Le projet Agorá de la BRI vient de franchir une étape décisive. Après des mois de simulations, ses membres passent aux transactions en valeur réelle pour tester la tokenisation des réserves des banques centrales et des dépôts bancaires commerciaux. Sept banques centrales et plus de 40 institutions financières privées participent à l'initiative.
La tokenisation des RWA : une croissance rapide, une intégration DeFi encore limitée. Les actifs du monde réel migrent en masse sur la blockchain, mais leur utilisation effective dans la finance décentralisée reste pour l’instant marginale. À ce jour, seuls environ 10 % des RWA tokenisés circulent réellement dans les protocoles DeFi permissionless.
Les points clés de cet article :
Les actifs du monde réel ont migré en masse sur la blockchain, mais leur intégration à la finance décentralisée reste marginale et préoccupante.
Seulement 10 % des Real World Assets tokenisés sont utilisés dans les protocoles DeFi, révélant un écart inquiétant entre potentiel et usage réel.
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La tokenisation des Real World Assets (RWA), ces actifs traditionnels que sont par exemple l’or, l’immobilier ou les bons du Trésor portés on-chain, vise à faire bénéficier la finance traditionnelle des atouts de la blockchain : transparence, immutabilité, programmabilité. Sur le papier, le potentiel est considérable. Dans les faits, l’écart entre la promesse et l’usage réel est béant.
Comme le pointe l’analyste Tanaka dans une publication récente, seuls 10 % des RWA tokenisés sont effectivement utilisés dans la DeFi. Les chiffres sont parlants.
Sur plus de 7 milliards de dollars d’or et de matières premières tokenisés, une faible partie circule activement dans la DeFi. Le constat est similaire pour les bons du Trésor : sur environ 13 à 15 milliards de dollars d’obligations souveraines portées on-chain, seule une minorité sert réellement de collatéral ou de liquidité dans les protocoles décentralisés.
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Comment expliquer ce décalage ? La réponse tient en quelques mots : les RWA, dans leur forme actuelle, ne sont tout simplement pas conçus pour la DeFi.
D’abord, la plupart des produits financiers tokenisés évoluent sous un régime de restrictions réglementaires strictes. Les transferts sont fréquemment limités à des whitelists d’adresses autorisées, et les détenteurs doivent valider un processus de KYC (Know Your Customer, vérification d’identité) pour acheter ou céder ces actifs. Autant de barrières incompatibles avec la logique permissionless qui fait l’ADN de la finance décentralisée.
Ensuite viennent les restrictions de transfert proprement dites. Certains produits ne peuvent circuler qu’entre investisseurs qualifiés, ce qui exclut de facto la majorité des utilisateurs DeFi et bloque toute composabilité avec les protocoles existants.
Enfin, plusieurs produits sont assortis de fenêtres de rachat : les détenteurs ne peuvent récupérer la contrepartie de leur actif qu’à des périodes précises. Une contrainte qui assèche la liquidité et rend ces tokens inadaptés aux pools de prêt ou aux stratégies de yield qui exigent une disponibilité permanente.
Des solutions émergent pour combler le fossé
Face à ces blocages, plusieurs acteurs cherchent à concevoir des RWA pensés dès l’origine pour la DeFi. Des protocoles comme Ondo Finance et Maple Finance développent des produits financiers tokenisés affranchis d’une partie de ces contraintes : transferts plus libres, absence de fenêtres de rachat, intégration native aux standards DeFi.
L’objectif est clair : produire des RWA exploitables comme collatéral, en lending ou dans des stratégies plus complexes, sans les frictions des produits hérités de la finance traditionnelle.
De son côté, la plateforme de prêts décentralisée Aave a récemment annoncé le lancement d’un marché dédié aux RWA. Un signal fort : si les plus gros protocoles DeFi commencent à bâtir une infrastructure spécifique pour ces actifs, la convergence entre finance tokenisée et finance décentralisée pourrait enfin sortir de l’ornière statistique des 10 %.
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La gouverneure adjointe de la banque centrale d’Italie a évoqué la tokénisation progressive de l’économie. Elle envisage une Europe où les virements SEPA seraient traités sur la blockchain.
Le 9 avril 2026, une page s'est tournée dans l'histoire de la Bourse. ST GROUP, PME française spécialisée dans les matériaux composites pour l'aéronautique et la défense, est devenue la première entreprise au monde à entrer en Bourse via des actions tokenisées sur une place boursière d'un genre totalement nouveau : Lise. Découvrez comment participer à cette IPO ouverte à tous et l'avantage fiscal associé.
CC, LINK, AVAX, ETH, SOL : le quinté gagnant ? La tokenisation RWA des actifs du monde réel (Real World Assets) consiste à numériser sur les réseaux blockchains des actions, des obligations, de l’immobilier, ou tout autre actif traditionnel. Cela permet de faciliter leur transfert, leur stockage et leur échange. Selon de nombreux experts, ces actifs tokenisés vont révolutionner le monde de la financeen rendant les marchés plus accessibles, plus liquides et plus transparents. Et pour Grayscale, certaines cryptomonnaies bénéficieront largement de ce mouvement.
Les points clés de cet article :
La tokenisation RWA permet de numériser des actifs du monde réel sur blockchains, promettant de révolutionner la finance.
Grayscale a notamment désigné 5 projets comme grands gagnants potentiels de cette transformation.
Les gagnants de la première phase de la tokenisation RWA : Canton Network et Chainlink
C’est lors de la conférence EthCC[9] qui se tient actuellement à Cannes que Zach Pandl, le responsable de la recherche chez Grayscale Investments, a partagé sa vision sur l’avenir de la tokenisation RWA et sur les projets cryptos qui pourraient en bénéficier.
Cette tokenisation de la finance en est encore dans ses débuts. Même si la valeur totale des actifs tokenisés a désormais dépassé les 50 milliards de dollars, cela ne représente qu’une infime partie des marchés financiers mondiaux. Selon notre expert de Grayscale, la tokenisation se déroulera en plusieurs phases, avec différents types de réseaux et de modèles qui capteront la valeur à chaque étape.
Dans la première phase, les projets qui ressemblent le plus à la finance traditionnelle pourraient être les premiers gagnants. Il s’agit de systèmes centrés sur les institutions, qui résolvent des problèmes pratiques comme la confidentialité, l’identité et le contrôle. ZachPandl cite ainsi le Canton Network (CC), soutenu par des géants de Wall Street comme DRW, TradeWeb, Goldman Sachs et Nasdaq, comme un potentiel gagnant de cette première phase de la tokenisation. Mais Chainlink (LINK) devrait gagner aussi dans toutes ces phases, et donc notamment dès le début.
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Les gagnants des phases suivantes : les blockchains de smart contracts (AVAX, ETH, SOL) et… encore Chainlink !
Le projet Chainlink et ses oraclesdécentralisés partent en effet dans les grands favoris de Grayscale pour la tokenisation RWA, car c’est un choix gagnant « picks-and-shovels » (en référence aux vendeurs de pioches et de pelles lors de la Ruée vers l’or). Car le rôle du réseau d’oracles LINK est central pour rendre la tokenisation réelle, en fournissant : l’interopérabilité cross-chain, la preuve de réserve, l’automatisation et les données off-chain nécessaires pour connecter les actifs traditionnels aux réseaux blockchains.
Plus spécifiquement en 2ème phase de la tokenisation RWA, Zach Pandl envisage d’abord des modèles hybrides où coexisteront des blockchains détenues par des institutions (comme CC) avec des réseaux interconnectés et capables de communiquer entre eux, comme Avalanche (AVAX), qui propose des sous-réseaux (subnets) souverains et détenus par des entreprises, mais connectés à un réseau principal blockchain décentralisée L1 (layer 1).
Et enfin, en 3ème phase, l’expert de Grayscale considère les grandes plateformes de de smart contracts, comme Ethereum (ETH) et Solana (SOL) comme un pari plus ambitieux mais plus lent. Car Zach Pandl pense que les marchés évolueront vers une « finance décentralisée mondiale » à plus long terme.
Grayscale identifie au moins 5 projets gagnants de la tokenisation RWA. – Source : chaîne YouTube de l’EthCC
Selon le responsable de la recherche chez Grayscale, la tokenisation est en tout cas une tendance inévitable qui transformera les marchés financiers. Car le gain d’efficience en rapidité, coût et disponibilité – et donc globalement en liquidité – est trop important pour ne pas être massivement adopté. Les investisseurs devraient donc se préparer à cette révolution en misant sur les projets qui faciliteront cette transition. Que ce soit des réseaux permissionnés comme Canton, des blockchains modulaires comme Avalanche, des services interopérables comme Chainlink, ou les grandes plateformes de smart contracts comme Ethereum et Solana, il y a de nombreuses opportunités à saisir dans cet écosystème en pleine croissance.
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Le principe de tokenisation s’impose désormais comme l’un des principaux points de rencontre entre la finance traditionnelle et le secteur des cryptomonnaies. Une capacité à transformer les actifs du monde réel (RWA) en tokens sur la blockchain qui vient de motiver Tezos à lancer l’application « Metals », tout spécialement dédiée aux métaux rares.
Face au développement accéléré de la tokenisation au sein de la finance traditionnelle, le World Gold Council vient de publier un white paper au sujet de l’or numérique et de ses perspectives, en explorant notamment le concept de « Gold as a Service ». Qu’est-ce que cela implique ?
L’or se tokenise sur blockchain. Depuis leur lancement vers fin 2019/début 2020, les deux principaux stablecoins adossés à de l’or physique ont connu une croissance continue. En effet, le Pax Gold (PAXG) et le Tether Gold (XAUT) ont désormais une valorisation combinée de près de 5 milliards de dollars. Et cette fois, c’est au tour du World Gold Council (WGC) de s’intéresser de très près à la tokenisation de l’or.
Les points clés de cet article :
Le World Gold Council a annoncé son projet de se lancer dans la tokenisation de l’or avec une plateforme nommée « Gold as a Service ».
Cette initiative vise à transformer le marché de l’or en exploitant une infrastructure partagée pour renforcer la confiance et l’efficacité des échanges de stablecoins adossés à de l’or.
Le World Gold Council veut faciliter la tokenisation et les échanges des stablecoins de l’or
Fondé en 1987, le World Gold Council est une association commerciale formée et financée par les principales sociétés minières d’or du monde. Et ce 19 mars 2026, l’organisation a dévoilé son projet de se lancer lui aussi dans la tokenisation du métal doré.
Dans son annonce, le WGC présente un White paper (livre blanc) co-écrit avec le Boston Consulting Group (BCG), intitulé : « L’or numérique : plaidoyer en faveur d’une infrastructure partagée ». L’organisation a ainsi présenté son concept de « Gold as a Service », une plateforme conçue pour permettre aux entreprises créant des tokens (jetons numériques) adossés à de l’or d’accéder à unréseau partagé pour la gestion des réserves physiques.
« Les services financiers connaissent actuellement une transformation numérique rapide et généralisée, et l’or doit lui aussi évoluer pour conserver son rôle au sein du système financier mondial. Le programme « Gold as a Service » constitue la dernière étape du programme d’innovation numérique du World Gold Council, conçu pour renforcer la confiance, la transparence et l’efficacité du marché. Une infrastructure partagée peut contribuer à rendre l’or plus accessible, plus facile à négocier et pleinement intégré aux systèmes financiers modernes, garantissant ainsi qu’il restera aussi pertinent demain qu’il l’a été pendant des millénaires. »
David Tait, CEO du World Gold Council
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« Gold as a Service » : une plateforme pour mettre en commun la gestion des réserves physiques d’or tokenisé
L’infrastructure de marché proposée par « Gold as a Service » vise à réduire la complexité opérationnelle des stablecoins basés sur de l’or physique. Elle souhaite ainsi « améliorer l’accès et garantir une plus grande cohérence entre les différents produits numériques liés à l’or ».
L’or étant une matière première tangible qui doit être stockée et sécurisée, cette structure commune permettrait d’optimiser les coûts de garde tout en assurant une certaine standardisation des stablecoins de l’or.
« La question n’est plus de savoir si l’or deviendra numérique, mais comment il peut s’intégrer aux systèmes financiers modernes sans compromettre son intégrité physique. En collaboration avec le World Gold Council, nous avons examiné ce qu’il fallait pour mettre en place des infrastructures fiables pour l’or numérique, à l’échelle du marché. »
Matthias Tauber, directeur général et associé principal chez Boston Consulting Group
Alors que les ETF Bitcoin et de l’or se faisaient déjà concurrence, la compétition entre les deux réserves de valeurs pourrait bientôt s’intensifier aussi on-chain avec la tokenisation du métal précieux, possiblement exponentielle via des initiatives comme le Gold as a Service du World Gold Council. C’est en tout cas un des aspects de la tokenisation RWA des actifs du monde réel (Real World Assets) à surveiller de près.
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Avec déjà 1,1 milliard d'euros d'actifs sous gestion, Spiko poursuit son innovation en s'associant avec Amundi pour lancer un nouveau fonds tokenisé. Quels sont les détails de cette annonce ?
Fusion crypto-TradFi. La cryptosphère est-elle en train de devenir le terrain de jeu préféré de la finance traditionnelle ? C’est la question que l’on peut se poser après l’annonce choc de l’Intercontinental Exchange (ICE), maison mère de la Bourse de New York (NYSE), a annoncé un investissement stratégique dans la plateforme crypto OKX. Le token OKB a bondi de plus de 50 % intraday suite à l’annonce
Les points clés de cet article :
L’Intercontinental Exchange (ICE), maison mère de la Bourse de New York, a investi dans la crypto-bourse OKX, provoquant une hausse spectaculaire du token OKB.
Ce partenariat stratégique entre ICE et OKX inclut un investissement direct, un siège au conseil d’administration pour ICE, la licence des prix spot crypto d’OKX pour lancer des futures réglementés aux États-Unis, et l’accès pour les 120 millions d’utilisateurs d’OKX aux marchés futures ICE US et aux actions tokenisées du NYSE.
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La tokenisation RWA : le nouveau Graal de la finance que l’ICE ne veut pas rater ?
Notamment via un message publié sur X ce jeudi 5 mars 2026, la plateforme d’échange de cryptomonnaies OKX a annoncé son partenariat stratégique avec l’Intercontinental Exchange, qui comprend notamment un investissement de ce dernier.
Un autre grand volet de cette association portera sur la tokenisation RWA des actifs du monde réel (Real World Assets). En effet, comme l’expliqueStar Xu, le CEO et fondateur d’OKX, il y a « un énorme potentiel dans le développement de titres tokenisés (tokenized securities) et de représentations numériques d’actifs traditionnels ». Enfin, OKX prévoit d’offrir à ses utilisateurs l’accès aux marchés des actions tokenisées du NYSE, marquant une étape clé vers l’intégration des actifs traditionnels sur blockchain.
« Nous avons annoncé aujourd’hui un partenariat stratégique avec Intercontinental Exchange (ICE). – ICE a réalisé un investissement direct dans OKX et a rejoint notre conseil d’administration. – ICE accordera une licence pour utiliser les cours au comptant des cryptomonnaies d’OKX afin de lancer des contrats à terme réglementés aux États-Unis. – OKX prévoit d’offrir à ses 120 millions d’utilisateurs l’accès aux marchés à terme ICE US et aux marchés des actions tokenisées du NYSE. Ensemble, nous faisons progresser l’infrastructure reliant les actifs numériques et les marchés financiers mondiaux. (…) »
En effet, La tokenisation pourrait réduire les coûts de transaction, permettre un accès 24h/24 aux marchés mondiaux, et même démocratiser l’investissement en permettant d’acheter des fractions d’actifs. Et c’est exactement ce que veut faire ICE avec OKX.
Pour OKX, cet investissement de l’ICE est une véritable consécration, surtout qu’elle implique une valorisation de la crypto-entreprise à 25 milliards de dollars. Fondé en 2017, l’exchange est rapidement devenu l’une des plateformes de référence pour le trading de cryptomonnaies. Avec plus de 120 millions d’utilisateurs revendiqués, OKX se positionne aujourd’hui comme un acteur incontournable du secteur de Bitcoin.
Et l’enthousiasme cette nouvelle s’est répercuté sur le token de la plateforme d’échange. En effet, juste après l’annonce, le cours du token OKB est passé d’environ 78,5 dollars à 117,6 dollars en quelques minutes, soit une hausse fulgurante de près de +50% ! Même si, en cet instant (environ 3 heures après l’annonce), l’OKB est retombé vers 97,5 dollars.
Cours de l’OKB en dollars US. – Source : coingecko.com
Avec cet investissement de l’Intercontinental Exchange dans OKX, la frontière entre la finance traditionnelle et la cryptosphère continue de s’estomper. La tokenisation RWA des actifs financiers progresse à toute vitesse, ouvrant la voie à un marché global, accessible à tous et fonctionnant 24h/24. La finance de demain sera numérisée sur les blockchains, et les acteurs historiques comme l’ICE et le NYSE l’ont bien compris.
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Tokenized Securities. Le 28 janvier dernier, la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis avait publié de premiers éléments de cadrage réglementaire de la tokenisation RWA des actifs du monde réel. Le cabinet d’avocats international Foley & Lardner LLP vient tout récemment de revenir sur ce texte de la SEC, pour détailler les implications que cela pourrait avoir pour ce secteur de la cryptosphère.
Les points clés de cet article :
La SEC a publié des éléments de cadrage réglementaire sur la tokenisation des actifs du monde réel.
Le cabinet Foley & Lardner LLP a analysé ce texte pour en détailler les implications pour le secteur des titres tokenisés.
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La SEC souhaite encadrer et donner de la clarté réglementaire à la tokenisation des securities
Selon la Securities and Exchange Commission, les titres tokenisés (ou « tokenized securities ») sont des instruments financiers qui répondent, déjà, à la définition d’une « security » (valeur mobilière) en vertu des lois fédérales US sur les valeurs mobilières.
Mais ils sont donc représentés par un actif numérique avec des registres de propriété maintenus en tout ou en partie sur un ou plusieurs réseaux blockchains. Et comme le signale le cabinet d’avocats Foley dans son analyse du texte de la SEC, la déclaration de fin janvier ne crée pas de nouvelles règles ou exemptions.
Au lieu de cela, elle précise que les lois fédérales sur les valeurs mobilières « s’appliquent toujours aux titres qui ont été tokenisés ». Le texte des régulateurs US se concentre également sur deux grandes catégories de titres tokenisés, afin « d’aider les émetteurs, les intermédiaires et les investisseurs à comprendre les implications réglementaires des différentes approches de la tokenisation ».
Les titres tokenisés directement par les émetteurs
Dans ce cas, c’est donc l’entreprise qui émet le titre financier, et qui crée et gère une version tokenisée sur blockchain de son actif. Cela peut se faire de deux façons principales :
Émettre directementsous forme de token le titre, en utilisant le réseau blockchain comme registre officiel des détenteurs (le « fichier maître des actionnaires »).
Émettre le titre financier de manière classique (hors blockchain), puis utiliser un token pour enregistrer les transferts.
Le simple fait de passer d’un registre papier ou électronique traditionnel à une blockchain ne change rien à la nature du titre : il reste donc un titre financier (security) soumis exactement aux mêmes règles (information des investisseurs et enregistrement auprès de la SEC notamment).
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Ici, ce n’est donc plus l’émetteur original du titre qui le tokenise, mais un tiers indépendant. Ce tiers crée une représentation sur blockchain du titre existant, souvent pour faciliter les échanges et/ou donner un accès alternatif à l’actif. La SEC distingue alors deux sous-modèles principaux :
Titres tokenisés sous garde (Custodial Tokenized Securities), le tiers tokenise le titre en créant un droit indirect (appelé « security entitlement ») sous forme de crypto-actif. Le token représente donc une participation indirecte dans le titre sous-jacent, qui est détenu en custody (garde) par ce tiers.
Titres tokenisés synthétiques (Synthetic Tokenized Securities), ici le tiers ne garde pas le titre sous-jacent, il crée un titre tokenisé distinct qui offre une exposition synthétique au titre (qui reproduit de façon artificielle l’exposition à la valeur du titre).
Ces premières lignes directrices de la SEC pour la tokenisation RWA des valeurs mobilières vont donc donner un début de cadre aux émetteurs de titres tokenisés, pour mettre fin au Far West et à un certain côté amateur de ce très jeune secteur. Une très bonne chose, quand on sait que les actifs du monde réel tokenisés sont de plus en plus populaires. La valorisation de ce domaine a en effet progressé de +214% en un an, à près de 51 milliards de dollarsdésormais.
Bybit est une géant de la crypto parfaitement régulé en Europe. Une plateforme qui propose de très nombreuses crypto ainsi que de nombreux produits dérivés sécurisés. Pour la St Valentin, Bybit vous offre jusqu'à 10% de cashback avec la Bybit Card !
La famille Trump, qui cumule déjà memecoins, stablecoin et minage de Bitcoin, s'attaque maintenant à l'immobilier tokenisé. World Liberty Financial (WLFI), le projet crypto fondé par la famille Trump, va tokeniser les revenus issus du financement de son futur resort de luxe aux Maldives. Un pivot vers l'immobilier on-chain annoncé mercredi 18 février, alors que les altcoins (comme le WLFI) sont en plein repli.
Pour mener à bien son projet d'obligations tokenisées, le Royaume-Uni a choisi de faire appel aux services de la banque HSBC. Retour sur ces travaux, qui pourraient faire du pays le premier membre du G7 à concrétiser une telle avancée.
Une exemption à l’innovation crypto qui se fait attendre. Depuis l’été 2025, Paul Atkins, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), souhaite mettre en place une « exemption à l’innovation » pour le secteur des cryptomonnaies, plus particulièrement sur la DeFi (finance décentralisée) et la tokenisation RWA (des actifs du monde réel). D’abord annoncée pour fin 2025, puis pour ce mois de janvier 2026, il semblerait que cette exemption à l’innovation prenne encore quelques semaines (mois ?) pour réellement voir le jour.
Les points clés de cet article :
L’exemption à l’innovation pour le secteur des cryptomonnaies, initialement prévue pour fin 2025, a pris du retard et reste attendue.
La SEC, sous la présidence de Paul Atkins, a retardé la mise en œuvre de cette exemption, en partie à cause des préoccupations des grandes institutions financières de Wall Street.
Un calendrier de mise en place qui s’allonge pour l’exemption à l’innovation crypto de la SEC
Depuis juillet 2025, les régulateurs financiers de la Securities and Exchange Commission des États-Unis parlent d’instaurer une exemption à l’innovation pour certains secteurs de l’écosystème des cryptomonnaies et blockchains, comme la DeFi et la tokenisation RWA.
Cette exemption, souhaitée par le président de la SEC Paul Atkins, permettrait de garantir que certaines activités crypto pourraient se développer et innover plus librement sans risquer de déclencher des actions coercitives de la part de l’agence de régulation américaine. Mais, comme le rapporte notamment Decrypt, Paul Atkins semble vouloir prendre son temps avant de sortir cette exemption à l’innovation :
« Nous y travaillons toujours, évidemment. (…) Nous devons prendre deux fois les mesures avant de trancher une fois pour de bon. »
Paul Atkins, président de la Securities and Exchange Commission
Acheter des cryptomonnaies tout en économisant 10 % de frais ?
La TradFi de Wall Street a peur pour son gagne-pain avec les actifs tokenisés sur blockchains
Interrogé sur l’éventualité d’attendre l’adoption du projet de loi au Sénat sur la structure du marché des cryptomonnaies pour publier son exemption à l’innovation, Paul Atkins a répondu d’un pas très explicite « Pas nécessairement », en précisant tout de même que : « Il serait bien que le Congrès donne des orientations ».
Comme le précise Decrypt, ce ton beaucoup plus prudent et moins pressé du président de la SEC survient peu de temps après que l’agence de régulation ait eu une rencontre avec des « poids-lourds de Wall Street », comme JPMorgan et Citadel notamment, qui sont manifestement inquiets que l’on donne trop de liberté au secteur de Bitcoin via cette exemption à l’innovation.
Selon ces acteurs de la finance traditionnelle, laisser se développer trop librement les titres financiers tokenisés (tokenized securities), grâce à la tokenisation des actifs du monde réel sur blockchains, pourrait « compromettre la protection des investisseurs et entraîner des bouleversements sur les marchés ». Comme par exemple remettre en cause le privilège totalement exclusif actuel de ces acteurs TradFi d’émettre ce genre de titres financiers ?
Restera à voir la durée de ce ralentissement dans la mise en œuvre de cette exemption à l’innovation du secteur crypto. Mais, si ce bras de fer entre innovation et régulation continue, il est indéniable que les deux agences de régulation financière américaine, la SEC et la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) souhaitent travailler ensemble pour harmoniser l’encadrement des crypto-actifs.
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La Banque centrale européenne (BCE) apparaît la plupart du temps comme une structure réfractaire à tout ce qui se rapporte aux cryptomonnaies, notamment s’il s’agit de stablecoins en dollars. Une position qui ne l’empêche pas d’avancer sur certains dossiers moins sensibles, comme les actifs tokenisés qu’elle va accepter comme garantie à partir du 30 mars.
Very good trip. La Thaïlande avance dans la régulation du secteur crypto et le pays veut devenir une place forte du secteur dans la sous-région. Après plusieurs décisions importantes en matière fiscale et des annonces en faveur des touristes, le pays veut maintenant soutenir la tokenisation des RWA et lancer ses propres ETF crypto afin d’attirer les fonds nationaux et régionaux dans de nouveaux produits financiers. La course est lancée en Asie du Sud-Est et Bangkok ne veut pas laisser passer le train.
Les points clés de cet article :
La Thaïlande a dévoilé son plan stratégique pour réguler le secteur crypto afin de devenir une place forte en Asie du Sud-Est.
La SEC thaïlandaise a annoncé son intention de soutenir la tokenisation d’actifs et de créer un cadre réglementaire pour les ETF crypto.
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La SEC thaïlandaise dévoile son plan crypto sur 3 ans
Le 22 janvier, la SEC thaïlandaise a donc publié son plan stratégique pour les trois années à venir. Dans ce document, le régulateur identifie plusieurs objectifs, dont celui de « développer un marché des capitaux numériques ».
Pour cela, l’institution prévoit de soutenir la tokenisation d’actifs, ainsi que de mettre en place un cadre réglementaire pour les ETF crypto :
« La SEC soutiendra l’utilisation de la technologie pour développer le marché des capitaux numériques, par exemple en soutenant la tokenisation des actifs et en établissant un cadre réglementaire pour les ETF d’actifs numériques. »
The Securities and Exchange Commission of Thailand – Source : sec.or.th
En parallèle, la SEC souhaite renforcer la protection des investisseurs. Pour cela, elle va notamment mettre en place un cadre visant à lutter contre les arnaques. Et ce, aussi bien sur le marché traditionnel que sur le marché crypto :
« La SEC mettra en œuvre des mesures pour lutter contre les escroqueries et les fraudes, telles que les systèmes Ponzi et les investissements frauduleux dans les actifs numériques. »
The Securities and Exchange Commission of Thailand – Source : sec.or.th
Les grands médias spécialisés relaient la nouvelle sur les réseaux sociaux – Source : Compte X
Un marché en plein essor dans le pays
Avec ce nouveau plan, la SEC thaïlandaise souhaite accompagner un marché crypto en plein essor. Selon les données partagées par les autorités, le marché crypto thaïlandais a ainsi atteint les 3,19 milliards de dollars en août 2025, alors que le volume quotidien moyen s’élève à 95 millions de dollars.
En parallèle, la Bourse de Thaïlande (SET) a elle aussi annoncé son intérêt pour les cryptomonnaies. Selon un article du Bangkok Post, la SET serait actuellement en train d’élaborer aussi un cadre réglementaire pour les ETF crypto. Une fois ce cadre établi, la bourse pourrait bien lancer ses propres produits négociés en bourse.
En plus des ETF, la SET envisagerait également de proposer des contrats à terme sur les cryptomonnaies via le Thailand Futures Exchange (TFEX). Ces nouvelles offres visent à attirer les investisseurs institutionnels et à diversifier les produits financiers disponibles sur le marché thaïlandais, qui pourrait devenir une vraie place forte du Web3 régional.
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L’arrivée des acteurs institutionnels dans le secteur des cryptomonnaies correspond à l’essor de certains secteurs, comme les stablecoins ou la tokenisation des actifs du monde réel. Un dernier domaine au sujet duquel Changpeng Zhao serait en pourparlers avec « une douzaine de gouvernements ».
La Société Générale, via sa filiale SG-Forge, et le réseau SWIFT viennent de franchir un cap majeur dans l’intégration de la blockchain à la finance traditionnelle. Ensemble, ils ont réalisé le règlement d’obligations tokenisées à l’aide d’un stablecoin adossé à l’euro, l’EUR CoinVertible. Cette expérimentation inédite, conforme au cadre européen MiCA, marque une étape clé vers une interopérabilité concrète entre systèmes bancaires classiques et cryptos.