ă©galement.

Le communiquĂ© dĂ©crit une intention stratĂ©gique, sans annoncer pour l’instant de nouvelle note ou de nouveau produit commercial. La bibliothĂšque d’OpenZeppelin reste disponible sous sa licence actuelle. Quant Ă  l’organisation de ses activitĂ©s aprĂšs le rachat, S&P confirme le maintien du nom et de Demian Brener Ă  la direction, sans dĂ©tailler les effectifs ou les modalitĂ©s futures des audits.

L’accord rapproche ainsi deux mĂ©tiers complĂ©mentaires : l’évaluation des risques financiers et l’examen du code utilisĂ© par la finance on-chain. Sa portĂ©e concrĂšte dĂ©pend encore de la finalisation du rachat et des services que les deux entreprises proposeront ensuite.

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Before yesterdayJournal du Coin

Bitcoin et hack de Liquid Network : le hacker rend 3 400 BTC

September 7th 2026 at 20:52
By: Magali

Rendez Ă  CĂ©sar ce qui est Ă  CĂ©sar. Le braqueur de Liquid Network, lui, a réécrit la formule Ă  sa façon : il restitue l’essentiel et garde la dĂźme. Deux jours aprĂšs avoir vidĂ© 95 % de la rĂ©serve fĂ©dĂ©rĂ©e de cette sidechain de Bitcoin, l’attaquant a renvoyĂ© 3 400 des quelque 4 000 BTC dĂ©robĂ©s Ă  Blockstream. Sur les 320 millions de dollars envolĂ©s dimanche, environ 268 millions retrouvent donc le chemin de la fĂ©dĂ©ration. Le reste, 598 bitcoins, soit prĂšs de 47 millions de dollars, dort toujours dans le portefeuille de celui qui se prĂ©sente comme un « whitehat ».

Les points clés de cet article :
  • Un hacker a dĂ©robĂ© 4 000 BTC Ă  Liquid Network, mais a restituĂ© 3 400 BTC, gardant 598 BTC en tant que commission.
  • Le bug Ă  l’origine du vol a Ă©tĂ© corrigĂ©, mais la sidechain Liquid Network reste Ă  l’arrĂȘt, sans calendrier annoncĂ© pour sa reprise.

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Liquid Network : comment 320 millions de dollars ont fondu en un aprĂšs-midi

Retour au point de dĂ©part. Dimanche 6 septembre, un bug de mise en cache dans la vĂ©rification des preuves de plage (range-proof) d’Elements, le logiciel qui fait tourner Liquid Network, permet de crĂ©er du L-BTC sans le moindre bitcoin en garantie derriĂšre. Le hackeur teste d’abord la faille avec environ 2 BTC. Ça passe. Il enchaĂźne avec prĂšs de 4 000 L-BTC fantĂŽmes, convertis en vrais bitcoins via le service de sortie de SideSwap. La rĂ©serve de la fĂ©dĂ©ration, qui frĂŽlait les 4 200 BTC, tombe Ă  197 BTC. Aucune clĂ© privĂ©e n’a Ă©tĂ© volĂ©e. C’est la logique d’émission des jetons qui a craquĂ©, pas le coffre-fort.

L’attaquant a laissĂ© un message on-chain traduit de l’anglais : « Nous sommes des whitehats. Contactez-nous en on-chain. » Un civisme de façade que Charles Guillemet, directeur technique de Ledger, n’a pas franchement gobĂ©, « un hacker Ă©thique ne vide pas un pont avant de proposer une discussion » avait-il mĂȘme prĂ©cisĂ©. Blockstream a coupĂ© les bridge nodes dans la foulĂ©e. Le L-BTC Ă©tait sous-collatĂ©ralisĂ©, mais les autres actifs, Ă©mis nativement sur la sidechain (USDT, DePix, actifs tokenisĂ©s), n’ont pas quittĂ© la chaĂźne. GelĂ©e elle aussi, elle n’a pas Ă©tĂ© siphonnĂ©e. Confiance suspendue, sidechain Ă  l’arrĂȘt.

Bitcoin (BTC) : négociation à distance et restitution partielle

Ce qui aurait pu tourner au bras de fer s’est rĂ©glĂ© en coulisses. Blockstream corrige le bug, patche ses nƓuds, puis signale Ă  l’attaquant que le terrain est « sĂ»r » pour rendre les fonds. Chose promise, chose Ă  moitiĂ© tenue : lundi, 3 400 BTC repartent vers l’adresse de la fĂ©dĂ©ration. L’attaquant, qui avait posĂ© une condition avant de rendre quoi que ce soit, empoche au passage un peu plus de 15 % du butin. Une dĂźme façon rançon, nĂ©gociĂ©e sans qu’un seul mot n’ait Ă©tĂ© Ă©changĂ© hors chaĂźne.

Capture mempool.space de la transaction confirmée du hacker de Liquid Network envoyant 3 400 BTC à l'adresse de la fédération, avec 598,5 BTC de monnaie
La transaction de retour, confirmĂ©e : 3 400 BTC envoyĂ©s Ă  l’adresse de la fĂ©dĂ©ration Liquid Network, 598,5 BTC de monnaie qui repartent vers l’attaquant. Frais accĂ©lĂ©rĂ©s en RBF pour passer plus vite. Source : mempool.space

Le bitcoin, lui, n’a pas bronchĂ©. Le cours restait autour de 79 500 dollars au moment des faits, Ă  peine 0,5 % de baisse. Le marchĂ© a lu l’histoire pour ce qu’elle est, un accident de sidechain, pas une brĂšche dans le protocole Bitcoin lui-mĂȘme.

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La transaction que tout le monde commente n’est pas celle qu’on croit

La transaction qui circule sur mempool.space et qu’on prend pour la preuve du remboursement ne montre rien de tel. Deux entrĂ©es, quatre sorties, 598,49954242 BTC qui repartent quasi intĂ©gralement vers l’adresse d’origine. Un simple mouvement de fonds vers son propre portefeuille, doublĂ© d’un message PGP chiffrĂ© planquĂ© dans un output OP_RETURN. Le chiffre colle en rĂ©alitĂ© pile avec les 598,5 BTC que l’attaquant a gardĂ©s, pas avec les 3 400 rendus Ă  la fĂ©dĂ©ration.

La transaction de consolidation Ă  598,5 BTC sur l’adresse du hacker, confirmĂ©e le 7 septembre. Un retour quasi intĂ©gral vers lui-mĂȘme : la preuve qu’il s’agit de sa commission, pas du remboursement Ă  Blockstream. Source : mempool.space

De quoi tempĂ©rer l’idĂ©e d’un repenti version conte de NoĂ«l. Le rĂ©seau, de son cĂŽtĂ©, reste Ă  l’arrĂȘt : dĂ©pĂŽts et retraits suspendus chez les exchanges, bridge nodes dĂ©sactivĂ©s, aucun calendrier de reprise annoncĂ©.

Dans l’histoire des hacks crypto, ce genre de dĂ©nouement partiel n’a rien d’inĂ©dit. Euler Finance avait rĂ©cupĂ©rĂ© la quasi-totalitĂ© de ses 197 millions de dollars volĂ©s en 2023, quand Ronin Network n’a jamais revu la couleur de ses 625 millions. Entre les deux, Liquid Network trace une troisiĂšme voie, faite de restitution nĂ©gociĂ©e, de commission assumĂ©e et de sidechain toujours Ă  l’arrĂȘt ce lundi soir.

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Steady Lads : Un an d’analyses, une semaine de remises

September 7th 2026 at 18:00

Un an de marchĂ©, d’analyses et de dĂ©cisions documentĂ©es. Pour cĂ©lĂ©brer le premier anniversaire de Steady Lads, la communautĂ© crypto premium du Journal du Coin propose une rĂ©duction exceptionnelle sur ses deux formules d’abonnement. Jusqu’au 13 septembre inclus, l’offre mensuelle bĂ©nĂ©ficie de 10 euros de remise, soit 20 % de rĂ©duction, tandis que l’abonnement annuel baisse de 100 euros, soit 25 % d’économie. L’occasion de dĂ©couvrir pendant quelques jours Ă  tarif rĂ©duit la mĂ©thode de Cara, fondĂ©e sur l’analyse technique, le suivi transparent d’un portefeuille et les Ă©changes rĂ©guliers avec la communautĂ©.

Les points clés de cet article :
  • Steady Lads cĂ©lĂšbre son premier anniversaire en proposant une rĂ©duction exceptionnelle sur ses abonnements.

  • Cette offre permet d’accĂ©der Ă  une mĂ©thode d’analyse technique et des Ă©changes rĂ©guliers avec la communautĂ© jusqu’au 13 septembre inclus.

Pour son premier anniversaire, Steady Lads casse les prix : ‑25% sur l'abonnement annuel, ‑20% sur le mensuel. Analyses de Cara, live hebdo, suivi du portefeuille en direct, tout est inclus. Attention, l'offre ferme dimanche 13 au soir.
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Une semaine pour profiter de l’offre anniversaire

Pendant cette semaine spĂ©ciale, les deux formules donnent accĂšs Ă  l’ensemble des contenus de Steady Lads. Chaque lundi, Cara publie une analyse technique des principales tendances du marchĂ©. Un live communautaire organisĂ© le mardi permet ensuite d’approfondir les scĂ©narios envisagĂ©s et de rĂ©pondre directement aux questions des membres. Le replay est mis en ligne dĂšs le lendemain.

Ces rendez-vous rĂ©guliers sont complĂ©tĂ©s par des points marchĂ©, des notes de recherche, des contenus pĂ©dagogiques et des interventions supplĂ©mentaires lorsque la situation l’exige. L’objectif n’est pas de promettre une trajectoire certaine, mais d’apprendre Ă  reconnaĂźtre les niveaux importants, Ă  hiĂ©rarchiser les scĂ©narios et Ă  Ă©viter les dĂ©cisions prises sous le coup de l’émotion.

La rĂ©duction reste disponible jusqu’au dimanche 13 septembre au soir. PassĂ© ce dĂ©lai, les abonnements retrouveront leur tarif habituel.

Pour cĂ©lĂ©brer le premier anniversaire de Steady Lads, la communautĂ© crypto premium du Journal du Coin propose une rĂ©duction exceptionnelle sur ses deux formules d’abonnement. Jusqu’au 13 septembre inclus, l’offre mensuelle bĂ©nĂ©ficie de 10 euros de remise, soit 20 % de rĂ©duction, tandis que l’abonnement annuel baisse de 100 euros, soit 25 % d’économie. L’occasion de dĂ©couvrir pendant quelques jours Ă  tarif rĂ©duit la mĂ©thode de Cara, fondĂ©e sur l’analyse technique, le suivi transparent d’un portefeuille et les Ă©changes rĂ©guliers avec la communautĂ©.
Hausse ou baisse, Cara reste transparent et explique toujours ses choix : une bonne raison de plus de rejoindre la communauté Steady Lads

Un portefeuille suivi sans effacer les mauvaises décisions

La particularitĂ© de Steady Lads tient aussi Ă  la transparence de son portefeuille. Depuis son lancement, chaque achat, chaque vente et chaque modification de pondĂ©ration sont datĂ©s, expliquĂ©s et conservĂ©s dans l’historique de la plateforme.

Les pĂ©riodes de baisse et les arbitrages moins favorables restent donc visibles au mĂȘme titre que les dĂ©cisions gagnantes. Les membres peuvent ainsi observer la maniĂšre dont une stratĂ©gie Ă©volue dans des conditions rĂ©elles, loin des bilans reconstruits aprĂšs coup.

Cara revient rĂ©guliĂšrement sur ses choix afin d’expliquer les niveaux surveillĂ©s, les conditions d’invalidation d’un scĂ©nario et la place accordĂ©e Ă  la gestion du risque. Les lives permettent Ă©galement aux abonnĂ©s de poser leurs questions et de confronter leurs propres analyses Ă  cette mĂ©thode.

AprĂšs une premiĂšre annĂ©e marquĂ©e par prĂšs de 99 mises Ă  jour du portefeuille, 51 analyses techniques et une cinquantaine de lives hebdomadaires, Steady Lads poursuit le mĂȘme principe : rendre chaque dĂ©cision comprĂ©hensible et vĂ©rifiable. L’offre anniversaire permet de rejoindre cette communautĂ© avec 20 % de rĂ©duction sur la formule mensuelle ou 25 % sur l’abonnement annuel, jusqu’au 13 septembre inclus. Joyeux anniversaire !

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Les gangs irlandais louent des coffres-forts pour y cacher leurs clés privées crypto

September 7th 2026 at 17:00

Des montres de luxe, des liasses de billets et un bout de papier. En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.

Points clés

  • Le Criminal Assets Bureau irlandais constate que des gangs louent des coffres privĂ©s pour y stocker clĂ©s privĂ©es et seed phrases, aux cĂŽtĂ©s du cash et des montres de luxe.
  • Son chef Michael Gubbins juge l’usage des cryptos par le crime organisĂ© « encore assez basique » : le liquide domine toujours le trafic de drogue.
  • Des opĂ©rateurs de hawala facturent environ 6 % de commission pour dĂ©placer des fonds sans trace bancaire, quand un transfert on-chain coĂ»te quelques euros mais reste public.
  • Plus de 130 des 360 millions d’euros issus des 6 000 BTC saisis Ă  un producteur de cannabis ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, aprĂšs le dĂ©blocage du premier des douze wallets.
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Des clés privées rangées avec le liquide et les passeports

« Il peut s’agir de clĂ©s de cryptomonnaies, d’espĂšces, de montres ou mĂȘme de passeports. »

Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau – Source : Sunday Independent

Michael Gubbins prĂ©cise que ce constat repose sur l’expĂ©rience directe du CAB. Les coffres privĂ©s permettent aux criminels de disperser leurs avoirs et de limiter les consĂ©quences d’une Ă©ventuelle saisie menĂ©e Ă  leur domicile.

Ces observations ont Ă©tĂ© transmises Ă  l’Anti-Money Laundering Steering Committee. Ce comitĂ© prĂ©pare notamment l’application du nouveau rĂšglement europĂ©en contre le blanchiment, prĂ©vue Ă  partir du 10 juillet 2027. Le texte interdira les paiements en espĂšces supĂ©rieurs Ă  10 000 euros dans le cadre d’une activitĂ© commerciale et imposera des contrĂŽles d’identitĂ© pour certaines transactions en liquide atteignant au moins 3 000 euros.

Les prestataires de services sur cryptoactifs, les vendeurs de biens de luxe et d’autres professions exposĂ©es seront soumis Ă  des obligations renforcĂ©es. La nouvelle autoritĂ© europĂ©enne AMLA, installĂ©e Ă  Francfort, coordonnera les superviseurs nationaux et contrĂŽlera directement certains Ă©tablissements transfrontaliers considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement risquĂ©s.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.
La presse spĂ©cialisĂ©e relaie l’affaire des gangs irlandais – Source : Compte X

Le liquide reste dominant dans le crime organisé

Si certains gangs utilisent les cryptomonnaies pour rĂ©partir leurs avoirs et profiter de l’anonymat qu’ils leur prĂȘtent, Michael Gubbins juge cette utilisation « encore assez basique ». La volatilitĂ© des cours et le risque de perdre les identifiants donnant accĂšs aux wallets limiteraient Ă©galement leur adoption.

De plus, « le trafic de drogue reste une activité reposant sur le liquide », affirme Michael Gubbins, tordant au passage le cou aux idées reçues sur la crypto et le grand banditisme.

Le CAB observe surtout le dĂ©veloppement de blanchisseurs professionnels, notamment des opĂ©rateurs de hawala. Ce systĂšme informel permet Ă  une personne de dĂ©poser de l’argent dans un pays afin qu’un correspondant verse une somme Ă©quivalente ailleurs, sans transfert bancaire international direct. Selon Michael Gubbins, ces intermĂ©diaires prĂ©lĂšvent une commission proche de 6 %.

Dans l’une de ses enquĂȘtes, le CAB a ainsi saisi 230 000 euros en espĂšces dans un coffre louĂ© auprĂšs d’une sociĂ©tĂ© privĂ©e.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.
L’affaire Clifton Collins passionne la cryptosphĂšre depuis de nombreuses annĂ©es – Source : Compte X

6 000 bitcoins et un Ă©tui de canne Ă  pĂȘche disparu

Le CAB travaille parallÚlement sur la plus importante saisie de cryptomonnaies de son histoire. En 2019, les autorités avaient confisqué 6 000 BTC appartenant à Clifton Collins, condamné pour production de cannabis.

Ce dernier avait rĂ©parti ses bitcoins entre douze wallets et imprimĂ© les clĂ©s privĂ©es sur des feuilles de papier, ensuite dissimulĂ©es dans un Ă©tui de canne Ă  pĂȘche conservĂ© dans une maison louĂ©e Ă  Farnaught, dans le comtĂ© de Galway. Pendant son incarcĂ©ration, le logement aurait Ă©tĂ© vidĂ© par son propriĂ©taire et l’étui envoyĂ© dans une dĂ©charge. Il n’a jamais Ă©tĂ© retrouvĂ© et son sort exact demeure inconnu.

En mars 2026, les enquĂȘteurs sont nĂ©anmoins parvenus, avec l’aide d’Europol, Ă  accĂ©der au premier des douze wallets, qui contenait environ 500 BTC. D’autres rĂ©cupĂ©rations ont suivi. D’aprĂšs Michael Gubbins, plus de 130 millions d’euros ont dĂ©sormais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s sur un portefeuille global estimĂ© Ă  environ 360 millions d’euros.

Le CAB avait reversĂ© prĂšs de 15 millions d’euros au TrĂ©sor irlandais l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Les sommes dĂ©jĂ  rĂ©cupĂ©rĂ©es dans le dossier Clifton Collins reprĂ©sentent donc prĂšs de neuf fois ce montant annuel. Cette affaire rappelle surtout une rĂ©alitĂ© fondamentale : un wallet peut contenir des millions, mais celui qui dĂ©tient sa clĂ© privĂ©e en conserve le contrĂŽle, mĂȘme lorsque cette clĂ© prend la forme d’une simple feuille de papier enfermĂ©e dans un coffre.

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Crypto et impĂŽts : 9,4 milliards de dollars dans le viseur du fisc

September 7th 2026 at 16:00

Des milliards d’activitĂ©s crypto face Ă  quelques centaines de millions dĂ©clarĂ©s. Selon Chainalysis, les opĂ©rations potentiellement imposables rĂ©alisĂ©es en France en 2025 auraient atteint 9,4 milliards de dollars. Dans le mĂȘme temps, la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques (DGFiP) indique que 24 000 contribuables ont dĂ©clarĂ© 368 millions d’euros de plus-values nettes lors de la campagne 2025, portant sur les revenus de 2024. L’écart paraĂźt spectaculaire, mais les deux chiffres ne sont pas directement comparables : ils ne concernent ni la mĂȘme annĂ©e ni la mĂȘme assiette. Il montre nĂ©anmoins l’ampleur du dĂ©fi auquel le fisc français entend rĂ©pondre grĂące Ă  DAC 8 et au partage automatique des donnĂ©es crypto.

Les points clés de cet article :
  • Chainalysis a rĂ©vĂ©lĂ© que les opĂ©rations crypto potentiellement imposables en France ont atteint 9,4 milliards de dollars en 2025.

  • La DGFiP a rapportĂ© que seulement 368 millions d’euros de plus-values nettes ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s par 24 000 contribuables pour les revenus de 2024, soulignant un Ă©cart important mais attention aux raccourcis.
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Crypto : 9,4 milliards de dollars potentiellement imposables en France

L’estimation de Chainalysis comprend 2,5 milliards de dollars de plus-values, 1,7 milliard de revenus issus notamment du minage et du staking, ainsi que 5,2 milliards de paiements effectuĂ©s en cryptomonnaies.

Ces 9,4 milliards ne correspondent donc pas Ă  des gains dissimulĂ©s au fisc. Le montant d’un paiement n’est pas Ă©gal Ă  la plus-value imposable qu’il gĂ©nĂšre, tandis que les revenus du minage ou du staking peuvent relever de rĂ©gimes fiscaux diffĂ©rents selon leur nature et les conditions de l’activitĂ©.

D’ailleurs, contrairement Ă  ce qu’affirme BFM dans son article, l’achat d’un bien ou d’un service avec des cryptomonnaies constitue bien une cession imposable en France. L’échange entre deux actifs numĂ©riques bĂ©nĂ©ficie en revanche d’un sursis d’imposition pour les particuliers, tandis que la simple dĂ©tention n’est pas taxĂ©e. Les cessions bĂ©nĂ©ficient aussi d’une exonĂ©ration lorsque leur montant total annuel ne dĂ©passe pas 305 euros. Si tout ceci vous parait confus, retrouvez notre guide Ă  ce sujet.

Les donnĂ©es de la DGFiP montrent toutefois une nette progression des dĂ©clarations. Pour les revenus de 2023, environ 7 700 contribuables avaient dĂ©clarĂ© 150,8 millions d’euros de plus-values nettes. Un an plus tard, ils Ă©taient 24 000 Ă  dĂ©clarer 368 millions d’euros.

DAC 8 donnera au fisc de nouvelles informations dĂšs 2027

Depuis le 1á”‰ÊłÂ janvier 2026, la directive europĂ©enne DAC 8 impose aux prestataires crypto concernĂ©s de collecter des informations sur leurs utilisateurs et leurs opĂ©rations. Ces premiĂšres donnĂ©es, couvrant l’annĂ©e 2026, devront ĂȘtre transmises puis Ă©changĂ©es entre administrations fiscales en 2027.

Le fisc pourra ainsi rapprocher l’identitĂ© des contribuables, leur rĂ©sidence fiscale et les transactions dĂ©clarĂ©es par les plateformes. Le cadre CARF (Crypto-Asset Reporting Framework) Ă©laborĂ© par l’OCDE doit progressivement Ă©tendre cette coopĂ©ration Ă  de nombreuses juridictions extĂ©rieures Ă  l’Union europĂ©enne.

Cette surveillance ne couvre cependant pas automatiquement toutes les activitĂ©s. Les Ă©changes rĂ©alisĂ©s directement entre portefeuilles autohĂ©bergĂ©s, sans passer par un prestataire dĂ©clarant, restent hors du champ de collecte immĂ©diate. Ils ne sont pas invisibles pour autant : les transactions publiques inscrites sur les blockchains peuvent ĂȘtre suivies dĂšs qu’une adresse est reliĂ©e Ă  une identitĂ© ou Ă  une plateforme.

Cette montĂ©e en puissance du contrĂŽle intervient dans un contexte sensible. En aoĂ»t 2026, une intrusion informatique a exposĂ© les donnĂ©es fiscales de plus de 678 000 contribuables français. Pour les autoritĂ©s, l’enjeu sera donc double : amĂ©liorer la dĂ©tection des omissions dĂ©claratives tout en garantissant la sĂ©curitĂ© des informations financiĂšres collectĂ©es. Et ça, c’est pas gagné 

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Le yen atteint son plus haut niveau face au dollar depuis février, Bitcoin observe

September 7th 2026 at 15:00
By: Magali

Six semaines. C’est le temps qu’il aura fallu au yen pour passer du statut de monnaie zombie Ă  celui de vedette des salles de marchĂ©. Fin juillet, le billet japonais flirtait avec ses plus bas niveaux depuis quarante ans face au dollar. Ce lundi 7 septembre, il grimpe Ă  154 yens pour un dollar, son plus haut niveau depuis fĂ©vrier. Un retournement d’une brutalitĂ© rare, qui ravive une inquiĂ©tude bien connue des lecteurs du Journal du Coin : celle du carry trade (emprunter en yens Ă  taux quasi nul pour investir ailleurs) qui se dĂ©noue dans la prĂ©cipitation.

Les points clés de cet article :
  • Le yen a connu un retournement extraordinaire, passant de monnaie faible Ă  une vedette en peu de temps.
  • Les anticipations d’une hausse des taux par la Banque du Japon ont alimentĂ© ce rallye du yen, suscitant des rĂ©actions nerveuses sur les marchĂ©s.

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Le yen fait mentir tous les vendeurs à découvert

Rembobinons. Le 29 juillet, le dollar culminait Ă  163,9 yens. Tokyo et Washington ont alors sorti l’artillerie lourde : une intervention conjointe sur le marchĂ© des changes, confirmĂ©e par le secrĂ©taire au TrĂ©sor amĂ©ricain Scott Bessent, qui promettait de « ne pas hĂ©siter Ă  participer Ă  de nouvelles interventions conjointes » en cas de mouvements dĂ©sordonnĂ©s. Le billet vert est retombĂ© autour de 156,5 yens ce jour-lĂ . Et il n’a plus cessĂ© de reculer depuis.

DĂ©but septembre, l’accĂ©lĂ©ration surprend tout le monde. Mercredi, le yen gagne 0,9 % face au dollar. Le lendemain, encore 1 %. Ce lundi, la paire USD/JPY touche les 154 yens, un plus bas Ă  six mois pour le billet vert. De quoi rendre nerveux les fonds qui pariaient depuis des annĂ©es sur un yen Ă©ternellement faible : la remontĂ©e les prend Ă  contre-pied.

Cours USD/JPY en journalier (OANDA), lundi 7 septembre 2026 : le dollar glisse Ă  154,48 yens, −1,13 % sur la sĂ©ance. Source : TradingView

La Banque du Japon, arbitre malgré elle du come-back du yen

Le vrai carburant de ce rallye n’est pas si mystĂ©rieux. Les marchĂ©s ont revu Ă  la hausse leurs anticipations sur la Banque du Japon. Takuji Aida, conseiller Ă©conomique de la premiĂšre ministre Sanae Takaichi et Ă©conomiste en chef chez CrĂ©dit Agricole, a affirmĂ© ce lundi 7 septembre que l’institution relĂšvera probablement ses taux lors de sa rĂ©union des 17 et 18 septembre. Elle poursuivrait ensuite au rythme d’une hausse tous les trois mois jusqu’en janvier 2027, avant de repasser Ă  un tempo semestriel, selon des propos rapportĂ©s par Reuters. Aida prĂ©vient lui-mĂȘme que ce rythme accĂ©lĂ©rĂ© pĂšserait sur l’économie japonaise.

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Le paradoxe saute aux yeux. Takaichi elle-mĂȘme est rĂ©putĂ©e pour son penchant accommodant : elle pousse une suspension de deux ans de la taxe de 8 % sur les produits alimentaires, financĂ©e Ă  crĂ©dit. Son propre conseiller, lui, mise sur un resserrement monĂ©taire, Ă  la veille d’une session parlementaire extraordinaire d’octobre oĂč cette suspension fiscale doit justement ĂȘtre dĂ©battue.

Bitcoin surfe sur le yen, mais l’équilibre reste prĂ©caire

Pour les acteurs crypto, l’histoire a un goĂ»t de dĂ©jĂ -vu. En aoĂ»t 2024, une hausse surprise de la Banque du Japon avait suffi Ă  faire fondre le cours du bitcoin de 62 000 Ă  49 000 dollars en quelques jours, les positions financĂ©es en yens Ă  taux zĂ©ro se dĂ©nouant dans la panique. Selon CoinDesk, la corrĂ©lation entre le bitcoin et la paire dollar/yen a mĂȘme atteint -0,90 sur les douze derniers mois, un chiffre qui trahit surtout la sensibilitĂ© du BTC au dollar plus qu’au yen lui-mĂȘme.

Pour l’instant, le scĂ©nario ne se rĂ©pĂšte pas. DĂ©but septembre, le bitcoin Ă©voluait autour de 80 000 dollars, portĂ© par l’affaiblissement gĂ©nĂ©ralisĂ© du billet vert plutĂŽt que plombĂ© par lui. L’or grimpait dans le mĂȘme mouvement. Mais la mĂ©canique reste fragile. Une hausse de taux plus brutale que prĂ©vu le 18 septembre pourrait forcer nombre de fonds Ă  dĂ©boucler d’un coup leurs paris financĂ©s en yens bon marchĂ©, cryptos comprises.

Le vrai test arrive dans dix jours. Les marchĂ©s ont dĂ©jĂ  quasiment intĂ©grĂ© une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage), qui porterait le taux directeur nippon Ă  1,25 %. La dĂ©cision tombe mal pour Takaichi, Ă  quelques semaines d’un dĂ©bat parlementaire oĂč elle doit dĂ©fendre sa suspension de la taxe alimentaire, financĂ©e Ă  crĂ©dit. La derniĂšre fois que la Banque du Japon a surpris le marchĂ©, le bitcoin avait perdu 20 % en quelques jours. De quoi hĂ©siter avant de rouvrir des positions Ă  effet de levier construites sur un yen bon marchĂ©.

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Bitcoin : Le G7 somme la crypto de migrer vers le post-quantique

September 7th 2026 at 14:00
By: Magali

Un compte Ă  rebours sans date affichĂ©e. Le G7 a sifflĂ© la fin de la rĂ©crĂ©ation le 3 septembre 2026. Ses experts en cybersĂ©curitĂ© somment gouvernements et entreprises de prĂ©parer sans attendre la bascule vers la cryptographie post-quantique. Message reçu cinq sur cinq du cĂŽtĂ© de Bitcoin, oĂč le seuil thĂ©orique pour casser une clĂ© cryptographique n’a jamais paru aussi proche. Les gouvernements ne visent pas frontalement les cryptomonnaies. Leurs portefeuilles, leurs Ă©changes et leurs infrastructures de garde n’en sont pas moins directement dans la ligne de mire. On fait le point.

Les points clés de cet article :
  • Le G7 a sonnĂ© l’alarme sur la nĂ©cessitĂ© de se prĂ©parer Ă  la cryptographie post-quantique rapidement, un choc pour le monde de la cryptomonnaie.
  • Bitcoin et les autres blockchains majeures, comme Ethereum et Solana, ont dĂ©jĂ  entamĂ© leur transition vers des systĂšmes de sĂ©curitĂ© post-quantiques, un chantier colossal et complexe.

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Le G7 sonne l’alarme post-quantique

Le rapport s’intitule sobrement Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, publiĂ© le 3 septembre 2026 par le groupe de travail cybersĂ©curitĂ© du G7, pilotĂ© par l’agence française ANSSI, avec la Commission europĂ©enne et l’ENISA en invitĂ©es.

Le texte ne cite jamais Bitcoin ni Ethereum. Il vise un principe imparable. La cryptographie post-quantique doit ĂȘtre anticipĂ©e avant mĂȘme l’arrivĂ©e d’un ordinateur quantique capable de la faire tomber.

La menace porte un nom, « harvest now, decrypt later » (rĂ©colter maintenant, dĂ©chiffrer plus tard). En d’autres termes, un attaquant peut siphonner aujourd’hui des donnĂ©es chiffrĂ©es pour les percer dans dix ans, une fois la puissance de calcul nĂ©cessaire disponible, sans attendre que la technologie existe dĂ©jĂ  pour agir.

L’Union europĂ©enne a fixĂ© fin 2026 comme point de dĂ©part de la migration et 2030 pour les systĂšmes les plus sensibles. Le NIST amĂ©ricain, dans son brouillon IR 8547, prĂ©voit une dĂ©prĂ©ciation programmĂ©e aprĂšs 2030 et une interdiction pure et simple aprĂšs 2035, sur un pĂ©rimĂštre plus large que la seule ECDSA. Rien de tout cela n’affole les marchĂ©s dans l’immĂ©diat.

« Notre message est clair : la transition vers la cryptographie post-quantique est un enjeu de sĂ©curitĂ© critique qui appelle un effort collectif et coordonnĂ©. Les organisations — publiques ou privĂ©es — doivent agir dĂšs maintenant (
) »

Groupe de travail de l’ANSSI

Nouvelle menace pour Bitcoin : le G7 veut une réglementation crypto plus stricte

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Bitcoin, cible numĂ©ro un d’une mue post-quantique qui n’a rien d’anecdotique

Le calcul est restĂ© longtemps thĂ©orique. Il l’est nettement moins depuis cet Ă©tĂ©. Beaucoup des adresses dormantes de 2009, celles de Satoshi Nakamoto y comprises, sont au format P2PK (pay-to-public-key) : leur clĂ© publique traĂźne Ă  l’air libre sur la blockchain depuis leur toute premiĂšre rĂ©ception de fonds, sans qu’aucune transaction sortante ne soit nĂ©cessaire pour l’exposer.

A contrario, les adresses plus rĂ©centes, au format P2PKH, restent Ă  l’abri d’un hachage tant qu’elles n’ont jamais servi Ă  payer. Les dĂ©veloppeurs planchent sur BIP-360, une proposition d’adresse baptisĂ©e Pay-to-Merkle-Root (P2MR), qui retire le chemin de dĂ©pense direct par clĂ© hĂ©ritĂ© de Taproot pour forcer le passage par un script.

Le choix du schĂ©ma de signature post-quantique lui-mĂȘme reste encore Ă  trancher dans une proposition future, avec Ă  la clĂ© des signatures nettement plus lourdes que les 64 octets d’une signature ECDSA classique. Multipliez ça par des millions de transactions quotidiennes, et le dĂ©bat sur la taille des blocs, dĂ©jĂ  vieux d’une dĂ©cennie, risque de revenir en force. Son adoption suppose toutefois un soft fork, donc l’accord d’une bonne partie de l’écosystĂšme. Un chantier de fond, pas un sprint.

Ethereum et Solana, la course au post-quantique est déjà lancée

Ethereum n’a pas attendu le G7 pour se mettre au travail. Sa feuille de route touche quatre briques du protocole, les signatures BLS des validateurs, les engagements KZG, les signatures ECDSA des comptes utilisateurs et les preuves à divulgation nulle de connaissance (zero-knowledge proofs).

L’infrastructure post-quantique du cƓur du rĂ©seau doit ĂȘtre bouclĂ©e en 2029, la mĂȘme annĂ©e oĂč Google promet d’avoir terminĂ© sa propre migration. Solana n’est pas en reste. Ses dĂ©veloppeurs testent eux aussi des correctifs post-quantiques pour protĂ©ger portefeuilles et systĂšmes de garde, un travail menĂ© en parallĂšle sur les trois plus grandes blockchains du marchĂ©.

Faut-il paniquer pour autant ? Non. La puissance de calcul nĂ©cessaire pour casser une clĂ© Bitcoin ou Ethereum reste, Ă  ce jour, spĂ©culative. Mais un rapport gouvernemental qui presse d’agir dix ans avant l’échĂ©ance n’est jamais un hasard de calendrier.

Le G7 n’a rien inventĂ© en braquant les projecteurs sur la crypto post-quantique. La France planche sur le sujet depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ , et son dispositif de dĂ©fense dĂ©passe largement le seul secteur des cryptomonnaies. Banques, opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms, hĂŽpitaux et rĂ©seaux Ă©lectriques chiffrent tous, aujourd’hui, des donnĂ©es qu’un ordinateur quantique pourrait dĂ©chiffrer demain. La crypto n’est qu’un aiguillon de plus dans un dossier qui touche l’ensemble de l’infrastructure numĂ©rique mondiale. La diffĂ©rence, cette fois, c’est que les Ă©chĂ©ances ne sont plus des hypothĂšses d’ingĂ©nieurs mais un calendrier gouvernemental : 2030 pour les systĂšmes sensibles cĂŽtĂ© europĂ©en, 2035 pour l’interdiction pure et simple aux États-Unis.

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Cyberattaque à Berlin et rançon en bitcoins : 1,4 million de fichiers publiés sur le darkweb

September 7th 2026 at 13:00

Berlin a choisi de ne pas jouer, sans doute au prix fort. AprĂšs le hack qui avait mis deux administrations du SĂ©nat berlinois hors ligne Ă  la mi-aoĂ»t et les 30 bitcoins rĂ©clamĂ©s par le groupe Rhysida, la ville a refusĂ© de payer. La sanction est tombĂ©e le 4 septembre, dĂšs l’expiration de l’ultimatum, avec 1,4 million de fichiers dĂ©versĂ©s dans le dark web et un message qui sonne comme une provocation calculĂ©e. Et l’histoire ne s’est pas arrĂȘtĂ©e lĂ .

Les points clés de cet article :
  • Berlin a refusĂ© de cĂ©der au chantage du groupe Rhysida, malgrĂ© le scandale des 1,4 million de fichiers dĂ©versĂ©s sur le dark web.
  • Un second lot de donnĂ©es a Ă©tĂ© publiĂ©, mais aucune preuve ne montre que le rĂ©seau administratif reste compromis.

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Le vidage de sac promis, exécuté à la lettre

Vous vous souvenez du compte Ă  rebours de sept jours ? Rhysida l’a tenu Ă  la minute prĂšs. Quelques instants aprĂšs l’échĂ©ance, le groupe a mis en ligne environ 1,4 million de fichiers, comme l’a dĂ©taillĂ© le mĂ©dia spĂ©cialisĂ© IT-Administrator dans son analyse du 5 septembre : dossiers de personnel, documents financiers et administratifs, identifiants d’accĂšs. Le tout accompagnĂ© d’un message qui se veut narquois, une invitation Ă  « bien s’amuser » adressĂ©e aux fouineurs du dark web.

Rien de trĂšs original, en rĂ©alitĂ©. La bibliothĂšque britannique avait fait le mĂȘme choix face Ă  Rhysida en 2023, et prĂšs de 490 000 fichiers avaient fini par fuiter derriĂšre son refus. Berlin savait donc parfaitement Ă  quoi s’attendre en tenant tĂȘte au groupe.

Un second paquet de données, confirmé par la chancellerie du Sénat

Sauf que l’histoire ne s’arrĂȘte pas au 4 septembre. Dans la nuit de samedi Ă  dimanche, les pirates ont mis en ligne ce que la chancellerie du SĂ©nat berlinois a elle-mĂȘme qualifiĂ© d‘« autre paquet de donnĂ©es », cette fois centrĂ© sur des identifiants d’accĂšs, comme l’a rapportĂ© Berliner Zeitung dimanche soir. L’administration du dĂ©veloppement urbain, de la construction et du logement a revu et durci certaines mesures de sĂ©curitĂ© dĂ©jĂ  en place, avec un risque de restrictions ponctuelles sur des dĂ©marches en ligne, par exemple les demandes d’aide au logement. Les usagers concernĂ©s doivent ĂȘtre prĂ©venus au cas par cas.

Le SĂ©nat reste peu bavard sur le dĂ©tail des procĂ©dures touchĂ©es. Il confirme seulement qu’aucun Ă©lĂ©ment ne montre, Ă  ce stade, que le rĂ©seau administratif resterait compromis : les enquĂȘteurs de la police criminelle du Land et du parquet de Berlin, mobilisĂ©s depuis l’annonce officielle fin aoĂ»t, poursuivent leurs investigations.

Le vrai danger commence maintenant

VoilĂ  le paradoxe d’une fuite de cette ampleur : le piratage Ă  proprement parler est terminĂ©, ses consĂ©quences ne font que dĂ©buter. Un tel volume de noms, de fonctions et de dossiers internes authentiques transforme le moindre futur email frauduleux en arme de prĂ©cision. Le hameçonnage ciblĂ© (spear phishing, une tentative de fraude construite sur mesure Ă  partir d’informations rĂ©elles sur la cible) n’a plus besoin d’improviser, il pioche directement dans les vrais dossiers de la ville.

C’est le principe de la double extorsion, devenu la norme chez les groupes de rançongiciel : voler les donnĂ©es avant de chiffrer les systĂšmes, puis menacer de les publier, peu importe si les machines sont restaurĂ©es derriĂšre. Une sauvegarde propre rĂ©pare un serveur. Elle ne fait pas revenir un fichier dĂ©jĂ  en ligne. Double peine, pas double protection.

Rhysida, calendrier Ă©lectoral et coĂŻncidences qui n’en sont pas

Ajoutez Ă  cela le calendrier Ă©lectoral. L’élection du Parlement rĂ©gional berlinois se tient le 20 septembre, deux semaines seulement aprĂšs cette deuxiĂšme vague de fuites. Les autoritĂ©s le disent sans dĂ©tour, aucun lien n’a Ă©tĂ© Ă©tabli entre l’attaque et le scrutin, l’opĂ©ration reste classĂ©e comme motivĂ©e par l’argent. Reste que des donnĂ©es volĂ©es pour de l’argent peuvent trĂšs bien resservir plus tard Ă  d’autres fins, Ă©lectorales ou non.

Rhysida avait dĂ©jĂ  visĂ© l’aĂ©roport de Seattle, en 2024, pour 100 bitcoins. Son nom avait aussi circulĂ© autour de Stuttgart en mai, pour une demande de 5 bitcoins que la ville n’a jamais confirmĂ©e. Berlin, elle, a tenu bon sur 30 et refusĂ© de nourrir la machine. La Saxe avait pourtant vendu, en 2024, prĂšs de 50 000 bitcoins saisis dans l’affaire Movie2k, pour plus de 2,6 milliards d’euros. Le mĂȘme pays refuse aujourd’hui d’en payer trente pour racheter la paix face Ă  Rhysida. Le groupe, lui, n’a jamais eu l’intention de jouer selon les rĂšgles de qui que ce soit.

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Économie : La Chine injecte 54 milliards dans son systùme financier

September 7th 2026 at 12:00

360 milliards de yuans pour consolider le systĂšme financier chinois. PĂ©kin va injecter l’équivalent d’environ 54 milliards de dollars dans trois banques et cinq assureurs contrĂŽlĂ©s par l’État. PilotĂ©e par le ministĂšre chinois des Finances, l’opĂ©ration vise Ă  renforcer leurs fonds propres, leur capacitĂ© Ă  absorber les pertes et, Ă  terme, leur aptitude Ă  financer l’économie rĂ©elle. Sur les 360 milliards de yuans annoncĂ©s, 290 milliards iront aux banques et 70 milliards aux assureurs. Une recapitalisation massive dont les effets sur la liquiditĂ© et les actifs risquĂ©s, dont Bitcoin, resteront nĂ©anmoins indirects.

Points clés

  • Le ministĂšre chinois des Finances injecte 360 milliards de yuans, soit environ 54 milliards de dollars, dans des banques publiques et des assureurs d’État
  • 260 milliards de yuans vont Ă  ICBC et Agricultural Bank of China, 30 milliards Ă  l’Export-Import Bank of China
  • Avec un effet de levier de huit pour un, l’opĂ©ration peut adosser prĂšs de 2 300 milliards de yuans de crĂ©dit nouveau
  • La Chine dĂ©tient le premier agrĂ©gat M2 mondial, une variable que les analystes relient au cycle du Bitcoin avec deux Ă  trois mois de dĂ©calage
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Pékin recapitalise trois banques et cinq assureurs publics

Agricultural Bank of China doit lever jusqu’à 160 milliards de yuans grĂące Ă  une Ă©mission d’actions rĂ©servĂ©e au ministĂšre des Finances, Ă  China National Tobacco Corporation et Ă  certaines de ses filiales. ICBC, premiĂšre banque mondiale par la taille de son bilan, prĂ©voit une opĂ©ration similaire pouvant atteindre 100 milliards de yuans.

L’Export-Import Bank of China recevra pour sa part 30 milliards de yuans. Cette banque publique spĂ©cialisĂ©e finance notamment les exportateurs chinois et les projets considĂ©rĂ©s comme stratĂ©giques par PĂ©kin.

Les cinq assureurs concernĂ©s se partageront 70 milliards de yuans : China Life recevra 35 milliards, PICC jusqu’à 15 milliards, Sinosure 10 milliards, China Taiping 7 milliards et China Reinsurance 3 milliards.

Le ministĂšre chinois des Finances financera 300 milliards de yuans au moyen d’obligations souveraines spĂ©ciales. Le complĂ©ment proviendra notamment d’autres investisseurs publics.

Cette opĂ©ration prolonge une premiĂšre vague de recapitalisation de 500 milliards de yuans destinĂ©e Ă  quatre autres grandes banques d’État. Elle intervient alors que les Ă©tablissements chinois subissent la faiblesse de la demande de crĂ©dit, les difficultĂ©s persistantes de l’immobilier et l’érosion de leurs marges provoquĂ©e par la baisse des taux.

PĂ©kin va injecter l’équivalent d’environ 54 milliards de dollars dans trois banques et cinq assureurs contrĂŽlĂ©s par l’État. PilotĂ©e par le ministĂšre chinois des Finances, l’opĂ©ration vise Ă  renforcer leurs fonds propres, leur capacitĂ© Ă  absorber les pertes et, Ă  terme, leur aptitude Ă  financer l’économie rĂ©elle. Sur les 360 milliards de yuans annoncĂ©s, 290 milliards iront aux banques et 70 milliards aux assureurs. Une recapitalisation massive dont les effets sur la liquiditĂ© et les actifs risquĂ©s, dont Bitcoin, resteront nĂ©anmoins indirects.
La Chine va injecter 54 milliards de dollars dans son Ă©conomie via des banques et des assureurs – Source : Compte X

Quel effet sur le crédit chinois et Bitcoin ?

L’injection ne correspond pas Ă  une distribution directe d’argent aux mĂ©nages ou aux entreprises. Elle renforce d’abord le capital rĂ©glementaire des Ă©tablissements concernĂ©s, c’est-Ă -dire leur capacitĂ© Ă  absorber d’éventuelles pertes tout en respectant les ratios imposĂ©s aux banques et aux assureurs.

Elle peut nĂ©anmoins crĂ©er un puissant effet de levier. En retenant un ratio thĂ©orique de huit unitĂ©s d’actifs pour une unitĂ© de fonds propres, les 290 milliards de yuans attribuĂ©s aux banques pourraient soutenir jusqu’à environ 2 300 milliards de yuans d’actifs supplĂ©mentaires. Ce chiffre reprĂ©sente une capacitĂ© maximale, pas une prĂ©vision de nouveaux prĂȘts : encore faut-il que la demande existe et que les banques acceptent de prĂȘter.

Pour Bitcoin, le lien reste donc indirect. Une accĂ©lĂ©ration du crĂ©dit chinois pourrait alimenter la liquiditĂ© mondiale et favoriser les actifs risquĂ©s. Mais aucun des fonds annoncĂ©s n’est destinĂ© au marchĂ© crypto, dont le trading demeure interdit en Chine continentale.

Hong Kong offre certes des passerelles rĂ©glementĂ©es avec ses plateformes agréées et ses ETF Bitcoin et Ether au comptant. Cela ne permet toutefois pas d’affirmer que cette recapitalisation se transformera automatiquement en achats de cryptomonnaies. Le vĂ©ritable indicateur Ă  surveiller sera dĂ©sormais l’évolution du crĂ©dit bancaire chinois : sans reprise des prĂȘts, l’impact de ces 54 milliards de dollars restera principalement comptable.

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Cryptomonnaies : Une famille séquestrée et violentée par erreur prÚs de Rennes

September 7th 2026 at 11:13

Une famille agressĂ©e Ă  la place d’un dĂ©tenteur de cryptomonnaies. Le 22 aoĂ»t 2026, plusieurs individus ont fait irruption dans une maison situĂ©e Ă  Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, avant de sĂ©questrer et de violenter ses occupants. Mais les personnes prĂ©sentes n’étaient pas celles recherchĂ©es : les suspects visaient le propriĂ©taire de l’habitation, connu pour dĂ©tenir des actifs numĂ©riques, selon les informations d’Ouest-France. AprĂšs avoir compris leur erreur et constatĂ© l’absence de leur cible, les agresseurs ont pris la fuite. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et confiĂ©e Ă  la Section de recherches de Rennes.

Les points clés de cet article :
  • Des individus ont sĂ©questrĂ© et violentĂ© des locataires Ă  Vern-sur-Seiche pour extorquer des cryptomonnaies, ciblant Ă  tort un propriĂ©taire absent.

  • La France a Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par des attaques brutales visant Ă  rĂ©cupĂ©rer des phrases de rĂ©cupĂ©ration de cryptomonnaies.
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Des locataires séquestrés à la place du propriétaire

Les faits se sont dĂ©roulĂ©s dans une habitation isolĂ©e du centre de Vern-sur-Seiche, une commune d’environ 8 000 habitants situĂ©e en Ille-et-Vilaine. Un groupe d’individus s’est introduit dans le logement et s’en est pris aux locataires prĂ©sents.

Les victimes ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©es et violentĂ©es avant que leurs agresseurs comprennent qu’ils avaient visĂ© la mauvaise famille. Leur vĂ©ritable cible aurait Ă©tĂ© le propriĂ©taire des lieux, absent au moment de l’attaque, auquel ils auraient voulu dĂ©rober des cryptomonnaies.

Les suspects ont finalement quittĂ© l’habitation sans avoir retrouvĂ© l’homme recherchĂ©. Les locataires ont ensuite Ă©tĂ© pris en charge par les secours. Selon Ouest-France, ils restent profondĂ©ment traumatisĂ©s par cette agression.

Le procureur de la RĂ©publique de Rennes, FrĂ©dĂ©ric Teillet, a confirmĂ© les faits ainsi que l’erreur de cible. Il n’a toutefois pas communiquĂ© davantage d’informations afin de ne pas compromettre les investigations. Aucun Ă©lĂ©ment n’a notamment Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© sur le nombre d’agresseurs, leur mode opĂ©ratoire prĂ©cis ou les Ă©ventuelles revendications formulĂ©es pendant la sĂ©questration.

Le 22 aoĂ»t 2026, plusieurs individus ont fait irruption dans une maison situĂ©e Ă  Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, avant de sĂ©questrer et de violenter ses occupants. Mais les personnes prĂ©sentes n’étaient pas celles recherchĂ©es : les suspects visaient le propriĂ©taire de l’habitation, connu pour dĂ©tenir des actifs numĂ©riques, selon les informations d’Ouest-France. AprĂšs avoir compris leur erreur et constatĂ© l’absence de leur cible, les agresseurs ont pris la fuite. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et confiĂ©e Ă  la Section de recherches de Rennes.
Nouvelle agression violente en France sur fond de crypto – Source : Compte X

Les agressions liées aux cryptomonnaies gagnent la Bretagne

Cette affaire illustre la multiplication des agressions physiques visant des dĂ©tenteurs de cryptomonnaies ou leurs proches. À la date du 23 avril 2026, le Parquet national anticriminalitĂ© organisĂ©e avait recensĂ© en France 135 enlĂšvements ou tentatives d’enlĂšvement liĂ©s aux actifs numĂ©riques depuis 2023.

Le phĂ©nomĂšne repose sur une particularitĂ© des cryptomonnaies : lorsqu’une personne contrĂŽle directement son portefeuille, la contrainte physique peut permettre aux agresseurs d’obtenir ses codes d’accĂšs ou de la forcer Ă  effectuer un transfert. Les proches et les personnes occupant une adresse associĂ©e Ă  la cible peuvent Ă©galement ĂȘtre pris pour moyen de pression.

La Bretagne avait jusqu’alors Ă©tĂ© relativement Ă©pargnĂ©e. Le 20 avril, cinq membres d’une mĂȘme famille avaient cependant Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s Ă  PloudalmĂ©zeau, au nord de Brest. Les agresseurs recherchaient lĂ  encore un homme actif dans le secteur des cryptomonnaies, absent au moment des faits. Un portefeuille numĂ©rique avait alors Ă©tĂ© dĂ©robĂ©.

À Vern-sur-Seiche, l’erreur commise par les suspects montre aussi les risques liĂ©s Ă  des informations personnelles inexactes ou dĂ©passĂ©es. Une simple adresse associĂ©e Ă  un dĂ©tenteur d’actifs numĂ©riques peut exposer des occupants qui n’ont aucun lien avec ses activitĂ©s.

La Section de recherches de Rennes doit dĂ©sormais identifier les auteurs et dĂ©terminer comment ils ont obtenu l’adresse du propriĂ©taire. L’enquĂȘte devra Ă©galement Ă©tablir si le groupe prĂ©parait un vol ciblĂ©, une demande de rançon ou un transfert forcĂ© de cryptomonnaies. Un jour de plus en France, un jour de plus dans la crypto.

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