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Crypto en Afrique du Sud : Le fisc s’attaque à 6 millions d’utilisateurs

July 6th 2026 at 12:00

Le pays part à la chasse aux cryptos. L’Afrique du Sud fait figure de pays très crypto-friendly sur le continent, où même certains fonds de pension peuvent investir dans Bitcoin et d’autres actifs numériques. Mais qui dit investissement dit fiscalité, et l’administration fiscale locale (SARS) semble décidée à faire rentrer les investisseurs dans le rang. Au menu : un audit massif visant environ 6 millions d’utilisateurs de cryptomonnaies.

Points clés

  • Le South African Revenue Service (SARS) va auditer les déclarations de 5,8 à 6 millions d’utilisateurs et traders de cryptomonnaies
  • Le fisc s’appuie sur des outils numériques et des échanges automatisés d’informations avec les exchanges (via le CARF)
  • Les cryptomonnaies sont traitées comme des actifs incorporels imposables à l’impôt sur le revenu (trading) ou aux plus-values (investissement long terme)
  • Environ 10-11 % de la population adulte sud-africaine détiendrait des cryptos (chiffre souvent cité autour de 5,8-6 millions de personnes)

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Le fisc sud-africain veut auditer 6 millions d’investisseurs cryptos

Selon plusieurs médias, le South African Revenue Service (SARS), équivalent sud-africain du fisc français, va passer au crible les déclarations fiscales liées aux cryptomonnaies de près de 6 millions de contribuables.

L’objectif est clair : vérifier que les revenus, plus-values et transactions en cryptos ont bien été déclarés. Le SARS a créé une unité dédiée (Crypto Revenue Augmentation Unit) et utilise des outils numériques pour détecter les flux sur les exchanges et wallets.

Sanctions en cas de non-déclaration : pénalités financières, intérêts de retard, et potentiellement des poursuites pénales en cas de fraude avérée. Le fisc encourage vivement les régularisations volontaires pour limiter les sanctions.

Le Fisc sud-africain va contrôler à grande échelle dans le pays – Source : Compte X

Une fiscalité crypto en cours de clarification

Le SARS a publié le 1ᵉʳ juillet 2026 un « draft guide sur la fiscalité des cryptoactifs », ouvert aux commentaires du public jusqu’au 31 août 2026.

Dans ce document, les cryptomonnaies sont considérées comme des actifs incorporels (intangible assets) et non comme de la monnaie. Les gains issus d’une activité de trading fréquent sont imposés comme des revenus ordinaires, avec un taux pouvant atteindre 45 %.

En revanche, les plus-values réalisées dans le cadre d’un investissement de long terme sont soumises à l’impôt sur les plus-values, avec un taux effectif compris entre 18 % et 36 %. Les échanges entre cryptomonnaies (par exemple BTC contre ETH) sont considérés comme des transactions taxables immédiatement.

Enfin, les contribuables doivent conserver tous les justificatifs (relevés, factures, historiques de transactions) pendant au moins 5 ans.

L’Afrique du Sud confirme ainsi que l’essor des cryptomonnaies s’accompagne inévitablement d’un renforcement des contrôles fiscaux. À mesure que les actifs numériques s’intègrent dans le système financier, les investisseurs devront composer avec des obligations déclaratives de plus en plus strictes.

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Crypto : Le FMI inquiet de l’adoption des stablecoins au Nigeria

June 21st 2026 at 10:00

Une adoption crypto qui dérange. La relation entre le Fonds monétaire international (FMI) et les cryptomonnaies n’a jamais été cordiale. L’institution ne laisse passer aucune occasion de critiquer ces actifs numériques, y compris lorsque des populations locales s’en emparent pour pallier les carences de leur système financier. Son dernier rapport vise le Nigeria et pointe les « risques » liés à son usage massif des stablecoins.

Points clés

  • Le FMI alerte sur les risques liés à l’usage massif des stablecoins au Nigeria
  • Le pays capte 60 % des flux de stablecoins vers l’Afrique subsaharienne, soit 59 milliards de dollars sur un an
  • L’institution craint une dollarisation numérique au détriment du naira et un affaiblissement de la politique monétaire locale

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Le FMI s’inquiète de l’utilisation des stablecoins au Nigeria

Le rôle premier du FMI est de prêter de l’argent aux pays en difficulté. En échange, ces derniers acceptent des conditions parfois drastiques. Dans le dossier libanais, l’institution avait par exemple exigé l’interdiction de toute forme de cryptomonnaie.

Et cette ligne se confirme régulièrement. Le Nepal en a fait les frais récemment : le Fonds a recommandé au pays de surveiller étroitement l’adoption des cryptomonnaies sur son territoire, afin de garder la main sur sa politique monétaire.

Au Nigeria, la stratégie semble inopérante. Le pays s’est imposé comme l’un des hauts lieux de l’adoption numérique, porté avant tout par les stablecoins. D’où ce rapport, qui s’attache à mettre en avant des « risques plus prononcés » et qui craint déjà l’inutilité de futures mesures :

« Les tentatives de suppression de l’utilisation des stablecoins ne seront probablement efficaces qu’en partie. »

Raport du FMI intitulé : Stablecoins in Nigeria: A Growing Cross-Border Channel – Source : imf.org

Une adoption crypto « transformatrice »

Le Nigeria est ainsi devenu, selon le rapport, « un canal de paiement transfrontalier important » grâce aux cryptomonnaies. Il capte à lui seul 60 % des flux de stablecoins vers l’Afrique subsaharienne depuis 2019, pour un montant estimé à 59 milliards de dollars entre juillet 2023 et juin 2024.

Ce succès s’explique simplement. Inclusion financière, transferts internationaux à moindre coût : les stablecoins répondent à des besoins concrets que le système bancaire local peine à satisfaire. Le FMI ne nie pas ces atouts, mais il les contrebalance aussitôt par des menaces qui pèseraient sur « la souveraineté monétaire et l’intégrité financière ».

Au cœur de l’inquiétude, une crainte précise : la dollarisation. Les stablecoins, adossés au billet vert, pourraient favoriser une adoption de fait du dollar américain au détriment du naira, la monnaie nationale. Une dynamique qui, selon l’institution, « affaiblit la politique monétaire nationale » et rend les transactions difficiles à surveiller.

Derrière ces réserves se dessine un enjeu de pouvoir. Chaque avancée numérique grignote un peu plus la capacité du FMI à dicter ses règles, et dernièrement, ce sont les banquiers centraux d’Afrique de l’Ouest qui exprimaient le même genre d’inquiétudes. Le monde change, et ça ne plait pas à tout le monde.

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Crypto : La Centrafrique va tokeniser 1 700 hectares de terres avec son memecoin $CAR

May 31st 2025 at 17:00

Tokenisation des terres. La République centrafricaine (RCA) a été le premier pays d’Afrique à adopter Bitcoin comme monnaie légale en avril 2022, avec plus ou moins de réussite. Depuis, le pays a également lancé son propre memecoin, le $CAR, en février dernier. Et c’est justement ce dernier qui va servir à la tokenisation de 1 700 hectares de terres dans le pays.

Les points clés de cet article :
  • La République centrafricaine a entrepris la tokenisation de 1 700 hectares de terres grâce au memecoin $CAR.

  • Ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale visant à intégrer la cryptomonnaie au développement économique du pays.

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Le memecoin $CAR au service du pays

Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a annoncé une nouvelle étape dans l’adoption de la cryptomonnaie nationale du pays, le $CAR. Ce dernier va en effet être utilisé pour la tokenisation de 1 700 hectares de terres.

Ces terres, situées à l’ouest du village de Bossongo, à environ 45 km de la capitale Bangui, seront accessibles en ligne via la blockchain Solana, à partir de juin. Le président a communiqué l’information sur les réseaux sociaux :

« À partir de juin, les concessions foncières seront accessibles en ligne via le $CAR, directement sur Solana. Une nouvelle ère d’accès et de transparence commence. »

Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine – Source : Compte X

Cette décision s’inscrit dans la stratégie plus large du pays visant à intégrer la cryptomonnaie dans son développement national. Elle fait d’ailleurs suite à des lois adoptées en 2023 sur la tokenisation des ressources naturelles, suggérant que ces terres pourraient être utilisées à des fins minières.

Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a annoncé une nouvelle étape dans l’adoption de la cryptomonnaie nationale du pays, le $CAR. Ce dernier va en effet être utilisé pour la tokenisation de 1 700 hectares de terres.
Le président de la Centrafrique communique sur les réseaux sociaux – Source : Compte X

La tokenisation des terres en cours

Le lancement du $CAR en février dernier avait déjà marqué un tournant pour la République centrafricaine et le président Touadéra avait alors présenté le jeton comme une expérience visant à unir les citoyens et à mettre en lumière le pays sur la scène mondiale. Le succès de ce projet est cependant largement discutable.

En effet, malgré un pic initial de capitalisation boursière à 884 millions de dollars, la valeur du $CAR a chuté en raison d’un manque de clarté sur son utilité. Actuellement, le jeton est en hausse de 21 % sur la journée, atteignant 0,05 $, mais reste en baisse de 92,7 % par rapport à son sommet historique.

La tokenisation des terres intervient alors que le projet précédent du pays, le Sango Coin, est en train de se terminer. Lancé en 2022, il visait à devenir la monnaie numérique nationale, mais a rencontré des difficultés et a déclenché de nombreuses controverses. En avril, l’équipe derrière le projet a annoncé qu’il ne continuerait pas sous sa forme actuelle, bien qu’un redémarrage soit envisagé.

Malgré les défis rencontrés avec le Sango Coin, la République centrafricaine semble déterminée à poursuivre son aventure dans la cryptomonnaie. La tokenisation des terres via le $CAR pourrait offrir une nouvelle opportunité pour le pays de tirer parti des technologies blockchain, tout en renforçant son économie et en attirant des investissements étrangers. Enfin une utilité réelle pour ce memecoin ?

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