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Crypto : Le XRP glisse derriÚre le BNB au premier trimestre, mais conserve le soutien des investisseurs institutionnels

By: Luc Jose A. —
Un immense pont relie plusieurs centres financiers. Une foule d'investisseurs institutionnels continue de traverser vers une plateforme importante malgré une autre structure plus élevée à l'horizon, ce qui symbolise le recul du XRP face au BNB.

Perdre une place dans le classement des plus grandes cryptos n'est jamais anodin. Au premier trimestre 2026, le XRP a cĂ©dĂ© son rang au BNB, un recul symbolique qui reflĂšte les difficultĂ©s rĂ©centes du jeton de Ripple sur le marchĂ©. Pourtant, derriĂšre cette contre-performance visible, les investisseurs institutionnels continuent d’injecter des capitaux. Alors que le prix peine Ă  convaincre, plusieurs indicateurs montrent un intĂ©rĂȘt croissant des acteurs professionnels pour l'actif.

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L’individu souverain, la technique et le nouveau Moyen Âge

By: Ludovic Lars —

J’ai rĂ©cemment participĂ© Ă  la traduction en français du livre The Sovereign Individual, qui sort ce vendredi 15 mai chez Konsensus Network sous le titre L’Individu souverain : Survivre et prospĂ©rer face Ă  l’effondrement de l’État-providence. Cet ouvrage, coĂ©crit en 1997 par William Rees-Mogg et James Dale Davidson, est un texte de prospective, emblĂ©matique par les prĂ©dictions qu’il faisait sur les consĂ©quences politiques de la rĂ©volution numĂ©rique, alors balbutiante Ă  l’époque. Riche en contexte historique et long de quatre-cents pages, il apporte des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion qui n’ont pas vieilli aujourd’hui.

William Rees-Mogg Ă©tait un lord anglais et avait Ă©tĂ© Ă©diteur du Times de 1967 Ă  1981. James Dale Davidson Ă©tait un investisseur amĂ©ricain. Au moment de la publication initiale du livre, les deux hommes gĂ©raient une lettre d’information financiĂšre depuis 1984. Ils avaient alors dĂ©jĂ  publiĂ© deux livres Ă  succĂšs (Blood in the Streets en 1987 et The Great Reckoning en 1993), oĂč ils formulaient dĂ©jĂ  des prĂ©dictions, notamment sur le monde financier et la gĂ©opolitique. L’Individu Souverain constituait pour eux un parachĂšvement de leur vision de l’avenir.

Dans cet ouvrage, ils soutenaient qu’une nouvelle phase de l’histoire de l’humanitĂ© s’ouvrait — l’ùre de l’information — et qu’elle allait permettre aux individus de s’émanciper du joug des États-nations. Revenant sur l’histoire de l’humanitĂ©, du nĂ©olithique Ă  l’époque moderne en passant par le Moyen Âge, ils examinaient les dynamiques rĂ©gissant l’évolution politico-Ă©conomique du monde. Ils mettaient en avant le caractĂšre libĂ©rateur du progrĂšs technique, et prĂ©disaient en particulier l’émergence d’une monnaie numĂ©rique Ă©chappant au contrĂŽle Ă©tatique, chose qui se matĂ©rialiserait avec Bitcoin au dĂ©but des annĂ©es 2010.

Aux États-Unis, le livre s’est rapidement popularisĂ© dans les cercles libertariens, grĂące au portrait peu flatteur qu’il faisait des États centralisĂ©s et des idĂ©ologies qui les soutenaient. Il s’est aussi diffusĂ© dans la Silicon Valley, en raison du point de vue techno-optimiste des auteurs. Il a plus tard connu un succĂšs croissant au sein de la communautĂ© de Bitcoin (et du milieu des cryptomonnaies en gĂ©nĂ©ral), inspirant notamment Francis Pouliot, Jameson Lopp ou Naval Ravikant. En France, il est aujourd’hui mis en avant par le mĂ©dia indĂ©pendant Le Bunker, par la plateforme Zone Franche, et par l’infopreneur Olivier Roland, qui a Ă©crit son propre livre sur le sujet.

À l’heure oĂč la stabilitĂ© de l’ordre mondial est remise en question et oĂč les États deviennent de plus en plus autoritaires, la thĂšse de l’individu souverain est plus que jamais d’actualitĂ©. Cet article constitue une analyse et une critique de cette thĂšse. Le progrĂšs technique va-t-il nous libĂ©rer et sommes-nous Ă  la veille du Moyen Âge ? C’est ce Ă  quoi nous allons tenter de rĂ©pondre ici.

La thùse de l’individu souverain

La thĂšse de l’ouvrage de Rees-Mogg et Davidson est que la rĂ©volution numĂ©rique (dite « de l’information ») va provoquer l’effondrement de l’État-providence moderne et conduire Ă  l’avĂšnement d’une souverainetĂ© individuelle rĂ©elle. Cette souverainetĂ© s’exercera par le renversement du rapport entretenu par les autoritĂ©s politiques et les individus : ces derniers ne seront plus considĂ©rĂ©s comme des sujets ou des citoyens, et comme des « vaches Ă  lait » (p. 238) pour les plus productifs, mais comme des « clients » (pp. 117–118). Et, comme le dit le dicton, le client est roi.

Le concept de « souverainetĂ© de l’individu » n’est pas tout rĂ©cent, puisqu’il a Ă©mergĂ© avec la pensĂ©e libĂ©rale anglo-saxonne (John Locke) et qu’il a Ă©tĂ© formulĂ© par John Stuart Mill en 1859, qui Ă©crivait : « Sur lui-mĂȘme, sur son corps et son esprit, l’individu est souverain1. » Le terme a ensuite Ă©tĂ© repris dans son acception la plus radicale par les anarchistes individualistes amĂ©ricains, comme Josiah Warren ou Benjamin Tucker, puis par les thĂ©oriciens du libertarianisme moderne, notamment Murray Rothbard.

LĂ  oĂč les auteurs se diffĂ©rencient de cette idĂ©ologie libĂ©rale est que leur discours n’est pas prescriptif (ou du moins pas explicitement), mais descriptif : ils veulent montrer que le sens de l’histoire va vers plus de libertĂ©. Le livre n’est donc pas un manifeste politique en tant que tel, mais un manuel de survie face Ă  la « grande transformation » (p. 234) qui est en train d’avoir lieu. Ils se basent (entre autres) sur les travaux d’un historien amĂ©ricain du XXe siĂšcle nommĂ© FrĂ©dĂ©ric Lane, qui Ă©tait spĂ©cialiste du bas Moyen Âge et qui avait dĂ©veloppĂ© une analyse Ă©conomique de la violence politique2.

Suivant les idĂ©es de Lane, les auteurs Ă©laborent leur propre modĂšle prĂ©dictif. Ils dĂ©crivent comment les « facteurs mĂ©gapolitiques » conditionnent la forme institutionnelle des États en faisant varier ce qu’ils appellent « les rendements de la violence » :

« En modifiant les coûts et les gains potentiels liés à la coercition, la mégapolitique détermine la capacité de certains à imposer leur volonté à autrui. » (p. 48)

Les facteurs qu’ils identifient appartiennent Ă  quatre grandes catĂ©gories :

  1. Les conditions topographiques : les grandes plaines alluviales propices au développement de grands centres de civilisation, les montagnes jouant un rÎle protecteur, les littoraux fragmentés favorisant le commerce3, etc. ;
  2. Les causes climatiques : la tempĂ©rature gĂ©nĂ©rale qui affecte directement la production agricole, et donc la puissance politique de l’État qui domine la rĂ©gion ;
  3. Les agents infectieux : les bactéries et les virus derriÚre les épidémies, qui provoquent des fluctuations démographiques massives, limitant de ce fait la taille des grands empires ;
  4. Les innovations techniques : les outils qui permettent au pouvoir d’asseoir sa domination ou Ă  l’inverse Ă  l’individu de se dĂ©fendre.

Pour les auteurs, la technologie — ou la technique, si l’on veut Ă©viter de faire un amĂ©ricanisme — constitue Ă  l’époque moderne le « facteur dĂ©terminant de l’équilibre entre le coĂ»t et les bĂ©nĂ©fices liĂ©s Ă  l’exercice du pouvoir » (p. 52). L’évolution technique liĂ©e Ă  l’ùre de l’information (la micro-informatique, le cyberespace et la cryptographie) va libĂ©rer l’individu, en provoquant une baisse des rendements de la violence. Les États ne pourront plus contrĂŽler leurs citoyens comme ils l’ont fait jusqu’à prĂ©sent, ce qui conduira Ă  l’émancipation des individus. Ce discours n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui des cypherpunks, qui Ă©crivaient Ă  la mĂȘme Ă©poque.

La taille des entitĂ©s souveraines va ainsi grandement diminuer, pour ne parfois concerner qu’une poignĂ©e d’individus. On assistera Ă  la dĂ©sagrĂ©gation des grands États, pour donner une multitude de micro-juridictions. Le monde connaitra une nouvelle pĂ©riode de fĂ©odalitĂ© qui rappellera celle du Moyen Âge, tout en s’en distinguant fondamentalement. En effet, grĂące Ă  la gĂ©nĂ©ralisation d’Internet, les individus pourront davantage se rĂ©unir en « groupes d’affinité » (p. 157), chose qui existait sous forme embryonnaire dans les ordres religieux et militaires mĂ©diĂ©vaux comme les chevaliers de Malte. Cette dĂ©marche se retrouve aujourd’hui dans le concept de l’État-rĂ©seau de Balaji Srinivasan (ancien directeur technique de Coinbase et associĂ© gĂ©nĂ©ral chez Andreessen Horowitz), qui le dĂ©finit comme « une communautĂ© en ligne hautement alignĂ©e, dotĂ©e d’une capacitĂ© d’action collective, qui finance l’acquisition de territoires Ă  travers le monde et finit par obtenir la reconnaissance diplomatique d’États dĂ©jĂ  existants ».

L’Europe occidentale en 1444 (source : u/ratkatavobratka, 2021)

De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les entitĂ©s souveraines se feront concurrence, et les personnes procĂšderont Ă  un arbitrage juridictionnel : elles choisiront oĂč elles voudront rĂ©sider et travailler en fonction des conditions offertes (fiscalitĂ©, sĂ©curitĂ©, infrastructures) par ces micro-États. Ce sera une application du « thĂ©orĂšme de non-Ă©quivalence4 » formulĂ© par les auteurs, qui affirme que les individus rĂ©agiront Ă  une hausse d’impĂŽt, non pas en rĂ©duisant leur consommation mais en dĂ©mĂ©nageant :

« À l’ùre de l’information, cependant, la rĂ©action du contribuable rationnel ne consistera plus Ă  Ă©pargner davantage pour absorber l’augmentation prĂ©visible de ses impĂŽts ; il choisira plutĂŽt de transfĂ©rer sa rĂ©sidence ou d’effectuer ses transactions ailleurs. De mĂȘme que les producteurs choisissent les fournisseurs les plus avantageux, la capacitĂ© Ă  sĂ©lectionner son prestataire de protection deviendra un levier bien plus dĂ©terminant pour prĂ©server ses revenus. » (p. 221)

Il s’agira d’un « vote avec ses pieds », d’une « dĂ©fection5 » (p. 218) affectant indirectement la politique de l’État. Les individus les plus productifs iront enrichir les juridictions fiscalement avantageuses et davantage focalisĂ©es sur les missions rĂ©galiennes, tandis que les grands États-providence s’appauvriront considĂ©rablement, et seront contraints Ă  revoir Ă  la baisse leurs politiques redistributives.

La rĂ©volution de l’information

Tout comme la dĂ©couverte de la poudre Ă  canon et celle de l’imprimerie ont mis fin Ă  la fĂ©odalitĂ© au moment de la Renaissance, la rĂ©volution de l’information va mettre un terme Ă  l’ùre de l’État-nation. Les anciens modes de production Ă©taient soumis Ă  la « tyrannie de l’endroit » (p. 174) : la rattachement de la production Ă  un bien foncier (terre ou usine) rendait les producteurs particuliĂšrement vulnĂ©rables Ă  l’impĂŽt et aux revendications sociales, et c’est pour cette raison que la crĂ©ation de richesse permise par la rĂ©volution industrielle a Ă©tĂ© rĂ©cupĂ©rĂ©e par l’État. À l’inverse, la rĂ©volution de l’information va permettre aux entreprises de dĂ©centraliser leur mode de production et de transcender cette tyrannie de l’endroit, en devenant davantage mobiles. Les auteurs le rĂ©sument bien : « Le gigantisme des usines a coĂŻncidĂ© avec l’ùre de l’État-providence. À l’inverse, la micro-informatique miniaturise les institutions. » (p. 135)

Internet joue un grand rĂŽle dans la thĂšse soutenue par les auteurs. À la suite de John Perry Barlow, auteur d’une DĂ©claration d’indĂ©pendance du cyberespace en 1996, ils professent que « le cyberespace, tel le royaume imaginaire des dieux d’HomĂšre, forme un univers distinct de notre monde terrestre familier, fait de fermes et d’usines » (p. 174). Ils considĂšrent que l’activitĂ© se fera dans le cadre de la « multinationale virtuelle » (p. 222), association d’individus souverains s’adaptant facilement aux conditions du marchĂ©. Ce type de production est devenu rĂ©alitĂ© aujourd’hui avec l’émergence des digital nomads, dont le modĂšle a Ă©tĂ© exposĂ© en 2007 par l’influenceur Tim Ferriss dans son best-seller de dĂ©veloppement personnel, La Semaine de quatre heures.

Rees-Mogg et Davidson soutiennent aussi que la rĂ©volution de l’information va mener Ă  la crĂ©ation d’une monnaie numĂ©rique, appelĂ©e « cybermonnaie », qui repose sur la cryptographie asymĂ©trique et Ă©chappe au contrĂŽle de l’État. Ils Ă©crivent :

« Avec l’émergence du commerce en ligne, l’apparition de la cybermonnaie est inĂ©luctable. Cette nouvelle forme de monnaie sapera la capacitĂ© des États Ă  dĂ©terminer qui pourra accĂ©der au statut d’individu souverain. Ce changement s’explique en grande partie par le rĂŽle de la technologie de l’information, qui affranchira les dĂ©tenteurs de patrimoine de la confiscation dĂ©guisĂ©e que constitue l’inflation. [
] Cette monnaie numĂ©rique est appelĂ©e Ă  jouer un rĂŽle central dans le cybercommerce. Elle se prĂ©sentera sous la forme de suites chiffrĂ©es de nombres premiers de plusieurs centaines de chiffres. Unique, anonyme et vĂ©rifiable, cette monnaie pourra ĂȘtre utilisĂ©e pour les transactions les plus importantes, mais aussi ĂȘtre fractionnĂ©e Ă  l’infini pour rĂ©gler des montants microscopiques. Elle s’échangera instantanĂ©ment et sans aucune restriction sur un marchĂ© mondial pesant plusieurs milliers de milliards de dollars. » (p. 191)

À l’époque, le modĂšle eCash de David Chaum Ă©tait dĂ©ployĂ© de façon expĂ©rimentale dans certaines banques amĂ©ricaines depuis 1995. Les auteurs n’étaient donc pas les seuls Ă  prĂ©dire l’émergence d’une monnaie numĂ©rique libre : le constat Ă©tait partagĂ© par Milton Friedman par exemple. Cet idĂ©al de monnaie numĂ©rique a fini par se matĂ©rialiser sous la forme de Bitcoin, conçu par Satoshi Nakamoto en 2008 : une monnaie rĂ©sistante Ă  la censure et rĂ©sistante Ă  l’inflation, confidentielle et programmable, adaptĂ©e aux gros transferts vers l’étranger comme aux petits paiements.

Une autre vision prophĂ©tique rĂ©alisĂ©e dans L’Individu souverain est l’adoption de l’intelligence artificielle au sein de la population gĂ©nĂ©rale. Les auteurs prĂ©voient en effet que les individus pourront augmenter leurs capacitĂ©s de façon surprenante grĂące Ă  des « serviteurs » ou « assistants numĂ©riques » (p. 150). Ils Ă©voquent notamment la cas de « juristes numĂ©riques » qui « automatiseront la sĂ©lection des clauses contractuelles, en utilisant des processus d’intelligence artificielle tels que les rĂ©seaux neuronaux, pour rĂ©diger des contrats privĂ©s personnalisĂ©s en fonction des conditions juridiques internationales » (p. 185). Certains individus pourraient ainsi devenir extrĂȘmement puissants : « Un gĂ©nie excentrique, Ă©paulĂ© par ses serviteurs numĂ©riques, pourrait thĂ©oriquement rivaliser avec l’influence d’un État-nation dans une guerre informatique. » (p. 169)

Cette prĂ©diction rappelle inĂ©vitablement les agents d’IA, ces systĂšmes qui effectuent des tĂąches de maniĂšre autonome en concevant des flux opĂ©rationnels et en interagissant avec le monde rĂ©el Ă  la place de l’utilisateur. L’intelligence artificielle, qui jusque-lĂ  Ă©tait restĂ©e confinĂ©e Ă  quelques utilisations prĂ©cises (AlphaGo), s’est popularisĂ©e Ă  partir de 2022 avec le succĂšs de la premiĂšre version ouverte de ChatGPT (basĂ©e sur GPT-3). Puis la pratique de l’IA agentique s’est dĂ©veloppĂ©e Ă  partir de cette base, pour se faire connaitre par le biais de Clawdbot/OpenClaw en 2025. Aujourd’hui, l’individu a dĂ©sormais la possibilitĂ© de dĂ©multiplier ses capacitĂ©s, en disposant d’outils puissants pour automatiser les tĂąches les plus redondantes, comme la programmation logicielle, la traduction, l’écriture d’articles ou la gestion des courriels.

Ainsi, nous ne pouvons que constater que Rees-Mogg et Davidson ont Ă©tĂ© visionnaires sur un certain nombre de sujets. Toutefois, on peut largement nuancer cette opinion, trop rĂ©pandue parmi les dĂ©fenseurs du livre et de la thĂšse de l’individu souverain. Le discours des auteurs semble relever de la pensĂ©e dĂ©sidĂ©rative au moins sur deux points : le rĂŽle libĂ©rateur de la technique et l’imminence de la dĂ©centralisation politique.

La technique, libératrice ou tyrannique ?

MĂȘme Rees-Mogg et Davidson se contentent de dĂ©crire les choses telles qu’elles sont censĂ©es se passer, on comprend qu’ils ont un point de vue positif sur la rĂ©volution numĂ©rique, ayant une bienveillance toute promĂ©thĂ©enne Ă  l’égard du progrĂšs technique rĂ©cent et Ă  venir. Ils Ă©ludent ainsi la perspective inverse : que le progrĂšs technique en cours amĂšne une plus grande servitude en mĂȘme temps qu’un plus grand confort. De leur propre aveu, c’est ce qui s’est passĂ© lors de la « rĂ©volution agricole » et de la rĂ©volution industrielle ; pourquoi serait-ce diffĂ©rent cette fois-ci ?

Une technique particuliĂšre n’est jamais neutre et influence la sociĂ©tĂ© entiĂšre dans un sens particulier. Dans le cadre politique, elle vient changer les « conditions mĂ©gapolitiques » de la rĂ©gion dans laquelle elle est adoptĂ©e. Une innovation peut donc apparaitre comme un outil d’indĂ©pendance pour l’individu, tout en favorisant en rĂ©alitĂ© la mainmise gĂ©nĂ©rale de l’État.

Les moyens de transport et de communication, par exemple, sont utiles aux individus pour se dĂ©placer entre les juridictions et pour Ă©changer des informations et des richesses. Mais ils permettent surtout la centralisation au niveau politique : les ordres peuvent ĂȘtre transmis plus rapidement aux gouverneurs de province et les troupes peuvent ĂȘtre envoyĂ©es plus facilement en cas de sĂ©cession. Le dĂ©veloppement des transports terrestres, maritimes, ferroviaires et aĂ©riens, ainsi que le dĂ©ploiement des communications modernes (tĂ©lĂ©graphe, tĂ©lĂ©phone, TCP/IP), ont favorisĂ© l’émergence d’États-continents centralisĂ©s comme la RĂ©publique populaire de Chine ou les États-Unis. Le cas d’Internet est emblĂ©matique : il a, de par son architecture distribuĂ©e, Ă©tĂ© un outil fantastique pour dĂ©mocratiser la connaissance de l’individu, mais il a aussi largement contribuĂ© Ă  la diffusion de propagande de masse, Ă  la surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e et Ă  l’abrutissement global.

La numĂ©risation de la monnaie peut aussi ĂȘtre examinĂ©e sous ce prisme. Elle a certes amenĂ© l’argent liquide Ă©lectronique qu’est Bitcoin (dont le potentiel est sous-exploitĂ© aujourd’hui), mais elle a Ă©tĂ© essentiellement l’occasion de dĂ©ployer la surveillance et le contrĂŽle financier Ă  des domaines qui ne l’étaient pas avant, d’abord dans le systĂšme bancaire, et bientĂŽt directement par les États eux-mĂȘmes, par l’intermĂ©diaire de la monnaie numĂ©rique de banque centrale. Bitcoin constitue bien plus une rĂ©action Ă  cette numĂ©risation de la monnaie, une valorisation des propriĂ©tĂ©s de la « monnaie physique » et une opposition aux « institutions financiĂšres qui servent de tiers de confiance pour traiter les paiements Ă©lectroniques », qu’une volontĂ© de faire advenir une monnaie intĂ©gralement numĂ©rique. De mĂȘme, David Chaum avait en son temps dĂ©veloppĂ© ses mĂ©thodes cryptographiques (et son fameux systĂšme eCash) parce qu’il se catastrophait de l’informatisation de la sociĂ©tĂ©6.

L’intelligence artificielle est Ă©galement concernĂ©e par ce cotĂ© double : elle est en effet particuliĂšrement puissante dans un certain nombre de domaines (on regardera l’illustration de cet article pour s’en convaincre), mais demeure dans sa conception une chose trĂšs centralisĂ©e et sensible Ă  l’intervention Ă©tatique. L’entrainement des meilleurs modĂšles d’IA (Claude, ChatGPT, Gemini) requiert une infrastructure informatique monstrueuse (datacenters), de sorte que ces derniers sont contrĂŽlĂ©s par des grandes sociĂ©tĂ©s plus ou moins soumises au pouvoir amĂ©ricain (OpenAI, Anthropic, Google). Du cĂŽtĂ© de l’infĂ©rence, on peut logiquement dĂ©ployer localement des modĂšles open source (comme Qwen ou Deepseek) Ă  l’aide d’une carte graphique performante valant aujourd’hui une poignĂ©e de milliers d’euros. Toutefois, cette façon de faire est significativement moins efficace : les modĂšles concernĂ©s sont moins bons et le coĂ»t de maintenance locale est non nĂ©gligeable (sans parler du fait que les concurrents sont actuellement subventionnĂ©s). On peut donc aisĂ©ment prĂ©dire aisĂ©ment que l’essentiel de la production par IA se fera par le biais des modĂšles propriĂ©taires et hĂ©bergĂ©s de maniĂšre centralisĂ©e.

Vue aĂ©rienne d’une site de datacenters dĂ©diĂ©s Ă  l’entrainement d’intelligence artificielle Ă  Mount Pleasant, dans le Wisconsin, en 2025 (source : Microsoft)

Dans ce registre, il est intĂ©ressant de citer Peter Thiel, cofondateur controversĂ© de PayPal et de Palantir, qui Ă©tait l’auteur de la prĂ©face de la réédition de 2020 de The Sovereign Individual. Il Ă©crit ainsi (en Ă©cho Ă  une dĂ©claration prĂ©cĂ©dente) :

« L’intelligence artificielle laisse entrevoir la possibilitĂ© de rĂ©soudre enfin ce que les Ă©conomistes appellent le « problĂšme du calcul Ă©conomique » : l’IA pourrait thĂ©oriquement permettre de contrĂŽler de maniĂšre centralisĂ©e l’ensemble d’une Ă©conomie. Ce n’est pas un hasard si l’IA est la technologie prĂ©fĂ©rĂ©e du Parti communiste chinois. La cryptographie forte, Ă  l’autre extrĂȘme, laisse entrevoir la perspective d’un monde dĂ©centralisĂ© et individualisĂ©. Si l’IA est communiste, la crypto est libertarienne7. »

La rĂ©volution de l’information est bel et bien en train de bouleverser le monde, pour le meilleur et pour le pire. Si le progrĂšs technique est aujourd’hui en plein essor, il pourrait nous conduire Ă  la pire des dystopies, oĂč intelligence artificielle cĂŽtoierait identitĂ© informatisĂ©e, monnaie numĂ©rique de banque centrale, surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e et Ă©conomie planifiĂ©e — la technocratie. Il est donc avisĂ© d’avoir un certain discernement et de ne pas se rĂ©jouir bĂ©atement de toutes les nouvelles avancĂ©es techniques que nous propose sans cesse l’élite technologique, cette « élite cosmopolite de l’ùre de l’information » (p. 270).

Le nouveau Moyen Âge n’est pas pour tout de suite

Dans L’Individu souverain, ainsi que dans leurs autres ouvrages, Rees-Mogg et Davidson prĂ©sentent une conception cyclique de l’histoire, et se basent sur les Ă©vĂšnements passĂ©s pour prĂ©dire l’avenir. DĂšs le dĂ©but du livre, ils font ainsi remarquer que l’histoire occidentale est marquĂ©e un « mystĂ©rieux cycle de cinq siĂšcles » depuis la GrĂšce antique : Ă  chaque fois, un « grand bouleversement » provoque « l’apparition d’une nouvelle phase d’organisation sociale » (p. 33). En 508 avant JĂ©sus-Christ, c’étaient les rĂ©formes dĂ©mocratiques de ClisthĂšne ; en l’an 1, la naissance du Christ marquant l’apogĂ©e Ă©conomique antique ; en 476 ap. J.-C., l’effondrement de l’Empire romain d’Occident et le dĂ©but de l’« Âge sombre » ; vers l’an mil, l’instauration de la fĂ©odalitĂ© en Europe occidentale initiant une restructuration ; et en 1492, le dĂ©but de l’époque moderne avec la dĂ©couverte de la poudre Ă  canon, la Renaissance et la RĂ©forme protestante. Dans cette logique, l’an 2000 devrait amener avec lui le dĂ©but d’une nouvelle Ăšre — l’ùre de l’information — oĂč l’organisation sociale reposerait sur une sorte de fĂ©odalitĂ© technologique, marquĂ©e par une division politique forte et par un dĂ©veloppement technique avancĂ©. Cette pĂ©riode nouvelle prendrait les atours d’un nouveau Moyen Âge, sans pour autant en prĂ©senter les inconvĂ©nients principaux.

Si cette façon de prĂ©senter les choses est sĂ©duisante, elle est peu mĂ©thodique en ce que la sĂ©lection des Ă©vĂšnements est arbitraire et ne repose sur aucun critĂšre prĂ©cis, hormis le ressenti dans la mĂ©moire collective8. L’intuition des auteurs sur les variations historiques est nĂ©anmoins bonne, et on peut percevoir un autre cycle : le cycle des civilisations, qui a notamment Ă©tĂ© mis en lumiĂšre par l’historien et essayiste français Philippe Fabry. Depuis l’émergence des premiĂšres civilisations au nĂ©olithique, le monde a connu des hauts et des bas, mesurĂ©s selon le niveau d’urbanisation, de commerce et d’unification politique.

Dans ce cadre, le « Moyen Âge » correspondait Ă  une pĂ©riode de transition entre deux Ăšres civilisationnelles : l’AntiquitĂ© grĂ©co-romaine et la ModernitĂ© europĂ©o-amĂ©ricaine. Il a permis une relative « concurrence entre les juridictions9 » prĂ©cisĂ©ment parce qu’il constituait l’aboutissement d’un long processus de dĂ©civilisation. Cette indĂ©pendance s’accompagnait ainsi d’une dominance du mode de vie rural et d’un bas niveau d’échanges Ă©conomiques avec l’étranger.

Plus encore, le Moyen Âge n’était pas la premiĂšre pĂ©riode de ce genre : en GrĂšce, la disparition de la civilisation mycĂ©nienne lors de l’effondrement de l’ñge du bronze au XIIe siĂšcle avant JĂ©sus-Christ a conduit Ă  des « siĂšcles obscurs » qui ont durĂ© plus de 400 ans. La reconstruction a eu lieu ensuite, lors de l’époque archaĂŻque, qui a donnĂ© la GrĂšce antique que nous connaissons, avec les citĂ©s-États d’AthĂšnes ou de Sparte. Il s’en est suivi un mouvement d’unification politique (Ă  l’échelle de l’époque), d’abord sous l’égide de la MacĂ©doine vers 330 av. J.-C. (Alexandre le Grand), puis de Rome au IIe siĂšcle avant notre Ăšre.

Essor et dĂ©clin civilisationnel dans le Levant mĂ©ridional entre l’ñge du bronze et l’ñge de fer (source : Pierre de Miroschedji)

Le monde est donc soumis Ă  des forces au long cours autrement plus immuables que l’innovation technique. Bien que celle-ci atteigne aujourd’hui un niveau inĂ©dit dans l’histoire de l’humanitĂ© (cybernĂ©tique, intelligence artificielle, manipulation gĂ©nĂ©tique, neurotechnologie), elle n’en demeure pas moins assujettie au cycle civilisationnel, qui est une dynamique humaine10. La technique, en tant qu’elle constitue une extension de la vie humaine, a seulement pour effet de ralentir le cycle, pas d’y mettre un terme.

Le processus de dĂ©civilisation et de dĂ©centralisation du monde est un processus lent et graduel : il peut ĂȘtre ponctuĂ© par des Ă©vĂšnements spectaculaires, mais ceux-ci sont l’expression de mutations plus profondes. Rome ne s’est pas effondrĂ©e en un jour par exemple ; il lui a fallu un demi-millĂ©naire. Il parait de ce fait trĂšs illusoire de croire qu’un changement brutal va se produire, et ce d’autant plus que ce potentiel dĂ©clin n’a pas encore commencĂ©. Le monde n’a jamais Ă©tĂ© aussi riche qu’aujourd’hui. La tendance Ă  la centralisation politique (qui a dĂ©butĂ© autour de l’an mil en Europe) ne montre aucun signe d’inversement, malgrĂ© les conflits militaires qui marquent l’actualitĂ© de ces derniĂšres annĂ©es.

L’heure est donc aux grands empires, qui seuls peuvent exercer une souverainetĂ© concrĂšte : les États-Unis, l’Union europĂ©enne, la Chine, l’Inde. Les petites entitĂ©s soi-disant « souveraines » sont en rĂ©alitĂ© soumises au bon-vouloir de ces grands empires11. Elles persisteront probablement, ne serait-ce que pour permettre Ă  l’élite de jouir de son statut, mais ne constitueront pas de rĂ©elles solutions viables avant des siĂšcles.

La pratique comme maĂźtre-mot

On peut ainsi conclure que la thĂšse de l’individu souverain est intĂ©ressante, mais peine Ă  convaincre dans son entiĂšretĂ©. Rees-Mogg et Davidson sont beaucoup trop optimistes sur la possibilitĂ© de libertĂ© politique des individus. L’État est une institution de servitude qui orchestre la contrainte depuis des millĂ©naires, et qui ne sera pas renversĂ©e du jour au lendemain par un procĂ©dĂ© technique, fĂ»t-il aussi gĂ©nial que Bitcoin.

Toutefois, malgrĂ© ce postulat erronĂ©, le livre prĂ©sente une vĂ©ritable valeur en ce qu’il incite Ă  la pratique. S’il a eu le succĂšs qu’on lui connait, c’est parce qu’il a apportĂ© beaucoup Ă  ceux qui l’ont lu. MĂȘme si les auteurs ne donnent pas de conseils directs (hormis des investissements en lien avec leur lettre d’information, non reproduits dans la version en français), leurs analyses ouvrent la voie Ă  des actions dans le monde rĂ©el. Il pousse ainsi Ă  agir plutĂŽt que de se plaindre, Ă  anticiper plutĂŽt que de subir. Et, Ă  dĂ©faut de prĂ©dire l’effondrement de l’État-providence, il permettra Ă  l’individu d’ĂȘtre libre dans un monde qui ne l’est pas.

On sera ainsi amenĂ©s Ă  voir d’un bon Ɠil l’entrepreneuriat, notamment par le biais d’Internet, qui modifie le marchĂ© Ă  aller chercher. Avoir un flux de trĂ©sorerie issu du cyberespace nous rendra moins facilement saisissable et imposable. On voyagera et on profitera des disparitĂ©s entre les juridictions en dĂ©plaçant certains aspects de notre vie Ă  l’étranger, voire en s’expatriant dĂ©finitivement. On se regroupera en communautĂ©s basĂ©es sur des intĂ©rĂȘts communs. On filtrera notre flux d’information, en personnalisant nos sources documentaires, plutĂŽt qu’en s’abreuvant du discours gĂ©nĂ©ral des mĂ©dias de masse.

Certains trouveront Ă  redire de ce mode de vie nomade, mais la dĂ©marche a le mĂ©rite de pousser les gens Ă  se frotter Ă  la rĂ©alitĂ©, qualitĂ© trop peu rĂ©pandue de nos jours. La rĂ©flexion est, et a toujours Ă©tĂ©, censĂ©e nourrir l’action. Et ce sont nos actions qui dĂ©terminent ce Ă  quoi le monde de demain ressemblera. Pour citer Peter Thiel : « La lecture de L’Individu souverain en 2020 est un moyen de rĂ©flĂ©chir attentivement Ă  l’avenir que nos propres actions contribueront Ă  façonner. »


Références et notes

James Dale Davidson et William Rees-Mogg, L’Individu souverain : Survivre et prospĂ©rer face Ă  l’effondrement de l’État-providence. Konsensus Network, 2026. 411 pages. À retrouver sur la boutique en ligne de l’éditeur (10 % de rĂ©duction avec le code promo lugaxker) et sur Amazon.

Illustration : image gĂ©nĂ©rĂ©e avec GPT Image 1.5, Ă  partir du tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages peint en 1818 par Caspar David Friedrich. Texte : rĂ©digĂ© intĂ©gralement sans LLM. Traduction : sauf prĂ©cision contraire, les traductions sont rĂ©alisĂ©es par l’auteur au moyen de DeepL.

  1. John Stuart Mill, De la libertĂ©, trad. Dupont-White (Guillaumin et Cie, 1860), p. 18. ↩
  2. Voir notamment Frederic C. Lane, « Economic Consequences of Organized Violence », The Journal of Economic History, vol. 18, n° 4 (dĂ©cembre 1958), pp. 402–417. ↩
  3. L’argument du littoral accidentĂ© qui favorise le commerce fait penser Ă  la thĂšse de la « thalassographie articulĂ©e » de David Cosandey, formulĂ©e la mĂȘme annĂ©e, en 1997. ↩
  4. Le thĂ©orĂšme de non-Ă©quivalence est appelĂ© ainsi en rĂ©fĂ©rence Ă  l’équivalence ricardienne, selon laquelle, lors d’une relance budgĂ©taire, les acteurs Ă©conomiques rĂ©duisent leur consommation par anticipation d’une future hausse d’impĂŽt. Ce thĂ©orĂšme de Rees-Mogg et Davidson est prĂ©sentĂ© dans The Bitcoin Handbook d’Anil Patel, traduit en français chez Konsensus Network. ↩
  5. Dans le livre Exit, Voice, and Loyalty Ă©crit 1969 par l’économiste amĂ©ricain Albert Hirschmann, le terme « dĂ©fection » (exit) s’oppose Ă  la « prise de parole » (voice) et au « loyalisme » (loyalty) dans la gouvernance des organisations. Hirschmann Ă©crivait notamment : « Ce n’est que lorsque les pays commenceront Ă  vraiment se ressembler, grĂące Ă  la modernisation et Ă  l’évolution des communications, que le danger des dĂ©fections prĂ©maturĂ©es et excessives se prĂ©sentera. » ↩
  6. En 1985, David Chaum Ă©crivait : « L’informatisation prive les individus de la capacitĂ© de surveiller et de contrĂŽler la façon dont les informations les concernant sont utilisĂ©es. (
) Nous sommes en train de jeter les bases d’une sociĂ©tĂ© du fichage, dans laquelle les ordinateurs pourraient ĂȘtre utilisĂ©s pour dĂ©duire le mode de vie, les habitudes, les dĂ©placements et les frĂ©quentations des individus Ă  partir de donnĂ©es collectĂ©es dans le cadre de transactions de consommation ordinaires. L’incertitude quant Ă  la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es contre les abus de ceux qui les conservent ou les exploitent peut avoir un « effet paralysant », amenant les gens Ă  modifier leurs activitĂ©s observables. À mesure que l’informatisation se gĂ©nĂ©ralise, ces problĂšmes risquent de s’aggraver considĂ©rablement. » — Voir « Security without identification: transaction systems to make big brother obsolete », in Communications of the ACM, vol. 28, no. 10, octobre 1985, p. 1030. ↩
  7. Peter Thiel, « Preface », in James Dale Davidson et William Rees-Mogg, The Sovereign Individual (Touchstone, 2020), p. 6. ↩
  8. Pourquoi parler de l’instauration de la dĂ©mocratie athĂ©nienne et ignorer la rĂ©volution anglaise du XVIIe siĂšcle par exemple ? ↩
  9. Rees-Mogg et Davidson vantent notamment les « marches », ces « rĂ©gions frontaliĂšres mĂ©diĂ©vales » qui Ă©taient « le théùtre d’un enchevĂȘtrement de souverainetĂ©s » et avaient dĂ©veloppĂ© « des formes institutionnelles et juridiques singuliĂšres » (p. 166). ↩
  10. Philippe Fabry, citĂ© plus haut, affirme que le processus de dĂ©civilisation dĂ©coule d’un effondrement dĂ©mographique, dĂ» en partie Ă  la baisse de la natalitĂ©. Une sociĂ©tĂ© qui dĂ©cline dĂ©mographiquement a en effet tendance Ă  connaitre une dĂ©croissance Ă©conomique, ce qui diminue l’incitation Ă  la centralisation politique. ↩
  11. Dans sa prĂ©face de 2020, Peter Thiel a mis en perspective la thĂšse de l’individu souverain en mentionnant la prise de contrĂŽle de la Chine sur la citĂ©-État d’Hong Kong, qui correspondait, pour les auteurs, « au type de juridiction qui [
] prospĂ©rera Ă  l’ùre de l’information » (p. 303). ↩
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Crypto : Le XRP pourrait exploser à 12 $ aprÚs plusieurs semaines de maintien de son plus bas historique

By: Luc Jose A. —
Un individu accroupi au sol reprĂ©sentant le XRP s’apprĂȘte Ă  bondir. Une Ă©nergie lumineuse s’accumule autour de lui.

Pendant que le marchĂ© crypto focalise son attention sur le bitcoin et les ETF, le XRP recommence discrĂštement Ă  attirer les analystes techniques. Depuis plusieurs mois, le token de Ripple Ă©volue sur une zone de support historique dĂ©jĂ  observĂ©e avant ses prĂ©cĂ©dents rallyes. Cette configuration alimente dĂ©sormais un scĂ©nario audacieux : une envolĂ©e potentielle vers 12 dollars. Dans un climat dominĂ© par le doute et le scepticisme, certains traders estiment justement que le marchĂ© pourrait ĂȘtre en train de sous-estimer le XRP.

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Tout savoir sur HIP-4 d'Hyperliquid – Le « Polymarket killer » est-il arrivĂ© ?

By: ClĂ©ment Wardzala —

Le protocole Hyperliquid franchit une étape majeure avec le lancement de HIP-4. AprÚs avoir dominé le secteur des contrats perpétuels, la plateforme s'attaque désormais aux prediction markets. Avec cette mise à jour, Hyperliquid a-t-il de quoi devenir un concurrent pour des géants comme Polymarket ou Kalshi ?

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Ripple dévoile une roadmap pour préparer sa blockchain au risque quantique

By: Hugh Bernard —

Face Ă  la perspective du risque quantique, Ripple annonce la mise en place d’une roadmap dĂ©diĂ©e pour prĂ©parer sa blockchain XRP Ledger. Une mutation en plusieurs phases distinctes qui devrait devenir effective Ă  partir de 2028.

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Manipulation de capteur mĂ©tĂ©o - Jusqu'oĂč peuvent aller les parieurs de Polymarket ?

By: Hugh Bernard —

Les parieurs de la plateforme de marchĂ©s prĂ©dictifs Polymarket seraient-ils prĂȘts Ă  tout pour augmenter leurs gains ? C’est ce que laisse penser la rĂ©cente plainte dĂ©posĂ©e par MĂ©tĂ©o France au sujet de la possible manipulation
 d’un capteur de tempĂ©rature.

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Participez à la 1re IPO tokenisée au monde : la PME française ST GROUP entre en Bourse via la blockchain

By: ClĂ©ment Wardzala —

Le 9 avril 2026, une page s'est tournée dans l'histoire de la Bourse. ST GROUP, PME française spécialisée dans les matériaux composites pour l'aéronautique et la défense, est devenue la premiÚre entreprise au monde à entrer en Bourse via des actions tokenisées sur une place boursiÚre d'un genre totalement nouveau : Lise. Découvrez comment participer à cette IPO ouverte à tous et l'avantage fiscal associé.

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Le XRP serait moins exposé à la menace quantique que le Bitcoin

By: Hugh Bernard —

L'informatique quantique semble devenir la nouvelle narrative populaire en lien au secteur des cryptomonnaies. Un risque pour le moment théorique vis-à-vis duquel le XRP de Ripple se présenterait comme plus résistant que le Bitcoin, selon ces experts. On fait le point...

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Elon Musk prĂ©pare l’entrĂ©e en Bourse de SpaceX avec un objectif inĂ©dit

By: Mikaia A. —
Un dirigeant dĂ©clenche un lancement spectaculaire, une fusĂ©e s’élĂšve au cƓur de la ville, symbolisant une entrĂ©e massive dans la finance mondiale

Avec Musk, la bourse s’offre un feu d’artifice orbital : des fusĂ©es, des satellites, des milliards et cette question qui gratte dĂ©jĂ  Wall Street, gĂ©nie industriel ou numĂ©ro de prestidigitation gĂ©ante ?

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Stripe signe-t-il (déjà) la fin de x402 pour les paiements des agents IA ?

By: Hugh Bernard —

La forte concurrence qui anime le secteur du paiement numĂ©rique ne concerne plus seulement le choix de la meilleure cryptomonnaie ou leur plus grande adoption (humaine), mais bien le fait de proposer le systĂšme le plus performant pour devenir l’outil privilĂ©giĂ© par les agents IA. Une rĂ©alitĂ© Ă  laquelle le gĂ©ant Stripe vient de rĂ©pondre avec le lancement de son protocole « Machine Payments ».

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Ripple est-il en train de dépenser des milliards pour trouver une utilité à son token XRP ?

By: Hugh Bernard —

Alors que la blockchain XRP Ledger enregistre une hausse notable de son activitĂ©, le XRP continue d’afficher des performances largement nĂ©gatives sur l’annĂ©e Ă©coulĂ©e. Les 4 milliards de dollars investis par Ripple depuis 2023 dans des rachats stratĂ©giques d’entreprises n’auraient-ils aucun effet ?

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Crypto : Ripple franchit le cap des 50 milliards $ et lance un rachat d’actions gĂ©ant

By: Ben Canton —

Toujours plus grand. Quelques mois seulement aprĂšs une levĂ©e de fonds importante, l’entreprise amĂ©ricaine vient d’annoncer une procĂ©dure de rachat de ses propres titres auprĂšs de ses employĂ©s et de ses investisseurs historiques. Cette opĂ©ration s’inscrit dans un contexte de consolidation pour la sociĂ©tĂ© liĂ©e Ă  l’actif XRP, qui cherche Ă  rĂ©organiser sa structure actionnariale tout en confirmant sa soliditĂ© financiĂšre. À travers cette initiative, Ripple dĂ©montre une capacitĂ© d’autofinancement notable, contrastant avec la prudence observĂ©e chez certains de ses concurrents dans un marchĂ© des actifs numĂ©riques qui a connu des phases de correction marquĂ©es au cours des derniers mois.

Les points clés de cet article :
  • Ripple a procĂ©dĂ© au rachat de ses actions pour un montant maximal de 750 millions de dollars, valorisant l’entreprise Ă  50 milliards de dollars.

  • Cette stratĂ©gie de rachat s’inscrit dans une dynamique de croissance et de diversification, renforçant sa position dans le secteur de la fintech mondiale.

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Ripple : Une valorisation en hausse confirmée par Bloomberg

Selon des informations rapportĂ©es par Bloomberg, Ripple a donc officiellement lancĂ© un programme de rachat d’actions portant sur un montant maximal de 750 millions de dollars. Cette offre, dont la clĂŽture est prĂ©vue pour le courant du mois d’avril, valorise dĂ©sormais la sociĂ©tĂ© Ă  hauteur de 50 milliards de dollars.

Ce chiffre tĂ©moigne d’une progression rapide de la valeur de l’entreprise, reprĂ©sentant une hausse de 25 % par rapport Ă  l’évaluation de 40 milliards de dollars enregistrĂ©e en novembre dernier. Pour rappel, Ripple avait alors levĂ© 500 millions de dollars auprĂšs de partenaires institutionnels de premier plan, tels que des filiales de Citadel Securities, Fortress Investment Group et Brevan Howard.

Cette revalorisation intervient alors que la sociĂ©tĂ© de Brad Garlinghouse a multipliĂ© les acquisitions stratĂ©giques pour Ă©tendre ses services au-delĂ  de ses solutions de paiement initiales. L’annĂ©e derniĂšre, l’entreprise a ainsi investi plus de 2,2 milliards de dollars dans des structures complĂ©mentaires, notamment le courtier Hidden Road et le spĂ©cialiste de la gestion de trĂ©sorerie GTreasury.

ParallĂšlement, le dĂ©veloppement de son propre stablecoin, le RLUSD, dont la capitalisation atteint dĂ©sormais 1,57 milliard de dollars, souligne une volontĂ© de diversification. Ces mouvements stratĂ©giques visent donc Ă  renforcer les relations avec les partenaires financiers traditionnels tout en consolidant l’écosystĂšme autour du XRP, que la direction de Ripple continue de prĂ©senter comme l’élĂ©ment central de sa stratĂ©gie de dĂ©veloppement.

Quelques mois seulement aprĂšs une levĂ©e de fonds importante, l'entreprise amĂ©ricaine vient d'annoncer une procĂ©dure de rachat de ses propres titres auprĂšs de ses employĂ©s et de ses investisseurs historiques. Cette opĂ©ration s'inscrit dans un contexte de consolidation pour la sociĂ©tĂ© liĂ©e Ă  l'actif XRP, qui cherche Ă  rĂ©organiser sa structure actionnariale tout en confirmant sa soliditĂ© financiĂšre. À travers cette initiative, Ripple dĂ©montre une capacitĂ© d'autofinancement notable, contrastant avec la prudence observĂ©e chez certains de ses concurrents dans un marchĂ© des actifs numĂ©riques qui a connu des phases de correction marquĂ©es au cours des derniers mois.
Ripple annonce un rachat d’actions à 750 millions de dollars – Source : Compte X

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L’objectif symbolique du « billion de dollars » pour Brad Garlinghouse

MalgrĂ© une performance boursiĂšre de l’actif XRP qui reste soumise aux fluctuations globales du marchĂ© — aprĂšs avoir atteint un sommet Ă  3,56 dollars en juillet dernier avant de subir une correction — la direction de Ripple maintient des ambitions de croissance trĂšs Ă©levĂ©es. Le rachat d’actions actuel pourrait constituer une Ă©tape prĂ©liminaire vers des objectifs de valorisation Ă  plus long terme.

Brad Garlinghouse a rĂ©cemment exprimĂ© sa conviction quant Ă  l’émergence future d’une entreprise du secteur crypto capable d’atteindre une capitalisation d’un billion de dollars (1 000 milliards). Cette ambition placerait la firme dans une catĂ©gorie comparable Ă  celle de gĂ©ants technologiques comme Nvidia ou Alphabet.

Pour atteindre une telle stature, Ripple mise sur une intĂ©gration profonde avec le systĂšme financier mondial et une adoption accrue de ses protocoles de rĂšglement. La rĂ©duction du nombre d’actions en circulation par le biais du rachat actuel permet non seulement d’offrir des liquiditĂ©s aux dĂ©tenteurs de titres, mais aussi de signaler une confiance interne dans la trajectoire de l’entreprise.

En se positionnant comme une infrastructure essentielle pour les transferts de valeur transfrontaliers, Ripple tente de dĂ©montrer que l’utilitĂ© rĂ©elle de la technologie blockchain peut soutenir des valorisations rĂ©servĂ©es jusqu’ici aux piliers de l’économie traditionnelle.

Ce rachat d’actions de 750 millions de dollars confirme la dynamique de croissance de Ripple et sa capacitĂ© Ă  s’imposer comme un acteur majeur de la fintech mondiale. L’augmentation de sa valorisation Ă  50 milliards de dollars reflĂšte la rĂ©ussite de ses rĂ©centes acquisitions et le soutien d’investisseurs institutionnels de poids. Si le chemin vers le billion de dollars reste conditionnĂ© par l’évolution rĂ©glementaire et l’adoption globale du XRP, la stratĂ©gie actuelle indique une volontĂ© ferme de dominer durablement le paysage des services financiers numĂ©riques.

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Des IPO tokenisées sur Solana (SOL) ? Voici ce que propose l'exchange crypto Backpack

By: Vincent Maire —

Et si tout un chacun pouvait désormais participer à des Initial Public Offering sur la blockchain Solana (SOL) ? C'est en tous cas ce que propose l'exchange crypto Backpack à travers sa derniÚre annonce.

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Comment sécuriser et transmettre vos Bitcoins grùce à des clés de secours avec Liana ? Tutoriel complet

By: Marius Off-Chain —

Vous conservez vos Bitcoins en self-custody et cherchez une solution plus robuste qu’une clĂ© unique pour assurer leur sĂ©curitĂ© ? Multisignature, mĂ©canisme de rĂ©cupĂ©ration, prĂ©paration de la transmission : le portefeuille Liana combine ces outils avancĂ©s pour sĂ©curiser vos BTC sans intermĂ©diaire. Voici un tutoriel complet pour configurer le wallet Liana Ă©tape par Ă©tape.

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Crypto : Le PDG de Ripple donne 90% de chance au Clarity Act d’ĂȘtre adoptĂ© avant avril

By: Le Journal Du Coin —

FaĂźtes vos jeux. La cryptomonnaie XRP de Ripple a rĂ©cemment connu une pĂ©riode compliquĂ©e, avec une baisse de 40 % de sa valeur. Toutefois, les choses pourraient bien changer grĂące Ă  une dĂ©claration optimiste de Brad Garlinghouse, PDG de Ripple. Lors d’une interview sur Fox Business, il a affirmĂ© qu’il y avait 90 % de chance que le Clarity Act soit adoptĂ© d’ici la fin avril, ce qui pourrait transformer le paysage rĂ©glementaire pour les cryptomonnaies aux États-Unis, et donc profiter Ă  sa crypto prĂ©fĂ©rĂ©e.

Les points clés de cet article :
  • La cryptomonnaie XRP de Ripple a subi une baisse de 40 % de sa valeur rĂ©cemment.

  • Brad Garlinghouse, PDG de Ripple, a affirmĂ© qu’il y avait 90 % de chance que le Clarity Act soit adoptĂ© d’ici la fin avril, promettant de transformer le paysage rĂ©glementaire des cryptomonnaies aux États-Unis.

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Un cadre réglementaire clair pour les cryptomonnaies

Le Clarity Act vise à clarifier quels actifs numériques sont considérés comme des titres financiers et lesquels relÚvent de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Cette distinction est cruciale pour des entreprises comme Ripple, qui a passé des années à se défendre contre la Securities and Exchange Commission (SEC) sur la classification de son jeton XRP.

Brad Garlinghouse a soulignĂ© que l’adoption de cette loi mettrait fin Ă  l’incertitude rĂ©glementaire qui pĂšse sur l’industrie depuis trop longtemps : « Le secteur ne peut pas vivre dans l’incertitude », a-t-il ainsi dĂ©clarĂ©, ajoutant que cette situation avait freinĂ© l’innovation et pesĂ© sur le moral du marchĂ©.

Bien que le Clarity Act ait rencontrĂ© des obstacles, notamment sur la question des rĂ©compenses pour les stablecoins et la possibilitĂ© pour les plateformes crypto d’offrir des incitations de type rendement, le patron de Ripple reste confiant. Il a d’ailleurs notĂ© un regain d’engagement de la part des lĂ©gislateurs et de la Maison-Blanche, ce qui pourrait accĂ©lĂ©rer l’adoption de la loi.

La cryptomonnaie XRP de Ripple a rĂ©cemment connu une pĂ©riode compliquĂ©e, avec une baisse de 40 % de sa valeur. Toutefois, les choses pourraient bien changer grĂące Ă  une dĂ©claration optimiste de Brad Garlinghouse, PDG de Ripple. Lors d’une interview sur Fox Business, Garlinghouse a affirmĂ© qu’il y avait 90 % de chance que le Clarity Act soit adoptĂ© d’ici la fin avril, ce qui pourrait transformer le paysage rĂ©glementaire pour les cryptomonnaies aux États-Unis, et donc profiter Ă  sa crypto prĂ©fĂ©rĂ©e.
Pour Brad Garlinghouse, le CLARITY Act aurait 90% de chance d’ĂȘtre validĂ© d’ici la fin du mois d’avril – Source : Compte X

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Une industrie en attente du CLARITY Act selon le boss de Ripple

« Nous avons vu une accĂ©lĂ©ration des discussions », a-t-il dĂ©clarĂ©, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  des rĂ©unions rĂ©centes Ă  Washington impliquant des leaders de la crypto et de la finance traditionnelle. Le Bureau ovale aurait mĂȘme fixĂ© un objectif au 1á”‰ÊłÂ mars pour faire avancer les nĂ©gociations.

MalgrĂ© les turbulences rĂ©centes sur les marchĂ©s crypto, Ripple continue pour sa part de voir un intĂ©rĂȘt croissant de la part des trĂ©soriers d’entreprise et des institutions financiĂšres. Ces acteurs explorent des solutions pour la gestion de la liquiditĂ© et les paiements transfrontaliers, des domaines oĂč Ripple a investi prĂšs de 3 milliards de dollars depuis 2023.

Brad Garlinghouse a finalement notĂ© que les acteurs financiers traditionnels souhaitaient des rĂšgles plus claires pour pouvoir rivaliser sur un pied d’égalitĂ© avec les entreprises cryptonatives. « Ce changement reflĂšte l’évolution positive des attitudes envers les actifs numĂ©riques au cours des derniĂšres annĂ©es », a-t-il ajoutĂ©.

Si le Clarity Act est adoptĂ©, il pourrait donc marquer un tournant majeur pour la rĂ©gulation des cryptomonnaies aux États-Unis. Avec une probabilitĂ© de 90 % selon M. Garlinghouse, l’industrie retient son souffle en attendant une dĂ©cision qui pourrait enfin mettre fin Ă  des annĂ©es d’incertitude.

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Brian Armstrong (Coinbase), Brad Garlinghouse (Ripple) et d’autres pontes du secteur rejoignent un conseil de la CFTC

By: Marine Debelloir —

Un signe de l’ouverture de la CFTC au secteur. Plusieurs pontes des cryptomonnaies ont rejoint un conseil de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), afin d’orienter la lĂ©gislation des États-Unis.

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Ledger viserait une introduction en bourse pour 4 milliards de dollars de valorisarion

By: Vincent Maire —

Alors que les rumeurs d'une éventuelle introduction de Ledger en bourse courent depuis quelque temps, le dossier semble se préciser. Ainsi, la licorne française viserait une valorisation de 4 milliards de dollars. Retour sur ces rumeurs.

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BitGo lĂšve 212,8 millions de dollars pour la premiĂšre IPO crypto de 2026

By: Hugh Bernard —

L’annĂ©e 2026 promettait une accĂ©lĂ©ration importante des introductions en bourse (IPO) impliquant des sociĂ©tĂ©s crypto. Une dynamique qui vient de dĂ©buter avec BitGo, Ă  l’origine d’une levĂ©e de 212,8 millions de dollars.

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La plateforme crypto Bitpanda se préparerait à entrer en bourse dans les prochains mois

By: Hugh Bernard —

Le nombre de sociĂ©tĂ©s crypto dĂ©cidĂ©es Ă  opĂ©rer des entrĂ©es en bourse enregistre une augmentation importante depuis l’annĂ©e derniĂšre. Une opĂ©ration que la plateforme crypto Bitpanda serait en train de programmer pour la premiĂšre moitiĂ© de 2026.

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