Actu-crypto

🔒
❌ About FreshRSS
There are new articles available, click to refresh the page.
Before yesterdayComprendre la cryptomonnaie

Pay to Script Hash (P2SH) pleinement expliqué

July 14th 2020 at 10:00

Bitcoin est un systĂšme de monnaie programmable et constitue la premiĂšre implĂ©mentation de ce qu’on appelle les smart contracts ou contrats autonomes. À chaque transaction, des scripts sont exĂ©cutĂ©s pour vĂ©rifier que les fonds dĂ©pensĂ©s remplissent les conditions voulues par l’utilisateur prĂ©cĂ©dent. De nombreuses conditions sont peuvent ĂȘtre mises en place (divulgation d’un secret, verrou temporel, multisignature), mĂȘme si le plus souvent les fonds sont simplement dĂ©pensĂ©s grĂące Ă  la signature d’un utilisateur unique.

Bitcoin repose sur un modĂšle de piĂšces (UTXO), oĂč chaque piĂšce est verrouillĂ©e par un script incomplet Ă©crit sur la chaĂźne. Lors d’une transaction, les piĂšces de bitcoin en entrĂ©e sont dĂ©verrouillĂ©es par un script complĂ©mentaire. Puis, de nouvelles piĂšces sont crĂ©Ă©es Ă  partir des anciennes grĂące Ă  de naouveaux scripts de verrouillage, ce qui perpĂ©tue le caractĂšre programmable du systĂšme.

Transaction : UTXO et scripts

Lorsque j’ai dĂ©couvert comment les transactions fonctionnaient et ce qu’elles permettaient, j’ai Ă©tĂ© fascinĂ© par l’élĂ©gance de cette solution. NĂ©anmoins, en approfondissant ma recherche, j’ai Ă©tĂ© perturbĂ© par l’existence d’une chose qui diffĂ©rait des autres, une exception : le schĂ©ma Pay to Script Hash, qu’on abrĂšge couramment en P2SH.

 

Les différents schémas : P2PK, P2PKH, P2MS et P2SH

Des scripts sont impliquĂ©s dans chaque transaction du rĂ©seau Bitcoin. Le langage de script est constituĂ© de plus d’une centaine de codes opĂ©ration, de sorte qu’un large Ă©ventail de possibilitĂ©s s’offre Ă  nous vis-Ă -vis des conditions qu’on souhaite imposer.

Cependant, dans le but d’amĂ©liorer la communication entre les diffĂ©rentes applications et de limiter le risque de perte, certains standards de scripts, ou schĂ©mas, ont Ă©mergĂ©.

 

P2PK : Pay to Public Key

Le premier schĂ©ma s’appelle Pay to Public Key (P2PK), qu’on peut traduire littĂ©ralement en français par « payer Ă  la clĂ© publique ». Il s’agit d’envoyer des fonds vers la clĂ© publique (public key) d’un utilisateur, que lui seul pourrait dĂ©penser en signant avec sa clĂ© privĂ©e. Le script de verrouillage (parfois appelĂ© scriptPubKey) permettant ce type d’envoi est :

<clé publique> CHECKSIG

Au moment de la dĂ©pense, l’utilisateur doit utiliser un script de dĂ©verrouillage (parfois appelĂ© scriptSig) contenant simplement sa signature :

<signature>

Pour l’expliquer en français, l’exĂ©cution successive de ces deux scripts permet de vĂ©rifier que la signature fournie par l’utilisateur correspond Ă  sa clĂ© publique, auquel cas elle est valide.

Si le schĂ©ma P2PK Ă©tait utilisĂ© dans les premiers jours de Bitcoin, notamment pour recevoir les gains de minage, il est aujourd’hui tombĂ© en dĂ©suĂ©tude au profit d’un schĂ©ma rival : P2PKH.

 

P2PKH : Pay to Public Key Hash

Pay to Public Key Hash (P2PKH), littĂ©ralement « payer Ă  l’empreinte de la clĂ© publique », est le deuxiĂšme type de schĂ©ma apparu dans Bitcoin dĂšs le dĂ©but, grĂące Ă  la conception de Satoshi Nakamoto. Ce schĂ©ma permet non pas de rĂ©aliser un paiement vers une clĂ© publique, mais vers l’empreinte d’une clĂ© publique, et de faire en sorte que le systĂšme de script de Bitcoin vĂ©rifie quand mĂȘme que la signature correspond Ă  la clĂ© publique lors de la dĂ©pense des fonds. L’empreinte de la clĂ© publique est alors considĂ©rĂ©e comme la donnĂ©e essentielle de l’adresse, qui dans ce cas commence toujours par un 1, comme par exemple 1DzxhUphLFq8FZPGbFgLF8Ssz3hMX9EuMp.

Le script de verrouillage ici est :

DUP HASH160 <empreinte de la clé publique> EQUALVERIFY CHECKSIG

Et le script de déverrouillage est :

<signature> <clé publique>

Pour le dire en français, l’exĂ©cution des deux scripts permet de :

  • VĂ©rifier que le passage de la clĂ© publique fournie par la fonction de hachage HASH160 (l’empreinte) est Ă©gale Ă  l’empreinte qui est spĂ©cifiĂ©e dans le script ;
  • VĂ©rifier la signature fournie correspond Ă  la clĂ© publique fournie.

L’avantage de ce schĂ©ma est qu’il permet d’avoir des adresses plus courtes (l’information Ă  encoder n’est que de 20 octets au lieu de 65 octets pour une clĂ© publique), chose pour laquelle Satoshi Nakamoto l’a implĂ©mentĂ©. De plus, en ne rĂ©vĂ©lant la clĂ© publique qu’au moment de la dĂ©pense, ce schĂ©ma accroĂźt aussi la sĂ©curitĂ© contre la menace (trĂšs hypothĂ©tique) de l’ordinateur quantique.

 

P2MS : Pay To MultiSig

Le schĂ©ma Pay To MultiSig (P2SH), littĂ©ralement « payer Ă  la multisignature », s’est popularisĂ© dĂ©but 2012. Il s’agit essentiellement d’un schĂ©ma qui permet d’exiger la signature de M personnes faisant partie d’un groupe de N participants, via le script de verrouillage :

M <clé publique 1> ... <clé publique N> N CHECKMULTISIG

Le script de déverrouillage correspondant est :

<leurre (0)> <signature 1> ... <signature M>

Pour plus d’informations sur la multisignature, je vous invite à lire mon article sur les adresses multisignatures.

C’est ce schĂ©ma, particuliĂšrement exigeant au niveau de la mise en place, qui a motivĂ© la crĂ©ation du schĂ©ma P2SH.

 

P2SH

Pay to Script Hash (P2SH), littĂ©ralement « payer Ă  l’empreinte du script ». Ce schĂ©ma reprend l’idĂ©e derriĂšre P2PKH, Ă  la seule diffĂ©rence que la donnĂ©e hachĂ©e ici n’est pas une clĂ© publique, mais le script lui-mĂȘme ! Le script en question est alors appelĂ© script de rĂšglement (redeem script) et son empreinte est la donnĂ©e constituante de l’adresse, cette derniĂšre commençant toujours par un 3 Ă  l’instar de 3DyDCGSC59yYY46dnRH7Vw1iKbV8zeW36q.

Ce type de schĂ©ma a pour avantage de permettre Ă  un utilisateur d’y inclure n’importe quel script et de pouvoir recevoir des fonds de la quasi-totalitĂ© des portefeuilles existants. Le fardeau de la construction et du dĂ©verrouillage du script revient donc au dĂ©tenteur de l’adresse, non Ă  celui qui envoie les fonds, ce qui simplifie grandement la communication.

Le script de verrouillage pour le schéma P2SH est :

HASH160 <empreinte du script de rĂšglement> EQUAL

Et le script de déverrouillage est un script de la forme :

[éléments de déverrouillage] <script de rÚglement>

En français, cela veut dire que le systĂšme de script originel de Bitcoin va vĂ©rifier que le hachage du script de rĂšglement est Ă©gal Ă  l’empreinte inscrite dans le script. Et c’est tout.

Comment ça, « c’est tout » ? Le script de rĂšglement n’est pas exĂ©cutĂ© ? N’importe qui connaissant le script pourrait dĂ©penser les bitcoins ?

Comme on va le voir, ce n’est pas le cas et le script de rĂšglement est bien exĂ©cutĂ©, bien que ce ne soit pas indiquĂ© explicitement.

 

RĂšgles et exceptions : OP_EVAL et P2SH

Dans la vie, il y a souvent une maniĂšre Ă©lĂ©gante de faire les choses, qui demande parfois plus d’efforts initiaux mais qui prĂ©serve l’ordre et la simplicitĂ©, et une maniĂšre grossiĂšre, plus facile Ă  implĂ©menter mais qui complique les choses et crĂ©e le dĂ©sordre.

Ainsi, dans le systĂšme lĂ©gislatif d’un pays, il est plus facile de crĂ©er et de faire voter de nouvelles lois execeptionnelles que de rĂ©former en profondeur le systĂšme. Cette tendance Ă  l’inflation lĂ©gislative fait qu’on se retrouve avec des pays comme la France, qui cumule 73 codes juridiques en vigueur et qui vit de 214 taxes et impĂŽts ainsi que d’une myriade de cotisations sociales.

En informatique comme en droit, l’ajout de nouvelles exceptions crĂ©e de la dette technique, rendant le systĂšme plus complexe Ă  apprĂ©hender, plus difficile Ă  maintenir et plus susceptible de ne pas fonctionner comme attendu. P2SH fait partie de ces exceptions.

 

Le code opération mort-né : OP_EVAL

L’idĂ©e d’implĂ©menter un schĂ©ma de script qui utilise l’empreinte d’un autre script comme identifiant est nĂ©e en 2011, afin de reproduire ce qui est rĂ©alisĂ© dans la schĂ©ma P2PKH. Toutefois, cette idĂ©e n’a pas Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e initialement comme P2SH, mais Ă  travers OP_EVAL, un nouveau code opĂ©ration permettant l’exĂ©cution rĂ©cursive d’un script Ă  l’intĂ©rieur d’un autre script.

L’ajout de ce code opĂ©ration, proposĂ© le 18 octobre 2011 par Gavin Andresen, devait ĂȘtre implĂ©mentĂ© comme un soft fork, via le remplacement de l’instruction nulle OP_NOP1.

Un schéma standard aurait également été ajouté. Le script de verrouillage imaginé pour ce schéma était :

DUP HASH160 <empreinte du script de rĂšglement> EQUALVERIFY EVAL

Le script de déverrouillage correspondant était :

[éléments de déverrouillage] <script de rÚglement>

Pour le dire en français, l’exĂ©cution des deux scripts cĂŽte Ă  cĂŽte aurait permis de :

  • VĂ©rifier que le hachage du script de rĂšglement soit Ă©gal Ă  l’empreinte spĂ©cifiĂ©e dans le script de verrouillage ;
  • VĂ©rifier que l’exĂ©cution du script de rĂšglement combinĂ© aux Ă©lĂ©ments de dĂ©verrouillage soit bien valide.

NĂ©anmoins cette solution n’a pas Ă©tĂ© acceptĂ©e, celle-ci ayant Ă©tĂ© jugĂ©e trop dangereuse au niveau du pouvoir de rĂ©cursion. À la place c’est un autre modĂšle, plus restrictif, qui a prĂ©valu : le schĂ©ma P2SH.

 

Comment fonctionne P2SH ?

P2SH a Ă©tĂ© proposĂ© le 3 janvier 2012 comme alternative Ă  OP_EVAL et Ă  d’autres propositions. Il a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© au protocole Bitcoin le 1er avril sous la forme d’un soft fork activĂ© par les mineurs.

L’exĂ©cution de ce type de script fonctionne exactement comme le schĂ©ma liĂ© Ă  OP_EVAL, Ă  l’exception qu’une partie du script n’est pas explicitement indiquĂ©e. D’une part, la vĂ©rification de la correspondance entre l’empreinte indiquĂ©e et le script de rĂšglement est bien rĂ©alisĂ©e par le script de verrouillage. En effet, celui-ci devient (comme on l’a vu) :

DUP HASH160 <empreinte du script de rĂšglement> EQUALVERIFY EVAL

D’autre part, l’évaluation du script de rĂšglement est effectuĂ©e implicitement grĂące Ă  une exception ajoutĂ©e au code source. DĂšs que les nƓuds du rĂ©seau reconnaissent le schĂ©ma, ils l’interprĂštent diffĂ©remment. Ainsi dans Bitcoin Core, on peut observer la condition suivante au sein de la fonction VerifyScript de l’interprĂ©teur :

// Additional validation for spend-to-script-hash transactions:
if ((flags & SCRIPT_VERIFY_P2SH) && scriptPubKey.IsPayToScriptHash())
{
    ...
}

Cette exception permet l’exĂ©cution du script de rĂšglement aprĂšs l’exĂ©cution des deux scripts (dĂ©verrouillage et verrouillage). D’oĂč le fait qu’on indique les Ă©lĂ©ments de dĂ©verrouillage avant de pousser le script de rĂšglement dans le script de dĂ©verrouillage :

[éléments de déverrouillage] <script de rÚglement>

Si cette solution est pratique, elle crĂ©e une complexitĂ© et n’est pas trĂšs Ă©lĂ©gante. Comme l’a dit Gavin Andresen dans l’explication du BIP-16 :

ReconnaĂźtre une forme « spĂ©ciale » de scriptPubKey et rĂ©aliser une validation supplĂ©mentaire quand elle est dĂ©tectĂ©e, c’est laid. Cependant, l’avis gĂ©nĂ©ral est que les alternatives sont soit encore plus laides, soit plus complexes Ă  implĂ©menter, et/ou Ă©tendent le pouvoir du langage d’expression de maniĂšre dangereuse.

L’implĂ©mentation initiale de P2SH a donc compliquĂ© les choses. Mais cela ne s’est pas arrĂȘtĂ© pas lĂ , car l’activation de SegWit en 2017 a ajoutĂ© de la complexitĂ© au modĂšle.

 

SegWit, P2SH-P2WPKH et P2SH-P2WSH

En aoĂ»t 2017, la mise Ă  niveau SegWit a Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e Ă  Bitcoin (BTC) sous la forme d’un soft fork. Celle-ci avait pour objectif de corriger la mallĂ©abilitĂ© des transactions, d’augmenter la capacitĂ© transactionnelle, d’amĂ©liorer la vĂ©rification des signatures et de faciliter les modifications futures du protocole.

Pour ce faire, SegWit implĂ©mentait un nouveau modĂšle de transaction, oĂč les signatures sont situĂ©es dans une partie sĂ©parĂ©e de la transaction appelĂ©e le tĂ©moin (d’oĂč le nom de Segregated Witness). Afin d’implĂ©menter ce changement comme un soft fork, il a Ă©tĂ© nĂ©cessaire d’introduire un moyen d’accĂ©der au nouveau type de transaction sans briser la compatibilitĂ© avec les anciennes adresses.

C’est ainsi que 4 nouveaux types d’adresse ont vu le jour : deux nouveaux types « natifs », P2WPKH (Pay to Witness Public Key Hash) et P2WSH (Pay to Witness Script Hash), incompatibles avec portefeuilles ne supportant pas SegWit ; et deux types « imbriquĂ©s » associĂ©s, P2SH-P2WPKH et P2SH-P2WSH, qui permettent la transition grĂące Ă  l’emploi de P2SH.

Pour ces deux derniers types d’adresse, le schĂ©ma utilisĂ© est P2SH avec un script de rĂšglement de la forme :

<version SegWit> <empreinte>

Dans la version 0 de SegWit (la seule qui existe pour le moment), l’empreinte est affectĂ©e Ă  une clĂ© publique ou Ă  un script selon sa longueur : si elle est de 20 octets, elle est interprĂ©tĂ©e comme une empreinte de clĂ© publique ; si elle est de 32 octets, elle est interprĂ©tĂ©e comme une empreinte de script. Cette empreinte est aussi appelĂ©e « programme ».

Ce script est anyone-can-spend puisque le script de rÚglement suffit à déverrouiller la piÚce :

<script de rĂšglement>

Comme pour P2SH, la connaissance du script de rÚglement ne suffit pourtant pas à dépenser les fonds, car une nouvelle exception est ajoutée au code de façon à ce que les éléments de déverrouillage soient transférées dans le témoin. Dans Bitcoin Core, cette exception se traduit par :

// P2SH witness program
if (flags & SCRIPT_VERIFY_WITNESS) {
    ...
}

SegWit a ainsi apportĂ© un nouveau lot de complexitĂ©, et notamment un deuxiĂšme niveau de rĂ©cursion. Dans le cas du schĂ©ma P2SH-P2WSH, on a en effet une sĂ©rie de 3 scripts imbriquĂ©s. Le premier script est le script de dĂ©verrouillage que l’on a prĂ©sentĂ© au dĂ©but de cet article :

HASH160 <empreinte du script de rĂšglement> EQUAL

Le deuxiÚme script est le script de rÚglement spécifique à P2SH :

<version SegWit> <empreinte du script SegWit>

Le troisiĂšme est le script SegWit, indiquĂ© dans le tĂ©moin avec les Ă©lĂ©ments de dĂ©verrouillage au moment de la dĂ©pense des fonds. Par exemple, il peut s’agir d’un script de multisignature comme vu prĂ©cĂ©demment :

2 <clé publique 1> <clé publique 2> 2 CHECKMULTISIG

qu’on complĂšte avec les Ă©lĂ©ments :

0 <signature 1> <signature 2>

 

Conclusion

Pay to Script Hash (P2SH) est donc une maniĂšre imparfaite mais trĂšs pratique de permettre aux utilisateurs de payer Ă  l’empreinte d’un script, c’est-Ă -dire Ă  une adresse simple qui correspond Ă  un script. La rĂ©cursion qui intervient dans l’exĂ©cution du script aurait pu ĂȘtre implĂ©mentĂ©e de maniĂšre plus Ă©lĂ©gante grĂące au code opĂ©ration OP_EVAL, mais ce dernier a Ă©tĂ© jugĂ© trop dangereux par la communautĂ© pour voir le jour.

En ajoutant une nouvelle exception au protocole pour ĂȘtre exĂ©cutĂ©, le schĂ©ma P2SH reprĂ©sente un vecteur de complexitĂ©. De plus, cette complexitĂ© est dĂ©multipliĂ©e par l’incorporation de SegWit, qui ajoute de nouvelles exceptions rigides Ă  P2SH et qui finit de dĂ©tourner complĂštement le fonctionnement originel du systĂšme de script de Bitcoin.

NĂ©anmoins, ce qui est fait est fait, et aujourd’hui ces changements commencent Ă  ĂȘtre connus dans l’écosystĂšme, et on peut donc espĂ©rer que cette complexitĂ© n’impacte pas trop les nouveaux dĂ©veloppeurs. En particulier, le schĂ©ma P2SH est rĂ©pandu dans tout l’écosystĂšme, par les protocoles associĂ©s Ă  Bitcoin tel que Bitcoin Cash, Litecoin ou Dash. Seuls les dĂ©veloppeurs de Bitcoin SV ont se sont opposĂ©s Ă  cette particularitĂ© de maniĂšre catĂ©gorique et ont choisi de dĂ©sactiver P2SH en fĂ©vrier 2020.

Ce qu’il faut retenir de tout ceci, c’est que Bitcoin, au-delĂ  de son aspect technique, est un systĂšme Ă©conomique et social. Il Ă©volue selon les exigences de ses utilisateurs, si bien qu’il est impossible de le comprendre sans apprĂ©hender les dynamiques sous-jacentes qui ont Ă©tĂ© Ă  l’Ɠuvre dans le passĂ©.

 


Sources

Gavin Andresen, BIP-11 (M-of-N Standard Transactions), 18 octobre 2011.
Gavin Andresen, BIP-12 (OP_EVAL), 18 octobre 2011.
Gavin Andresen, BIP-16 (Pay to Script Hash), 3 janvier 2012.
Mike Hearn, On consensus and forks, 12 août 2015.
Eric Lombrozo, Johnson Lau et Pieter Wuille, BIP-141 (Segregated Witness), 21 décembre 2015.

❌