Ripple prend ses quartiers europĂ©ens. La sociĂ©tĂ© Ă lâorigine du XRP vient dâobtenir lâautorisation CASP (Crypto Asset Service Provider, prestataire de services sur cryptoactifs) dĂ©livrĂ©e par le rĂ©gulateur luxembourgeois. Elle peut dĂ©sormais commercialiser ses services de paiement crypto rĂ©glementĂ©s auprĂšs des institutions financiĂšres, des entreprises et des commerçants des 30 pays de lâEspace Ă©conomique europĂ©en (EEE). AprĂšs un feu vert prĂ©liminaire dĂ©crochĂ© en juin, lâentreprise bascule en pleine conformitĂ© avec le rĂšglement MiCA.
Câest la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), le rĂ©gulateur luxembourgeois, qui a dĂ©livrĂ© cette autorisation CASP. Le sĂ©same donne Ă Ripple accĂšs aux 30 marchĂ©s de lâEspace Ă©conomique europĂ©en sans repasser par une procĂ©dure dans chaque pays, selon le principe du passeport europĂ©en.
LâagrĂ©ment fait suite Ă lâautorisation prĂ©liminaire obtenue en juin et scelle la conformitĂ© de lâentreprise au rĂšglement MiCA (Markets in Crypto-Assets), le cadre qui encadre dĂ©sormais les acteurs crypto sur le continent.
ConcrĂštement, Ripple peut proposer son produit de paiement crypto aux institutions financiĂšres, aux entreprises et aux commerçants de toute lâEurope.
« Cette autorisation CASP signifie que Ripple entre dans lâĂšre post-transitoire de MiCA, entiĂšrement conforme et prĂȘte Ă se dĂ©velopper. Les institutions avec lesquelles nous travaillons Ă travers lâEurope cherchent Ă construire leurs services dâactifs numĂ©riques aux cĂŽtĂ©s de partenaires rĂ©glementĂ©s, et Ripple est agréée et prĂȘte Ă rĂ©pondre Ă cette demande. »
Cassie Craddock, directrice gĂ©nĂ©rale Royaume-Uni & Europe chez Ripple â Source : CommuniquĂ©

Ripple disposait dĂ©jĂ dâune licence dâĂ©tablissement de monnaie Ă©lectronique dans lâUnion europĂ©enne. Avec ce nouvel agrĂ©ment, son portefeuille dĂ©passe les 75 licences rĂ©glementaires rĂ©parties sur la planĂšte.
Lâentreprise a par ailleurs obtenu un enregistrement dâactif numĂ©rique auprĂšs de la Financial Conduct Authority (FCA), le rĂ©gulateur britannique, en janvier 2026.
Ripple rejoint ainsi le cercle des grandes plateformes autorisées sous MiCA, aux cÎtés de Kraken, Coinbase, OKX et Crypto.com. Le contraste est saisissant avec Binance : le premier exchange mondial peine toujours à décrocher son propre agrément et accumule les contretemps sur le Vieux Continent.
Fort de cet agrĂ©ment et de sa licence de monnaie Ă©lectronique, Ripple vise dĂ©sormais les paiements transfrontaliers et les services autour de son stablecoin RLUSD auprĂšs des banques et fintechs europĂ©ennes. Sur ce marchĂ©, la conformitĂ© rĂ©glementaire fait office de ticket dâentrĂ©e, et lâĂ©metteur du XRP vient de composter le sien.
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Faillites bancaires, blocages de comptes, frais en hausse, ou encore inflation qui ronge l'épargne, la confiance envers le systÚme bancaire traditionnel s'effrite. Et si une partie de votre argent était adossée à un actif tangible plutÎt qu'à de la dette ? C'est la promesse des comptes adossés à l'or, comme celui proposé par Veracash. Voici comment ils fonctionnent et pourquoi ils séduisent de plus en plus d'épargnants.
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Le week-end a Ă©tĂ© marquĂ© par la rĂ©sistance du Bitcoin au-dessus des 63 000 dollars malgrĂ© la poursuite des sorties sur les ETF, des dĂ©veloppements rĂ©glementaires aux Ătats-Unis et une sĂ©rie dâĂ©volutions majeures dans lâĂ©cosystĂšme crypto mondial.
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Alors que les marchĂ©s prĂ©dictifs affichent des volumes records portĂ©s par la Coupe du monde, lâAutoritĂ© europĂ©enne des marchĂ©s financiers rappelle que les « event contracts » sont assimilables Ă des options binaires, interdites de vente aux investisseurs particuliers en Europe.
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RAISE Summit rempli à 86 % : les derniÚres places partent vite. Réservez votre pass à prix réduit avec le code promo Cointribune avant la fermeture de la billetterie.
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Le lancement du stablecoin Open USD (OUSD) devait unir 140 entreprises autour dâun dollar partagĂ©. Mais quelques jours aprĂšs lâannonce, plusieurs sociĂ©tĂ©s citĂ©es dans le consortium affirment nâavoir jamais formellement validĂ© leur participation.
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La filiale de Stripe spĂ©cialisĂ©e dans les stablecoins a obtenu la licence MiCA et un agrĂ©ment d'Ă©tablissement de monnaie Ă©lectronique (EMI). Ce double feu vert lui ouvre les portes des 27 Ătats membres de l'UE et renforce ses ambitions dans les stablecoins en euros.
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L'entreprise française Schneider Electric est en train de s'imposer comme l'un des grands gagnants europĂ©ens du boom des data centers pour l'IA avec un chiffre d'affaires record au 1er trimestre 2026 et un pari Ă 3,1 milliards de dollars sur l'IA industrielle via le rachat de Cognite. La question n'est donc plus de savoir si Schneider Electric est un acteur pertinent de la vague IA, mais de savoir si son action mĂ©rite encore d'ĂȘtre achetĂ©e Ă un prix aussi Ă©levĂ©.
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Rejeté de justesse par le Parlement européen le 26 mars 2026, le régime temporaire de détection automatisée des contenus pédocriminels pourrait revenir par une nouvelle voie procédurale. DerriÚre cette loi se joue un débat plus large sur le chiffrement, la surveillance des messageries et l'équilibre entre les institutions européennes.
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Le dirigeant de Palantir a dĂ©noncĂ© sur CNBC le modĂšle des tokens dâOpenAI et Anthropic, qualifiĂ© de « taxe » sur les entreprises. Ce modĂšle Ă©conomique pourrait aboutir Ă la formation d'une bulle.
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Alors que lâĂ©chĂ©ance fatidique du 1er juillet 2026 pour la pleine application du rĂšglement MiCAR en Europe approche, de nombreuses plateformes dâĂ©changes de cryptomonnaies connaissent une restructuration profonde. Câest dans ce contexte de mise en conformitĂ© que la plateforme nĂ©erlandaise Finst, dĂ©jĂ bien Ă©tablie dans le paysage rĂ©glementĂ©, franchit une nouvelle Ă©tape majeure pour sa croissance. Lâentreprise vient en effet dâannoncer la signature dâun partenariat stratĂ©gique avec BOTS Capital. Finst intĂ©grera Ă sa propre offre les services dâinvestissement direct en cryptomonnaies de son partenaire, consolidant ainsi sa position de leader aux Pays-Bas et en Europe.
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BOTS Capital, qui a bĂąti une communautĂ© de plus de 100 000 utilisateurs Ă travers lâEurope, a pris la dĂ©cision stratĂ©gique de mettre fin Ă son offre dâinvestissement direct en cryptomonnaies. Cette orientation lui permet de se recentrer sur son cĆur de mĂ©tier : le BOTS Selection FrameworkÂź. Il sâagit dâune mĂ©thodologie propriĂ©taire sâappuyant sur lâintelligence artificielle et le big data dont le rĂŽle est dâidentifier les meilleures opportunitĂ©s dâinvestissement sur diverses classes dâactifs. Cette mĂ©thodologie sera dĂ©sormais utilisĂ©e Ă travers trois fonds dâinvestissement, opĂ©rĂ©s via un partenaire agréé sous la directive AIFMD et supervisĂ© par lâAutoritĂ© nĂ©erlandaise des MarchĂ©s Financiers (AFM).
Bien entendu, malgrĂ© ce changement, lâentreprise a pensĂ© Ă ses clients qui souhaitent poursuivre leurs investissements directs en cryptomonnaies. Pour assurer la continuitĂ© des services, BOTS Capital a dĂ©signĂ© Finst comme son partenaire exclusif. Un service de migration permet aux utilisateurs de BOTS de transfĂ©rer leur compte. Tout se fait en un clic, de maniĂšre totalement gratuite et volontaire !

En migrant vers Finst, les anciens utilisateurs de BOTS Capital auront accĂšs Ă une plateforme rĂ©gulĂ©e. Lâexchange nĂ©erlandais a en effet Ă©tĂ© pensĂ© dĂšs son lancement pour rĂ©pondre aux exigences les plus strictes de la rĂ©glementation MiCAR. La plateforme a dĂ©jĂ obtenu lâagrĂ©ment auprĂšs de lâAutoritĂ© nĂ©erlandaise des marchĂ©s financiers (AFM). Ses utilisateurs bĂ©nĂ©ficient dâores et dĂ©jĂ dâune offre complĂšte et compĂ©titive, incluant :
Ce partenariat illustre parfaitement la dynamique de consolidation du secteur des cryptomonnaies en Europe, accĂ©lĂ©rĂ©e par lâentrĂ©e en vigueur de MiCAR. Le nouveau cadre rĂ©glementaire impose des coĂ»ts de conformitĂ© et des exigences opĂ©rationnelles significatives. Le secteur devient donc plus difficile dâaccĂšs pour les petites structures. La tendance va Ă la concentration autour de grands acteurs agréés.
Câest ainsi quâaprĂšs lâacquisition rĂ©ussie dâAnycoin Direct en 2024, Finst poursuit sa croissance en intĂ©grant la base dâutilisateurs de BOTS Capital.
Pour Julien Vallet, PDG et co-fondateur de Finst, cette collaboration est une étape clé :
« Ce partenariat reflĂšte une tendance de consolidation Ă laquelle nous participons activement sous lâĂ©gide de MiCAR, dans un contexte oĂč la rĂ©putation, la transparence et la conformitĂ© rĂ©glementaire deviennent des atouts majeurs ».
De son cÎté, Jesse Baas, Directeur Général de BOTS Capital, ajoute :
« à mesure que le marchĂ© gagne en maturitĂ©, les investisseurs reconnaissent de plus en plus lâimportance de la diversification. Nous avons trouvĂ© en Finst un partenaire pleinement alignĂ© avec notre vision pour assurer la continuitĂ© des investissements directs en cryptomonnaies de nos utilisateurs » .
Cette alliance dĂ©passe le cadre dâune simple opĂ©ration commerciale. Elle incarne une stratĂ©gie de consolidation dans un secteur europĂ©en en pleine maturation rĂ©glementaire. Ă lâheure oĂč MiCAR redessine les contours du marchĂ© des cryptos, seuls les acteurs disposant dâune licence solide, dâune transparence irrĂ©prochable et dâune infrastructure de sĂ©curitĂ© digne des plus grandes institutions financiĂšres pourront sâimposer durablement.
Cette intĂ©gration marque une nouvelle Ă©tape dans la trajectoire ascendante de Finst. Elle confirme son ambition de croissance et la propulse un peu plus vers le statut dâacteur incontournable du secteur crypto en Europe. Forte dâune assise rĂ©glementaire Ă©prouvĂ©e et dâune communautĂ© dâutilisateurs en plein essor, la plateforme aborde lâĂšre post-MiCAR avec une longueur dâavance.
Si vous souhaitez dĂ©couvrir ce que Finst propose concrĂštement et comment la plateforme pourrait rĂ©pondre Ă vos attentes, nous vous invitons Ă consulter notre article dĂ©diĂ©, dans lequel nous passons en revue lâensemble de ses services.
Lâarticle Finst accĂ©lĂšre sa consolidation europĂ©enne avec lâintĂ©gration des clients de BOTS Capital est apparu en premier sur Journal du Coin.
En dĂ©cembre 2025, la France renouvelait son contrat Palantir pour trois ans. Six mois plus tard, elle le rĂ©siliait. Dites vous que cette accroche nâest pas un coup de théùtre Ă la marge. Câest une sĂ©quence, un feuilleton. En effet, en lâespace de trois semaines, lâEurope a : larguĂ© Palantir au profit dâune pĂ©pite française ; remplacĂ© Google par Qwant au Parlement europĂ©en ; lancĂ© W, son concurrent souverain Ă X ; et obligĂ© lâindustrie tech Ă se prĂ©parer contre la menace quantique. Washington a accompagnĂ© le mouvement Ă sa maniĂšre : en coupant lâaccĂšs Ă ses Intelligences Artificielles les plus avancĂ©es aux ressortissants Ă©trangers. Bref, la souverainetĂ© IA de lâEurope est menacĂ©e.
Pour comprendre pourquoi lâEurope sâest mise en mouvement aussi brutalement, il faut dâabord regarder ce qui sâest passĂ© du cĂŽtĂ© amĂ©ricain.
En effet, le 13 juin, Anthropic a dĂ©clarĂ© quâelle « dĂ©sactiverait brusquement » ses modĂšles dâIA les plus avancĂ©s pour tous les utilisateurs Ă©trangers, aprĂšs que le gouvernement amĂ©ricain lui a ordonnĂ© dâen restreindre lâaccĂšs aux ressortissants non amĂ©ricains pour des raisons de sĂ©curitĂ© nationale. La dĂ©cision nâa pas Ă©tĂ© longuement expliquĂ©e. Elle nâavait pas Ă lâĂȘtre. Câest lĂ tout le problĂšme.
Des milliers dâentreprises, dâinstitutions publiques, dâarmĂ©es et de services de renseignement europĂ©ens utilisent des outils dâIA amĂ©ricains dans leur quotidien opĂ©rationnel. ChatGPT, Claude, Gemini, ces noms sont devenus aussi banals que le Microsoft Office qui tourne dans toutes les administrations françaises. Et, du jour au lendemain, sur dĂ©cision dâun exĂ©cutif amĂ©ricain que personne en Europe nâa Ă©lu, lâaccĂšs Ă ces infrastructures est rĂ©voquĂ©. Sans prĂ©avis. Sans recours.
La question qui sâest posĂ©e instantanĂ©ment dans toutes les capitales europĂ©ennes est simple et vertigineuse : quâest-ce qui se passe demain matin si le robinet se ferme ? Et que sera-t-il fait de toutes les donnĂ©es que ces outils ont traitĂ© : donnĂ©es classifiĂ©es, donnĂ©es fiscales, donnĂ©es sanitaires ? Des donnĂ©es qui, on le rappelle, sont stockĂ©es sur des serveurs soumis au Cloud Act amĂ©ricain, loi qui autorise Washington Ă accĂ©der aux donnĂ©es hĂ©bergĂ©es par des entreprises amĂ©ricaines oĂč quâelles se trouvent dans le monde.
Dâailleurs, les USA ont dĂ©jĂ utilisĂ© ces donnĂ©es comme levier de pression gĂ©opolitique contre lâEurope. En dĂ©cembre 2025, le rĂ©publicain Marco Rubio, ancien maire pro-bitcoin de Miami et actuel SecrĂ©taire dâEtat amĂ©ricain, a placĂ© cinq personnalitĂ©s europĂ©ennes sous sanctions amĂ©ricaines, dont lâancien Commissaire europĂ©en Thierry Breton, pour avoir « censurĂ© des AmĂ©ricains », comprendre : rĂ©gulĂ© les plateformes tech via le Digital Services Act.
Ces cinq EuropĂ©ens se sont retrouvĂ©s du jour au lendemain interdits dâentrĂ©e aux Ătats-Unis et coupĂ©s de tout service fourni par des entitĂ©s amĂ©ricaines. Visa, le rĂ©seau de paiement, pas le document de voyage, est compris dans la liste. En consĂ©quence, de hauts fonctionnaires europĂ©ens qui ont rĂ©gulĂ© des plateformes amĂ©ricaines se retrouvent incapables dâutiliser une carte bancaire.
La mĂȘme logique sâapplique aux magistrats de la Cour pĂ©nale internationale, dont le juge français Nicolas Guillou, sanctionnĂ© en aoĂ»t 2025 pour avoir participĂ© Ă lâĂ©mission dâun mandat dâarrĂȘt contre Benjamin Netanyahou. Guillou lâa formulĂ© clairement face aux commissaires europĂ©ens Ă Bruxelles :
« Si les juges, les procureurs, les hauts fonctionnaires ont peur de faire leur travail et ne prennent plus les dĂ©cisions quâils devraient prendre, on a quittĂ© le champ de la dĂ©mocratie. »
Le fil conducteur est le mĂȘme dans tous ces cas : les Ătats-Unis utilisent lâaccĂšs Ă leurs infrastructures, financiĂšres, numĂ©riques, physiques, comme instrument de coercition contre des dĂ©cideurs europĂ©ens qui prennent des dĂ©cisions souveraines lĂ©gitimes. Couper Fable 5 et Mythos allait dans cette continuitĂ©.
Ce que Guillou dĂ©crit pour la justice vaut mot pour mot pour la finance. Christine Lagarde lâa dit lors dâune intervention en avril 2025 devant les institutions europĂ©ennes, puis rĂ©pĂ©tĂ© sur un podcast irlandais :
« Visa, Mastercard, PayPal et Alipay sont toutes contrĂŽlĂ©es par des entreprises amĂ©ricaines ou chinoises. Nous devons veiller Ă ce quâil existe une offre europĂ©enne. »
En fĂ©vrier 2026, la BCE formalisait lâalarme dans un rapport officiel, qualifiant de « forte dĂ©pendance » la situation europĂ©enne vis-Ă -vis des rĂ©seaux de paiement internationaux, une dĂ©pendance qui pose des problĂšmes de « protection des donnĂ©es, de traçabilitĂ©, de rĂ©silience et de concentration du pouvoir de marchĂ©. » La Russie en a fait lâexpĂ©rience en 2022 quand Visa et Mastercard ont coupĂ© leurs rĂ©seaux du territoire russe du jour au lendemain, sur dĂ©cision amĂ©ricaine.
De plus, le dollar (USDT, USDC etc âŠ) est ultra dominant sur les marchĂ©s cryptos. Et les deux tiers des paiements par carte dans la zone euro transitent par des serveurs amĂ©ricains. Lâinfrastructure financiĂšre de lâEurope, comme son infrastructure numĂ©rique et son infrastructure dâIA, appartient Ă dâautres.
Câest le mĂȘme problĂšme, dĂ©clinĂ© sur trois couches. Et câest exactement pour ça que Wero, lâeuro numĂ©rique et la souverainetĂ© IA ne sont pas des projets sĂ©parĂ©s : ce sont les trois fronts dâune mĂȘme guerre.
Reprenons lâhistoire de notre Soldat Europe, et de fait, du fantassin France. Câest dans ce contexte dâune IA made in USA omniprĂ©sente que Mardi 16 juin 2026, le Premier ministre SĂ©bastien Lecornu a confirmĂ© que la Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure allait cesser de collaborer avec Palantir. Câest lâentreprise tricolore ChapsVision, qui venait dâintĂ©grer lâindice Next40 la veille, qui travaillera dĂ©sormais avec le renseignement français.
Lâironie du calendrier mĂ©rite dâĂȘtre soulignĂ©e. En dĂ©cembre 2025, Palantir annonçait le renouvellement pour trois ans de son contrat avec la DGSI, prolongeant une collaboration initiĂ©e en 2016. Alex Karp, co-fondateur, saluait « le soutien Ă la France depuis 2016 et Ă la sĂ©curitĂ© du peuple français. » Six mois plus tard : terminĂ©.
La France dĂ©bloque simultanĂ©ment 655 millions dâeuros supplĂ©mentaires pour lâIA via le programme France 2030. Tous les agents publics auront accĂšs Ă un assistant IA baptisĂ© « lâAssistant », alimentĂ© par le français Mistral AI, le site Ameli sera dotĂ© dâun chatbot santĂ©, et une plateforme de donnĂ©es publiques. Lecornu prĂ©vient que la capacitĂ© des ministĂšres Ă utiliser lâIA pĂšsera dans les arbitrages budgĂ©taires de 2027.
Lecornu a été explicite sur la motivation profonde du basculement :
« Nous devons utiliser nos propres outils dâIA. Nous ne pouvons pas accepter de nouvelles dĂ©pendances stratĂ©giques dans le numĂ©rique. On ne peut pas se reposer sur les outils dĂ©veloppĂ©s par des puissances Ă©trangĂšres.»
La France nâest pas seule dans ce mouvement. LâarmĂ©e allemande a dĂ©clarĂ© quâelle nâutiliserait plus Palantir, tandis que le Royaume-Uni rĂ©examine le contrat de donnĂ©es de 330 millions de livres sterling conclu entre le National Health Service et Palantir, Ă la suite de pressions politiques et parlementaires.
Palantir conteste. La société affirme que le contrat renouvelé fin 2025 reste « pleinement en vigueur. » Le bras de fer juridique commence.
Depuis le 4 juin 2026, les ordinateurs institutionnels du Parlement européen ont un nouveau moteur de recherche par défaut : Qwant. Lancé en 2013, ce moteur de recherche français remplace officiellement Google au nom de la souveraineté numérique et de la protection des données personnelles des eurodéputés.
Le changement concerne 720 lĂ©gislateurs et des milliers de membres du personnel. Les recherches effectuĂ©es via la barre dâadresse dans Firefox et Edge seront automatiquement acheminĂ©es vers Qwant. Les utilisateurs resteront toutefois libres de modifier ce rĂ©glage.
Le geste est symbolique, personne nâest forcĂ©. Mais la portĂ©e politique est rĂ©elle. Qwant ne possĂšde quâ1 % de parts de marchĂ© en France, et ce chiffre descend Ă 0,5 % au niveau mondial. Actuellement, Qwant repose sur lâindex de recherche de Bing de Microsoft, avec anonymisation totale des requĂȘtes. La sociĂ©tĂ© française sâest toutefois associĂ©e Ă lâallemand Ecosia dans le but de crĂ©er un index complĂštement europĂ©en, appelĂ© Staan, destinĂ© Ă rĂ©duire la dĂ©pendance de lâUE aux entreprises californiennes.
La dĂ©cision sâinscrit dans le paquet « Tech Sovereignty » de la Commission europĂ©enne, qui vise explicitement Ă rĂ©duire la dĂ©pendance aux fournisseurs amĂ©ricains et asiatiques dans le cloud, lâIA et les donnĂ©es. La France va plus loin : elle est en train de faire passer ses postes de travail gouvernementaux de Windows Ă Linux et de remplacer Zoom et Microsoft Teams par lâoutil national Visio.
Le rĂ©seau social W, a lancĂ© sa premiĂšre version publique le mercredi 17 juin 2026. AnnoncĂ© en janvier Ă Davos, W a choisi son nom en clin dâĆil Ă X. La plateforme espĂšre rivaliser avec le rĂ©seau social amĂ©ricain en capitalisant sur la confiance.
W intĂšgre la vĂ©rification dâidentitĂ© obligatoire par scan de document officiel, des donnĂ©es hĂ©bergĂ©es en Finlande et un chiffrement assurĂ© par Proton. Ursula von der Leyen, Antonio Costa, Roberta Metsola, le maire de Londres Sadiq Khan : tous prĂ©sents dĂšs le lancement.
Lâironie nâa pas Ă©chappĂ© aux observateurs. La Commission europĂ©enne a officiellement rejoint la plateforme en annonçant la nouvelle depuis X.
Looking for a new place to debate Europe?
â European Commission (@EU_Commission) June 17, 2026
Follow our account on W, a freshly launched independent social media network â based in Europe and aiming for open, safer online conversations.
Join the conversation â @ https://t.co/TCNVFI3ruXhttps://t.co/8vhVeAJ3vR pic.twitter.com/NYgHU2HInn
« Vous cherchez un nouvel endroit pour dĂ©battre de lâEurope ?
Suivez notre compte sur W, un rĂ©seau de mĂ©dias sociaux indĂ©pendant fraĂźchement lancĂ© â basĂ© en Europe et visant des conversations en ligne ouvertes et plus sĂ»res. (âŠ) »
W Ă©voluera en version bĂȘta jusquâĂ fin 2026. La version complĂšte sera rĂ©vĂ©lĂ©e Ă Davos, en janvier 2027. Le dĂ©fi est colossal. Le rĂ©seau X dĂ©passe la centaine de millions dâutilisateurs quotidiens et son plus grand concurrent actuel, Bluesky, est dĂ©sormais relativement bien implantĂ©, notamment dans le secteur des mĂ©dias.
W, câest bien. Mais W implique une vĂ©rification dâidentitĂ© obligatoire. Et câest lĂ que le projet de souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©en rencontre son angle mort le plus inconfortable : la tension fondamentale entre protection et anonymat.
Car pour rejoindre W, il faut scanner un document officiel. Pour accĂ©der Ă certains services en ligne, il faudra bientĂŽt prouver son Ăąge via lâapplication europĂ©enne de vĂ©rification. Et le portefeuille dâidentitĂ© numĂ©rique europĂ©en, prĂ©vu pour 500 millions de citoyens dâici fin 2026, centralisera les identitĂ©s numĂ©riques de lâensemble du continent.
De fait, lâEurope construit sa souverainetĂ© numĂ©rique en se dotant des mĂȘmes outils de surveillance que ceux quâelle reproche aux rĂ©gimes autoritaires. Elle prĂ©tend le faire avec de bonnes intentions, protĂ©ger les mineurs, lutter contre la dĂ©sinformation, sĂ©curiser les transactions. Mais une infrastructure dâidentitĂ© centralisĂ©e est, par dĂ©finition, une infrastructure qui peut ĂȘtre dĂ©tournĂ©e, piratĂ©e, ou retournĂ©e contre les citoyens quâelle prĂ©tend protĂ©ger.
Et justement : lâapplication europĂ©enne de vĂ©rification dâĂąge, prĂ©sentĂ©e en grande pompe le 15 avril 2026 par Ursula von der Leyen comme « la plus sĂ©curisĂ©e du monde », a Ă©tĂ© contournĂ©e en moins de deux minutes par un consultant en cybersĂ©curitĂ©. Paul Moore, le chercheur en question, a simplement manipulĂ© des fichiers de configuration locaux pour contourner lâauthentification biomĂ©trique.
Ce qui rend la situation particuliĂšrement prĂ©occupante, câest que cette application est conçue comme un prototype pour le futur portefeuille dâidentitĂ© numĂ©rique europĂ©en. Les failles identifiĂ©es ne concernent donc pas seulement la vĂ©rification dâĂąge, elles pointent vers les fondations dâune infrastructure censĂ©e gĂ©rer lâidentitĂ© de 500 millions dâEuropĂ©ens. La Commission europĂ©enne a maintenu que lâoutil Ă©tait « techniquement prĂȘt », tout en admettant quâil sâagissait encore dâune « version de dĂ©monstration. » Ce nâest pas rassurant. Surtout dans le contexte dâune Europe qui vient de dĂ©cider de centraliser toujours plus de donnĂ©es souveraines.
Pendant que lâEurope se bat sur les rĂ©seaux sociaux et les moteurs de recherche, une menace avance en coulisses. Ă partir de 2027, lâANSSI cessera de certifier les produits de sĂ©curitĂ© sans chiffrement rĂ©sistant aux ordinateurs quantiques. Les administrations françaises et opĂ©rateurs dâimportance vitale ont jusquâen 2030 pour nâacheter que des solutions dites quantum-safe.
La raison est un scĂ©nario qui a un nom dans les milieux de la cybersĂ©curitĂ© : « Harvest Now, Decrypt Later », rĂ©colter maintenant, dĂ©chiffrer plus tard. Des acteurs malveillants interceptent et archivent des donnĂ©es chiffrĂ©es aujourdâhui dans lâattente de les dĂ©verrouiller dĂšs quâun ordinateur quantique suffisamment puissant sera disponible. Jerry Chow, cadre chez IBM, a situĂ© cette menace au milieu des annĂ©es 2030.
Le problĂšme, câest que lâĂ©tat de prĂ©paration est dĂ©sastreux. En mars 2025, une Ă©tude conduite auprĂšs de 38 bĂ©nĂ©ficiaires avait rĂ©vĂ©lĂ© quâaucun plan de transition nâexistait et que les travaux dâanalyse des risques nâĂ©taient « ni engagĂ©s, ni planifiĂ©s, ni budgĂ©tĂ©s » dans la quasi-totalitĂ© des organisations sondĂ©es. Plus de la moitiĂ© prĂ©sentaient des pratiques vulnĂ©rables aux attaques rĂ©troactives.
LâAnssi prĂ©voit de publier fin 2026 une liste officielle des algorithmes post-quantiques approuvĂ©s pour ses certifications, incluant ML-KEM, ML-DSA, SLH-DSA et FN-DSA. Ce calendrier, plus ambitieux que celui de la Commission europĂ©enne, place la France en tĂȘte de la transition cryptographique sur le continent.
Le calendrier de lâAnssi a une implication directe pour lâĂ©cosystĂšme crypto et blockchain que personne ne mentionne encore dans le dĂ©bat public. Les blockchains gouvernementales et les registres distribuĂ©s utilisĂ©s par les Ătats membres de lâUE devront remplacer lâalgorithme ECDSA par FN-DSA ou ML-DSA dâici 2029-2030, sous lâimpulsion du rĂšglement europĂ©en sur lâidentitĂ© numĂ©rique.
Or ECDSA, Elliptic Curve Digital Signature Algorithm, câest prĂ©cisĂ©ment lâalgorithme qui sĂ©curise les signatures de transactions sur Bitcoin et Ethereum. Un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait le casser, exposant potentiellement des millions de BTC dormants sur des adresses dont la clĂ© publique est exposĂ©e on-chain. Et câest une des raisons pour laquelle dans cette guerre Ă©galement : les USA ont dĂ©jĂ investi 2 milliards de dollars, comme nous lâexpliquions dans cet article.
LâAnssi fixe 2027 comme dĂ©but de ses certifications post-quantiques, plus ambitieux que le calendrier europĂ©en. Le message aux administrations françaises est clair : la transition nâest plus optionnelle. Ce qui lâest encore, câest la question de savoir si Bitcoin et les blockchains publiques engageront leur propre migration cryptographique avant que la fenĂȘtre ne se ferme.
Au-delĂ des annonces, que nous avons scolairement listĂ©es sans trop nous permettre de commentaire, une rĂ©alitĂ© structurelle saute aux yeux. Qwant utilise encore lâindex de Bing pour ses rĂ©sultats. Mistral AI a levĂ© des fonds auprĂšs dâinvestisseurs amĂ©ricains. W tourne sur des serveurs finlandais mais utilise le protocole AT dĂ©veloppĂ© par Bluesky, lui-mĂȘme fondĂ© par Jack Dorsey. Et les 655 millions dâeuros de France 2030 seront partiellement dĂ©pensĂ©s sur des infrastructures cloud, AWS, Azure, Google Cloud, faute dâalternatives europĂ©ennes suffisamment matures.
Câest le paradoxe de la souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©enne : on proclame lâindĂ©pendance depuis des outils dont on nâest pas encore indĂ©pendant. La transition prendra du temps, et les dĂ©cisions prises aujourdâhui sur les standards, les certifications et les investissements dĂ©termineront si lâEurope sort vraiment de cette dĂ©pendance ou si elle change simplement de maĂźtre.
Pour lâĂ©cosystĂšme crypto et blockchain, cette sĂ©quence a des implications directes. Une Europe plus souveraine numĂ©riquement est une Europe plus susceptible de rĂ©guler les actifs numĂ©riques Ă ses propres conditions, comme elle le fait dĂ©jĂ avec MiCA. Et une Anssi qui impose la cryptographie post-quantique Ă toutes les administrations dâici 2027-2030 va mĂ©caniquement accĂ©lĂ©rer la question de la rĂ©sistance quantique des blockchains, une problĂ©matique que nous avons documentĂ©e dans notre article sur les briques technologiques de Bitcoin.
On pourrait finir cet article sur une note dâoptimisme prudent : lâEurope sâactive, les dĂ©cisions sâenchaĂźnent, la direction semble claire. Mais il y a une image qui rĂ©sume mieux que tout lâĂ©tat rĂ©el de la prise de conscience politique française sur ces enjeux depuis quelques semaines.
Le 12 mai 2026, Arthur Mensch, brillant cofondateur et PDG de Mistral AI, la seule pĂ©pite europĂ©enne vraiment compĂ©titive face aux gĂ©ants amĂ©ricains dans la course Ă lâIA, Ă©tait auditionnĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale dans le cadre dâune commission dâenquĂȘte sur les dĂ©pendances structurelles dans le numĂ©rique. Câest devant une salle vide quâil a pris la parole. Selon les sources prĂ©sentes, seuls deux dĂ©putĂ©s Ă©taient dans la salle au moment oĂč il a exposĂ© les enjeux de souverainetĂ© IA pour la France. Pas un reprĂ©sentant par groupe parlementaire. Une audition dâune heure et demie sur lâavenir numĂ©rique du pays, programmĂ©e Ă une heure peu propice, devant des chaises vides.
Ce que Mensch a dit mĂ©ritait pourtant dâĂȘtre entendu. Il a posĂ© un cadre radical : lâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rative nâest pas un service logiciel, pas un service web, câest une technologie de transformation Ă©nergĂ©tique.
« Nous transformons de lâĂ©lectricitĂ© en gĂ©nĂ©ration de tokens », a-t-il dit aux rares parlementaires prĂ©sents. Une infrastructure stratĂ©gique comparable Ă lâĂ©nergie, pas Ă une application mobile. Et son avertissement sur la dĂ©pendance europĂ©enne : si lâEurope nâa aucune capacitĂ© de production souveraine en IA, elle nâa rien Ă mettre dans la balance face aux Ătats-Unis ou Ă la Chine.
Deux dĂ©putĂ©s prĂ©sents. Sur 577. Pour entendre le patron de la seule IA souveraine europĂ©enne crĂ©dible parler de lâindĂ©pendance numĂ©rique de la France.

La crypto et la blockchain ne sont pas mieux loties dans les hémicycles. Ces sujets sont encore utilisés comme des mots-valises, « blockchain », « IA », « quantique », par des élus qui les mentionnent dans leurs discours sans en maßtriser les enjeux techniques.
Il y a des exceptions : Philippe Latombe, qui prĂ©side prĂ©cisĂ©ment la commission dâenquĂȘte numĂ©rique, est lâun des rares parlementaires Ă suivre ces dossiers avec une rĂ©elle profondeur. Mais ils sont une poignĂ©e.
En trĂšs peu de temps, nous avons Ă©tĂ© privĂ© des derniĂšres versions de Claude, Fable 5 et Mythos. Nous avons remplacĂ© Google par Qwant, larguĂ© Palantir pour ChapsVision, lancĂ© W pour contrer X, imposĂ© la cryptographie post-quantique dâici 2027. Bref, en trois semaines, lâEurope a envoyĂ© plus de signaux de rupture technologique quâen dix ans de discours sur la souverainetĂ© numĂ©rique.
Et pendant quâune salle presque vide Ă©coutait le patron de Mistral avertir que lâIA est devenue une infrastructure aussi stratĂ©gique que lâĂ©lectricitĂ©, lâapplication europĂ©enne de vĂ©rification dâĂąge se faisait pirater en deux minutes par un consultant depuis son bureau. Lâambition est lĂ . LâexĂ©cution, elle, court encore derriĂšre.
Lâarticle Guerre des Intelligences Artificielles : Il faut sauver la souverainetĂ© numĂ©rique du soldat Europe est apparu en premier sur Journal du Coin.
L'Iran a annoncé ce samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz. Cela pourrait avoir un impact majeur sur l'économie mondiale.
Lâarticle DĂ©troit dâOrmuz fermĂ© Ă nouveau : a quoi sâattendre sur les marchĂ©s ? est apparu en premier sur Cryptoast.
Le rĂšglement anti-blanchiment europĂ©en (AMLR) sâappliquera le 10 juillet 2027. Ce texte unifie la rĂ©glementation des flux physiques et numĂ©riques pour Ă©liminer lâanonymat financier au sein de lâUnion europĂ©enne. Lâindustrie financiĂšre anticipe cette transition, qui modifie les conditions dâaccĂšs et de conservation des actifs numĂ©riques.Â

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Ă partir du 10 juillet 2027, lâarticle 80 limitera les paiements en espĂšces rĂ©glĂ©s Ă un professionnel Ă 10 000 ⏠dans toute lâUnion europĂ©enne. Au-delĂ de ce montant, lâachat devra passer par un moyen traçable. Chaque Ătat pourra fixer un seuil plus bas.Â
Le billet de banque perd son utilitĂ© pour les achats anonymes importants. Le lĂ©gislateur duplique cette volontĂ© dâidentification sur la valeur numĂ©rique Ă travers des rĂšgles de partage de donnĂ©es dĂ©jĂ en vigueur.Â
Depuis le 30 dĂ©cembre 2024, le rĂšglement europĂ©en Transfer of Funds Regulation (TFR) oblige les plateformes crypto Ă collecter et transmettre les informations relatives Ă lâexpĂ©diteur et au bĂ©nĂ©ficiaire pour chaque transaction.Â
Pour les transferts supĂ©rieurs Ă 1 000 ⏠entre une plateforme et un wallet autonome, ces intermĂ©diaires doivent Ă©galement vĂ©rifier que lâadresse est contrĂŽlĂ©e par leur propre client.Â
Lâarticle 79 va plus loin que les simples procĂ©dures dâidentification Ă lâentrĂ©e. Ă partir de 2027, il interdira aux intermĂ©diaires de proposer des cryptomonnaies qui empĂȘchent de tracer lâorigine et la destination des fonds. Le parcours de la transaction doit rester visible.Â
Le texte épargne la détention individuelle. Conserver du Monero ou du Zcash sur un wallet personnel restera permis. Le rÚglement encadre uniquement les intermédiaires de marché.
Lâindustrie a anticipĂ© cette exclusion de lâanonymat. OKX a retirĂ© Monero et Zcash de sa cotation dĂšs le 5 janvier 2024. Binance a appliquĂ© la mĂȘme mesure pour Monero le 20 fĂ©vrier 2024, avant de forcer la conversion des soldes restants en USDC le 2 septembre 2024. Les opĂ©rateurs de marchĂ© sont sortis de ces actifs avant lâĂ©chĂ©ance lĂ©gale.
La structure de ces cryptomonnaies est incompatible avec les obligations de vigilance. Monero chiffre la source et la destination des fonds par dĂ©faut.Â
Zcash laisse le choix entre adresses transparentes et adresses masquĂ©es, ce qui pourrait conduire certaines plateformes Ă nâen garder que la part visible.
Lâapplication uniforme dâun rĂšglement conditionne son efficacitĂ©. Les pays europĂ©ens contrĂŽlaient jusquâici les acteurs crypto selon leurs propres critĂšres nationaux. Un gros exchange sâinstallait dans le pays europĂ©en le plus souple pour obtenir son agrĂ©ment et pouvait opĂ©rer partout dans lâUnion.
La nouvelle autoritĂ© europĂ©enne de lutte anti-blanchiment (AMLA) centralisera la supervision au niveau de lâUnion. Le 1er juillet 2027, elle lancera la sĂ©lection des entitĂ©s placĂ©es sous son contrĂŽle direct.Â
Les plateformes actives dans au moins 6 pays europĂ©ens deviennent Ă©ligibles Ă cette tutelle centrale. LâautoritĂ© sĂ©lectionnera jusquâĂ 40 des plus gros acteurs du secteur pour sa premiĂšre vague. Les mĂȘmes obligations sâappliqueront partout.
La mise en conformitĂ© dicte la stratĂ©gie de ces entreprises. Une plateforme qui gĂšre lâargent de millions de clients doit appliquer les procĂ©dures de contrĂŽle dâun Ă©tablissement financier.
Un intermĂ©diaire rĂ©gulĂ© applique les procĂ©dures dâidentification, signale les flux et gĂšre le risque de conformitĂ© pour protĂ©ger sa propre licence. Une plateforme dâĂ©change peut restreindre lâaccĂšs Ă un compte en cas de doute sur lâorigine des fonds afin dâĂ©viter une sanction de lâAMLA. Placer son Ă©pargne sur ces plateformes implique de leur dĂ©lĂ©guer la validation de chaque retrait.
Conserver ses propres clĂ©s privĂ©es Ă©limine cet intermĂ©diaire. La self-custody (auto-conservation) permet Ă lâinvestisseur dâinteragir directement avec la blockchain.
Le Club 25%, câest un club privĂ© de 150 investisseurs qui gĂšrent leur Ă©pargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 Ă 25 % par an, sans trading, sans volatilitĂ©, en y consacrant quelques heures par trimestre.
Comment ça marche concrÚtement :
En juillet 2027, les plateformes dâĂ©change appliqueront les standards de surveillance du secteur bancaire. Les investisseurs qui maĂźtrisent leur propre conservation aborderont cette Ă©chĂ©ance sans dĂ©pendre du calendrier de conformitĂ© dâun intermĂ©diaire.
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En refusant de racheter FTX en 2022, Binance et CZ ont laissĂ© filer un portefeuille comprenant 8 % dâAnthropic et 5 % de Cursor estimĂ© Ă plus de 100 milliards de dollars.
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Le 30 juin, les plateformes crypto qui n'ont pas obtenu d'agrément MiCA vont devoir cesser leur activité en Europe. Depuis quelques mois, les entreprises se mettent en ordre de bataille. Elles célÚbrent l'obtention du précieux sésame, ou bien organisent la cessation de leur activité. Cependant, du cÎté de Binance, aucune nouvelle. Le silence est intenable : le géant des crypto va-t-il fermer ses portes au début du mois de juillet ?
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Dublin durcit le ton. Alors que lâUnion europĂ©enne dĂ©ploie son rĂšglement MiCA dans ses Ătats membres, lâIrlande ouvre un autre front. Le gouvernement vient de publier un rapport sur les risques liĂ©s aux cryptomonnaies et prĂ©voit de muscler son arsenal contre le blanchiment dâargent et le financement du terrorisme dâici le deuxiĂšme trimestre 2027. Direction lâĂźle dâĂ©meraude pour faire le point.
Dans un rapport publiĂ© rĂ©cemment par le Department of Finance et le Department of Justice, le gouvernement irlandais pointe les risques liĂ©s aux cryptomonnaies, en particulier ceux du blanchiment dâargent et du financement du terrorisme. Le document Ă©voque des risques « trĂšs significatifs » et constate une hausse de ce type de dĂ©lits.
Les deux ministĂšres notent aussi que les cryptomonnaies servent de plus en plus « Ă corrompre des fonctionnaires » et quâelles restent particuliĂšrement attractives pour les groupes criminels. Face Ă ces constats, lâIrlande veut donc dĂ©ployer de nouvelles mesures pour rĂ©duire ces risques et resserrer son cadre lĂ©gal.

Dans son plan de mise en Ćuvre, le gouvernement irlandais prĂ©voit dâadopter des normes industrielles encadrant lâacceptation des activitĂ©s liĂ©es aux cryptos comme source de fonds. Ces rĂšgles devraient entrer en vigueur dâici le deuxiĂšme trimestre 2027 pour mieux baliser le secteur.
Lâobjectif affichĂ© est clair : empĂȘcher que les actifs numĂ©riques ne soient dĂ©tournĂ©s Ă des fins illĂ©gales sur le sol irlandais. Et Dublin nâavance pas seule sur ce terrain, puisque de nombreux Ătats planchent en parallĂšle sur des rĂ©glementations comparables.
Reste que cette volontĂ© dâencadrement, loin de freiner lâadoption, dessine surtout les contours dâun marchĂ© plus mĂ»r. Plus les rĂšgles se prĂ©cisent, plus les acteurs sĂ©rieux disposent dâun terrain de jeu lisible. Et câest sans doute la meilleure nouvelle pour un secteur qui cherche â encore et toujours â Ă casser les idĂ©es reçues.
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En un an, Nebius est passĂ© du statut de spin-off mĂ©connu de Yandex Ă celui de l'une des valeurs IA les plus recherchĂ©es du marchĂ©. Son chiffre d'affaires a Ă©tĂ© multipliĂ© par prĂšs de 8 au 1er trimestre 2026 et le titre s'apprĂȘte Ă intĂ©grer le Nasdaq-100 le 22 juin 2026. La question n'est plus de savoir si Nebius compte dans la course Ă l'infrastructure de l'IA, mais de savoir si l'action mĂ©rite encore d'ĂȘtre achetĂ©e Ă son prix actuel.
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