Les stablecoins inquiètent sérieusement la BCE. Avec un marché de 300 milliards de dollars, leur essor menace l’EURO et la souveraineté monétaire européenne. Pourquoi et comment ces actifs numériques pourraient-ils bouleverser l’économie du vieux continent ?
L’Union européenne a du mal à trouver sa place dans l’évolution actuelle du marché des stablecoins, entre interdictions de territoire et développement poussif de son euro numérique. Pendant ce temps, le consortium bancaire Qivalis discute avec les exchanges crypto et les teneurs de marché pour assurer une liquidité suffisante à son stablecoin euro lors de son lancement.
L’euro est une puissance monétaire majeure dans l’économie traditionnelle, mais son empreinte reste mineure sur la blockchain. Avec près de 327 milliards de dollars de capitalisation pour les stablecoins USD contre 953 millions d’euros pour leurs homologues européens, l’écart est structurel.
Décryptage de cette asymétrie de marché, des conséquences de la réglementation MiCA, et cartographie des euros numériques de référence en 2026.
Cet article vous est proposé par 21M , la communauté des investisseurs cryptos à l’origine du Club 25%.
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État des lieux : pourquoi l’euro reste-t-il marginalisé sur la blockchain ?
L’analyse des données on-chain met en évidence un déséquilibre marqué : aujourd’hui, pour chaque euro symbolisé sur la blockchain, on compte environ 343 dollars.
Ce phénomène s’explique principalement par l’effet de réseau. Historiquement, le dollar (via l’USDT puis l’USDC) s’est imposé comme l’unité de compte et la monnaie de réserve native des actifs numériques. La grande majorité des paires de trading sur les plateformes d’échange (CEX) et des pools de liquidité en Finance Décentralisée (DeFi) sont libellées en dollars. Pour un acteur institutionnel ou un développeur, intégrer l’euro on-chain impliquait jusqu’à récemment de fragmenter sa liquidité.
Cette hégémonie du dollar pose cependant un problème de taille pour l’investisseur européen : le risque de change (Forex). Face à l’inflation et aux rendements limités des placements bancaires traditionnels, la recherche de performance est une nécessité pour préserver son capital.
Pour contourner ce risque de change, une part croissante d’investisseurs se tourne vers des stratégies de rendement sur stablecoins via la DeFi. Cette approche permet de viser des rendements annuels à deux chiffres en s’exposant uniquement à des actifs adossés à des monnaies fiduciaires, neutralisant ainsi la volatilité inhérente aux cryptomonnaies classiques.
L’effet MiCA : barrière à l’entrée ou tremplin institutionnel ?
L’année 2026 consacre la pleine application du règlement européen MiCA (Markets in Crypto-Assets). Concernant les stablecoins, qualifiés d’EMT (E-Money Tokens), la législation a instauré un cadre de sélection rigoureux.
Pour émettre un stablecoin euro, les exigences sont désormais strictes :
Un agrément d’établissement de monnaie électronique.
Des réserves liquides ségréguées dans des établissements bancaires de premier plan.
Des audits réguliers vérifiables par l’ESMA (l’Autorité européenne des marchés financiers).
Cette régulation produit un double effet.
D’une part, le coût et la complexité de la mise en conformité ont freiné l’émergence de nouveaux acteurs non régulés, concentrant l’offre.
D’autre part, la clarté juridique qu’offre le registre de l’ESMA rassure les capitaux institutionnels. Les grandes entreprises et les trésoreries savent désormais qu’un stablecoin euro agréé MiCA bénéficie d’un cadre légal défini, facilitant son intégration comptable et financière.
La cartographie 2026 : les stablecoins euro de référence
Pour appréhender ce marché, voici un classement des acteurs majeurs, évalués selon quatre critères objectifs : le statut réglementaire, la transparence des réserves, la liquidité globale, et l’utilité réelle (DeFi, paiements).
1. EURC (Circle) : Le leader par la liquidité (Note : 4,5/5)
Émis par la société émettrice de l’USDC, l’EURC dispose aujourd’hui de la liquidité la plus profonde du marché européen.
Statut & Transparence : Conforme à MiCA, avec des attestations mensuelles publiées sur la composition des réserves (bons du Trésor et liquidités).
Liquidité & Distribution : Déployé nativement sur Ethereum, Avalanche, Solana, et Stellar, il bénéficie de la meilleure intégration inter-chaînes.
Usages réels : Principalement utilisé dans les protocoles de prêt (lending) et pour les opérations de change (FX) on-chain.
L’EUR CoinVertible illustre l’intégration de la technologie blockchain par le secteur bancaire traditionnel.
Statut & Transparence : Émis par la filiale d’une banque systémique, son cadre légal et son White Paper offrent des garanties institutionnelles solides.
Liquidité & Distribution : Initialement restreint aux clients institutionnels via des processus KYC stricts, sa cotation s’élargit sur les plateformes d’échange, bien que sa liquidité en DeFi reste inférieure à celle de l’EURC.
Usages réels : Règlements interbancaires B2B, achat d’obligations tokenisées et gestion de trésorerie institutionnelle.
3. La « Long Tail » (EURA, stEUR, EURS…) : Les acteurs historiques et spécialisés (Note : 3/5)
Ce segment regroupe des projets historiques comme le Stasis EURO (EURS) ou des protocoles décentralisés s’adaptant à MiCA.
Si leur utilité dans des niches DeFi est avérée, leur adoption institutionnelle moindre et leur liquidité parfois fragmentée exigent une analyse de risque plus poussée de la part de l’investisseur.
Où la liquidité euro est-elle réellement déployée ?
Si le volume des euros numériques reste modeste face au dollar, ces actifs répondent à des cas d’usage précis et en croissance :
Le marché des changes (FX) on-chain : L’échange d’EURC contre des USDC via des protocoles décentralisés s’effectue quasi-instantanément et à des coûts marginaux, offrant une alternative technique aux réseaux correspondants bancaires classiques (comme SWIFT).
Le marché du crédit (Lending / Borrowing) : L’apport de liquidités en euros numériques dans des protocoles de prêts sur-collatéralisés permet de capter les taux d’intérêt du marché décentralisé, historiquement supérieurs à ceux de l’épargne réglementée.
Les paiements B2B transfrontaliers : L’utilisation de stablecoins permet un règlement immédiat des fournisseurs européens, optimisant la gestion du fonds de roulement des entreprises.
Comprendre comment la réglementation MiCA structure le marché des stablecoins est indispensable. Mais l’étape suivante consiste à utiliser cette infrastructure réglementée pour protéger et faire croître votre propre patrimoine.
Dans l’écosystème crypto, les belles paroles sont monnaie courante. C’est pour trancher avec ce bruit ambiant que nous avons structuré le Club 25% autour d’une règle absolue : la transparence.
La théorie c’est bien, la pratique (documentée) c’est mieux
Plutôt que de la théorie, nous gérons un portefeuille public de 100 000 $ exclusivement alloué en stablecoins sur la DeFi , avec un objectif de rendement de 15 à 25 % par an.
Le concept est simple : vous nous regardez opérer, et vous restez maître de vos décisions.
Zéro boîte noire : Chaque entrée, chaque sortie et chaque pondération de notre portefeuille est justifiée et documentée en temps réel.
Self-Custody stricte : Vous n’envoyez jamais vos fonds à un tiers. Vous exécutez les stratégies depuis votre propre clé Ledger. Vous êtes votre propre banquier.
Pas de trading, pas de stress : Nous fuyons la volatilité. Le but est de générer du rendement passif sur des actifs stables , en y consacrant environ une heure par mois.
Un cercle de pairs : Vous rejoignez plus de 150 investisseurs qui ont les mêmes exigences de sérieux et de sécurité que vous.
Il n’y a jamais eu autant de flux illicites en stablecoins, selon un rapport de TRM Labs. Une évolution qui reflète non pas une augmentation de l’activité illicite, mais une transformation des méthodes des utilisateurs. La Russie en particulier ferait usage des stablecoins pour esquiver les sanctions qui pèsent sur son économie.
Alors que Bitcoin et Ethereum perdaient du terrain dans les casinos Web3, les stablecoins se sont imposés comme la nouvelle monnaie. Portés par leur stabilité, leur rapidité et une adoption massive, ils redéfinissent les usages des joueurs et la structure économique des plateformes de jeu en ligne.
Pékin vient de clarifier sa position de manière radicale. La Banque populaire de Chine interdit formellement l'émission de stablecoins adossés au yuan et d'actifs tokenisés, pour les entreprises chinoises comme étrangères. Une ligne rouge désormais établie.
C’est une étape historique dans la normalisation des cryptomonnaies. Tether, le géant derrière l’USDT, vient d’injecter 100 millions de dollars dans Anchorage Digital, la seule banque crypto disposant d’une charte fédérale aux États-Unis.
Oubliez l’image du trader fou dans sa chambre. Ce deal confirme une tendance lourde : les stablecoins ne sont plus des jetons de casino, mais l’infrastructure financière de demain.
Cet article vous est proposé par 21M , la communauté des investisseurs cryptos à l’origine du Club 25%.
Les faits : Une validation institutionnelle à 4 milliards
L’annonce est tombée cette semaine. Tether International a réalisé un investissement stratégique de 100 millions de dollars dans Anchorage Digital.
Ce n’est pas un simple partenariat marketing. Anchorage est une banque dépositaire régulée par l’OCC (Office of the Comptroller of the Currency) aux États-Unis, ce qui la place sous la même supervision que les géants comme Bank of America ou Wells Fargo.
Ce qu’il faut retenir de l’accord :
Valorisation maintenue : Anchorage est valorisée à plus de 4 milliards de dollars, confirmant la solidité du secteur malgré les cycles de marché.
Objectif clair : Tether cherche à étendre son infrastructure pour servir les clients institutionnels et les grandes fortunes qui exigent une conformité réglementaire totale.
Double impact : L’accord permet aussi aux employés d’Anchorage de vendre une partie de leurs actions, signe d’une entreprise mature qui soigne son capital humain.
Paolo Ardoino, le PDG de Tether, a été limpide : cet investissement vise à soutenir « l’infrastructure critique » de l’écosystème.
Pourquoi votre banquier devrait s’inquiéter
Pour l’investisseur particulier, ce mouvement est un signal massif.
Pendant des années, l’argument principal pour ne pas toucher aux stablecoins était le risque réglementaire et le manque de transparence. Aujourd’hui, l’émetteur du stablecoin le plus liquide au monde (USDT) prend une participation majeure dans une banque américaine sous licence fédérale.
La frontière s’efface.
D’un côté, vous avez la finance traditionnelle (« TradFi ») : lente, rigide, offrant des rendements d’épargne souvent inférieurs à l’inflation réelle. De l’autre, la finance décentralisée et les stablecoins, capables de générer des rendements à deux chiffres grâce à l’efficience technologique.
En investissant dans Anchorage, Tether construit le pont définitif entre ces deux mondes. Cela signifie que le rendement de la crypto devient accessible avec la sécurité de la banque.
La question qui fâche est donc la suivante : si les géants sécurisent leurs arrières pour profiter de cette efficience, pourquoi votre épargne dort-elle encore sur des livrets à 3% ?
Ne soyez pas le dernier à comprendre
Ce deal de 100 millions de dollars nous enseigne une leçon précieuse : la « smart money » se positionne sur les infrastructures de rendement stable.
Chez 21M et au Club 25%, c’est exactement notre philosophie. Nous ne cherchons pas à deviner quelle crypto va faire « x100 » demain. C’est un jeu dangereux.
Nous utilisons les stablecoins (comme l’USDT et l’USDC) et la DeFi (Finance Décentralisée) pour aller chercher le rendement là où il se trouve, en coupant les intermédiaires bancaires qui se gavent au passage.
Les institutions comme Anchorage et Tether construisent les autoroutes. Nous, nous vous apprenons à conduire dessus pour :
Viser des rendements de 15 à 25% par an sur des actifs stables.
Ne pas subir la volatilité du marché (pas de bougies rouges le matin au réveil).
Gérer votre trésorerie en « Bon Père de Famille » 2.0.
L’ère où l’on pouvait ignorer les stablecoins est révolue. L’infrastructure est prête. La seule variable restante, c’est votre niveau de compétence pour l’utiliser, et c’est ce que nous apprenons au sein du Club 25%.
Work in progress. L’émetteur du stablecoin USDC, Circle Internet Group, a dévoilé sa feuille de route stratégique pour l’année 2026. L’entreprise prévoit de se concentrer sur le déploiement d’une infrastructuredestinée à favoriser l’intégration des actifs numériques par les entreprises et les institutions financières à grande échelle. Selon Nikhil Chandhok, directeur des produits et de la technologie chez Circle, cette transition marque le passage d’une phase expérimentale à une phase opérationnelle pour la finance native sur Internet.
Les points clés de cet article :
Circle a dévoilé sa feuille de route stratégique pour 2026, axée sur l’intégration massive des actifs numériques par les entreprises et institutions financières.
Le lancement en production de la blockchain Arc, après une phase de test réussie, constitue le pilier central de cette stratégie, promettant une finalité de transaction rapide et des fonctionnalités de confidentialité.
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Le passage d’Arc en production et l’unification des réseaux
Sur le blog de la maison, on peut lire que le pilier central de cette stratégie est le lancement en production de Arc, une blockchain de couche 1 (Layer-1) conçue spécifiquement pour les besoins institutionnels. Après une phase de test concluante ayant traité plus de 150 millions de transactions en 90 jours, Arc doit devenir le système d’exploitation économique de la plateforme.
Cette blockchain offre une finalité de transaction en moins d’une seconde et des fonctionnalités de confidentialité optionnelles, répondant aux exigences de gouvernance et de conformité des grandes institutions. Parallèlement, Circle intensifie ses efforts sur l’interopérabilité, grâce au protocole CCTP (Cross-Chain Transfer Protocol) qui facilite la circulation de l’USDC sur 30 réseaux différents.
L’objectif pour 2026 est de masquer la complexité technique pour les utilisateurs finaux via des outils comme Circle Gateway, permettant de gérer des soldes unifiés sans se soucier du réseau sous-jacent. Cette « abstraction de chaîne » est jugée essentielle pour que les institutions adoptent les paiements en stablecoins sans avoir à gérer elles-mêmes l’infrastructure technique.
Circle partage ses ambitions pour 2026 sur les réseaux sociaux – Source : Compte X
Expansion des actifs numériques et services de paiement chez Circle
Circle prévoit également d’élargir la portée de ses actifs numériques au-delà du seul USDC. Le fonds monétaire tokenisé USYC, qui affichait 1,6 milliard de dollars d’actifs sous gestion en janvier 2026, sera davantage intégré dans les flux de trésorerie et de collatéral on-chain.
L’entreprise mise aussi sur le programme xReserve, qui permet à des partenaires de lancer leurs propres stablecoins adossés au USDC, garantissant ainsi une liquidité partagée et évitant la fragmentation du marché. Le réseau de paiement Circle Payments Network (CPN) et le service StableFX constituent la couche applicative de cette stratégie.
Lancé en mai 2025, le CPN permet déjà aux institutions de connecter les rails bancaires traditionnels aux stablecoins pour des règlements quasi instantanés. En 2026, Circle prévoit de transformer ces applications en produits « prêts à l’emploi », permettant aux entreprises de bénéficier de la vitesse de l’Internet pour leurs mouvements de fonds mondiaux, tout en restant dans un cadre réglementé et sécurisé.
L’ambition de Circle pour 2026 est de transformer l’élan actuel en une infrastructure durable et gouvernable. En positionnant le USDC comme l’actif de règlement privilégié et Arc comme le socle technologique, l’entreprise entend normaliser l’usage des stablecoins au sein du système financier global. Cette évolution vers un système financier natif de l’Internet vise à rendre les mouvements de valeur aussi fluides, ouverts et rapides que l’échange d’informations.
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Les avancées réglementaires promises par l’administration Trump pour le marché des cryptomonnaies se heurtent actuellement à une opposition ferme de Coinbase sur la question des rendements appliqués aux stablecoins. Un combat au sein duquel le géant Tether vient d’affirmer son soutien aux banques, contre le lobby crypto américain.
Les banquiers faisaient semblant d’ignorer la crypto ; voilà qu’ils y plongent tout entiers, rebaptisant les stablecoins “infrastructures”. PwC jubile : le futur est déjà tokenisé.
Saga, un protocole blockchain de couche 1, a mis en pause son chainlet SagaEVM compatible Ethereum après qu'une exploitation de 7 millions de dollars ait déclenché des transferts de fonds non autorisés. L'attaque impliquait le pontage d'actifs hors du réseau et leur échange contre de l'Ether. Bien que le chainlet affecté reste hors ligne, Saga indique que le réseau au sens large continue de fonctionner normalement.
Les législateurs américains ont mis en attente un important projet de loi sur la structure du marché crypto après une forte opposition de Coinbase. De nouvelles critiques du directeur général de l'échange ont soulevé des doutes sur la possibilité que la proposition avance sans modifications. En conséquence, les membres du comité bancaire du Sénat ont retardé une séance prévue de révision tout en réévaluant les préoccupations de l'industrie et de la réglementation liées au projet.
Et si la prochaine menace pour les banques traditionnelles ne provenait pas d’une crise économique, mais d’une simple innovation dans les stablecoins ? Brian Moynihan, PDG de Bank of America, avertit que l’essor des stablecoins à rendement pourrait entraîner une fuite massive de dépôts bancaires, perturbant ainsi l’équilibre du système financier américain. Ce scénario inquiétant pour les établissements traditionnels pourrait voir leur rôle de prêteurs gravement affecté par cette nouvelle forme de concurrence numérique.
Depuis 2023, la filiale FORGE de la Société Générale se trouve à l’avant-poste de l’innovation numérique avec le lancement de son stablecoin Euro CoinVertible (EURCV). Un token qui vient d’être injecté pour la toute première fois sur le réseau mondial SWIFT.
Stablecoins sous surveillance. En Thaïlande, le secteur de Bitcoin (BTC) et descryptomonnaies reste un sujet sensible. En effet, bien que les autorités aient mis en place un cadre légal assez favorable pour les crypto-actifs, quelques déboires avec des fermes de minage illégales y avaient un peu terni l’image de cette jeune classe d’actif. Aujourd’hui, c’est la Banque centrale de Thaïlande qui a récemment annoncé sa volonté de surveiller de près l’utilisation des stablecoins dans le pays, comme l’USDT de Tether notamment.
Les points clés de cet article :
La Banque centrale de Thaïlande souhaite intensifier sa surveillance des stablecoins comme l’USDT, craignant leur usage comme « monnaie grise ».
Malgré l’autorisation assez récente de l’USDT et de l’USDC pour le trading dans le pays, la grande popularité déjà gagnée par ces derniers semble susciter des préoccupations aux banquiers centraux.
La Banque centrale de Thaïlande part en croisade contre les stablecoins
Selon une publication du média local The Nation parue ce 13 janvier 2026, la Banque de Thaïlande (BOT) a émis une mise en garde concernant l’utilisation des stablecoins dans le pays. Ce sont les stablecoins du dollar américain, comme l’USDT de Tether, qui sont ici visés.
En pratique, la banque centrale craint que ces derniers ne soient utilisés comme « monnaie grise » (grey money) , à mi-chemin entre des monnaies légales et de l’argent blanchi issu d’activités illégales. Les banquiers annoncent ainsi vouloir surveiller de près les transactions impliquant des stablecoins.
« Nous ne nous limiterons plus à la simple observation. (…) Nous allons prendre les choses en main pour jouer un rôle moteur dans la résolution des problèmes structurels. Si ces questions ne sont pas traitées, elles finiront par avoir un impact sur la stabilité macroéconomique à long terme. »
Vitai Ratanakorn, gouverneur de la Banque de Thaïlande
L’USDT et l’USDC deviennent de plus en plus populaires en Thaïlande
Selon le gouverneur Vitai Ratanakorn de la BOT : « 40% des vendeurs du stablecoin USDT sur les plateformes thaïlandaises sont des étrangers qui ne devraient pas faire de transactions en Thaïlande ».
Et depuis, ces deux stablecoins du dollar américain sont devenus très populaires sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies du pays. Le volume quotidien des transactions sur le marché thaïlandais des cryptomonnaies s’élèverait à 2,8 milliards de bahts selon la banque centrale, soit environ 89 millions de dollars.
Reste maintenant à savoir comment la Banque de Thaïlande va mettre en place cette surveillance accrue. Et surtout, quelles seront les conséquences pour les utilisateurs de stablecoins en Thaïlande. Heureusement, le pays reste par ailleurs plutôt ouvert à la cryptosphère. Ainsi, en juin 2025, les régulateurs de la SEC thaïlandaise ont approuvé une exemption de 5 ans des taxes sur les plus-values des cryptomonnaies.
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Suite au déploiement de son stablecoin natif, USD1, le projet crypto de la famille Trump, World Liberty Financial, semble bien décidé à accompagner le développement de ce secteur à l’international. Au programme : son intégration dans une « nouvelle architecture de paiement numérique » au Pakistan.
L’USD1 débarque au Pakistan. En juin 2025, le projet de plateforme DeFi World Liberty Financial (WLFI), soutenu par le président Donald Trump et sa famille, avait distribué en airdrop pour 4 millions de dollars d’USD1 à ses 85 000 investisseurs initiaux. Depuis, ce stablecoin se développe, et permet à WLFI de nouer de nouveaux partenariats. Aujourd’hui, c’est avec les autorités du Pakistan que le projet crypto des Trump vient de signer un accord.
Les points clés de cet article :
Le stablecoin USD1 devrait débarquer au Pakistan par le biais d’un partenariat stratégique signé entre World Liberty Financial et les autorités pakistanaises.
Le projet de stablecoin des Trump a connu un développement rapide, générant des revenus significatifs et explorant de nouvelles initiatives telles que la création d’une banque fiduciaire et la tokenisation d’actifs réels.
Un partenariat stratégique avec WLFI pour le Pakistan
Ce mercredi 14 janvier 2026, les représentants du ministère des Finances et de la Virtual Assets Regulatory Authority du Pakistan ont signé un protocole d’accord (MoU) avec World Liberty Financial, pour étudier l’intégration des stablecoins à l’économie du pays.
Un des objectifs serait notamment d’utiliser l’USD1, le stablecoin adossé au dollar américain du projet WLFI, pour faciliter les paiements transfrontaliers. Ce partenariat pourrait réduire les coûts et augmenter la vitesse des transactions, offrant ainsi une alternative aux systèmes bancaires traditionnels, souvent lents et coûteux.
« Aujourd’hui, World Liberty Financial a signé un protocole d’accord avec le ministère des Finances, afin d’explorer les innovations dans le domaine de la finance numérique, en particulier l’utilisation des stablecoins pour les transactions transfrontalières, ce qui témoigne de l’intérêt croissant que suscite le Pakistan à l’échelle mondiale en tant que marché clé pour les actifs numériques. »
Virtual Assets Regulatory Authority du Pakistan
Signature du MoU entre WLFI et le Pakistan. – Source : page Facebook de la Pakistan Virtual Assets Regulatory Authority (PVARA)
Stablecoin USDC1, projet de banque, tokenisation RWA : WLFI se diversifie
Ce nouveau partenariat avec le Pakistan intervient alors que WLTC Holdings LLC, une entité créée par World Liberty Financial, a déposé début janvier 2026 une demande auprès du Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC) afin de créer une banque fiduciaire d’échelle fédéraleaux États-Unis, spécialement conçue pour les opérations en dollars américains.
En octobre 2025, c’est la tokenisation RWA (la numérisation sur blockchains des actifs du monde réel) qui était annoncé comme désormais explorer par le projet WLFI des Trump.
Et avec cet accord aujourd’hui, c’est donc le stablecoin USD1 qui se trouve un nouveau débouché potentiel. Le projet World Liberty Financial avait d’ailleurs déjà engrangé 1 milliard de dollars de revenusen octobre 2025, au bout d’à peine un an d’existence. Les futures actions du projet DeFi de la famille Trump seront à surveiller de près.
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