Après plusieurs semaines marquées par une forte pression vendeuse, Cardano montre des signes de stabilisation. Les dernières données de la blockchain révèlent un retour progressif des détenteurs, tandis qu'ADA affiche un rebond notable sur les sept derniers jours. Cette reprise intervient après une période de forte incertitude, alimentée par la baisse des prix et les débats autour de l'écosystème. Même si le marché reste prudent, l'évolution récente des indicateurs montre que certains investisseurs particuliers reprennent progressivement position sur le réseau.
Dans un contexte déjà tendu pour l’immobilier tokenisé, RealT amorce une étape décisive avec la liquidation volontaire de ses structures américaines. Le projet, qui a attiré des milliers d’investisseurs à travers le monde, notamment en France, engage désormais la vente progressive de l’ensemble de son portefeuille immobilier. Cette décision intervient alors que la société fait face à des pressions juridiques, financières et opérationnelles croissantes, remettant en question la solidité de son modèle initial.
RealT a annoncé cette semaine la liquidation de ses sociétés. Des investisseurs, parfois engagés à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de dollars, racontent à Cryptoast leur désillusion, tandis qu'une action collective se met en place en France.
La SEC clarifie le cadre réglementaire de la tokenisation des titres financiers aux États-Unis. Ondo Finance est le premier à en tirer parti avec des versions tokenisées d'un ETF de BlackRock et d'actions Micron sur Ethereum.
Emmanuel Moulin, nouveau gouverneur de la Banque de France, a livré sa vision sur les cryptos lors de VivaTech ce 19 juin 2026. Stablecoins dollar, euro numérique, tokenisation : le banquier central veut « façonner l’innovation plutôt que l’absorber » et alerte sur les risques de souveraineté monétaire pour l’Europe.
Le Depository Trust & Clearing Corporation (DTCC) a officialisé le calendrier de son service de tokenisation. Les premiers trades limités sont prévus dès juillet 2026, avec un lancement complet en octobre 2026. C’est donc une entrée concrète des plus grandes infrastructures financières américaines dans l’ère de la tokenisation des actifs du monde réel.
Les points clés de cet article :
Le DTCC a officialisé un calendrier pour son service de tokenisation, avec un lancement complet prévu en octobre 2026.
Cette initiative marque une étape historique pour la finance traditionnelle en intégrant la tokenisation d’actifs via blockchain.
Le DTC passe à l’ère de la tokenisation
Commençons par le commencement. Le DTCC, c’est le dépositaire central américain. Il conserve plus de 114 000 milliards de dollars de titres (actions, obligations, Treasuries…) et gère le règlement-livraison de la quasi-totalité des transactions sur les marchés US. Un acteur discret, mais indispensable de la finance mondiale.
Le DTCC a obtenu en décembre 2025 une lettre de non-action de la SEC lui permettant de proposer ce service pendant trois ans.
Le périmètre reste volontairement ciblé sur des actifs très liquides :
Les constituants du Russell 1000
Les ETF suivant les principaux indices américains
Les Treasury bills, notes et bonds
Ces actifs tokenisés conserveront les mêmes droits économiques et protections légales que dans le système traditionnel. Il ne s’agit pas de créer de nouveaux produits, mais de permettre l’enregistrement et le transfert de droits existants sur blockchain.
Un calendrier qui accélère l’adoption institutionnelle
Selon l’annonce officielle du DTCC du 4 mai 2026 :
Juillet 2026 : premiers trades limités en production
Octobre 2026 : déploiement complet du service
Plus de 50 institutions participent déjà au groupe de travail, parmi lesquelles BlackRock, JPMorgan, Goldman Sachs, State Street, Circle, Ondo Finance et Kraken.
Le DTCC a par ailleurs annoncé fin mai 2026 son intention de connecter son service de tokenisation à la blockchain Stellar. Les actifs tokenisés y seront disponibles en première moitié 2027. Il s’agit d’une étape dans la stratégie multi-chain du dépositaire, Stellar devenant la deuxième blockchain publique supportée après Canton. Le lancement principal du service reste quant à lui prévu pour octobre 2026.
Une infrastructure on-chain reconnue
Cette initiative va bien au-delà d’une simple expérimentation. En permettant la tokenisation d’actifs conservés par le dépositaire central américain, le DTCC crée les conditions d’une infrastructure on-chain reconnue par les acteurs traditionnels.
Les bénéfices attendus incluent :
Des règlements potentiellement 24/7
Une réduction des frictions et des coûts post-trade
Une meilleure transparence
De nouvelles possibilités d’usage (collateral, fractionalisation, etc.)
Pour l’écosystème DeFi, l’enjeu est stratégique : ces actifs tokenisés de haute qualité pourraient, à terme, servir de collatéral dans les protocoles de prêt et de dérivés décentralisés.
Un déploiement encadré par la SEC
Gardons en tête toutefois que la lettre de non-action de la SEC encadre strictement le projet :
Participation volontaire des Participants DTC
Durée limitée à trois ans
Le DTC conserve un pouvoir d’override pour gérer les incidents
Les tokens n’ont pas de valeur de collatéral dans les systèmes centraux pendant la phase pilote
Il s’agit donc d’un pilote contrôlé, et non d’une tokenisation généralisée de tous les marchés américains.
En fixant des dates précises de lancement, le DTCC transforme la tokenisation des RWA en réalité opérationnelle portée par l’infrastructure même de Wall Street. Ce n’est plus une promesse venue de l’écosystème crypto, mais une évolution initiée par les acteurs centraux de la finance traditionnelle. Les prochains mois permettront de mesurer l’ampleur réelle de l’adoption et la capacité des protocoles DeFi à s’interfacer avec ces nouveaux actifs.
Grayscale voit Aave sous-évalué et lui promet 175 dollars. Les banquiers de Wall Street s'agitent déjà beaucoup, mais le protocole DeFi reste sur ses gardes après le choc de KelpDAO.
$SPCX on-chain. Le 16 juin, le volume spot sur 24 heuresdes actions tokenisées sur Solanaa atteint un nouveau record absolu de 187,9 millions de dollars. Cette explosion d’activité, largement portée par le token $SPCX (SpaceX), témoigne de l’engouement croissant des investisseurs pour les actifs tokenisés (RWA) et confirme le rôle de plus en plus central de Solana dans le pont entre les marchés traditionnels et la blockchain.
Points clés
Backpack (via Sunrise DeFi) a largement dominé ce record avec le token $SPCX (SpaceX), qui a généré plus de 105 millions de dollars de volume, soit plus de la moitié du total
L’action SpaceX domine très largement le classement des actions tokenisées
Backpack a lancé son service d’actions tokenisées en juin 2026, en parallèle de l’IPO de SpaceX sur le Nasdaq
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Solana : nouveau record pour les actions tokenisées
Lorsque Backpack a ouvert son service d’actions tokenisées sur Solana le 12 juin dernier juin, le succès a été immédiat. Dès les premiers jours, et particulièrement le 16 juin, la plateforme a inscrit un nouveau record avec 187,9 millions de dollars échangés en 24 heures sur l’ensemble des actions tokenisées du réseau.
Dans le détail, $SPCX (SpaceX tokenisé par Backpack et Sunrise) domine largement avec plus de 105 millions de dollars de volume sur 24 heures. Ces tokens sont adossés 1:1 à des actions réelles détenues en custody, avec possibilité de rachat/rédemption vers des actions traditionnelles via le broker réguléBackpack Securities.
Cette dynamique s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : l’engouement autour de l’IPO SpaceX, le trading 24/7 offert par la DeFi sur Solana, et la conformité réelle du produit.
À la faveur de l’IPO de SpaceX, le volume des actions tokenisées sur Solana a explosé ces dernières heures – Source : Compte X
Backpack, acteur majeur des actions tokenisées
Backpack est une plateforme qui combine wallet, exchange et services DeFi. Elle a greffé en juin 2026 une offre d’actions tokenisées en partenariat avec Sunrise, permettant de passer facilement entre actifs traditionnels et on-chain.
Le service connaît une forte croissance d’activité depuis ce lancement. Elle s’impose comme l’un des leaders sur le segment spécifique des actions tokenisées sur Solana, même si Jito et Marinade Finance restent en tête sur d’autres métriques DeFi comme la TVL (Total Value Locked) dans le liquid staking.
Cette croissance s’inscrit dans une activité on-chain soutenue sur Solana, qui continue de démontrer sa capacité à supporter des volumes élevés grâce à sa haute performance. Avec ce record historique, Backpack et Solana renforcentleur position de pionniers dans la tokenisation d’action, secteur qui pourrait avoir un fort potentiel dans les années à venir.
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Pendant que le marché crypto traverse une phase de ralentissement, un segment continue d'enchaîner les records dans une relative discrétion. Selon Binance Research, les actifs du monde réel tokenisés (RWA) ont bondi de près de 600 %, portés par l'explosion des actions tokenisées, de l'or numérique et de l'immobilier sur blockchain. Longtemps présentée comme une promesse technologique, la tokenisation attire désormais les investisseurs institutionnels et les grandes banques, au point de s'imposer comme l'un des chantiers les plus stratégiques de la finance mondiale.
Le projet Agorá de la BRI vient de franchir une étape décisive. Après des mois de simulations, ses membres passent aux transactions en valeur réelle pour tester la tokenisation des réserves des banques centrales et des dépôts bancaires commerciaux. Sept banques centrales et plus de 40 institutions financières privées participent à l'initiative.
La tokenisation des RWA : une croissance rapide, une intégration DeFi encore limitée. Les actifs du monde réel migrent en masse sur la blockchain, mais leur utilisation effective dans la finance décentralisée reste pour l’instant marginale. À ce jour, seuls environ 10 % des RWA tokenisés circulent réellement dans les protocoles DeFi permissionless.
Les points clés de cet article :
Les actifs du monde réel ont migré en masse sur la blockchain, mais leur intégration à la finance décentralisée reste marginale et préoccupante.
Seulement 10 % des Real World Assets tokenisés sont utilisés dans les protocoles DeFi, révélant un écart inquiétant entre potentiel et usage réel.
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La tokenisation des Real World Assets (RWA), ces actifs traditionnels que sont par exemple l’or, l’immobilier ou les bons du Trésor portés on-chain, vise à faire bénéficier la finance traditionnelle des atouts de la blockchain : transparence, immutabilité, programmabilité. Sur le papier, le potentiel est considérable. Dans les faits, l’écart entre la promesse et l’usage réel est béant.
Comme le pointe l’analyste Tanaka dans une publication récente, seuls 10 % des RWA tokenisés sont effectivement utilisés dans la DeFi. Les chiffres sont parlants.
Sur plus de 7 milliards de dollars d’or et de matières premières tokenisés, une faible partie circule activement dans la DeFi. Le constat est similaire pour les bons du Trésor : sur environ 13 à 15 milliards de dollars d’obligations souveraines portées on-chain, seule une minorité sert réellement de collatéral ou de liquidité dans les protocoles décentralisés.
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Comment expliquer ce décalage ? La réponse tient en quelques mots : les RWA, dans leur forme actuelle, ne sont tout simplement pas conçus pour la DeFi.
D’abord, la plupart des produits financiers tokenisés évoluent sous un régime de restrictions réglementaires strictes. Les transferts sont fréquemment limités à des whitelists d’adresses autorisées, et les détenteurs doivent valider un processus de KYC (Know Your Customer, vérification d’identité) pour acheter ou céder ces actifs. Autant de barrières incompatibles avec la logique permissionless qui fait l’ADN de la finance décentralisée.
Ensuite viennent les restrictions de transfert proprement dites. Certains produits ne peuvent circuler qu’entre investisseurs qualifiés, ce qui exclut de facto la majorité des utilisateurs DeFi et bloque toute composabilité avec les protocoles existants.
Enfin, plusieurs produits sont assortis de fenêtres de rachat : les détenteurs ne peuvent récupérer la contrepartie de leur actif qu’à des périodes précises. Une contrainte qui assèche la liquidité et rend ces tokens inadaptés aux pools de prêt ou aux stratégies de yield qui exigent une disponibilité permanente.
Des solutions émergent pour combler le fossé
Face à ces blocages, plusieurs acteurs cherchent à concevoir des RWA pensés dès l’origine pour la DeFi. Des protocoles comme Ondo Finance et Maple Finance développent des produits financiers tokenisés affranchis d’une partie de ces contraintes : transferts plus libres, absence de fenêtres de rachat, intégration native aux standards DeFi.
L’objectif est clair : produire des RWA exploitables comme collatéral, en lending ou dans des stratégies plus complexes, sans les frictions des produits hérités de la finance traditionnelle.
De son côté, la plateforme de prêts décentralisée Aave a récemment annoncé le lancement d’un marché dédié aux RWA. Un signal fort : si les plus gros protocoles DeFi commencent à bâtir une infrastructure spécifique pour ces actifs, la convergence entre finance tokenisée et finance décentralisée pourrait enfin sortir de l’ornière statistique des 10 %.
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La gouverneure adjointe de la banque centrale d’Italie a évoqué la tokénisation progressive de l’économie. Elle envisage une Europe où les virements SEPA seraient traités sur la blockchain.
Le 9 avril 2026, une page s'est tournée dans l'histoire de la Bourse. ST GROUP, PME française spécialisée dans les matériaux composites pour l'aéronautique et la défense, est devenue la première entreprise au monde à entrer en Bourse via des actions tokenisées sur une place boursière d'un genre totalement nouveau : Lise. Découvrez comment participer à cette IPO ouverte à tous et l'avantage fiscal associé.
CC, LINK, AVAX, ETH, SOL : le quinté gagnant ? La tokenisation RWA des actifs du monde réel (Real World Assets) consiste à numériser sur les réseaux blockchains des actions, des obligations, de l’immobilier, ou tout autre actif traditionnel. Cela permet de faciliter leur transfert, leur stockage et leur échange. Selon de nombreux experts, ces actifs tokenisés vont révolutionner le monde de la financeen rendant les marchés plus accessibles, plus liquides et plus transparents. Et pour Grayscale, certaines cryptomonnaies bénéficieront largement de ce mouvement.
Les points clés de cet article :
La tokenisation RWA permet de numériser des actifs du monde réel sur blockchains, promettant de révolutionner la finance.
Grayscale a notamment désigné 5 projets comme grands gagnants potentiels de cette transformation.
Les gagnants de la première phase de la tokenisation RWA : Canton Network et Chainlink
C’est lors de la conférence EthCC[9] qui se tient actuellement à Cannes que Zach Pandl, le responsable de la recherche chez Grayscale Investments, a partagé sa vision sur l’avenir de la tokenisation RWA et sur les projets cryptos qui pourraient en bénéficier.
Cette tokenisation de la finance en est encore dans ses débuts. Même si la valeur totale des actifs tokenisés a désormais dépassé les 50 milliards de dollars, cela ne représente qu’une infime partie des marchés financiers mondiaux. Selon notre expert de Grayscale, la tokenisation se déroulera en plusieurs phases, avec différents types de réseaux et de modèles qui capteront la valeur à chaque étape.
Dans la première phase, les projets qui ressemblent le plus à la finance traditionnelle pourraient être les premiers gagnants. Il s’agit de systèmes centrés sur les institutions, qui résolvent des problèmes pratiques comme la confidentialité, l’identité et le contrôle. ZachPandl cite ainsi le Canton Network (CC), soutenu par des géants de Wall Street comme DRW, TradeWeb, Goldman Sachs et Nasdaq, comme un potentiel gagnant de cette première phase de la tokenisation. Mais Chainlink (LINK) devrait gagner aussi dans toutes ces phases, et donc notamment dès le début.
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Les gagnants des phases suivantes : les blockchains de smart contracts (AVAX, ETH, SOL) et… encore Chainlink !
Le projet Chainlink et ses oraclesdécentralisés partent en effet dans les grands favoris de Grayscale pour la tokenisation RWA, car c’est un choix gagnant « picks-and-shovels » (en référence aux vendeurs de pioches et de pelles lors de la Ruée vers l’or). Car le rôle du réseau d’oracles LINK est central pour rendre la tokenisation réelle, en fournissant : l’interopérabilité cross-chain, la preuve de réserve, l’automatisation et les données off-chain nécessaires pour connecter les actifs traditionnels aux réseaux blockchains.
Plus spécifiquement en 2ème phase de la tokenisation RWA, Zach Pandl envisage d’abord des modèles hybrides où coexisteront des blockchains détenues par des institutions (comme CC) avec des réseaux interconnectés et capables de communiquer entre eux, comme Avalanche (AVAX), qui propose des sous-réseaux (subnets) souverains et détenus par des entreprises, mais connectés à un réseau principal blockchain décentralisée L1 (layer 1).
Et enfin, en 3ème phase, l’expert de Grayscale considère les grandes plateformes de de smart contracts, comme Ethereum (ETH) et Solana (SOL) comme un pari plus ambitieux mais plus lent. Car Zach Pandl pense que les marchés évolueront vers une « finance décentralisée mondiale » à plus long terme.
Grayscale identifie au moins 5 projets gagnants de la tokenisation RWA. – Source : chaîne YouTube de l’EthCC
Selon le responsable de la recherche chez Grayscale, la tokenisation est en tout cas une tendance inévitable qui transformera les marchés financiers. Car le gain d’efficience en rapidité, coût et disponibilité – et donc globalement en liquidité – est trop important pour ne pas être massivement adopté. Les investisseurs devraient donc se préparer à cette révolution en misant sur les projets qui faciliteront cette transition. Que ce soit des réseaux permissionnés comme Canton, des blockchains modulaires comme Avalanche, des services interopérables comme Chainlink, ou les grandes plateformes de smart contracts comme Ethereum et Solana, il y a de nombreuses opportunités à saisir dans cet écosystème en pleine croissance.
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Le principe de tokenisation s’impose désormais comme l’un des principaux points de rencontre entre la finance traditionnelle et le secteur des cryptomonnaies. Une capacité à transformer les actifs du monde réel (RWA) en tokens sur la blockchain qui vient de motiver Tezos à lancer l’application « Metals », tout spécialement dédiée aux métaux rares.
Face au développement accéléré de la tokenisation au sein de la finance traditionnelle, le World Gold Council vient de publier un white paper au sujet de l’or numérique et de ses perspectives, en explorant notamment le concept de « Gold as a Service ». Qu’est-ce que cela implique ?
L’or se tokenise sur blockchain. Depuis leur lancement vers fin 2019/début 2020, les deux principaux stablecoins adossés à de l’or physique ont connu une croissance continue. En effet, le Pax Gold (PAXG) et le Tether Gold (XAUT) ont désormais une valorisation combinée de près de 5 milliards de dollars. Et cette fois, c’est au tour du World Gold Council (WGC) de s’intéresser de très près à la tokenisation de l’or.
Les points clés de cet article :
Le World Gold Council a annoncé son projet de se lancer dans la tokenisation de l’or avec une plateforme nommée « Gold as a Service ».
Cette initiative vise à transformer le marché de l’or en exploitant une infrastructure partagée pour renforcer la confiance et l’efficacité des échanges de stablecoins adossés à de l’or.
Le World Gold Council veut faciliter la tokenisation et les échanges des stablecoins de l’or
Fondé en 1987, le World Gold Council est une association commerciale formée et financée par les principales sociétés minières d’or du monde. Et ce 19 mars 2026, l’organisation a dévoilé son projet de se lancer lui aussi dans la tokenisation du métal doré.
Dans son annonce, le WGC présente un White paper (livre blanc) co-écrit avec le Boston Consulting Group (BCG), intitulé : « L’or numérique : plaidoyer en faveur d’une infrastructure partagée ». L’organisation a ainsi présenté son concept de « Gold as a Service », une plateforme conçue pour permettre aux entreprises créant des tokens (jetons numériques) adossés à de l’or d’accéder à unréseau partagé pour la gestion des réserves physiques.
« Les services financiers connaissent actuellement une transformation numérique rapide et généralisée, et l’or doit lui aussi évoluer pour conserver son rôle au sein du système financier mondial. Le programme « Gold as a Service » constitue la dernière étape du programme d’innovation numérique du World Gold Council, conçu pour renforcer la confiance, la transparence et l’efficacité du marché. Une infrastructure partagée peut contribuer à rendre l’or plus accessible, plus facile à négocier et pleinement intégré aux systèmes financiers modernes, garantissant ainsi qu’il restera aussi pertinent demain qu’il l’a été pendant des millénaires. »
David Tait, CEO du World Gold Council
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« Gold as a Service » : une plateforme pour mettre en commun la gestion des réserves physiques d’or tokenisé
L’infrastructure de marché proposée par « Gold as a Service » vise à réduire la complexité opérationnelle des stablecoins basés sur de l’or physique. Elle souhaite ainsi « améliorer l’accès et garantir une plus grande cohérence entre les différents produits numériques liés à l’or ».
L’or étant une matière première tangible qui doit être stockée et sécurisée, cette structure commune permettrait d’optimiser les coûts de garde tout en assurant une certaine standardisation des stablecoins de l’or.
« La question n’est plus de savoir si l’or deviendra numérique, mais comment il peut s’intégrer aux systèmes financiers modernes sans compromettre son intégrité physique. En collaboration avec le World Gold Council, nous avons examiné ce qu’il fallait pour mettre en place des infrastructures fiables pour l’or numérique, à l’échelle du marché. »
Matthias Tauber, directeur général et associé principal chez Boston Consulting Group
Alors que les ETF Bitcoin et de l’or se faisaient déjà concurrence, la compétition entre les deux réserves de valeurs pourrait bientôt s’intensifier aussi on-chain avec la tokenisation du métal précieux, possiblement exponentielle via des initiatives comme le Gold as a Service du World Gold Council. C’est en tout cas un des aspects de la tokenisation RWA des actifs du monde réel (Real World Assets) à surveiller de près.
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