Actu-crypto

🔒
❌ About FreshRSS
There are new articles available, click to refresh the page.
Before yesterdayJournal du Coin

Blockchain : la BCE va investir ses propres fonds dans des titres tokenisés

September 21st 2026 at 20:00

Francfort met la main Ă  la pĂąte. Cela n’a rien de nouveau, la Banque centrale europĂ©enne (BCE) s’intĂ©resse de prĂšs aux cryptomonnaies. Alors qu’elle a lancĂ© un appel Ă  candidatures dans le but de tester son euro numĂ©rique, celle-ci explore Ă©galement les titres tokenisĂ©s.

En effet, la BCE a lancé les travaux préparatoires pour investir une partie de ses fonds propres dans des titres tokenisés, comme par exemple des obligations émises et conservées directement sur une blockchain. Le rÚglement des achats se fera en monnaie de banque centrale sur la nouvelle plateforme prévue à cet effet: Pontes.

Points clés

  • La BCE a lancĂ© les travaux prĂ©paratoires pour placer une partie de ses fonds propres en titres tokenisĂ©s
  • Les achats seront rĂ©glĂ©s en monnaie de banque centrale sur Pontes, la plateforme DLT de l’EurosystĂšme
  • Les premiers investissements viseront des titres publics en euros : États, agences et institutions supranationales
  • Le Directoire fixera montants, modalitĂ©s et calendrier une fois les travaux prĂ©paratoires achevĂ©s

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

Pontes : la BCE branche ses achats sur la blockchain

Le 21 septembre, la BCE a annoncĂ© la mise en service de sa nouvelle plateforme : Pontes. Il s’agit d’un pont entre plusieurs systĂšmes existants, qui permet Ă  la Banque centrale europĂ©enne d’acheter et de dĂ©tenir des titres tokenisĂ©s sur la blockchain.

Jusqu’ici, lorsqu’un État vend une obligation, tout transite via des systĂšmes de finance classiques, impliquant un dĂ©positaire qui garde le titre, une banque afin de rĂ©gler l’achat. Évidemment, l’ensemble de ce processus, et notamment le rĂšglement prennent en gĂ©nĂ©ral un jour ouvrĂ©.

Pontes vient rĂ©duire les intermĂ©diaires. Celui-ci relie les services TARGET de l’EurosystĂšme aux infrastructures de marchĂ© construites sur la blockchain. ConcrĂštement, un titre tokenisĂ© peut y ĂȘtre livrĂ© contre de la monnaie de banque centrale, sans dĂ©tour par un rĂšglement en monnaie commerciale.

Titres tokenisés : ce que la BCE va acheter

Le portefeuille visĂ© n’a rien Ă  voir avec les programmes d’achats de politique monĂ©taire. Il s’agit du portefeuille de fonds propres, dont les revenus financent une partie des dĂ©penses de fonctionnement de l’institution. Les coĂ»ts liĂ©s Ă  la supervision bancaire en sont exclus, puisqu’ils sont couverts par des redevances prĂ©levĂ©es sur les banques. Seule une petite fraction de ce fonds sera allouĂ©e on-chain. En pratique, la BCE souhaite surtout tester de bout en bout son systĂšme en y allouant une petite partie de ses avoirs.

Ainsi, les premiers achats se limiteront Ă  des titres libellĂ©s en euros et Ă©mis par les administrations centrales de la zone euro, des collectivitĂ©s rĂ©gionales, des agences publiques et des institutions supranationales europĂ©ennes. Ainsi, les obligations d’entreprise et les crypto-actifs restent hors pĂ©rimĂštre afin de conserver le profil de risque habituel de la BCE.

« En investissant directement, la BCE acquerra une expĂ©rience de premiĂšre main sur l’ensemble du cycle de vie de l’investissement, y compris l’exĂ©cution des transactions, le rĂšglement, les systĂšmes et les activitĂ©s de gestion de portefeuille. »

Communiqué de la Banque centrale européenne

Le gisement disponible reste Ă©troit. En effet, les expĂ©rimentation autour d’obligations souveraine numĂ©rique restent limitĂ©es. La SlovĂ©nie a ouvert la voie avec la premiĂšre obligation souveraine numĂ©rique de la zone euro, 30 millions d’euros Ă  trois mois rĂ©glĂ©s en monnaie de banque centrale de gros. KfW, l’agence publique allemande, a Ă©mis plusieurs lignes tokenisĂ©es sous le rĂ©gime allemand des titres Ă©lectroniques, et la Banque europĂ©enne d’investissement enchaĂźne les placements sur registre depuis 2021.

NĂ©anmoins, l’entrĂ©e de la BCE pourrait bien changer la donne. Un État qui hĂ©site Ă  tokeniser une ligne obligataire sait dĂ©sormais qu’une banque centrale figure parmi les acheteurs potentiels, avec un rĂšglement en monnaie de banque centrale Ă  la clĂ©. Le Directoire arrĂȘtera les montants, les modalitĂ©s opĂ©rationnelles et le calendrier une fois les travaux prĂ©paratoires bouclĂ©s, en fonction du rythme des Ă©missions tokenisĂ©es en Europe.

En novembre 2022, Ulrich Bindseil et JĂŒrgen Schaaf signaient sur le blog de la BCE un billet intitulĂ© « Le dernier combat du bitcoin », qui promettait Ă  la cryptomonnaie une « route vers l’insignifiance ». Le premier dirigeait alors la direction gĂ©nĂ©rale des infrastructures de marchĂ© et des paiements, celle-lĂ  mĂȘme qui vient de livrer Pontes et qui rĂ©glera bientĂŽt des obligations souveraines sur registre distribuĂ©.

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

L’article Blockchain : la BCE va investir ses propres fonds dans des titres tokenisĂ©s est apparu en premier sur Journal du Coin.

Ethereum : BitMine frîle les 5 % de l’offre totale d’ETH

September 21st 2026 at 17:00

Cinq pour cent de tous les ETH, ou rien. BitMine Immersion Technologies a accumulĂ© 27 562 ETH supplĂ©mentaires en une semaine et affiche dĂ©sormais une rĂ©serve de 5 983 940 ethers, soit 4,9 % de l’offre totale. L’entreprise qui dĂ©tient actuellement le plus d’ETH au monde approche doucement de l’objectif fixĂ© par son prĂ©sident Tom Lee.

En plus de ses prĂ©cieux ETH, BitMine pĂšse actuellement 17,1 milliards de dollars, dont 714 millions immĂ©diatement mobilisables. De quoi continuer d’acheter des ETH pour atteindre son objectif.

Points clés

  • BitMine dĂ©tient 5 983 940 ETH aprĂšs un achat hebdomadaire de 27 562 ethers, soit 4,9 % de l’offre totale
  • Il reste environ 120 000 ETH, prĂšs de 330 millions de dollars, pour atteindre l’objectif de 5 % fixĂ© par Tom Lee
  • 5 067 309 ETH sont stakĂ©s, soit 85 % du trĂ©sor et 13,6 milliards de dollars au cours de 2 688 dollars
  • Les avoirs totaux atteignent 17,1 milliards de dollars, dont 714 millions en liquiditĂ©s et titres nĂ©gociables

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

Ethereum : BitMine Ă  120 000 ETH de la barre des 5 %

Depuis juin 2025, l’entreprise BitMine achĂšte des ETH de maniĂšres hebdomadaire. Cette semaine, l’entreprise a effectuĂ© un achat de 27 562 ethers, reprĂ©sentant prĂšs de 74 millions de dollars Ă  un prix d’achat moyen de 2 688 dollars.

Avec un total de 122 millions d’ETH en circulation, BitMine et ses 6,1 millions d’ETH dĂ©tient prĂšs de 5% de l’offre totale en circulation. Il manque donc quelque 120 000 ethers, soit 330 millions de dollars, pour franchir la barre fixĂ©e Ă  5% par son prĂ©sident. En pratique, il faudra moins de cinq semaines au rythme actuel pour attendre ce jalon.

Chez BitMine, ce projet de dĂ©tenir 5% de l’offre totale d’ETH porte le petit nom de Alchemy of 5%. Ce plan a Ă©tĂ© fixĂ©e Ă  l’étĂ© 2025, suite Ă  une levĂ©e de fonds de 250 millions de dollars, qui a permis Ă  l’entreprise spĂ©cialisĂ©e dans le minage de Bitcoin, de s’exposer Ă  l’ETH. À l’instar de Michael Saylor et son entreprise Strategy, BitMine a vu le cours de son action BMNR multipliĂ©e par 5 depuis juin 2025. À titre indicatif, BitMine a plus que doublĂ© le nombre d’ETH dĂ©tenus en l’espace d’un an. En effet, en septembre 2025, l’entreprise dĂ©tenait alors 2% de l’offre totale.

Loin derriĂšre BitMine, SharpLink Gaming conserve sa deuxiĂšme place des entreprises qui dĂ©tiennent le plus d’ETH.

Le staking, ce que rapporte vraiment le trésor Ethereum de BitMine

Sur ces 5 983 940 ETH, BitMine en a placĂ© un peu plus de 5 millions en staking, soit 85 % de son trĂ©sor, valorisĂ© Ă  environ 13,6 milliards de dollars. Avec une APR en moyenne de 2,5% par an sur le staking d’Ethereum, l’entreprise pourrait empocher annuellement 127 000 ETH issue des rĂ©compenses de staking, soit environ 341 millions de dollars. Un sacrĂ© pactole, qui Ă  ce rythme, suffirait Ă  combler le solde nĂ©cessaire pour atteindre les 5 % en un peu moins d’un an.

Ainsi, contrairement Ă  Strategy qui doit lever de la dette ou Ă©mettre des actions pour accumuler plus de BTC, BitMine quant a elle voit son nombre d’ETH croitre de maniĂšre passive grĂące au staking.

Un modĂšle qui reste toutefois suspendu au cours de l’action. Tant que BMNR se nĂ©gocie au-dessus de la valeur de ses ETH, chaque Ă©mission de titres finance de nouveaux achats et augmente le nombre d’ETH par action. La mĂ©canique s’inverse en dessous, et la moindre levĂ©e dilue les actionnaires en place. Plusieurs sociĂ©tĂ©s de trĂ©sorerie crypto cotĂ©es l’ont appris Ă  leurs dĂ©pens et ont rĂ©orientĂ© leurs moyens vers le rachat de leurs propres titres.

Avec 714 millions de dollars de liquiditĂ©s disponibles et 5,07 millions d’ethers qui produisent du rendement, BitMine a les moyens de franchir sa barre des 5 %, et ce, sans Ă©mettre une action supplĂ©mentaire. Avec un total de quelque 36 millions d’ETH dĂ©posĂ© en staking auprĂšs des validateurs, la part de BitMine reprĂ©sente prĂšs de 14 % de tout les ETH dĂ©posĂ©s en staking sur le rĂ©seau.

Sur un exchange, vos cryptos dépendent d'un tiers. Avec Ledger, elles ne dépendent que de vous : les clés privées ne quittent jamais l'appareil, et chaque transaction se signe d'un geste sur votre signer. Vous seul décidez, personne d'autre.
<strong>Prendre le contrĂŽle avec Ledger</strong>
Prendre le contrĂŽle avec Ledger
Lien commercial

L’article Ethereum : BitMine frîle les 5 % de l’offre totale d’ETH est apparu en premier sur Journal du Coin.

Bitcoin : Strategy n’ajoute que 950 BTC et rachùte 174 millions de dollars de STRC

September 21st 2026 at 16:17

950 bitcoins. La derniĂšre emplette de Strategy reste modeste Ă  l’échelle de son bilan. L’entreprise a annoncĂ© l’acquisition de 950 BTC supplĂ©mentaires et, dans le mĂȘme temps, le rachat de 174 millions de dollars de ses actions de prĂ©fĂ©rence STRC. Au cours d’environ 85 000 dollars, les bitcoins nouvellement acquis reprĂ©sentent une valeur de marchĂ© proche de 81 millions de dollars. Le montant consacrĂ© au rachat de STRC est donc plus de deux fois supĂ©rieur Ă  cette valorisation. De son cĂŽtĂ©, Strive a achetĂ© 1 355 BTC, soit 43 % de plus que Strategy sur cette seule sĂ©quence.

Points clés

  • Strategy porte son trĂ©sor Ă  846 000 BTC aprĂšs un nouvel achat de 950 bitcoins
  • L’entreprise rachĂšte parallĂšlement pour 174 millions de dollars d’actions de prĂ©fĂ©rence STRC
  • Le prĂ©cĂ©dent prix de revient moyen de Strategy s’élevait Ă  75 412 dollars par bitcoin
  • Strive acquiert 1 355 BTC Ă  79 475 dollars l’unitĂ© et atteint 26 355 bitcoins en rĂ©serve
Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Strategy ajoute 950 BTC et porte son trésor à 846 000 bitcoins

Les derniers chiffres communiquĂ©s par l’entreprise font Ă©tat de 846 000 bitcoins en rĂ©serve et d’environ 6,09 milliards de dollars d’actifs libellĂ©s en dollars. La publication prĂ©cĂ©dente affichait 845 050 BTC pour un prix d’achat moyen de 75 412 dollars l’unitĂ©, soit un coĂ»t d’acquisition cumulĂ© d’environ 63,73 milliards de dollars.

Le coĂ»t exact des 950 BTC supplĂ©mentaires n’a pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©. Il n’est donc pas encore possible de calculer prĂ©cisĂ©ment le nouveau prix de revient moyen de l’ensemble du trĂ©sor. Avec un bitcoin proche de 85 000 dollars, le prĂ©cĂ©dent prix moyen de 75 412 dollars correspond nĂ©anmoins Ă  une plus-value latente d’environ 13 %.

STRC, surnommĂ©e « Stretch », est une action de prĂ©fĂ©rence perpĂ©tuelle assortie d’un dividende mensuel variable. Strategy peut ajuster ce taux avec l’objectif de maintenir le titre au voisinage de sa valeur nominale de 100 dollars.

Le rachat de 174 millions de dollars de STRC permet Ă  l’entreprise d’intervenir directement sur ce compartiment de son financement. L’opĂ©ration peut soutenir le cours du titre et, si les actions rachetĂ©es sont annulĂ©es, rĂ©duire les dividendes futurs Ă  verser.

Strategy ne finance toutefois pas ses acquisitions de bitcoins uniquement par ses actions de prĂ©fĂ©rence. Son modĂšle s’appuie Ă©galement sur les Ă©missions d’actions ordinaires et, historiquement, sur la dette convertible. Une baisse durable de STRC sous sa valeur nominale ne bloque pas juridiquement de nouvelles Ă©missions, mais elle les rend moins attractives et augmente le coĂ»t du capital.

La derniĂšre emplette de Strategy reste modeste Ă  l’échelle de son bilan. L’entreprise a annoncĂ© l’acquisition de 950 BTC supplĂ©mentaires et, dans le mĂȘme temps, le rachat de 174 millions de dollars de ses actions de prĂ©fĂ©rence STRC. Au cours d’environ 85 000 dollars, les bitcoins nouvellement acquis reprĂ©sentent une valeur de marchĂ© proche de 81 millions de dollars. Le montant consacrĂ© au rachat de STRC est donc plus de deux fois supĂ©rieur Ă  cette valorisation. De son cĂŽtĂ©, Strive a achetĂ© 1 355 BTC, soit 43 % de plus que Strategy sur cette seule sĂ©quence.
Strategy repasse à l’achat cette semaine – Source : Compte X

Six milliards de dollars pour sécuriser les obligations financiÚres

Les quelque 6,09 milliards de dollars annoncĂ©s ne doivent pas ĂȘtre assimilĂ©s intĂ©gralement Ă  de simples liquiditĂ©s disponibles. Strategy distingue sa rĂ©serve en dollars de sa trĂ©sorerie courante. Ces actifs constituent nĂ©anmoins un coussin destinĂ© notamment au paiement des dividendes des actions de prĂ©fĂ©rence et des intĂ©rĂȘts de la dette.

Ces obligations doivent ĂȘtre honorĂ©es indĂ©pendamment de l’évolution du bitcoin. Lors d’un prĂ©cĂ©dent dĂ©crochage du marchĂ©, les pertes latentes enregistrĂ©es sur les avoirs en BTC de Strategy avaient dĂ©passĂ© 10 milliards de dollars. La rĂ©serve en dollars limite alors la nĂ©cessitĂ© de vendre immĂ©diatement des bitcoins ou d’émettre des titres dans des conditions dĂ©favorables.

Au cours de 85 000 dollars, les 950 BTC ajoutĂ©s reprĂ©sentent environ 80,75 millions de dollars. Le rachat de STRC atteint donc approximativement 2,15 fois cette valeur de marchĂ©. Cette comparaison ne correspond toutefois pas au coĂ»t rĂ©el d’acquisition des bitcoins, que Strategy n’a pas communiquĂ©.

Strive achÚte 1 355 BTC et poursuit ses levées via SATA

Pendant ce temps-lĂ , Matt Cole, directeur gĂ©nĂ©ral de Strive, a annoncĂ© l’acquisition de 1 355 BTC pour 107,7 millions de dollars, Ă  un prix moyen de 79 475 dollars l’unitĂ©. Le trĂ©sor de l’entreprise atteint dĂ©sormais 26 355 bitcoins.

Strive a commencĂ© Ă  accepter l’exercice de ses bons de souscription la semaine derniĂšre et a encaissĂ© 21,2 millions de dollars de produit brut. En intĂ©grant ces fonds, SATA reprĂ©sente dĂ©sormais 57,7 % de l’ensemble des capitaux levĂ©s par l’entreprise.

SATA est une action de prĂ©fĂ©rence perpĂ©tuelle Ă©mise par Strive. Elle n’est toutefois pas directement garantie ou collatĂ©ralisĂ©e par les bitcoins dĂ©tenus par la sociĂ©tĂ©. Ses dĂ©tenteurs disposent seulement d’un droit prioritaire sur les actifs rĂ©siduels de l’entreprise par rapport aux actionnaires ordinaires.

Au cours d’environ 85 000 dollars, les 26 355 BTC de Strive reprĂ©sentent une valeur de marchĂ© proche de 2,24 milliards de dollars. Les actifs en dollars annoncĂ©s par Strategy dĂ©passent donc Ă  eux seuls cette somme. L’écart reste plus marquĂ© encore sur les rĂ©serves de bitcoins : Strategy en dĂ©tient environ 32 fois plus que Strive.

Les deux entreprises suivent une logique comparable d’accumulation financĂ©e par les marchĂ©s de capitaux, mais Ă  des Ă©chelles encore trĂšs diffĂ©rentes. Sur la derniĂšre semaine, Strive a nĂ©anmoins achetĂ© davantage de bitcoins que Strategy, alors que cette derniĂšre consacrait une somme plus importante Ă  la consolidation de son propre dispositif de financement. La course aux bitcoins d’entreprise est en toujours en cours.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Bitcoin : Strategy n’ajoute que 950 BTC et rachùte 174 millions de dollars de STRC est apparu en premier sur Journal du Coin.

L’action Gemini plonge de 80 % depuis son IPO, sa valorisation fond à 753 millions $

September 21st 2026 at 15:00
By: Magali

Un an aprĂšs son entrĂ©e fracassante au Nasdaq, Gemini, la plateforme fondĂ©e par les frĂšres Winklevoss a perdu 80 % de sa valeur boursiĂšre. Le titre GEMI, qui s’échangeait Ă  28 dollars lors de son introduction en bourse le 12 septembre 2025 pour une valorisation non diluĂ©e d’environ 3,3 milliards de dollars — avec un pic de valorisation frĂŽlant les 4 milliards de dollars par la suite —, ne pĂšse plus aujourd’hui que 753 millions de dollars. De quoi raviver, sans grand surprise, les spĂ©culations sur un rachat pur et simple de l’exchange.

Les points clés de cet article :
  • Gemini, fondĂ©e par les frĂšres Winklevoss, a perdu 80 % de sa valeur boursiĂšre un an aprĂšs son introduction au Nasdaq.
  • MalgrĂ© une chute des revenus de trading, le chiffre d’affaires total de Gemini a progressĂ© de 37 %, grĂące Ă  ses services diversifiĂ©s.

Le standard de sécurité pour les investisseurs crypto exigeants.
<strong>Achetez votre wallet</strong>
Achetez votre wallet
Lien commercial

Gemini : le trading recule, mais le chiffre d’affaires progresse au deuxiùme trimestre

Les chiffres du deuxiĂšme trimestre expliquent l’essentiel de la dĂ©gringolade. Les revenus de la plateforme d’échange ont reculĂ© de 38 %, Ă  12,5 millions de dollars. Le volume de trading spot, lui, s’est effondrĂ© de 66 % sur la pĂ©riode, Ă  3,8 milliards de dollars. Les actifs dĂ©posĂ©s sur la plateforme sont tombĂ©s Ă  8,4 milliards de dollars selon CoinDesk. Le chiffre d’affaires total du trimestre a toutefois progressĂ© de 37 %, Ă  45,5 millions de dollars, portĂ© par la montĂ©e en puissance des revenus de services — un rappel que l’activitĂ© de trading pur ne reflĂšte plus, Ă  elle seule, la santĂ© financiĂšre du groupe. Il y a un an Ă  peine, Le Journal du Coin racontait une trajectoire inverse, des revenus qui bondissaient de 42 % et un cours qui s’envolait. La roue tourne vite, dans ce secteur.

L’activitĂ© d’échange n’est visiblement plus le moteur qu’elle prĂ©tendait ĂȘtre. Ce qui intĂ©resse dĂ©sormais les observateurs, ce sont les licences rĂ©glementaires accumulĂ©es par Gemini au fil des ans, sa base de clients existante et son infrastructure de custody. Trois actifs qui valent parfois plus, sur le papier, qu’une plateforme de trading qui tourne au ralenti.

Graphique en chandeliers montrant la chute du cours de l'action Gemini Space Station (GEMI), de 28 $ Ă  son introduction en Bourse en septembre 2025 Ă  5,81 $ en septembre 2026, soit une baisse d'environ 80 %.
Évolution du cours de l’action GEMI depuis son introduction en Bourse (18 septembre 2025 – 18 septembre 2026). Source : Stock Analysis / Nasdaq.

Hyperliquid en embuscade, les Winklevoss aux commandes

Lorenzo Valente, responsable de la recherche sur les actifs numĂ©riques chez ARK Invest, a Ă©voquĂ© dans un post sur X Hyperliquid comme acquĂ©reur potentiel : la plateforme de perpĂ©tuels y gagnerait un point d’entrĂ©e rĂ©glementĂ© sur le marchĂ© amĂ©ricain, une porte que Gemini a dĂ©jĂ  ouverte Ă  coups de licences. Rien n’indique pour l’instant qu’Hyperliquid ait engagĂ© la moindre dĂ©marche concrĂšte en ce sens, et personne d’autre n’a formulĂ© d’offre. Le sujet reste, pour l’heure, un scĂ©nario d’analyste plutĂŽt qu’un dossier sur une table de nĂ©gociation.

Reste un obstacle de taille pour qui voudrait vraiment tenter le coup : Cameron et Tyler Winklevoss dĂ©tiennent Ă  eux deux 94,5 % des droits de vote de l’entreprise. Toute discussion de rachat passerait obligatoirement par les deux frĂšres, et eux seuls. Un rachat hostile est, dans ces conditions, tout simplement impossible. Une acquisition nĂ©gociĂ©e Ă  l’amiable reste envisageable, mais elle ne se ferait qu’aux conditions fixĂ©es par les deux fondateurs.

Un symptÎme plus large sur le marché des exchanges cotés

Gemini n’est pas seul dans cette situation. Le marchĂ© boursier a montrĂ©, depuis plusieurs mois, sa capacitĂ© Ă  sanctionner sĂ©vĂšrement les plateformes d’échange dont les volumes stagnent, quel que soit l’engouement du jour de l’introduction en bourse. Circle avait connu la trajectoire opposĂ©e Ă  son IPO, portĂ©e par un tout autre modĂšle Ă©conomique fondĂ© sur les intĂ©rĂȘts gĂ©nĂ©rĂ©s par ses rĂ©serves. Gemini, elle, dĂ©pend encore largement des commissions de trading, un modĂšle qui s’effrite dĂšs que les volumes se tassent. La prochaine Ă©chĂ©ance Ă  surveiller reste la publication des rĂ©sultats du troisiĂšme trimestre, qui dira si la chute s’est stabilisĂ©e ou si elle continue.

Sur un exchange, vos cryptos dépendent d'un tiers. Avec Ledger, elles ne dépendent que de vous : les clés privées ne quittent jamais l'appareil, et chaque transaction se signe d'un geste sur votre signer. Vous seul décidez, personne d'autre.
<strong>Prendre le contrĂŽle avec Ledger</strong>
Prendre le contrĂŽle avec Ledger
Lien commercial

L’article L’action Gemini plonge de 80 % depuis son IPO, sa valorisation fond à 753 millions $ est apparu en premier sur Journal du Coin.

Bitcoin repasse les 85 000 dollars : 648 millions de dollars de shorts liquidés

September 21st 2026 at 13:48

Un short squeeze en rĂšgle. Le bitcoin a briĂšvement franchi les 85 000 dollars aujourd’hui lundi, une premiĂšre depuis janvier, pendant que 648 millions de dollars de paris baissiers partaient en fumĂ©e en vingt-quatre heures. Le rebond s’est nourri d’une sĂ©ance verte sur les marchĂ©s actions asiatiques puis europĂ©ens. Il ramĂšne le BTC Ă  moins de 3 % de perte depuis le 1á”‰ÊłÂ janvier.

Points clés

  • Le bitcoin a touchĂ© 85 299 dollars en sĂ©ance, son meilleur niveau depuis janvier, en hausse de 5,45 % sur 24 heures
  • Plus de 747 millions de dollars de positions ont Ă©tĂ© liquidĂ©es, dont 648 millions de shorts et 98,78 millions de longs
  • Ethereum (+5,6 %), XRP (+7,8 %) et Solana (+7,2 %) accompagnent le mouvement de rebond
  • Le BTC reste 32,5 % sous son sommet d’octobre malgrĂ© une Fed en phase de resserrement monĂ©taire
Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Bitcoin au-dessus de 85 000 dollars : Les vendeurs à découvert pulvérisés

Les donnĂ©es de certaines places de marchĂ© affichent un plus haut de sĂ©ance Ă  85 299 dollars, avant un reflux vers 84 927 dollars, soit une progression de 5,45 % sur la journĂ©e. Une semaine plus tĂŽt, le bitcoin s’échangeait encore autour de 75 000 dollars avant de reprendre pied au-dessus des 80 000 dollars vendredi.

CoinGlass recense plus de 747 millions de dollars de positions liquidĂ©es sur la mĂȘme pĂ©riode. Les shorts en reprĂ©sentent 648 millions, contre 98,78 millions pour les longs. Le bitcoin concentre Ă  lui seul 360,7 millions de dollars de liquidations, dont un ordre unique de 11,3 millions effacĂ© sur la paire BTCUSDT de Binance.

Une liquidation de short intervient lorsqu’un trader ayant empruntĂ© pour parier sur la baisse voit le prix franchir son seuil de maintien : la plateforme rachĂšte d’office sa position. Chaque rachat forcĂ© constitue un ordre d’achat supplĂ©mentaire, qui pousse le cours un cran plus haut et dĂ©clenche la liquidation du vendeur suivant. Cet engrenage transforme un rebond ordinaire en short squeeze.

Lookonchain a identifiĂ© deux victimes de choix au moment oĂč le BTC passait 85 000 dollars et l’ether 2 750 dollars. Le portefeuille 0x06bc a vu son short de 5 867 ETH, soit 16,13 millions de dollars, partiellement liquidĂ©. Celui de 0xec0b a perdu l’intĂ©gralitĂ© de sa position vendeuse de 122,88 BTC, valorisĂ©e 10,16 millions de dollars.

Le reste du marché suit le mouvement : Ethereum gagne 5,6 % à 2 717 dollars, XRP bondit de 7,8 % à 1,49 dollar et Solana de 7,2 % à 115,75 dollars.

Le bitcoin a briÚvement franchi les 85 000 dollars lundi, une premiÚre depuis janvier, pendant que 648 millions de dollars de paris baissiers partaient en fumée en vingt-quatre heures.

Le rebond s'est nourri d'une séance verte sur les marchés actions asiatiques puis européens. Il ramÚne le BTC à moins de 3 % de perte depuis le 1er janvier.
Bitcoin a touchĂ© les 85 000 dollars ce matin et imprime une hausse de plus de 5% sur les derniĂšres 24h – Source : CoinmarketCap by JDC

Pétrole, Fed et sommet Trump-Xi : Le carburant macro du rebond crypto

Le Brent cĂšde environ 1,5 % lundi. Daniela Hathorn, analyste chez Capital.com, relie ce repli aux annonces saoudiennes : Riyad espĂšre remettre en service la moitiĂ© de la capacitĂ© endommagĂ©e de son olĂ©oduc Est-Ouest d’ici quelques jours. Les exportations de brut se sont redressĂ©es depuis leurs plus bas d’aoĂ»t, mĂȘme si le risque de nouvelles frappes houthies sur les installations du royaume demeure entier.

Les valeurs technologiques et les semi-conducteurs ont menĂ© la hausse en Asie, les Bourses europĂ©ennes ont ouvert dans le vert et les contrats Ă  terme amĂ©ricains pointent dans la mĂȘme direction. Pour Daniela Hathorn, la dĂ©tente sur le pĂ©trole alimente l’appĂ©tit pour le risque, au mĂȘme titre que l’espoir diplomatique entourant l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l’ONU, Donald Trump s’étant dit prĂȘt Ă  rencontrer le prĂ©sident iranien Masoud Pezeshkian.

La RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a relevĂ© ses taux de 25 points de base la semaine derniĂšre, soit un quart de point de pourcentage. Les marchĂ©s Ă©valuent dĂ©sormais Ă  56 % environ la probabilitĂ© d’une nouvelle hausse en octobre, et le rendement du bon du TrĂ©sor amĂ©ricain Ă  deux ans Ă©volue autour de 4,75 %. Le bitcoin grimpe donc alors que le loyer de l’argent se renchĂ©rit, une configuration peu courante pour un actif rĂ©putĂ© dĂ©pendant des injections de liquiditĂ©.

Kyle Rodda, également analyste chez Capital.com et toujours dans les colonnes de The Block, pointe un autre déclencheur possible cette semaine : la rencontre prévue jeudi à la Maison-Blanche entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.

Le bitcoin reste 32,5 % sous son sommet historique d’octobre, proche de 126 000 dollars, et il lui faudrait encore prĂšs de 48 % de hausse pour y revenir. Les 648 millions de dollars de shorts liquidĂ©s ont nĂ©anmoins rĂ©duit une partie du levier vendeur prĂ©sent sur le marchĂ©. Pour ne rien rater de l’actualitĂ© de Bitcoin et des cryptos, suivez notre canal Telegram.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Bitcoin repasse les 85 000 dollars : 648 millions de dollars de shorts liquidĂ©s est apparu en premier sur Journal du Coin.

Crypto : Hyperliquid pulvérise la concurrence avec 240 milliards de dollars de volume

September 17th 2026 at 21:00

Cinq fois le volume de son premier poursuivant. Hyperliquid a traitĂ© prĂšs de 240 milliards de dollars de contrats Ă  terme perpĂ©tuels en trente jours selon les donnĂ©es de CryptoRank. Le deuxiĂšme du classement, Arbitrum, plafonne Ă  47,2 milliards. La concurrence s’est pourtant densifiĂ©e en un an avec l’arrivĂ©e de Lighter et d’edgeX sur le marchĂ© des perpĂ©tuels dĂ©centralisĂ©s sans que l’écart se resserre pour autant. On fait le point en chiffres.

Points clés

  • Hyperliquid domine le marchĂ© des perpĂ©tuels avec environ 240 milliards de dollars de volume sur 30 jours, selon CryptoRank.
  • Arbitrum suit Ă  47,2 milliards, devant Solana (46 Md$), Lighter (45,6 Md$), Ethereum (44,9 Md$) et edgeX (42,3 Md$).
  • Les cinq poursuivants cumulent 226 milliards de dollars, moins qu’Hyperliquid Ă  elle seule.
  • Les frais gĂ©nĂ©rĂ©s financent les rachats de HYPE via l’Assistance Fund, un mĂ©canisme amplifiĂ© par les marchĂ©s dĂ©ployĂ©s sous HIP-3.

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Hyperliquid : 240 milliards de dollars de perpétuels en trente jours

Le classement compilé par CryptoRank mesure les volumes de contrats à terme perpétuels des trente derniers jours, chaßnes et écosystÚmes confondus. Hyperliquid y écrase la hiérarchie :

  • Hyperliquid : environ 240 milliards de dollars
  • Arbitrum : 47,2 milliards de dollars
  • Solana : 46 milliards de dollars
  • Lighter : 45,6 milliards de dollars
  • Ethereum : 44,9 milliards de dollars
  • edgeX : 42,3 milliards de dollars

L’addition des cinq poursuivants donne 226 milliards de dollars, toujours sous le total d’Hyperliquid prise isolĂ©ment. Aucune plateforme dĂ©centralisĂ©e n’avait tenu un tel Ă©cart aussi longtemps depuis les grandes heures de dYdX.

Le perpĂ©tuel demeure le dĂ©rivĂ© favori des traders crypto : un contrat Ă  terme sans date d’échĂ©ance, maintenu Ă  proximitĂ© du prix comptant par un mĂ©canisme de financement, le funding, que les positions longues et courtes se versent Ă  intervalle rĂ©gulier. Hyperliquid le prĂ©lĂšve toutes les heures, lĂ  oĂč la plupart des plateformes centralisĂ©es fonctionnent par tranches de huit heures, ce qui colle le contrat au prix de rĂ©fĂ©rence et limite les Ă©carts durables.

Une prĂ©cision s’impose sur la mĂ©thode retenue. Arbitrum, Solana et Ethereum agrĂšgent les volumes de plusieurs protocoles installĂ©s sur leurs rĂ©seaux, quand Hyperliquid encaisse ce total sur sa propre blockchain applicative. La comparaison flatte forcĂ©ment la seconde, mais l’ordre de grandeur reste difficile Ă  contester.

Hyperliquid a traité prÚs de 240 milliards de dollars de contrats à terme perpétuels en trente jours selon les données de CryptoRank. Le deuxiÚme du classement, Arbitrum, plafonne à 47,2 milliards. La concurrence s'est pourtant densifiée en un an avec l'arrivée de Lighter et d'edgeX sur le marché des perpétuels décentralisés sans que l'écart se resserre.
Hyperliquid Ă©crase littĂ©ralement la concurrence selon CryptoRank – Source : Compte X

Lighter et edgeX bousculent le classement derriĂšre Hyperliquid

Deux noms du top 6 Ă©taient encore inconnus du grand public il y a dix-huit mois. Lighter exĂ©cute les ordres hors chaĂźne et publie des preuves Ă  divulgation nulle de connaissance (zk) pour garantir l’intĂ©gritĂ© de son carnet, une architecture qui autorise des frais proches de zĂ©ro. edgeX, incubĂ© par la sociĂ©tĂ© de trading Amber Group, joue la mĂȘme partition avec 42,3 milliards de dollars sur la pĂ©riode.

Ces volumes se lisent avec les incitations en tĂȘte : frais quasi nuls, campagnes de points et promesses d’airdrop poussent mĂ©caniquement l’activitĂ© vers le haut. Aster en a fait l’expĂ©rience. PortĂ© par YZi Labs, le family office de Changpeng Zhao, le protocole a affichĂ© des volumes quotidiens spectaculaires Ă  l’automne 2025 avant de sortir des six premiers de ce classement.

Des volumes qui alimentent directement le token HYPE

Hyperliquid facture 0,045 % cĂŽtĂ© taker et 0,015 % cĂŽtĂ© maker pour les plus petits paliers de volume, avec des remises dĂ©gressives au-delĂ . La quasi-totalitĂ© de ces frais atterrit dans l’Assistance Fund, qui rachĂšte du HYPE sur le marchĂ© ouvert : plus le carnet tourne, plus la pression acheteuse sur le token augmente.

La proposition d’amĂ©lioration HIP-3 a ouvert un autre robinet en permettant Ă  des Ă©quipes tierces de dĂ©ployer leurs propres marchĂ©s perpĂ©tuels contre un dĂ©pĂŽt en HYPE. Indices, actions tokenisĂ©es et matiĂšres premiĂšres synthĂ©tiques rejoignent ainsi le catalogue sans validation centrale, pendant que les frais gĂ©nĂ©rĂ©s continuent de remonter au protocole.

Le rapport de force avec les plateformes centralisĂ©es reste dĂ©sĂ©quilibrĂ© : Binance traite encore des milliers de milliards de dollars de dĂ©rivĂ©s chaque mois. L’écart s’est toutefois resserrĂ© annĂ©e aprĂšs annĂ©e, et les spreads affichĂ©s sur les paires BTC et ETH d’Hyperliquid n’ont plus grand-chose Ă  envier Ă  ceux d’un carnet d’ordres centralisĂ©.

À 240 milliards de dollars mensuels, les frais prĂ©levĂ©s se comptent en dizaines de millions de dollars, dont l’essentiel repart en rachats de HYPE. La profondeur du carnet d’ordres reste la vraie barriĂšre Ă  l’entrĂ©e du marchĂ© des perpĂ©tuels, et elle ne s’achĂšte pas Ă  coups de programmes de points. Hyperliquid est dĂ©finitivement en train de s’imposer comme un acteur incontournable du secteur.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Crypto : Hyperliquid pulvĂ©rise la concurrence avec 240 milliards de dollars de volume est apparu en premier sur Journal du Coin.

Tom Lee annonce 12 mois haussiers pour la crypto : les 3 moteurs de sa thĂšse

September 17th 2026 at 20:00

Tom Lee, prĂ©sident du conseil d’administration de BitMine, voit s’ouvrir une pĂ©riode « vraiment haussiĂšre » pour les cryptos sur les 12 prochains mois. Il met en avant le nettoyage du levier, l’adoption institutionnelle de la blockchain et le potentiel de la tokenisation. Quelques jours aprĂšs l’entretien, le SĂ©nat amĂ©ricain a bloquĂ© l’avancĂ©e du CLARITY Act, l’un des catalyseurs qu’il citait.

Cet article contient des liens d’affiliation vous permettant de soutenir le travail quotidien des Ă©quipes du Journal du Coin.

Tom Lee attend le point bas du cycle crypto dans quelques semaines

Tom Lee prĂ©side le conseil d’administration de BitMine Immersion Technologies depuis juin 2025. La sociĂ©tĂ© dĂ©tenait 5,96 millions d’ETH au 13 septembre, soit 4,9 % de l’offre totale. Des estimations publiĂ©es dĂ©but septembre Ă©valuaient la moins-value latente de cette position autour de 5 milliards de dollars.

Il a livré sa prévision le 11 septembre 2026, dans un entretien vidéo. Il prévoit un point bas du cycle de 4 ans du bitcoin en octobre 2026.

Le 16 septembre, le bitcoin cotait autour de 75 900 dollars, environ 40 % sous son record de plus de 126 000 dollars d’octobre 2025. Il affiche toutefois une hausse d’environ 20 % sur le mois.

Selon lui, une grande partie du levier a déjà quitté le marché. Le 10 octobre 2025, aprÚs la menace de droits de douane de 100 % sur les produits chinois, plus de 19 milliards de dollars de positions à effet de levier ont été liquidés en une journée.

Lee observe les premiers signes d’un retour de l’emprunt, tout en anticipant des corrections en chemin.

Fin 2025, Tom Lee visait un bitcoin entre 200 000 et 250 000 dollars. L’actif a plafonnĂ© autour de 126 000 dollars avant de clĂŽturer l’annĂ©e autour de 88 000 dollars. En janvier 2026, il a reconduit la mĂȘme fourchette pour la fin de cette annĂ©e.

Cours du bitcoin entre octobre 2025 et septembre 2026, avec un record Ă  plus de 126 000 dollars et un cours autour de 75 900 dollars le 16 septembre
Le bitcoin reste environ 40 % sous son record malgré un rebond de 20 % en 1 mois.

La tokenisation nourrit une thĂšse Ă  20 000 milliards de dollars

Selon Tom Lee, les grandes institutions financiÚres multiplient depuis environ 18 mois les initiatives autour de la blockchain, des titres tokenisés et des stablecoins. Il cite notamment Larry Fink, patron de BlackRock, et Vlad Tenev, patron de Robinhood, qui ont tous deux défendu le développement des actifs financiers sur blockchain.

Lee estime que 100 000 milliards de dollars d’actifs pourraient Ă  terme ĂȘtre tokenisĂ©s. Il estime que cette migration pourrait gĂ©nĂ©rer environ 1 100 milliards de dollars de revenus annuels, pour une valorisation potentielle de 20 000 milliards de dollars.

Citi estimait Ă  17 milliards de dollars la valeur des actifs financiers tokenisĂ©s en juin 2026. La banque projette 5 500 milliards Ă  l’horizon 2030 dans son scĂ©nario central.

Comparaison en échelle logarithmique des 17 milliards de dollars d'actifs tokenisés mesurés par Citi en 2026, de sa projection à 5 500 milliards en 2030 et de l'hypothÚse de 100 000 milliards de Tom Lee
Actifs tokenisés : marché mesuré, projection de Citi et hypothÚse de Tom Lee.

Les stablecoins occupent également une place importante dans sa thÚse. 

Leur offre totale atteignait 303 milliards de dollars en août 2026. Tom Lee les associe au développement des actifs financiers sur blockchain, tandis que Citi considÚre les stablecoins réglementés comme une possible couche de rÚglement pour ces futurs actifs tokenisés. 

Le CLARITY Act, l’un des catalyseurs citĂ©s par Tom Lee, reste bloquĂ© au SĂ©nat

Pour Tom Lee, le CLARITY Act faisait partie des éléments susceptibles de soutenir le marché crypto au cours des 12 prochains mois.

Le 15 septembre, le Sénat américain a rejeté par 49 voix contre 50 la motion de procédure visant à faire avancer le texte. Il en fallait 60.

Le texte devait notamment préciser la répartition des compétences entre la SEC et la CFTC, le régulateur américain du marché. Il prévoyait de donner à la CFTC une nouvelle compétence sur les marchés des actifs numériques qualifiés de « digital commodities ».

Un capital en stablecoins n’a pas besoin que Tom Lee ait raison

« Veulent-ils avoir raison ou gagner de l’argent ? », demande Tom Lee Ă  propos des investisseurs qui n’ont aucune exposition aux cryptos. Miser sur son scĂ©nario suppose d’avoir raison sur la direction du marchĂ© et sur son calendrier.

D’autres possibilitĂ©s existent pour dĂ©ployer du capital dans l’écosystĂšme crypto. Les stablecoins peuvent notamment ĂȘtre dĂ©posĂ©s sur des protocoles DeFi, pour viser un rendement grĂące Ă  des stratĂ©gies conçues pour s’extraire de l’exposition aux mouvements du marchĂ©.

Le Club 25% déniche ces opportunités de rendement en DeFi, les analyse et les documente avant de les présenter à ses membres. Plus de 150 investisseurs gÚrent déjà leur épargne en stablecoins. Le Club 25% vise un rendement annuel de 15 à 25 %, avec des stratégies DeFi pensées pour générer du rendement quelle que soit la tendance du marché.

Comment ça marche concrÚtement :

  • Un portefeuille rĂ©el de 100 000 $ gĂ©rĂ© en public : toutes les dĂ©cisions sont documentĂ©es et expliquĂ©es.
  • Des opportunitĂ©s DeFi analysĂ©es et auditĂ©es : vous suivez des guides vidĂ©o Ă©tape par Ă©tape pour investir sur des protocoles sĂ©lectionnĂ©s.
  • Une souverainetĂ© totale sur vos fonds : vous restez maĂźtre de votre capital, aucune entitĂ© tierce n’a accĂšs Ă  votre wallet.

👉DĂ©couvrir les opportunitĂ©s DeFi du Club 25%

La hausse du marchĂ© reste une hypothĂšse sur laquelle il faut avoir raison au bon moment. D’autres stratĂ©gies permettent de rechercher du rendement en crypto en s’appuyant sur des mĂ©canismes diffĂ©rents. 

L’article Tom Lee annonce 12 mois haussiers pour la crypto : les 3 moteurs de sa thùse est apparu en premier sur Journal du Coin.

La SEC ouvre Wall Street la nuit, et mise sur la blockchain pour tenir le rythme

September 17th 2026 at 18:10
By: Magali

Mariage de raison. Le mĂȘme jeudi 17 septembre, Ă  quelques heures d’intervalle : le matin, la SEC ouvrait les actions amĂ©ricaines Ă  la tokenisation, en autorisant pour cinq ans l’échange de titres cotĂ©s sous forme de tokens sur des plateformes agréées. L’aprĂšs-midi, elle rĂ©unissait tout un arĂ©opage de rĂ©gulateurs et de professionnels pour caler le calendrier du trading actions 23 heures sur 24, 5 jours sur 7. Deux annonces, la mĂȘme journĂ©e, le mĂȘme rĂ©gulateur, et surtout un fil qui les relie : Wall Street veut ouvrir plus longtemps, et une partie de la rĂ©ponse technique passe justement par la blockchain.

Les points clés de cet article :
  • La SEC a annoncĂ© l’autorisation de la tokenisation des actions amĂ©ricaines et a planifiĂ© un calendrier pour un trading Ă©tendu de 23 heures sur 24, 5 jours sur 7, reliant ces initiatives Ă  la blockchain.
  • Le prĂ©sident de la SEC a soulignĂ© le potentiel de la tokenisation pour amĂ©liorer l’efficacitĂ© du trading nocturne, en rĂ©duisant les Ă©checs de rĂšglement et les risques de vente Ă  dĂ©couvert abusive.

SwissBorg, la fintech suisse rĂ©gulĂ©e pour investir dans la crypto. CrĂ©ez votre compte et gagnez jusqu'Ă  50€ dĂšs 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Le 23h/24-5j/7, ce n’est pas encore le 24/7 pour tout le monde

Date Ă  retenir : le 6 dĂ©cembre 2026. C’est ce jour-lĂ  que l’infrastructure de diffusion des donnĂ©es de marchĂ© (le SIP, pour Securities Information Processor, le flux consolidĂ© qui agrĂšge les prix de toutes les Bourses amĂ©ricaines) doit elle-mĂȘme passer en 23h/24, 5j/7, a confirmĂ© Jamie Selway, directeur de la division Trading and Markets de la SEC, lors d’un roundtable organisĂ© ce jeudi Ă  Washington, annoncĂ© par la SEC elle-mĂȘme sur X. Le Nasdaq, qui a dĂ©jĂ  obtenu son feu vert, prĂ©voit une nouvelle session de 21h Ă  4h du matin, heure de New York (soit 3h Ă  10h du matin Ă  Paris, en septembre), avec une pause technique d’une heure entre 20h et 21h, heure de New York, pour permettre le traitement des transactions.

Nuance importante, souvent perdue dans les gros titres : le 6 dĂ©cembre ne signifie pas que toutes les actions amĂ©ricaines s’échangeront soudainement 23 heures d’affilĂ©e. Ce sont d’abord les Bourses dĂ©jĂ  autorisĂ©es, comme le Nasdaq ou Cboe EDGX, qui pourront coter pendant la session de nuit une fois l’infrastructure SIP disponible. DTCC, le dĂ©positaire central, a dĂ©jĂ  basculĂ© sa chaĂźne de compensation en 23h/24, 5j/7 dĂšs juin. Le passage Ă  un vrai 24h/7 reste, lui, un horizon Ă©voquĂ© mais non confirmĂ©.

The SEC will host a roundtable on September 17 to discuss moving towards 24-hour trading in the U.S. equity markets.

Agenda, panelists, and registration info will be available soon.

See additional info below ⬇https://t.co/JH4wuT6X5s

— U.S. Securities and Exchange Commission (@SECGov) July 23, 2026

Atkins fait le lien lui-mĂȘme : la tokenisation au secours du trading de nuit

C’est lĂ  que les deux dossiers du jour se rejoignent, et pas par hasard. Devant le mĂȘme parterre de professionnels, le prĂ©sident de la SEC Paul Atkins a explicitement nommĂ© la tokenisation comme un outil pour rĂ©soudre l’un des vrais casse-tĂȘtes du trading nocturne : trouver des titres Ă  emprunter (les fameux « locates ») pour la vente Ă  dĂ©couvert, Ă  un moment oĂč les spreads s’élargissent et oĂč la liquiditĂ© se rarĂ©fie. Dans ses remarques, il a Ă©tĂ© net :

« La tokenisation a le potentiel d’aider le secteur des valeurs mobiliĂšres Ă  atteindre une gestion des stocks en temps rĂ©el, ce qui pourrait accroĂźtre l’efficacitĂ©, rĂ©duire les Ă©checs de rĂšglement et limiter le risque de vente Ă  dĂ©couvert abusive, avec l’objectif de l’éliminer purement et simplement. »

Paul Atkins, président de la SEC

Autrement dit : un marchĂ© qui tourne 23 heures sur 24 a besoin d’un systĂšme de rĂšglement qui suit le rythme, et le rĂšglement quasi instantanĂ© permis par la tokenisation (contre un cycle classique de T+1, soit le lendemain de la transaction) coche justement cette case. Ce n’est pas un hasard si l’exemption « innovation » accordĂ©e ce mĂȘme jeudi matin aux plateformes de titres tokenisĂ©s et le roundtable de l’aprĂšs-midi sur les horaires Ă©tendus portent la mĂȘme signature, celle d’un rĂ©gulateur qui essaie de faire avancer deux chantiers d’infrastructure de marchĂ© en parallĂšle plutĂŽt qu’en silos.

L’ironie de l’histoire : le marchĂ© amĂ©ricain a fermĂ© le samedi pour la premiĂšre fois en 1952, faute de pouvoir suivre le volume de paperasse de l’époque. Soixante-quatorze ans plus tard, c’est un excĂšs inverse, celui de la donnĂ©e et du rĂšglement en temps rĂ©el, qui pousse la SEC Ă  rouvrir les horaires. Les mĂȘmes outils numĂ©riques qui permettent de trader la nuit sont ceux qui, demain, pourraient faire des actions elles-mĂȘmes des objets purement on-chain.

2 dossiers pour un seul enjeu

Pour Wall Street, l’enjeu dĂ©passe le simple confort des traders insomniaques. Atkins l’a dit lui-mĂȘme dans son discours : aligner les horaires amĂ©ricains sur ceux des places Ă©trangĂšres, c’est aussi une maniĂšre d’attirer des capitaux qui, sinon, iraient chercher de la liquiditĂ© ailleurs pendant que New York dort. Pour les Ă©metteurs, plus d’heures de cotation veut dire plus de fenĂȘtres pour rĂ©agir Ă  une actualitĂ© mondiale qui, elle, ne s’arrĂȘte jamais.

Le risque, en creux, c’est celui d’un marchĂ© Ă  deux vitesses la nuit : moins de teneurs de marchĂ© actifs, des fourchettes de prix plus larges, une liquiditĂ© plus fine, donc plus de risque pour l’épargnant qui passerait un ordre Ă  2h du matin en pensant profiter des mĂȘmes conditions qu’en pleine journĂ©e. C’est exactement le trou que la tokenisation est censĂ©e combler, en fluidifiant la gestion des stocks de titres et le rĂšglement des transactions Ă  une heure oĂč les intermĂ©diaires traditionnels tournent au ralenti. Les deux chantiers ne sont donc pas juste concomitants : l’un a besoin de l’autre pour tenir ses promesses.

Reste que rien de tout cela n’est actĂ©. Le rĂ©gime d’exemption sur les actions tokenisĂ©es est bornĂ© Ă  cinq ans, et l’expansion des horaires au-delĂ  du 6 dĂ©cembre dĂ©pend encore de l’approbation de plusieurs rĂšgles par la SEC. Deux chantiers ambitieux, donc, mais deux chantiers encore en travaux, pas deux annonces dĂ©finitives.

Rejoignez SwissBorg et dĂ©couvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrĂ©gateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre rĂ©gulĂ© europĂ©en : tout est pensĂ© pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'Ă  50 € dĂšs 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article La SEC ouvre Wall Street la nuit, et mise sur la blockchain pour tenir le rythme est apparu en premier sur Journal du Coin.

Affaire Airsoft : Retour sur une arnaque Ă  950 millions de dollars

September 17th 2026 at 18:00
By: Magali

Homo homini lupus. L’homme est un loup pour l’homme, Ă©crivait dĂ©jĂ  Plaute deux siĂšcles avant notre Ăšre. Rony Hadjedj et la bande que la presse israĂ©lienne surnommait « les loups de Tel-Aviv » ont perfectionnĂ© cette loi du plus fort. Leur outil s’appelait Airsoft, un logiciel conçu pour piloter des centaines de faux courtiers en ligne et vider les comptes de milliers de clients. On retrouve aujourd’hui la mĂȘme mĂ©canique dans les arnaques d’investissement en cryptomonnaies, le mĂȘme tuyau mais sous un autre habillage.

Le 6 juillet 2025, Ă  l’aĂ©roport de Casablanca, ce Franco-IsraĂ©lien de 36 ans descend d’un vol en provenance de DubaĂŻ. Sur place, la police marocaine l’arrĂȘte aussitĂŽt, mandat d’arrĂȘt international du parquet de Bamberg en main. Treize ans de cavale s’achĂšvent lĂ  entre deux portes d’embarquement.

Des braquages Ă  main armĂ©e dans les beaux quartiers de Marseille jusqu’à la direction d’Airsoft. Ce logiciel a permis Ă  plus de 400 sites de courtage frauduleux de vider les comptes de milliers d’épargnants, de la France jusqu’en AmĂ©rique du Nord en passant par l’Europe et l’Asie.

Cet article n’aurait pas pu exister sans l’enquĂȘte sur Rony Hadjedj et le logiciel Airsoft de Mediapart et le rĂ©seau EIC.

Le Journal du Coin a lu cette enquĂȘte et vĂ©rifiĂ© ce qui pouvait l’ĂȘtre auprĂšs d’autres sources. Il l’a complĂ©tĂ©e par ce qu’elle dit, une fois de plus, du business de l’arnaque Ă  l’investissement, jusque dans son versant crypto.

SwissBorg, la fintech suisse rĂ©gulĂ©e pour investir dans la crypto. CrĂ©ez votre compte et gagnez jusqu'Ă  50€ dĂšs 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial
Les points clés de cet article :
  • Rony Hadjedj, surnommĂ© « le loup de Tel-Aviv », a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© aprĂšs treize ans de cavale, liĂ© Ă  des arnaques Ă  grande Ă©chelle en cryptomonnaies.
  • Le logiciel Airsoft a permis Ă  des centaines de sites de courtage frauduleux de manipuler le marchĂ©, causant des pertes massives pour les investisseurs.

Du braquage chez les riches Marseillais au logiciel de l’arnaque au trading

Le 12 mai 2010, deux hommes cagoulĂ©s braquent un appartement marseillais. Le chauffeur qui les attend, 20 ans, s’appelle Rony Hadjedj. CondamnĂ© Ă  six ans de prison en 2012, il fuit en IsraĂ«l sous le nom de Jeremy Atlan et y devient faux courtier en options binaires et en CFD, un mĂ©tier que la presse israĂ©lienne surnomme « les loups de Tel-Aviv ».

2013 : les premiers sites visant les épargnants français

DĂšs fin 2013, Rony Hadjedj lance au moins cinq sites destinĂ©s Ă  la clientĂšle française, CEA Finance, Finanperf ou Golden Bank, pilotĂ©s par une coquille immatriculĂ©e Ă  Anguilla dont les Panama Papers rĂ©vĂ©leront qu’elle appartient Ă  sa propre mĂšre. En janvier 2015, l’AMF place ces courtiers sur liste noire, mais la justice ne donne pas suite aux plaintes des victimes.

« L’AutoritĂ© des MarchĂ©s Financiers (AMF) attire l’attention du public sur les activitĂ©s de CO&H Ltd, ainsi que sur celles de CEA FINANCE, FINANPERF, ANALYSIS FINANCE, GA FINANCE et FINANCE TRADITION et rappelle que ces entitĂ©s ne sont pas autorisĂ©es Ă  fournir des services d’investissement sur le territoire français.»

Source : AMf

Airsoft, l’entreprise familiale qui vendait une arnaque clĂ© en main

Fin 2014, Hadjedj voit plus grand et lance Airsoft, une plateforme logicielle pour faire tourner des courtiers frauduleux en marque blanche, montĂ©e en affaire de famille avec sa sƓur Amandine, propriĂ©taire sur le papier de la coquille qui encaisse l’essentiel des revenus. BasĂ© sur le papier Ă  Chypre et Hong Kong, Airsoft fait tourner en rĂ©alitĂ© une vingtaine d’employĂ©s Ă  Ramat Gan, sous la direction de Shay Benhamou, un Canado-IsraĂ©lien remplacĂ© en 2021 par CĂ©dric Halfon. Le logiciel, lui, permettait de « manipuler librement le marchĂ© », puisqu’il n’y avait « pas de trading au sens normal du terme ».

Un modÚle économique bùti sur la manipulation

Le modĂšle Ă©conomique Ă©tait limpide dans sa brutalitĂ©. Les courtiers reversaient Ă  Airsoft entre 5 et 8 % de leurs « dĂ©pĂŽts nets », un pourcentage direct sur les pertes des Ă©pargnants. Sur 2018-2023, plus de 440 sites ont utilisĂ© ce logiciel pour collecter 950 millions d’euros, dont 53 millions gardĂ©s en commissions. Amazon Web Services, qui hĂ©bergeait plusieurs de ces sites, a fini par prĂ©venir en 2021 qu’il « en avait assez ». Airsoft n’a pourtant pas coupĂ© les brokers concernĂ©s, leur offrant simplement une nouvelle enseigne.

Mafia, tueur à gages et impunité en Israël

Le personnage cultive un train de vie voyant et des frĂ©quentations Ă  l’avenant. L’EIC a Ă©tabli sa proximitĂ© avec le clan Jarushi, l’une des familles mafieuses les plus violentes du pays selon le Times of Israel. ArrĂȘtĂ© en 2016, il ressort pourtant libre, sans poursuites. En aoĂ»t 2022, un tueur Ă  gages tire trois balles sur son Audi, sans qu’il soit Ă  bord. MalgrĂ© ce signal, Airsoft continue de tourner en IsraĂ«l pendant encore un an.

Un employĂ© de bureau canadien et un procureur bavarois font tomber la tĂȘte du serpent

Mais il aura fallu deux hommes sans lien entre eux pour arrĂȘter la machine. Le premier, un Canadien que Mediapart appelle Travis P., perd 24 250 dollars en 2017 sur un site utilisant Airsoft. Il se met Ă  enquĂȘter seul, rĂ©pertorie plus de 500 sites utilisant le logiciel et alerte les rĂ©gulateurs d’une vingtaine de pays dĂšs 2017. Silence radio, jusqu’en 2023.

Le second homme, c’est Nino Goldbeck, procureur en chef Ă  Bamberg. En enquĂȘtant sur plusieurs rĂ©seaux de courtiers vĂ©reux, il dĂ©couvre qu’ils tournent tous sur la mĂȘme infrastructure et vise l’outil plutĂŽt que chaque site. Le 4 septembre 2023, la police israĂ©lienne perquisitionne le siĂšge d’Airsoft, dont le patrimoine est saisi. CĂ©dric Halfon, Shay Benhamou, Amandine et leur mĂšre finissent la journĂ©e en garde Ă  vue. Rony Hadjedj, absent du pays ce jour-lĂ , passe entre les mailles du filet.

L’extradition et le procùs de Shay Benhamou

Shay Benhamou est finalement extradĂ© depuis la France en 2024 et jugĂ© Ă  Bamberg en juin 2026. Selon Finance Magnates, il plaide finalement coupable de complicitĂ© de fraude et Ă©cope de quatre ans de prison. « J’ai honte, les gens ont Ă©tĂ© appĂątĂ©s par l’illusion des profits et ont tout perdu », dit-il Ă  l’audience. Rony Hadjedj, lui, reste en prison au Maroc, sa condamnation française de 2012 pour les braquages marseillais n’ayant jamais Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e.

De l’arnaque au trading Ă  l’arnaque crypto : le mĂȘme logiciel, un autre actif

Or, ce qui rend l’affaire Airsoft prĂ©cieuse pour un lecteur crypto, ce n’est pas seulement son ampleur, c’est son modĂšle. Le logiciel gĂ©rait indiffĂ©remment des paris sur des actions, des devises et des cryptomonnaies. La technologie ne se souciait pas de l’actif sous-jacent, seulement de savoir combien le client allait perdre. Selon le volet EIC relayĂ© par le Journal de MontrĂ©al, une partie de la rĂ©munĂ©ration du directeur gĂ©nĂ©ral Shay Benhamou Ă©tait d’ailleurs versĂ©e en bitcoins, jusqu’à 132 BTC, environ 14 millions de dollars selon leur conversion.

C’est exactement la logique qu’on retrouve aujourd’hui dans les arnaques crypto de type « pig butchering », oĂč de faux exchanges affichent de faux graphiques pendant que l’argent des victimes finit hors de tout marchĂ© rĂ©el. Airsoft n’a rien inventĂ©, il a industrialisĂ© le procĂ©dĂ©, support client et politique de « rebranding » compris. Le secteur crypto s’est contentĂ© de le redĂ©corer, faux tableaux de prix et influenceurs Telegram en plus.

L’autre leçon tient Ă  la stratĂ©gie judiciaire elle-mĂȘme. Pendant des annĂ©es, plaintes individuelles et listes noires n’ont rien changĂ©. Le Journal du Coin avait dĂ©jĂ  racontĂ© comment l’AMF peinait Ă  tenir le rythme face Ă  des communautĂ©s de victimes qui recensaient plus de plateformes que le rĂ©gulateur. Ce qui a fait tomber Airsoft, c’est une bascule de cible : le procureur Goldbeck s’en est pris au fournisseur d’infrastructure commun Ă  toutes les façades. Pour la premiĂšre fois, une autoritĂ© judiciaire frappait la « tĂȘte du serpent » plutĂŽt que ses innombrables Ă©cailles.

Une leçon pour la régulation crypto

Cette logique du « fournisseur unique » Ă  faire tomber pour assĂ©cher tout un Ă©cosystĂšme, la rĂ©gulation crypto la dĂ©couvre Ă  peine. Les poursuites amĂ©ricaines contre les mixeurs de cryptomonnaies ou les plateformes d’échange sans vĂ©rification d’identitĂ© procĂšdent du mĂȘme raisonnement. S’attaquer au tuyau plutĂŽt qu’à chaque robinet. Airsoft a opĂ©rĂ© pendant neuf ans avant qu’un procureur ne s’y attaque frontalement. Combien d’équivalents crypto tournent, aujourd’hui mĂȘme, avec la mĂȘme impunitĂ© ?

L’affaire Hadjedj n’est donc pas un simple fait divers israĂ©lo-marseillais. C’est le mode d’emploi, presque intĂ©gral, de la façon dont l’arnaque Ă  l’investissement s’est transformĂ©e en industrie logicielle. Et ce, bien avant que la crypto ne s’en empare Ă  son tour. Et la justice française, dans cette histoire, n’a jamais tenu le premier rĂŽle. Ni pour les braquages de 2010, toujours pas sanctionnĂ©s, ni pour les cinq premiers sites d’arnaque de 2013, blacklistĂ©s sans suite. La tĂȘte du serpent, en 2026, s’est fait attraper au Maroc par un procureur bavarois.

Rejoignez SwissBorg et dĂ©couvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrĂ©gateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre rĂ©gulĂ© europĂ©en : tout est pensĂ© pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'Ă  50 € dĂšs 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article Affaire Airsoft : Retour sur une arnaque à 950 millions de dollars est apparu en premier sur Journal du Coin.

Crypto : La Corée du Sud poursuit 26 parieurs de Polymarket pour 12,7 millions de dollars de mises

September 17th 2026 at 17:00

Douze millions de dollars de paris, 26 suspects. La police sud-corĂ©enne a formellement ouvert des dossiers contre 26 utilisateurs de Polymarket pour jeu d’argent illĂ©gal, et 18 d’entre eux ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© transmis au parquet. Le mĂ©dia Asia Economy chiffre les mises cumulĂ©es Ă  17,6 milliards de wons, soit environ 12,7 millions de dollars.

La plateforme est pourtant inaccessible depuis le pays, bloquĂ©e sur dĂ©cision du rĂ©gulateur des communications. Mais les enquĂȘteurs n’ont eu besoin d’aucune coopĂ©ration de Polymarket pour remonter jusqu’aux parieurs : les positions laissent Ă©videmment une trace publique sur la blockchain.

Points clés

  • 26 utilisateurs de Polymarket mis en cause en CorĂ©e du Sud, dont 18 dossiers dĂ©jĂ  transmis au parquet
  • 17,6 milliards de wons de mises (12,7 millions de dollars), dont 5,7 milliards pour un seul parieur
  • Les enquĂȘteurs ont croisĂ© les registres publics de la blockchain et le renseignement en sources ouvertes (OSINT)
  • Le code pĂ©nal corĂ©en punit le jeu habituel de trois ans de prison, y compris pour des paris placĂ©s Ă  l’étranger

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Polymarket : 26 parieurs identifiés par la police sud-coréenne

La police a procĂ©dĂ© Ă  ce que le droit corĂ©en appelle un « ipgeon » (입걎), l’ouverture formelle d’un dossier pĂ©nal contre une personne identifiĂ©e. La dĂ©cision de poursuivre relĂšve ensuite du seul procureur.

Dix-huit des 26 dossiers ont dĂ©jĂ  rejoint le parquet. Le reste demeure entre les mains des enquĂȘteurs, qui poursuivent leurs vĂ©rifications sur des mises totalisant 17,6 milliards de wons.

Un seul parieur concentre 5,7 milliards de wons de mises, environ 4,1 millions de dollars. Il pĂšse Ă  lui seul prĂšs d’un tiers du volume visĂ© par l’enquĂȘte.

Pour identifier les intĂ©ressĂ©s, la police a croisĂ© les registres publics de la blockchain et l’OSINT, pour open source intelligence, le renseignement tirĂ© de sources librement accessibles : rĂ©seaux sociaux, forums, annonces, documents publics. Polymarket rĂšgle ses contrats en USDC sur Polygon, et chaque prise de position s’inscrit dans un registre que n’importe qui peut lire.

Le trading sans vĂ©rification d’identitĂ© (KYC, know your customer) protĂšge l’utilisateur tant que son adresse reste isolĂ©e du reste de son activitĂ© financiĂšre. Il suffit que les fonds transitent par une plateforme corĂ©enne soumise au compte bancaire nominatif pour que le portefeuille se raccroche Ă  une identitĂ© civile.

La police sud-coréenne a formellement ouvert des dossiers contre 26 utilisateurs de Polymarket pour jeu d'argent illégal, et 18 d'entre eux ont déjà été transmis au parquet. Le média Asia Economy chiffre les mises cumulées à 17,6 milliards de wons, soit environ 12,7 millions de dollars.

La plateforme est pourtant inaccessible depuis le pays, bloquĂ©e sur dĂ©cision du rĂ©gulateur des communications. Les enquĂȘteurs n'ont eu besoin d'aucune coopĂ©ration de Polymarket pour remonter jusqu'aux parieurs : les positions laissent une trace publique sur la blockchain.
La version chinoise de Wu Blockchain relaie la nouvelle – Source : Compte X

Pourquoi Séoul traite Polymarket comme un casino clandestin

Le code pĂ©nal sud-corĂ©en punit le simple joueur d’une amende pouvant atteindre 10 millions de wons, environ 7 000 dollars. Le joueur reconnu habituel risque jusqu’à trois ans de prison ou 20 millions de wons d’amende. La loi suit par ailleurs le ressortissant corĂ©en au-delĂ  des frontiĂšres : un pari placĂ© depuis l’étranger ou sur un site Ă©tranger tombe sous le mĂȘme article.

Les exceptions relĂšvent de monopoles publics : loteries d’État, paris sportifs Sports Toto, courses hippiques et cyclistes, plus un unique casino ouvert aux nationaux, Ă  Kangwon Land. Tout le reste, des bookmakers offshore aux marchĂ©s prĂ©dictifs, entre dans la catĂ©gorie du jeu illĂ©gal.

Le blocage de l’accĂšs Ă  Polymarket avait Ă©tĂ© ordonnĂ© un mois avant la premiĂšre vague de mises en cause par la Commission des normes de communication de CorĂ©e (KCSC), l’organe qui dĂ©cide du filtrage des sites jugĂ©s illicites. Un filtrage de domaine ne rĂ©siste pas Ă  un VPN, et l’enquĂȘte s’est dĂ©placĂ©e du site vers les portefeuilles de ses utilisateurs.

Marchés prédictifs : Séoul verrouille, Wall Street signe des chÚques

Polymarket a rachetĂ© l’opĂ©rateur QCEX pour 112 millions de dollars afin de revenir sur le marchĂ© amĂ©ricain sous licence de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission), le rĂ©gulateur fĂ©dĂ©ral des produits dĂ©rivĂ©s. ICE, propriĂ©taire du New York Stock Exchange, a ensuite engagĂ© jusqu’à 2 milliards de dollars dans la sociĂ©tĂ©, sur une valorisation d’environ 8 milliards.

Le mĂȘme produit se nĂ©gocie donc sous supervision fĂ©dĂ©rale Ă  New York et vaut une amende Ă  SĂ©oul. L’appĂ©tit corĂ©en pour les actifs numĂ©riques ne faiblit pas pour autant : les plateformes locales recensent environ 16 millions de comptes pour 51 millions d’habitants, et Upbit rivalise rĂ©guliĂšrement avec les premiers Ă©changes mondiaux en volume quotidien.

Les dossiers dĂ©sormais entre les mains du parquet fixeront le barĂšme applicable : amende pour le parieur occasionnel, peine de prison si la qualification d’habitude est retenue. Avec 5,7 milliards de wons engagĂ©s, le plus gros parieur du lot disposera de peu d’arguments pour l’écarter. De Washington Ă  SĂ©oul en passant par Paris, la rĂšglementation pour un service identique est dĂ©cidĂ©ment loin d’ĂȘtre la mĂȘme !

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article Crypto : La CorĂ©e du Sud poursuit 26 parieurs de Polymarket pour 12,7 millions de dollars de mises est apparu en premier sur Journal du Coin.

1,5 milliard en or : Tether devient banquier des marchands de lingots

September 17th 2026 at 16:10

Un Ă©metteur de stablecoins qui fait crĂ©dit en lingots. Tether a ouvert une ligne de financement en or de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com. Le mĂ©tal reste la propriĂ©tĂ© de l’émetteur : il est prĂȘtĂ©, sert de stock au marchand, puis lui revient contre une rĂ©munĂ©ration annuelle. L’opĂ©ration installe la maison mĂšre de l’USDT parmi les plus gros pourvoyeurs privĂ©s de mĂ©tal physique aux États-Unis.

Le geste s’inscrit dans une trajectoire entamĂ©e depuis deux ans. Tether empile l’or dans ses rĂ©serves, a pris pied dans les royalties miniĂšres et pousse son jeton adossĂ© au mĂ©tal, XAUt. Le prĂȘt Ă  Gold.com transforme un stock dormant en actif productif.

Points clés

  • Tether ouvre une ligne de prĂȘt de mĂ©tal de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com
  • Le mĂ©canisme du gold leasing permet au marchand de garnir ses stocks sans immobiliser de capital, contre un loyer annualisĂ©
  • Le retrait des banques de lingots et l’or au-dessus de 4 000 dollars l’once ont créé un manque de financement que Tether comble
  • L’émetteur de l’USDT dĂ©tient plus de 12 milliards de dollars d’or physique, 38 % d’Elemental Altus et un jeton XAUt Ă  plus de 2 milliards

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

Tether prĂȘte son or : Le crĂ©dit en lingots, mode d’emploi

Un nĂ©gociant en mĂ©taux prĂ©cieux vit avec une contrainte simple : il doit garnir ses rayons avant d’encaisser la moindre vente. PiĂšces, lingots d’une once, barres d’un kilo, tout cela dort en coffre en attendant l’acheteur. Acheter ce stock immobilise du capital et expose le marchand Ă  chaque secousse du cours.

Le prĂȘt de mĂ©tal contourne l’obstacle. Le prĂȘteur confie ses lingots au nĂ©gociant, qui les vend Ă  ses clients puis rembourse en mĂ©tal ou en cash, moyennant un loyer annualisĂ© appelĂ© lease rate. Le marchand travaille ainsi avec une marchandise qu’il n’a pas eu Ă  financer. Le prĂȘteur tire un rendement d’un mĂ©tal qui, autrement, ne lui coĂ»te que des frais de coffre.

Ces taux de location ont longtemps vĂ©gĂ©tĂ© prĂšs de zĂ©ro. Ils se sont envolĂ©s dĂ©but 2025, quand des flux massifs de lingots ont quittĂ© Londres pour les coffres du Comex Ă  New York sur fond de crainte de droits de douane amĂ©ricains. Le coĂ»t de l’emprunt d’or a alors atteint des sommets pluriannuels. DĂ©tenir du mĂ©tal en quantitĂ© est devenu, depuis, une position monnayable.

Tether a ouvert une ligne de financement en or de 1,5 milliard de dollars au nĂ©gociant amĂ©ricain Gold.com. Le mĂ©tal reste la propriĂ©tĂ© de l'Ă©metteur : il est prĂȘtĂ©, sert de stock au marchand, puis lui revient contre une rĂ©munĂ©ration annuelle. L'opĂ©ration installe la maison mĂšre de l'USDT parmi les plus gros pourvoyeurs privĂ©s de mĂ©tal physique aux États-Unis.

Le geste s'inscrit dans une trajectoire entamĂ©e depuis deux ans. Tether empile l'or dans ses rĂ©serves, a pris pied dans les royalties miniĂšres et pousse son jeton adossĂ© au mĂ©tal, XAUt. Le prĂȘt Ă  Gold.com transforme un stock dormant en actif productif.
Tether est surtout connu pour son stablecoin (USDT) mais ses rĂ©serves d’or commencent aussi Ă  faire parler – Source : Compte X

Les banques de lingots reculent, Tether avance

Ce crĂ©dit en or Ă©tait historiquement la chasse gardĂ©e d’une poignĂ©e d’établissements : HSBC, JPMorgan, ICBC Standard, Standard Chartered. Leur nombre a fondu. Scotiabank a dĂ©mantelĂ© son activitĂ© mĂ©taux ScotiaMocatta en 2020 aprĂšs des pertes et une amende pour manipulation de cours. Les rĂšgles de BĂąle III ont ensuite renchĂ©ri le coĂ»t en capital des positions sur mĂ©taux prĂ©cieux non allouĂ©es, refroidissant les desks survivants.

La flambĂ©e du cours a fait le reste. Au-dessus de 4 000 dollars l’once, dix tonnes de stock reprĂ©sentent prĂšs de 1,3 milliard de dollars de capital immobilisĂ©, contre environ 580 millions aux niveaux de 2022. Les nĂ©gociants doivent mobiliser deux fois plus de financement pour vendre la mĂȘme quantitĂ© de mĂ©tal, au moment prĂ©cis oĂč leurs bailleurs traditionnels se rarĂ©fient.

Tether se prĂ©sente avec un bilan que peu d’acteurs privĂ©s peuvent aligner et un stock dĂ©jĂ  entreposĂ© en Suisse. Ses attestations trimestrielles font Ă©tat de plus de 12 milliards de dollars d’or physique, soit de l’ordre d’une centaine de tonnes, un volume comparable aux rĂ©serves officielles de la Hongrie ou de la GrĂšce. De quoi servir un nĂ©gociant amĂ©ricain sans toucher Ă  la couverture de l’USDT.

Tether fait de la publicitĂ© pour son or tokĂ©nisĂ© sur les rĂ©seaux sociaux – Source : Compte X

L’or, deuxiĂšme pilier de la stratĂ©gie crypto de Tether

L’entreprise ne s’est pas contentĂ©e d’acheter du mĂ©tal jaune. Elle dĂ©tient environ 38 % d’Elemental Altus Royalties, sociĂ©tĂ© canadienne spĂ©cialisĂ©e dans les redevances miniĂšres, et Bloomberg a rapportĂ© fin 2025 son intention d’investir des milliards de dollars dans l’extraction, le raffinage et le nĂ©goce. Son jeton Tether Gold (XAUt), adossĂ© Ă  des lingots conservĂ©s en Suisse, a franchi les 2 milliards de dollars de capitalisation dans le sillage de la hausse du cours.

Le calcul financier se lit aussi dans les taux. L’essentiel des profits de Tether provient des bons du TrĂ©sor amĂ©ricain qui garantissent l’USDT, une rente directement indexĂ©e sur la politique de la Fed. Chaque baisse de taux rogne cette marge. Un portefeuille d’or louĂ© Ă  des nĂ©gociants produit un rendement qui ne dĂ©pend d’aucune dĂ©cision de banque centrale, aux cĂŽtĂ©s des plus de 100 000 bitcoins logĂ©s au bilan du groupe.

À un taux de location de 3 %, une ligne de 1,5 milliard de dollars rapporte environ 45 millions par an sans qu’une seule once soit vendue. Le montant pĂšse peu face aux rĂ©sultats annuels de Tether, mais le rĂŽle tenu hier par les banques de lingots londoniennes passe dĂ©sormais entre les mains d’un acteur nĂ© de la crypto.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article 1,5 milliard en or : Tether devient banquier des marchands de lingots est apparu en premier sur Journal du Coin.

La SEC ouvre 5 ans d’exemption pour les actions tokenisĂ©es on-chain (pas les synthĂ©tiques)

September 17th 2026 at 16:00
https://x.com/SECGov/status/2100571317128888364

Le verrou saute. La SEC a approuvĂ© une exemption temporaire autorisant l’échange d’actions amĂ©ricaines tokenisĂ©es sur des plateformes on-chain rĂ©gulĂ©es. Le pĂ©rimĂštre reste Ă©troit et la durĂ©e bornĂ©e Ă  cinq ans. MalgrĂ© tout, des titres cotĂ©s Ă  Wall Street peuvent dĂ©sormais s’échanger sous forme de tokens depuis le sol amĂ©ricain.

Coinbase, Kraken, Robinhood et le Nasdaq rĂ©clamaient ce feu vert depuis des mois. Paul Atkins en avait esquissĂ© le principe dĂšs l’étĂ© 2025, sous le nom d’« innovation exemption ». Il l’avait d’ailleurs prĂ©sentĂ© au moment de lancer son chantier Project Crypto.

Points clés

  • La SEC ouvre, pour cinq ans, le trading on-chain de titres amĂ©ricains via des plateformes agréées (TSV) et des teneurs de marchĂ© automatisĂ©s.
  • Coinbase, Kraken, Robinhood, Ondo et le Nasdaq attendaient ce feu vert, promis par Paul Atkins sous le nom d’« innovation exemption ».
  • Le marchĂ© des actions tokenisĂ©es est passĂ© de quelques dizaines de millions de dollars dĂ©but 2025 Ă  prĂšs de 2,8 milliards de dollars (au 17 septembre 2026), d’aprĂšs RWA.xyz.
  • La SIFMA rĂ©clamait un refus, tandis que la commissaire Hester Peirce maintient que les titres tokenisĂ©s restent des titres financiers.

SwissBorg, la fintech suisse rĂ©gulĂ©e pour investir dans la crypto. CrĂ©ez votre compte et gagnez jusqu'Ă  50€ dĂšs 100€ de transaction en entrant le code JournalDC !
<strong>Rejoindre SwissBorg</strong>
Rejoindre SwissBorg
Lien commercial

Actions tokenisées : ce que la SEC autorise vraiment

Une exemption ne réécrit pas la loi. Elle suspend l’application de certaines obligations, pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e et sous conditions, au profit d’acteurs identifiĂ©s. Le dispositif ne couvre pas l’ensemble des courtiers-nĂ©gociants et ATS. Il cible spĂ©cifiquement les Tokenized Securities Venues (TSV), des plateformes Ă  accĂšs permissionnĂ©. Elles nĂ©gocient via des teneurs de marchĂ© automatisĂ©s et des pools de liquiditĂ©, eux-mĂȘmes agréés. Un second volet exonĂšre ces teneurs de marchĂ©, dits « Covered Firms », de la dĂ©finition de dealer. ConcrĂštement, ils Ă©chappent Ă  ce statut lorsqu’ils interviennent avec leurs propres capitaux. Enfin, le texte de l’ordonnance fixe le reste : titres Ă©ligibles, plafonds d’encours, obligations d’information, rĂšgles de conservation, date d’extinction du rĂ©gime.

Deux façons de tokeniser une action

Un token adossĂ© Ă  une action Apple ne fait pas d’Apple une cryptomonnaie. ConcrĂštement, deux modĂšles coexistent aujourd’hui. Le premier repose sur un Ă©metteur tiers : il achĂšte le titre, le place en conservation et Ă©met un token adossĂ© un pour un. Par exemple, c’est le principe des xStocks, conçus par Backed et dĂ©ployĂ©s sur Solana. À l’inverse, le second inscrit le titre directement dans un registre blockchain, l’émetteur reconnaissant le porteur du token comme actionnaire. Le premier procure une exposition Ă©conomique avec rĂ©percussion des dividendes, sans droit de vote. Ici, le second promet les droits attachĂ©s Ă  l’action elle-mĂȘme et suppose que l’entreprise et son teneur de registre suivent.

L’exemption de la SEC ne couvre que ce second modĂšle. Les tokens synthĂ©tiques, comme les xStocks, qui rĂ©pliquent un cours sans droits d’actionnaire, restent donc hors du dispositif.

Le gain opĂ©rationnel, lui, se mesure sans thĂ©orie. Le rĂšglement prend quelques secondes, contre un cycle T+1 (livraison le lendemain) sur les marchĂ©s actions amĂ©ricains. La nĂ©gociation devient possible le week-end, et le fractionnement descend jusqu’au centiĂšme d’action. Enfin, il devient mĂȘme possible de dĂ©poser le titre en garantie dans un protocole DeFi. C’est cette derniĂšre brique qui intĂ©resse le plus les dĂ©veloppeurs, et qui inquiĂšte le plus les rĂ©gulateurs.

Wall Street on-chain : les plateformes déjà en ordre de bataille

Kraken a ouvert le bal en juin 2025, avec une soixantaine d’actions et d’ETF amĂ©ricains tokenisĂ©s. Pour l’heure, l’offre restait rĂ©servĂ©e Ă  sa clientĂšle hors des États-Unis.

Robinhood a lancĂ© la mĂȘme semaine son offre europĂ©enne. L’opĂ©ration a vite tournĂ© Ă  l’incident, avec des tokens censĂ©s suivre la valorisation d’OpenAI et de SpaceX. En retour, OpenAI avait publiquement dĂ©menti tout partenariat et rappelĂ© que ces tokens ne reprĂ©sentaient aucune part de son capital. De son cĂŽtĂ©, Ondo Finance a suivi Ă  l’automne avec plus d’une centaine de titres tokenisĂ©s, toujours fermĂ©s aux rĂ©sidents amĂ©ricains.

Le Nasdaq, de son cĂŽtĂ©, a dĂ©posĂ© une demande de modification de rĂšgles pour coter des versions tokenisĂ©es de titres dĂ©jĂ  listĂ©s. Le rĂšglement resterait assurĂ© par la DTCC, le dĂ©positaire central amĂ©ricain. Coinbase en a fait une prioritĂ© affichĂ©e depuis plus d’un an. De fait, la plateforme attendait prĂ©cisĂ©ment ce type d’exemption pour ouvrir le service Ă  ses clients amĂ©ricains.

Le marchĂ© des actions tokenisĂ©es reste modeste. Ainsi, il est passĂ© de quelques dizaines de millions de dollars dĂ©but 2025 Ă  prĂšs de 2,8 milliards de dollars au 17 septembre 2026, selon RWA.xyz. À l’échelle de l’ensemble des actifs rĂ©els tokenisĂ©s hors stablecoins, le total atteint environ 38,5 milliards de dollars.

🚹 TODAY: The SEC issued an order granting temporary, conditional exemptive relief to Tokenized Securities Venues from the definition of “exchange” in the Exchange Act to trade tokenized NMS stock using innovative permissioned automated market makers and liquidity pools. pic.twitter.com/VDi7Oty2d9

— U.S. Securities and Exchange Commission (@SECGov) September 17, 2026

Une exemption contestée jusque dans les rangs de la SEC

La SIFMA, principal lobby des banques et courtiers amĂ©ricains, avait demandĂ© Ă  la Commission de refuser toute dĂ©rogation de ce type. Son argument : laisser des plateformes crypto nĂ©gocier des actions hors du cadre des bourses nationales fabriquerait un marchĂ© parallĂšle. Du coup, ce marchĂ© offrirait moins d’obligations et une liquiditĂ© plus fragmentĂ©e. Sur le fond, l’association rĂ©clamait un dĂ©bat rĂ©glementaire complet plutĂŽt qu’une mesure d’exception.

Hester Peirce pilote, au sein de la SEC, le groupe de travail sur les actifs numĂ©riques. Elle avait posĂ© la limite dĂšs l’étĂ© 2025.

The innovation exemption is an actual thing: https://t.co/WRJu1704Sg

— Hester Peirce (@HesterPeirce) September 17, 2026

« Aussi puissante que soit la technologie blockchain, elle ne possĂšde pas le pouvoir magique de transformer la nature de l’actif sous-jacent. Les titres tokenisĂ©s restent des titres.»

Hester Peirce, commissaire de la SEC et responsable du groupe de travail sur les cryptoactifs

L’exemption ne contredit pas cette position, elle l’organise. Les tokens Ă©changĂ©s restent des titres financiers soumis au droit boursier amĂ©ricain. Identification des clients, obligations de reporting, responsabilitĂ© de l’intermĂ©diaire : rien ne change sur ce plan. En clair, le rĂ©gulateur accepte simplement que la technique d’enregistrement change. Il garde pour autant la main sur le robinet, grĂące Ă  une durĂ©e de validitĂ© limitĂ©e.

Le dossier du Nasdaq attend toujours sa dĂ©cision. C’est pourtant lui qui arbitrera l’échelle rĂ©elle de ce marchĂ©. D’un cĂŽtĂ© pĂšsent quelques centaines de millions de dollars d’expĂ©rimentation. De l’autre s’étalent les dizaines de milliers de milliards de dollars de la cote amĂ©ricaine. À terme, les donnĂ©es collectĂ©es pendant la pĂ©riode d’exemption serviront de matiĂšre premiĂšre Ă  la rĂšgle permanente. Dans les faits, la Commission l’a dĂ©jĂ  inscrite Ă  son agenda.

Rejoignez SwissBorg et dĂ©couvrez une autre façon d'investir dans la crypto. Interface fluide, agrĂ©gateur qui balaie plusieurs exchanges pour vous obtenir le meilleur prix, cadre rĂ©gulĂ© europĂ©en : tout est pensĂ© pour durer. Et pour commencer du bon pied, le code JournalDC vous rapporte jusqu'Ă  50 € dĂšs 100 € de transaction.
<strong>Récupérer mon bonus</strong>
Récupérer mon bonus
Lien commercial

L’article La SEC ouvre 5 ans d’exemption pour les actions tokenisĂ©es on-chain (pas les synthĂ©tiques) est apparu en premier sur Journal du Coin.

S&P Global signe pour racheter OpenZeppelin, référence de la sécurité blockchain

September 17th 2026 at 15:30

Le spĂ©cialiste des notes financiĂšres se rapproche d’un spĂ©cialiste du code. S&P Global a signĂ© un accord pour acquĂ©rir OpenZeppelin, une entreprise connue pour sa bibliothĂšque de smart contracts et ses missions de sĂ©curitĂ©. Le montant n’a pas Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et l’opĂ©ration reste soumise Ă  des conditions de clĂŽture.

Si elle aboutit, OpenZeppelin conservera son nom et formera une unitĂ© distincte. Son dirigeant, Demian Brener, restera Ă  sa tĂȘte et rendra compte au prĂ©sident de S&P Global Ratings.

Points clés

  • S&P Global a signĂ© un accord pour acquĂ©rir OpenZeppelin, sans communiquer le prix de l’opĂ©ration.
  • OpenZeppelin revendique plus de 900 missions de sĂ©curitĂ© depuis sa crĂ©ation en 2015.
  • Selon les deux entreprises, sa bibliothĂšque de smart contracts a servi Ă  transfĂ©rer plus de 37 000 milliards de dollars en valeur cumulĂ©e.
  • S&P veut complĂ©ter ses Ă©valuations financiĂšres par une analyse des risques techniques liĂ©s aux produits on-chain.

Offre exclusive JDC : jusqu'au 30 septembre 2026, ouvrez votre compte Finst et recevez 50 € en Bitcoin !
<strong>Créer un compte Finst en 5 minutes</strong>
Créer un compte Finst en 5 minutes
Lien commercial

OpenZeppelin, une bibliothÚque de code utilisée par la finance on-chain

FondĂ©e en 2015, OpenZeppelin fournit des outils aux dĂ©veloppeurs qui crĂ©ent des applications sur la blockchain. Sa bibliothĂšque Contracts propose notamment des composants rĂ©utilisables pour les jetons et d’autres smart contracts. PubliĂ©e sous licence MIT, elle peut ĂȘtre consultĂ©e et utilisĂ©e librement.

D’aprĂšs le communiquĂ© commun, cette bibliothĂšque a servi Ă  des transferts reprĂ©sentant plus de 37 000 milliards de dollars en valeur cumulĂ©e. Ce chiffre mesure la valeur passĂ©e par des contrats utilisant ses composants : il ne correspond ni Ă  des actifs actuellement dĂ©tenus par OpenZeppelin ni au montant garanti contre les piratages.

L’entreprise examine Ă©galement le code de projets avant leur mise en service. Elle revendique plus de 900 missions de sĂ©curitĂ© et indique avoir repĂ©rĂ© plus de 10 000 vulnĂ©rabilitĂ©s au cours de ces travaux. Un audit aide Ă  identifier des failles, sans supprimer tout risque. Certains contrats peuvent aussi ĂȘtre mis Ă  jour lorsque leur architecture le prĂ©voit.

S&P Global veut évaluer le risque technique des actifs tokenisés

S&P Global Ă©value depuis longtemps la capacitĂ© d’États et d’entreprises Ă  honorer leurs dettes. Le groupe s’est aussi intĂ©ressĂ© aux actifs numĂ©riques, notamment avec ses Ă©valuations de stabilitĂ© des stablecoins. Ces Ă©valuations portent sur la capacitĂ© d’un jeton Ă  maintenir son prix de rĂ©fĂ©rence ; S&P prĂ©cise qu’elles ne constituent pas des notations de crĂ©dit.

Avec OpenZeppelin, le groupe entend renforcer son analyse d’un autre type de risque : celui de la technologie qui fait fonctionner les produits financiers sur blockchain. Pour un fonds tokenisĂ©, par exemple, la soliditĂ© de l’émetteur reste importante, mais le fonctionnement des contrats qui enregistrent les parts et exĂ©cutent les opĂ©rations compte Ă©galement.

Le communiquĂ© dĂ©crit une intention stratĂ©gique, sans annoncer pour l’instant de nouvelle note ou de nouveau produit commercial. La bibliothĂšque d’OpenZeppelin reste disponible sous sa licence actuelle. Quant Ă  l’organisation de ses activitĂ©s aprĂšs le rachat, S&P confirme le maintien du nom et de Demian Brener Ă  la direction, sans dĂ©tailler les effectifs ou les modalitĂ©s futures des audits.

L’accord rapproche ainsi deux mĂ©tiers complĂ©mentaires : l’évaluation des risques financiers et l’examen du code utilisĂ© par la finance on-chain. Sa portĂ©e concrĂšte dĂ©pend encore de la finalisation du rachat et des services que les deux entreprises proposeront ensuite.

Tradez plus de 400 cryptomonnaies en toute confiance grĂące Ă  une plateforme rĂ©gulĂ©e, transparente et aux frais imbattables en France. Recevez 50 € en Bitcoin pour toute nouvelle inscription !
<strong>Rejoindre Finst</strong>
Rejoindre Finst
Lien commercial

L’article S&P Global signe pour racheter OpenZeppelin, rĂ©fĂ©rence de la sĂ©curitĂ© blockchain est apparu en premier sur Journal du Coin.

Les gangs irlandais louent des coffres-forts pour y cacher leurs clés privées crypto

September 7th 2026 at 17:00

Des montres de luxe, des liasses de billets et un bout de papier. En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.

Points clés

  • Le Criminal Assets Bureau irlandais constate que des gangs louent des coffres privĂ©s pour y stocker clĂ©s privĂ©es et seed phrases, aux cĂŽtĂ©s du cash et des montres de luxe.
  • Son chef Michael Gubbins juge l’usage des cryptos par le crime organisĂ© « encore assez basique » : le liquide domine toujours le trafic de drogue.
  • Des opĂ©rateurs de hawala facturent environ 6 % de commission pour dĂ©placer des fonds sans trace bancaire, quand un transfert on-chain coĂ»te quelques euros mais reste public.
  • Plus de 130 des 360 millions d’euros issus des 6 000 BTC saisis Ă  un producteur de cannabis ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, aprĂšs le dĂ©blocage du premier des douze wallets.
Bybit EU, la puissance d'un gĂ©ant du trading, dĂ©sormais agréé en Europe. TransfĂ©rez vos cryptos et recevez jusqu'Ă  85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Des clés privées rangées avec le liquide et les passeports

« Il peut s’agir de clĂ©s de cryptomonnaies, d’espĂšces, de montres ou mĂȘme de passeports. »

Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau – Source : Sunday Independent

Michael Gubbins prĂ©cise que ce constat repose sur l’expĂ©rience directe du CAB. Les coffres privĂ©s permettent aux criminels de disperser leurs avoirs et de limiter les consĂ©quences d’une Ă©ventuelle saisie menĂ©e Ă  leur domicile.

Ces observations ont Ă©tĂ© transmises Ă  l’Anti-Money Laundering Steering Committee. Ce comitĂ© prĂ©pare notamment l’application du nouveau rĂšglement europĂ©en contre le blanchiment, prĂ©vue Ă  partir du 10 juillet 2027. Le texte interdira les paiements en espĂšces supĂ©rieurs Ă  10 000 euros dans le cadre d’une activitĂ© commerciale et imposera des contrĂŽles d’identitĂ© pour certaines transactions en liquide atteignant au moins 3 000 euros.

Les prestataires de services sur cryptoactifs, les vendeurs de biens de luxe et d’autres professions exposĂ©es seront soumis Ă  des obligations renforcĂ©es. La nouvelle autoritĂ© europĂ©enne AMLA, installĂ©e Ă  Francfort, coordonnera les superviseurs nationaux et contrĂŽlera directement certains Ă©tablissements transfrontaliers considĂ©rĂ©s comme particuliĂšrement risquĂ©s.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.
La presse spĂ©cialisĂ©e relaie l’affaire des gangs irlandais – Source : Compte X

Le liquide reste dominant dans le crime organisé

Si certains gangs utilisent les cryptomonnaies pour rĂ©partir leurs avoirs et profiter de l’anonymat qu’ils leur prĂȘtent, Michael Gubbins juge cette utilisation « encore assez basique ». La volatilitĂ© des cours et le risque de perdre les identifiants donnant accĂšs aux wallets limiteraient Ă©galement leur adoption.

De plus, « le trafic de drogue reste une activité reposant sur le liquide », affirme Michael Gubbins, tordant au passage le cou aux idées reçues sur la crypto et le grand banditisme.

Le CAB observe surtout le dĂ©veloppement de blanchisseurs professionnels, notamment des opĂ©rateurs de hawala. Ce systĂšme informel permet Ă  une personne de dĂ©poser de l’argent dans un pays afin qu’un correspondant verse une somme Ă©quivalente ailleurs, sans transfert bancaire international direct. Selon Michael Gubbins, ces intermĂ©diaires prĂ©lĂšvent une commission proche de 6 %.

Dans l’une de ses enquĂȘtes, le CAB a ainsi saisi 230 000 euros en espĂšces dans un coffre louĂ© auprĂšs d’une sociĂ©tĂ© privĂ©e.

 En Irlande, des organisations criminelles louent des coffres auprĂšs de sociĂ©tĂ©s privĂ©es pour y entreposer les clĂ©s privĂ©es et les phrases de rĂ©cupĂ©ration donnant accĂšs Ă  leurs wallets, aux cĂŽtĂ©s d’espĂšces, de montres, de sacs de luxe ou de passeports. Le phĂ©nomĂšne a Ă©tĂ© signalĂ© au comitĂ© gouvernemental chargĂ© de prĂ©parer le pays aux nouvelles rĂšgles europĂ©ennes contre le blanchiment. Michael Gubbins, directeur du Criminal Assets Bureau (CAB), l’agence irlandaise chargĂ©e de saisir les avoirs criminels, a expliquĂ© au Sunday Independent que cette pratique avait Ă©tĂ© observĂ©e au cours des enquĂȘtes menĂ©es par son service.
L’affaire Clifton Collins passionne la cryptosphĂšre depuis de nombreuses annĂ©es – Source : Compte X

6 000 bitcoins et un Ă©tui de canne Ă  pĂȘche disparu

Le CAB travaille parallÚlement sur la plus importante saisie de cryptomonnaies de son histoire. En 2019, les autorités avaient confisqué 6 000 BTC appartenant à Clifton Collins, condamné pour production de cannabis.

Ce dernier avait rĂ©parti ses bitcoins entre douze wallets et imprimĂ© les clĂ©s privĂ©es sur des feuilles de papier, ensuite dissimulĂ©es dans un Ă©tui de canne Ă  pĂȘche conservĂ© dans une maison louĂ©e Ă  Farnaught, dans le comtĂ© de Galway. Pendant son incarcĂ©ration, le logement aurait Ă©tĂ© vidĂ© par son propriĂ©taire et l’étui envoyĂ© dans une dĂ©charge. Il n’a jamais Ă©tĂ© retrouvĂ© et son sort exact demeure inconnu.

En mars 2026, les enquĂȘteurs sont nĂ©anmoins parvenus, avec l’aide d’Europol, Ă  accĂ©der au premier des douze wallets, qui contenait environ 500 BTC. D’autres rĂ©cupĂ©rations ont suivi. D’aprĂšs Michael Gubbins, plus de 130 millions d’euros ont dĂ©sormais Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s sur un portefeuille global estimĂ© Ă  environ 360 millions d’euros.

Le CAB avait reversĂ© prĂšs de 15 millions d’euros au TrĂ©sor irlandais l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Les sommes dĂ©jĂ  rĂ©cupĂ©rĂ©es dans le dossier Clifton Collins reprĂ©sentent donc prĂšs de neuf fois ce montant annuel. Cette affaire rappelle surtout une rĂ©alitĂ© fondamentale : un wallet peut contenir des millions, mais celui qui dĂ©tient sa clĂ© privĂ©e en conserve le contrĂŽle, mĂȘme lorsque cette clĂ© prend la forme d’une simple feuille de papier enfermĂ©e dans un coffre.

Bybit EU dĂ©roule le tapis rouge : jusqu'Ă  85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. DĂ©posez 100 €, recevez jusqu'Ă  60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainĂ©. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Les gangs irlandais louent des coffres-forts pour y cacher leurs clĂ©s privĂ©es crypto est apparu en premier sur Journal du Coin.

Crypto et impĂŽts : 9,4 milliards de dollars dans le viseur du fisc

September 7th 2026 at 16:00

Des milliards d’activitĂ©s crypto face Ă  quelques centaines de millions dĂ©clarĂ©s. Selon Chainalysis, les opĂ©rations potentiellement imposables rĂ©alisĂ©es en France en 2025 auraient atteint 9,4 milliards de dollars. Dans le mĂȘme temps, la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques (DGFiP) indique que 24 000 contribuables ont dĂ©clarĂ© 368 millions d’euros de plus-values nettes lors de la campagne 2025, portant sur les revenus de 2024. L’écart paraĂźt spectaculaire, mais les deux chiffres ne sont pas directement comparables : ils ne concernent ni la mĂȘme annĂ©e ni la mĂȘme assiette. Il montre nĂ©anmoins l’ampleur du dĂ©fi auquel le fisc français entend rĂ©pondre grĂące Ă  DAC 8 et au partage automatique des donnĂ©es crypto.

Les points clés de cet article :
  • Chainalysis a rĂ©vĂ©lĂ© que les opĂ©rations crypto potentiellement imposables en France ont atteint 9,4 milliards de dollars en 2025.

  • La DGFiP a rapportĂ© que seulement 368 millions d’euros de plus-values nettes ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s par 24 000 contribuables pour les revenus de 2024, soulignant un Ă©cart important mais attention aux raccourcis.
Bybit EU, la puissance d'un gĂ©ant du trading, dĂ©sormais agréé en Europe. TransfĂ©rez vos cryptos et recevez jusqu'Ă  85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Crypto : 9,4 milliards de dollars potentiellement imposables en France

L’estimation de Chainalysis comprend 2,5 milliards de dollars de plus-values, 1,7 milliard de revenus issus notamment du minage et du staking, ainsi que 5,2 milliards de paiements effectuĂ©s en cryptomonnaies.

Ces 9,4 milliards ne correspondent donc pas Ă  des gains dissimulĂ©s au fisc. Le montant d’un paiement n’est pas Ă©gal Ă  la plus-value imposable qu’il gĂ©nĂšre, tandis que les revenus du minage ou du staking peuvent relever de rĂ©gimes fiscaux diffĂ©rents selon leur nature et les conditions de l’activitĂ©.

D’ailleurs, contrairement Ă  ce qu’affirme BFM dans son article, l’achat d’un bien ou d’un service avec des cryptomonnaies constitue bien une cession imposable en France. L’échange entre deux actifs numĂ©riques bĂ©nĂ©ficie en revanche d’un sursis d’imposition pour les particuliers, tandis que la simple dĂ©tention n’est pas taxĂ©e. Les cessions bĂ©nĂ©ficient aussi d’une exonĂ©ration lorsque leur montant total annuel ne dĂ©passe pas 305 euros. Si tout ceci vous parait confus, retrouvez notre guide Ă  ce sujet.

Les donnĂ©es de la DGFiP montrent toutefois une nette progression des dĂ©clarations. Pour les revenus de 2023, environ 7 700 contribuables avaient dĂ©clarĂ© 150,8 millions d’euros de plus-values nettes. Un an plus tard, ils Ă©taient 24 000 Ă  dĂ©clarer 368 millions d’euros.

DAC 8 donnera au fisc de nouvelles informations dĂšs 2027

Depuis le 1á”‰ÊłÂ janvier 2026, la directive europĂ©enne DAC 8 impose aux prestataires crypto concernĂ©s de collecter des informations sur leurs utilisateurs et leurs opĂ©rations. Ces premiĂšres donnĂ©es, couvrant l’annĂ©e 2026, devront ĂȘtre transmises puis Ă©changĂ©es entre administrations fiscales en 2027.

Le fisc pourra ainsi rapprocher l’identitĂ© des contribuables, leur rĂ©sidence fiscale et les transactions dĂ©clarĂ©es par les plateformes. Le cadre CARF (Crypto-Asset Reporting Framework) Ă©laborĂ© par l’OCDE doit progressivement Ă©tendre cette coopĂ©ration Ă  de nombreuses juridictions extĂ©rieures Ă  l’Union europĂ©enne.

Cette surveillance ne couvre cependant pas automatiquement toutes les activitĂ©s. Les Ă©changes rĂ©alisĂ©s directement entre portefeuilles autohĂ©bergĂ©s, sans passer par un prestataire dĂ©clarant, restent hors du champ de collecte immĂ©diate. Ils ne sont pas invisibles pour autant : les transactions publiques inscrites sur les blockchains peuvent ĂȘtre suivies dĂšs qu’une adresse est reliĂ©e Ă  une identitĂ© ou Ă  une plateforme.

Cette montĂ©e en puissance du contrĂŽle intervient dans un contexte sensible. En aoĂ»t 2026, une intrusion informatique a exposĂ© les donnĂ©es fiscales de plus de 678 000 contribuables français. Pour les autoritĂ©s, l’enjeu sera donc double : amĂ©liorer la dĂ©tection des omissions dĂ©claratives tout en garantissant la sĂ©curitĂ© des informations financiĂšres collectĂ©es. Et ça, c’est pas gagné 

Bybit EU dĂ©roule le tapis rouge : jusqu'Ă  85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. DĂ©posez 100 €, recevez jusqu'Ă  60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainĂ©. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Crypto et impîts : 9,4 milliards de dollars dans le viseur du fisc est apparu en premier sur Journal du Coin.

Bitcoin : Le G7 somme la crypto de migrer vers le post-quantique

September 7th 2026 at 14:00
By: Magali

Un compte Ă  rebours sans date affichĂ©e. Le G7 a sifflĂ© la fin de la rĂ©crĂ©ation le 3 septembre 2026. Ses experts en cybersĂ©curitĂ© somment gouvernements et entreprises de prĂ©parer sans attendre la bascule vers la cryptographie post-quantique. Message reçu cinq sur cinq du cĂŽtĂ© de Bitcoin, oĂč le seuil thĂ©orique pour casser une clĂ© cryptographique n’a jamais paru aussi proche. Les gouvernements ne visent pas frontalement les cryptomonnaies. Leurs portefeuilles, leurs Ă©changes et leurs infrastructures de garde n’en sont pas moins directement dans la ligne de mire. On fait le point.

Les points clés de cet article :
  • Le G7 a sonnĂ© l’alarme sur la nĂ©cessitĂ© de se prĂ©parer Ă  la cryptographie post-quantique rapidement, un choc pour le monde de la cryptomonnaie.
  • Bitcoin et les autres blockchains majeures, comme Ethereum et Solana, ont dĂ©jĂ  entamĂ© leur transition vers des systĂšmes de sĂ©curitĂ© post-quantiques, un chantier colossal et complexe.

Des millions de traders ont déjà choisi OKX. Une plateforme puissante, des outils pros et un accÚs complet au marché crypto. Ouvrez votre compte et jouez dans la cour des grands.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Le G7 sonne l’alarme post-quantique

Le rapport s’intitule sobrement Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, publiĂ© le 3 septembre 2026 par le groupe de travail cybersĂ©curitĂ© du G7, pilotĂ© par l’agence française ANSSI, avec la Commission europĂ©enne et l’ENISA en invitĂ©es.

Le texte ne cite jamais Bitcoin ni Ethereum. Il vise un principe imparable. La cryptographie post-quantique doit ĂȘtre anticipĂ©e avant mĂȘme l’arrivĂ©e d’un ordinateur quantique capable de la faire tomber.

La menace porte un nom, « harvest now, decrypt later » (rĂ©colter maintenant, dĂ©chiffrer plus tard). En d’autres termes, un attaquant peut siphonner aujourd’hui des donnĂ©es chiffrĂ©es pour les percer dans dix ans, une fois la puissance de calcul nĂ©cessaire disponible, sans attendre que la technologie existe dĂ©jĂ  pour agir.

L’Union europĂ©enne a fixĂ© fin 2026 comme point de dĂ©part de la migration et 2030 pour les systĂšmes les plus sensibles. Le NIST amĂ©ricain, dans son brouillon IR 8547, prĂ©voit une dĂ©prĂ©ciation programmĂ©e aprĂšs 2030 et une interdiction pure et simple aprĂšs 2035, sur un pĂ©rimĂštre plus large que la seule ECDSA. Rien de tout cela n’affole les marchĂ©s dans l’immĂ©diat.

« Notre message est clair : la transition vers la cryptographie post-quantique est un enjeu de sĂ©curitĂ© critique qui appelle un effort collectif et coordonnĂ©. Les organisations — publiques ou privĂ©es — doivent agir dĂšs maintenant (
) »

Groupe de travail de l’ANSSI

Nouvelle menace pour Bitcoin : le G7 veut une réglementation crypto plus stricte

Des millions de traders ont déjà choisi OKX. Une plateforme puissante, des outils pros et un accÚs complet au marché crypto. Ouvrez votre compte et jouez dans la cour des grands.
<strong>Rejoindre OKX</strong>
Rejoindre OKX
Lien commercial

Bitcoin, cible numĂ©ro un d’une mue post-quantique qui n’a rien d’anecdotique

Le calcul est restĂ© longtemps thĂ©orique. Il l’est nettement moins depuis cet Ă©tĂ©. Beaucoup des adresses dormantes de 2009, celles de Satoshi Nakamoto y comprises, sont au format P2PK (pay-to-public-key) : leur clĂ© publique traĂźne Ă  l’air libre sur la blockchain depuis leur toute premiĂšre rĂ©ception de fonds, sans qu’aucune transaction sortante ne soit nĂ©cessaire pour l’exposer.

A contrario, les adresses plus rĂ©centes, au format P2PKH, restent Ă  l’abri d’un hachage tant qu’elles n’ont jamais servi Ă  payer. Les dĂ©veloppeurs planchent sur BIP-360, une proposition d’adresse baptisĂ©e Pay-to-Merkle-Root (P2MR), qui retire le chemin de dĂ©pense direct par clĂ© hĂ©ritĂ© de Taproot pour forcer le passage par un script.

Le choix du schĂ©ma de signature post-quantique lui-mĂȘme reste encore Ă  trancher dans une proposition future, avec Ă  la clĂ© des signatures nettement plus lourdes que les 64 octets d’une signature ECDSA classique. Multipliez ça par des millions de transactions quotidiennes, et le dĂ©bat sur la taille des blocs, dĂ©jĂ  vieux d’une dĂ©cennie, risque de revenir en force. Son adoption suppose toutefois un soft fork, donc l’accord d’une bonne partie de l’écosystĂšme. Un chantier de fond, pas un sprint.

Ethereum et Solana, la course au post-quantique est déjà lancée

Ethereum n’a pas attendu le G7 pour se mettre au travail. Sa feuille de route touche quatre briques du protocole, les signatures BLS des validateurs, les engagements KZG, les signatures ECDSA des comptes utilisateurs et les preuves à divulgation nulle de connaissance (zero-knowledge proofs).

L’infrastructure post-quantique du cƓur du rĂ©seau doit ĂȘtre bouclĂ©e en 2029, la mĂȘme annĂ©e oĂč Google promet d’avoir terminĂ© sa propre migration. Solana n’est pas en reste. Ses dĂ©veloppeurs testent eux aussi des correctifs post-quantiques pour protĂ©ger portefeuilles et systĂšmes de garde, un travail menĂ© en parallĂšle sur les trois plus grandes blockchains du marchĂ©.

Faut-il paniquer pour autant ? Non. La puissance de calcul nĂ©cessaire pour casser une clĂ© Bitcoin ou Ethereum reste, Ă  ce jour, spĂ©culative. Mais un rapport gouvernemental qui presse d’agir dix ans avant l’échĂ©ance n’est jamais un hasard de calendrier.

Le G7 n’a rien inventĂ© en braquant les projecteurs sur la crypto post-quantique. La France planche sur le sujet depuis plusieurs annĂ©es dĂ©jĂ , et son dispositif de dĂ©fense dĂ©passe largement le seul secteur des cryptomonnaies. Banques, opĂ©rateurs tĂ©lĂ©coms, hĂŽpitaux et rĂ©seaux Ă©lectriques chiffrent tous, aujourd’hui, des donnĂ©es qu’un ordinateur quantique pourrait dĂ©chiffrer demain. La crypto n’est qu’un aiguillon de plus dans un dossier qui touche l’ensemble de l’infrastructure numĂ©rique mondiale. La diffĂ©rence, cette fois, c’est que les Ă©chĂ©ances ne sont plus des hypothĂšses d’ingĂ©nieurs mais un calendrier gouvernemental : 2030 pour les systĂšmes sensibles cĂŽtĂ© europĂ©en, 2035 pour l’interdiction pure et simple aux États-Unis.

Avec OKX, vous accédez à l'un des exchanges les plus puissants du marché. Trading spot, produits dérivés, staking : toute la crypto, réunie sur une seule plateforme. Créez votre compte et passez à l'action.
<strong>Ouvrir un compte OKX</strong>
Ouvrir un compte OKX
Lien commercial

L’article Bitcoin : Le G7 somme la crypto de migrer vers le post-quantique est apparu en premier sur Journal du Coin.

Cryptomonnaies : Une famille séquestrée et violentée par erreur prÚs de Rennes

September 7th 2026 at 11:13

Une famille agressĂ©e Ă  la place d’un dĂ©tenteur de cryptomonnaies. Le 22 aoĂ»t 2026, plusieurs individus ont fait irruption dans une maison situĂ©e Ă  Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, avant de sĂ©questrer et de violenter ses occupants. Mais les personnes prĂ©sentes n’étaient pas celles recherchĂ©es : les suspects visaient le propriĂ©taire de l’habitation, connu pour dĂ©tenir des actifs numĂ©riques, selon les informations d’Ouest-France. AprĂšs avoir compris leur erreur et constatĂ© l’absence de leur cible, les agresseurs ont pris la fuite. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et confiĂ©e Ă  la Section de recherches de Rennes.

Les points clés de cet article :
  • Des individus ont sĂ©questrĂ© et violentĂ© des locataires Ă  Vern-sur-Seiche pour extorquer des cryptomonnaies, ciblant Ă  tort un propriĂ©taire absent.

  • La France a Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©e par des attaques brutales visant Ă  rĂ©cupĂ©rer des phrases de rĂ©cupĂ©ration de cryptomonnaies.
Bybit EU, la puissance d'un gĂ©ant du trading, dĂ©sormais agréé en Europe. TransfĂ©rez vos cryptos et recevez jusqu'Ă  85 € en BTC !
<strong>Profiter de l'offre</strong>
Profiter de l'offre
Lien commercial

Des locataires séquestrés à la place du propriétaire

Les faits se sont dĂ©roulĂ©s dans une habitation isolĂ©e du centre de Vern-sur-Seiche, une commune d’environ 8 000 habitants situĂ©e en Ille-et-Vilaine. Un groupe d’individus s’est introduit dans le logement et s’en est pris aux locataires prĂ©sents.

Les victimes ont Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©es et violentĂ©es avant que leurs agresseurs comprennent qu’ils avaient visĂ© la mauvaise famille. Leur vĂ©ritable cible aurait Ă©tĂ© le propriĂ©taire des lieux, absent au moment de l’attaque, auquel ils auraient voulu dĂ©rober des cryptomonnaies.

Les suspects ont finalement quittĂ© l’habitation sans avoir retrouvĂ© l’homme recherchĂ©. Les locataires ont ensuite Ă©tĂ© pris en charge par les secours. Selon Ouest-France, ils restent profondĂ©ment traumatisĂ©s par cette agression.

Le procureur de la RĂ©publique de Rennes, FrĂ©dĂ©ric Teillet, a confirmĂ© les faits ainsi que l’erreur de cible. Il n’a toutefois pas communiquĂ© davantage d’informations afin de ne pas compromettre les investigations. Aucun Ă©lĂ©ment n’a notamment Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© sur le nombre d’agresseurs, leur mode opĂ©ratoire prĂ©cis ou les Ă©ventuelles revendications formulĂ©es pendant la sĂ©questration.

Le 22 aoĂ»t 2026, plusieurs individus ont fait irruption dans une maison situĂ©e Ă  Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, avant de sĂ©questrer et de violenter ses occupants. Mais les personnes prĂ©sentes n’étaient pas celles recherchĂ©es : les suspects visaient le propriĂ©taire de l’habitation, connu pour dĂ©tenir des actifs numĂ©riques, selon les informations d’Ouest-France. AprĂšs avoir compris leur erreur et constatĂ© l’absence de leur cible, les agresseurs ont pris la fuite. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte et confiĂ©e Ă  la Section de recherches de Rennes.
Nouvelle agression violente en France sur fond de crypto – Source : Compte X

Les agressions liées aux cryptomonnaies gagnent la Bretagne

Cette affaire illustre la multiplication des agressions physiques visant des dĂ©tenteurs de cryptomonnaies ou leurs proches. À la date du 23 avril 2026, le Parquet national anticriminalitĂ© organisĂ©e avait recensĂ© en France 135 enlĂšvements ou tentatives d’enlĂšvement liĂ©s aux actifs numĂ©riques depuis 2023.

Le phĂ©nomĂšne repose sur une particularitĂ© des cryptomonnaies : lorsqu’une personne contrĂŽle directement son portefeuille, la contrainte physique peut permettre aux agresseurs d’obtenir ses codes d’accĂšs ou de la forcer Ă  effectuer un transfert. Les proches et les personnes occupant une adresse associĂ©e Ă  la cible peuvent Ă©galement ĂȘtre pris pour moyen de pression.

La Bretagne avait jusqu’alors Ă©tĂ© relativement Ă©pargnĂ©e. Le 20 avril, cinq membres d’une mĂȘme famille avaient cependant Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©s Ă  PloudalmĂ©zeau, au nord de Brest. Les agresseurs recherchaient lĂ  encore un homme actif dans le secteur des cryptomonnaies, absent au moment des faits. Un portefeuille numĂ©rique avait alors Ă©tĂ© dĂ©robĂ©.

À Vern-sur-Seiche, l’erreur commise par les suspects montre aussi les risques liĂ©s Ă  des informations personnelles inexactes ou dĂ©passĂ©es. Une simple adresse associĂ©e Ă  un dĂ©tenteur d’actifs numĂ©riques peut exposer des occupants qui n’ont aucun lien avec ses activitĂ©s.

La Section de recherches de Rennes doit dĂ©sormais identifier les auteurs et dĂ©terminer comment ils ont obtenu l’adresse du propriĂ©taire. L’enquĂȘte devra Ă©galement Ă©tablir si le groupe prĂ©parait un vol ciblĂ©, une demande de rançon ou un transfert forcĂ© de cryptomonnaies. Un jour de plus en France, un jour de plus dans la crypto.

Bybit EU dĂ©roule le tapis rouge : jusqu'Ă  85 € en BTC en cumulant le bonus de bienvenue et le parrainage. DĂ©posez 100 €, recevez jusqu'Ă  60 € en BTC, et 25 € de plus par ami parrainĂ©. Ouvrez votre compte et lancez-vous.
<strong>Créez mon compte Bybit</strong>
Créez mon compte Bybit
Lien commercial

L’article Cryptomonnaies : Une famille sĂ©questrĂ©e et violentĂ©e par erreur prĂšs de Rennes est apparu en premier sur Journal du Coin.

Fuite des millionnaires français : pourquoi la crypto et les grandes fortunes atterrissent au mĂȘme endroit

August 2nd 2026 at 10:00
By: Magali

Les rats quittent le navire. Deux rapports, deux publics diffĂ©rents, une mĂȘme destination. D’un cĂŽtĂ©, les grandes fortunes françaises que Henley & Partners, cabinet spĂ©cialisĂ© dans la rĂ©sidence et la citoyennetĂ© par investissement, voit filer vers des juridictions plus prĂ©visibles. De l’autre, les entreprises crypto que la rĂ©gulation europĂ©enne MiCA pousse littĂ©ralement dehors depuis le 1er juillet. Deux mouvements de capitaux, deux calendriers, deux administrations Ă  l’origine du problĂšme. Et pourtant, sur la carte du monde, les flĂšches convergent invariablement vers le mĂȘme point : les Émirats arabes unis. Ce dossier reconstitue le fil complet de cette double fuite, des chiffres qui se contredisent aux quotas d’agrĂ©ments qui ne mentent pas.

Les points clés de cet article :

  • Les Émirats arabes unis ont attirĂ© Ă  la fois les grandes fortunes françaises et les entreprises crypto en quĂȘte de stabilitĂ© fiscale et rĂ©glementaire.

  • La rĂ©gulation europĂ©enne MiCA a poussĂ© de nombreuses entreprises crypto Ă  quitter l’Europe, renforçant l’attrait des Émirats comme destination privilĂ©giĂ©e.


Rejoignez Coinbase, rĂ©fĂ©rence mondiale des plateformes crypto, et bĂ©nĂ©ficiez de 15€ en Bitcoin offerts dĂšs votre premier trade.
<strong>Créer un compte Coinbase</strong>
Créer un compte Coinbase
Lien commercial

Fuite des millionnaires : Le rapport qui fĂąche Bercy

Le 16 juin 2026, Henley & Partners publiait la nouvelle Ă©dition de son Private Wealth Migration Report, avec une mĂ©thodologie repensĂ©e : un score de compĂ©titivitĂ© de mobilitĂ© patrimoniale sur 100, calculĂ© Ă  partir de 38 indicateurs pondĂ©rĂ©s (fiscalitĂ©, État de droit, qualitĂ© de vie, stabilitĂ© gĂ©opolitique). La France y obtient 65,7, la classant parmi les « juridictions compĂ©titives sous pression », aux cĂŽtĂ©s de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la CorĂ©e du Sud. Les Émirats arabes unis, eux, culminent Ă  85,3, l’un des meilleurs scores du classement mondial, devant mĂȘme Singapour.

Les demandes de résidence ou de citoyenneté déposées par des ressortissants français auprÚs du cabinet sont passées du top 40 des nationalités clientes en 2024 au top 15 en 2026. De fait, selon Guenther Dobrauz-Saldapenna, responsable Europe chez Henley & Partners :

« La France n’est pas devenue inattractive. Elle est devenue moins compĂ©titive, prĂ©cisĂ©ment sur les critĂšres que la fortune internationalement mobile pĂšse le plus lourdement. »

Une nuance qui change tout : ce n’est pas un exode de panique, c’est un arbitrage patient, menĂ© par des familles qui traitent la rĂ©sidence fiscale comme une ligne de portefeuille parmi d’autres.

L’édition prĂ©cĂ©dente du rapport, publiĂ©e en 2025, donnait un chiffre plus brut : une perte nette d’environ 800 millionnaires français sur l’annĂ©e, chacun emportant en moyenne plusieurs millions d’euros. La pression fiscale sur les hauts revenus (la contribution diffĂ©rentielle de 20 % qui vise les foyers au-delĂ  de 250 000 euros annuels), l’instabilitĂ© gouvernementale chronique et la perspective rĂ©currente d’un impĂŽt sur la fortune façon Zucman expliquent l’essentiel de ce mouvement.

Le turn over des millionnaires

MĂ©fions nous toutefois des chiffres. Deux semaines aprĂšs Henley, le 30 juin 2026, la banque suisse UBS publiait son propre Global Wealth Report 2026. Et son verdict sur la France est, en apparence, Ă  l’exact opposĂ© : le pays a créé environ 35 000 nouveaux millionnaires en dollars en 2025, la plus forte progression de toute l’Union europĂ©enne, portant le total Ă  prĂšs de 2,4 millions de rĂ©sidents fortunĂ©s.

Deux rapports sĂ©rieux, deux rĂ©sultats qui semblent se contredire frontalement. Sauf qu’ils ne mesurent pas la mĂȘme chose. UBS compte la richesse totale dĂ©tenue par des rĂ©sidents français, gonflĂ©e par la hausse des marchĂ©s actions et de l’immobilier : des gens deviennent millionnaires sur le papier sans jamais quitter leur salon. Henley, Ă  l’inverse, traque un flux beaucoup plus Ă©troit : les grandes fortunes internationalement mobiles qui changent activement de rĂ©sidence fiscale. La France s’enrichit globalement tout en perdant sa frange la plus mobile, celle qui a justement les moyens et les rĂ©seaux pour partir. Un pays peut trĂšs bien fabriquer des millionnaires par milliers pendant que ses cent ou mille plus grandes fortunes, elles, font leurs valises.

Et les cryptomonnaies dans tout ça ?

Fin octobre 2025, l’AssemblĂ©e nationale a votĂ©, Ă  163 voix contre 150, un amendement transformant l’impĂŽt sur la fortune immobiliĂšre (IFI) en un impĂŽt Ă©largi sur la « fortune improductive ». Au menu : Bitcoin, Ethereum, stablecoins et NFT, traitĂ©s au mĂȘme titre qu’un yacht ou une toile de maĂźtre, avec un taux unique de 1 % au-delĂ  d’un seuil de patrimoine. Le SĂ©nat a ensuite proposĂ© sa propre mouture, avec un seuil relevĂ© Ă  2,57 millions d’euros.

Aucune des deux versions n’a survĂ©cu au passage en force du 49.3. Comme nous l’expliquions en janvier, le gouvernement Lecornu a retirĂ© ces deux dispositions de la version dĂ©finitive du budget 2026, adoptĂ©e le 22 janvier.

La crypto a donc Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©e, pas exonĂ©rĂ©e Ă  vie : un sursis d’un exercice budgĂ©taire, obtenu Ă  une poignĂ©e de voix prĂšs, et que le SĂ©nat a dĂ©jĂ  montrĂ© qu’il pouvait faire revivre sous une forme concurrente l’annĂ©e suivante. Pour un dĂ©tenteur de cryptoactifs qui suit ce dossier de prĂšs, la vigilance reste de mise Ă  chaque nouveau budget.

MiCA, le deuxiùme front de l’exode des millionnaires

Pendant que Paris tergiversait sur la fiscalitĂ© des particuliers, un second mouvement, cette fois entiĂšrement rĂ©glementaire, redessinait la carte des entreprises crypto europĂ©ennes. Le 1er juillet 2026 marquait la fin de la pĂ©riode transitoire de MiCA (Markets in Crypto-Assets), le rĂšglement europĂ©en qui encadre le secteur. Sur les 117 plateformes françaises enregistrĂ©es sous l’ancien statut PSAN, seules 83 ont obtenu leur agrĂ©ment europĂ©en dans les temps, Binance en tĂȘte des recalĂ©es, contrainte de suspendre ses services aux clients français. À l’échelle du continent, seules 244 licences MiCA avaient Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©es fin juin, l’Allemagne en tĂȘte avec 57 agrĂ©ments.

Erald Ghoos, le patron d’OKX Europe, avançait dĂ©but juillet un chiffre qui donne le vertige : 80 % des entreprises crypto ne survivraient pas Ă  MiCA. RĂ©sultat immĂ©diat : Coinbase et OKX ont lancĂ© une guerre de bonus, jusqu’à 8 % des dĂ©pĂŽts transfĂ©rĂ©s, pour rĂ©cupĂ©rer une partie des 450 millions d’utilisateurs europĂ©ens laissĂ©s en plan par Binance. Mais pour les fondateurs les plus petits, sans les reins financiers pour absorber deux ans de mise en conformitĂ©, la sortie reste souvent la seule option.

Irina Heaver, avocate chez NeosLegal Ă  DubaĂŻ, reçoit plus de 120 demandes par semaine de la part d’entrepreneurs voulant s’installer aux Émirats, dont la moitiĂ© venue d’Europe. « Les demandes des fondateurs europĂ©ens ont explosĂ©, confie-t-elle. Ils cherchent Ă  dĂ©placer eux-mĂȘmes, leur fortune et leur potentiel intellectuel vers un pays qui les accueille Ă  bras ouverts. » Sa formule sur l’origine du problĂšme ne manque pas de mordant : « Quand on confie aux renards le soin d’écrire les lois qui protĂšgent les poules, on obtient MiCA. »

DubaĂŻ, guichet unique pour les deux fortunes

VoilĂ  le nƓud de ce dossier : les Émirats arabes unis raflent la mise des deux cĂŽtĂ©s Ă  la fois, pour des raisons qui se recoupent sans ĂȘtre identiques. CĂŽtĂ© fortune classique, c’est la destination numĂ©ro un mondiale de la migration patrimoniale depuis deux ans, portĂ©e par l’absence d’impĂŽt sur le revenu et les gains en capital.

CĂŽtĂ© crypto, le Crypto Wealth Report du mĂȘme cabinet Henley recense 241 700 personnes dĂ©tenant plus d’un million de dollars en actifs numĂ©riques dans le monde, en hausse de 40 % en un an. ZĂ©ro impĂŽt sur le trading, le staking ou le minage, une autoritĂ© de rĂ©gulation dĂ©diĂ©e (la VARA) depuis 2022, plus de 650 entreprises blockchain installĂ©es rien qu’au sein du DMCC Crypto Centre de DubaĂŻ, et un accĂšs direct Ă  un marchĂ© de quatre milliards de clients potentiels en Asie et en Afrique du Nord.

Deux flux de capitaux, deux calendriers administratifs, une seule destination qui construit patiemment son guichet unique pour la richesse mobile, qu’elle dorme dans un compte-titres ou dans un cold wallet.

Qu’est-ce qui fait fuir les millionnaires crypto ?

La lecture la plus rĂ©pandue de cette actualitĂ© s’arrĂȘte gĂ©nĂ©ralement Ă  l’un des deux volets : soit l’angle « riches qui fuient les impĂŽts », soit l’angle « crypto qui fuit la rĂ©gulation ». Or les deux se nourrissent du mĂȘme terreau, celui d’un cadre fiscal et rĂ©glementaire français et europĂ©en jugĂ© imprĂ©visible, rĂ©visĂ© Ă  chaque exercice budgĂ©taire au grĂ© des rapports de force parlementaires.

Le sursis accordĂ© Ă  la crypto en janvier n’a rien rĂ©glĂ© sur le fond : il a simplement montrĂ© qu’une poignĂ©e de voix suffit Ă  faire basculer, du jour au lendemain, une classe d’actifs entiĂšre dans l’assiette d’un nouvel impĂŽt. Tant que cette incertitude perdurera, MiCA continuera d’alimenter le mĂȘme courant vers DubaĂŻ que celui qui a dĂ©jĂ  emportĂ© 800 grandes fortunes classiques l’an dernier. Deux exodes, un seul port d’arrivĂ©e.

UtilisĂ©e par des millions d’utilisateurs dans le monde, Coinbase est la plateforme la plus fiable pour acheter et vendre des cryptomonnaies. Recevez 15€ en Bitcoin dĂšs votre premier trade en crĂ©ant un compte sur Coinbase via notre lien.
<strong>Commencer avec Coinbase</strong>
Commencer avec Coinbase
Lien commercial

L’article Fuite des millionnaires français : pourquoi la crypto et les grandes fortunes atterrissent au mĂȘme endroit est apparu en premier sur Journal du Coin.

Coinbase dépasse 10 % du marché crypto grùce aux dérivés et accélÚre sur les stablecoins

August 2nd 2026 at 08:00

Un dixiĂšme du marchĂ© passe par Coinbase. La plateforme amĂ©ricaine affirme avoir captĂ© 10,3 % des volumes mondiaux de trading crypto au deuxiĂšme trimestre 2026, contre 9,1 % au trimestre prĂ©cĂ©dent. Un record maison obtenu malgrĂ© un marchĂ© difficile, dont Brian Armstrong se sert pour dĂ©fendre une ambition plus large : faire de Coinbase l’une des principales infrastructures du futur systĂšme financier tokenisĂ©. Le dirigeant estime que les actions, les obligations, les matiĂšres premiĂšres et l’immobilier finiront par migrer sur les blockchains. Ses derniers rĂ©sultats montrent surtout une entreprise dĂ©sormais beaucoup moins dĂ©pendante du simple achat et de la vente de bitcoins.

Points clés

  • Coinbase revendique 10,3 % des volumes crypto mondiaux au deuxiĂšme trimestre 2026, un record pour la plateforme.
  • Le rachat de Deribit et le lancement des perpĂ©tuels aux États-Unis expliquent l’essentiel du bond de part de marchĂ©.
  • Coinbase Custody dĂ©tient les clĂ©s de la majoritĂ© des ETF spot bitcoin et ether amĂ©ricains, dont l’IBIT de BlackRock.
  • L’offre d’USDC dĂ©passe 70 milliards de dollars, avec des revenus d’intĂ©rĂȘts exposĂ©s aux dĂ©cisions de la Fed.
Rejoignez Coinbase, rĂ©fĂ©rence mondiale des plateformes crypto, et bĂ©nĂ©ficiez de 15€ en Bitcoin offerts dĂšs votre premier trade.
<strong>Créer un compte Coinbase</strong>
Créer un compte Coinbase
Lien commercial

Les produits dérivés propulsent Coinbase à 10,3 %

Le chiffre de 10,3 % additionne les volumes au comptant et ceux des produits dĂ©rivĂ©s. Cette prĂ©cision est importante : les contrats Ă  terme, les perpĂ©tuels et les options reprĂ©sentent une grande partie de l’activitĂ© mondiale, un terrain sur lequel Coinbase accusait historiquement du retard.

La plateforme a comblĂ© une partie de cet Ă©cart avec le rachat de Deribit, finalisĂ© en aoĂ»t 2025. Cette acquisition lui a permis d’intĂ©grer l’une des principales places mondiales pour les options sur Bitcoin et Ethereum. Coinbase a parallĂšlement dĂ©veloppĂ© son marchĂ© international et lancĂ© aux États-Unis des contrats perpĂ©tuels rĂ©glementĂ©s par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC).

Au deuxiĂšme trimestre, ses volumes sur les dĂ©rivĂ©s ont presque Ă©galĂ© leur record du trimestre prĂ©cĂ©dent, alors que l’ensemble de ce marchĂ© reculait de plus de 10 %. Coinbase affirme ainsi avoir battu son record de part de marchĂ© sur les dĂ©rivĂ©s pour le troisiĂšme trimestre consĂ©cutif.

Le calcul doit nĂ©anmoins ĂȘtre relativisĂ©. Les 10,3 % sont Ă©tablis Ă  partir d’un panel de concurrents dĂ©fini par Coinbase et de donnĂ©es provenant notamment de CryptoCompare, Coin Metrics et Dune. Il ne s’agit donc pas d’une mesure incontestable de l’intĂ©gralitĂ© des Ă©changes rĂ©alisĂ©s dans le monde.

 La plateforme amĂ©ricaine affirme avoir captĂ© 10,3 % des volumes mondiaux de trading crypto au deuxiĂšme trimestre 2026, contre 9,1 % au trimestre prĂ©cĂ©dent. Un record maison obtenu malgrĂ© un marchĂ© difficile, dont Brian Armstrong se sert pour dĂ©fendre une ambition plus large : faire de Coinbase l’une des principales infrastructures du futur systĂšme financier tokenisĂ©. Le dirigeant estime que les actions, les obligations, les matiĂšres premiĂšres et l’immobilier finiront par migrer sur les blockchains. Ses derniers rĂ©sultats montrent surtout une entreprise dĂ©sormais beaucoup moins dĂ©pendante du simple achat et de la vente de bitcoins.
Le patron de Coinbase se rĂ©jouit de la position dominante de son entreprise – Source : Compte X

Stablecoins et marchés prédictifs prennent le relais

Coinbase revendique également le statut de premiÚre plateforme de stablecoins. Au deuxiÚme trimestre, ses différents produits détenaient en moyenne 20 milliards de dollars en USDC, un record représentant plus de 30 % des unités en circulation à la fin de la période.

Base, son rĂ©seau de seconde couche construit sur Ethereum, occupe une place centrale dans cette stratĂ©gie. Selon les rĂ©sultats publiĂ©s par Coinbase, plus de 90 % des volumes de stablecoins Ă©changĂ©s par des agents autonomes on-chain au deuxiĂšme trimestre sont passĂ©s par Base. Plus de 99 % de ce commerce automatisĂ© utilisait par ailleurs l’USDC.

La diversification se poursuit aussi avec les marchĂ©s prĂ©dictifs. Le nombre de contrats Ă©changĂ©s et les revenus associĂ©s ont progressĂ© de 106 % en trois mois, dĂ©passant dĂ©sormais 100 millions de dollars de revenus annualisĂ©s. Les abonnements et services ont gĂ©nĂ©rĂ© 555 millions de dollars, soit 48 % du chiffre d’affaires net trimestriel.

Coinbase reste loin de contrĂŽler seul le marchĂ© mondial. Mais sa progression sur les dĂ©rivĂ©s, les stablecoins, Base et les marchĂ©s prĂ©dictifs montre que son activitĂ© ne repose plus uniquement sur les commissions du trading spot. Le pari d’Armstrong est dĂ©sormais clair : devenir le point de passage de la finance on-chain avant que les gĂ©ants traditionnels n’aient achevĂ© leur propre transformation.

UtilisĂ©e par des millions d’utilisateurs dans le monde, Coinbase est la plateforme la plus fiable pour acheter et vendre des cryptomonnaies. Recevez 15€ en Bitcoin dĂšs votre premier trade en crĂ©ant un compte sur Coinbase via notre lien.
<strong>Commencer avec Coinbase</strong>
Commencer avec Coinbase
Lien commercial

L’article Coinbase dĂ©passe 10 % du marchĂ© crypto grĂące aux dĂ©rivĂ©s et accĂ©lĂšre sur les stablecoins est apparu en premier sur Journal du Coin.

❌