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☐ ☆ ✇ Journal du Coin

Ripple obtient son agrément CASP au Luxembourg et donc, son passeport européen

By: Ben Canton

Ripple prend ses quartiers européens. La société à l’origine du XRP vient d’obtenir l’autorisation CASP (Crypto Asset Service Provider, prestataire de services sur cryptoactifs) délivrée par le régulateur luxembourgeois. Elle peut désormais commercialiser ses services de paiement crypto réglementés auprès des institutions financières, des entreprises et des commerçants des 30 pays de l’Espace économique européen (EEE). Après un feu vert préliminaire décroché en juin, l’entreprise bascule en pleine conformité avec le règlement MiCA.

Points clés

  • Ripple obtient l’autorisation CASP de la CSSF luxembourgeoise et accède aux 30 pays de l’EEE
  • L’agrément scelle la conformité de la société au règlement européen MiCA
  • Le portefeuille réglementaire de Ripple dépasse désormais 75 licences dans le monde
  • Ripple rejoint Kraken, Coinbase, OKX et Crypto.com, tandis que Binance peine à obtenir son agrément

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Le Luxembourg ouvre à Ripple les portes des 30 pays de l’EEE

C’est la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), le régulateur luxembourgeois, qui a délivré cette autorisation CASP. Le sésame donne à Ripple accès aux 30 marchés de l’Espace économique européen sans repasser par une procédure dans chaque pays, selon le principe du passeport européen.

L’agrément fait suite à l’autorisation préliminaire obtenue en juin et scelle la conformité de l’entreprise au règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), le cadre qui encadre désormais les acteurs crypto sur le continent.

Concrètement, Ripple peut proposer son produit de paiement crypto aux institutions financières, aux entreprises et aux commerçants de toute l’Europe.

« Cette autorisation CASP signifie que Ripple entre dans l’ère post-transitoire de MiCA, entièrement conforme et prête à se développer. Les institutions avec lesquelles nous travaillons à travers l’Europe cherchent à construire leurs services d’actifs numériques aux côtés de partenaires réglementés, et Ripple est agréée et prête à répondre à cette demande. »

Cassie Craddock, directrice générale Royaume-Uni & Europe chez Ripple – Source : Communiqué
La société à l'origine du XRP vient d'obtenir l'autorisation CASP (Crypto Asset Service Provider, prestataire de services sur cryptoactifs) délivrée par le régulateur luxembourgeois. Elle peut désormais commercialiser ses services de paiement crypto réglementés auprès des institutions financières, des entreprises et des commerçants des 30 pays de l'Espace économique européen (EEE). Après un feu vert préliminaire décroché en juin, l'entreprise bascule en pleine conformité avec le règlement MiCA.
Ripple obtient une licence CASP sous MiCA et s’ouvre le sprotes de l’Europe – Source : Compte X

Plus de 75 licences dans le monde pour l’émetteur du XRP

Ripple disposait déjà d’une licence d’établissement de monnaie électronique dans l’Union européenne. Avec ce nouvel agrément, son portefeuille dépasse les 75 licences réglementaires réparties sur la planète.

L’entreprise a par ailleurs obtenu un enregistrement d’actif numérique auprès de la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, en janvier 2026.

Ripple rejoint ainsi le cercle des grandes plateformes autorisées sous MiCA, aux côtés de Kraken, Coinbase, OKX et Crypto.com. Le contraste est saisissant avec Binance : le premier exchange mondial peine toujours à décrocher son propre agrément et accumule les contretemps sur le Vieux Continent.

Fort de cet agrément et de sa licence de monnaie électronique, Ripple vise désormais les paiements transfrontaliers et les services autour de son stablecoin RLUSD auprès des banques et fintechs européennes. Sur ce marché, la conformité réglementaire fait office de ticket d’entrée, et l’émetteur du XRP vient de composter le sien.

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Crypto : Le XRP retrouve des couleurs après une chute de 22 % en juin

By: Luc Jose A.
Un investisseur crypto observe le rebond d’une pièce de XRP.

Le XRP traverse l'une des périodes les plus délicates de son histoire récente. Après plusieurs mois de repli, le jeton de Ripple a quitté le cercle des cinq plus grandes cryptos par capitalisation, un déclassement qui illustre la pression exercée par un marché secoué par les incertitudes macroéconomiques. Cette chute tranche pourtant avec une réalité souvent observée ces dernières années : le troisième trimestre s'est régulièrement révélé favorable au XRP. Entre dynamique historique et faiblesse actuelle, les investisseurs s'interrogent sur la capacité de l'actif à inverser la tendance.

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Bridge, fililale de Stripe dédiée aux stablecoins, obtient la licence MiCA

By: Mattis Meichler

La filiale de Stripe spécialisée dans les stablecoins a obtenu la licence MiCA et un agrément d'établissement de monnaie électronique (EMI). Ce double feu vert lui ouvre les portes des 27 États membres de l'UE et renforce ses ambitions dans les stablecoins en euros.

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SpaceX profite de sa récente IPO pour racheter la startup Cursor valorisée à 60 milliards de dollars

By: Hugh Bernard

Suite à sa récente introduction en bourse, la société SpaceX voit sa valorisation exploser à plus de 2 660 milliards de dollars. L’occasion de procéder au rachat stratégique de la startup de codage assistée par IA Cursor, dont la valorisation atteint 60 milliards de dollars.

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IPO de SpaceX : derrière Elon Musk, voici ceux qui en profitent le plus

By: Clément Wardzala

L'introduction en bourse de SpaceX, la plus importante de l'histoire, a créé une fortune colossale répartie entre un cercle restreint d'investisseurs et de salariés. Derrière Elon Musk, qui conserve le contrôle écrasant de l'entreprise, qui sont les grands gagnants de cette opération ? Tour d'horizon des fonds et des individus qui en profitent le plus.

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IPO de SpaceX : comment y participer avant la cotation grâce à Kraken ?

By: Clément Wardzala

Kraken ouvre l'accès aux introductions en bourse à ses utilisateurs et SpaceX est la toute première IPO disponible. Via xStocks, il devient possible de soumettre son intérêt avant la cotation, d'obtenir une allocation au prix d'offre (incluant un spread de 5 %) et d'acheter l'action de SpaceX dès le premier jour. Découvrez comment vous pouvez participer à l'IPO de SpaceX via Kraken.

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Flippening : Ethereum rêvait de dépasser Bitcoin, mais une baisse de 6 % ferait passer l'USDT devant

By: Marius Off-Chain

Pendant des années, le « flippening » a désigné le scénario dans lequel Ethereum finirait par dépasser Bitcoin en capitalisation. Mais l’écart le plus proche du marché crypto se situe désormais entre l’USDT de Tether et l’ETH, signe de la place prise par les stablecoins dans l’écosystème.

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Coinbase annonce le lancement de contrats perpétuels pré-IPO, en commençant par SpaceX

By: Hugh Bernard

Malgré de récents déboires avec le géant de l'IA Anthropic, les actions pré-IPO séduisent de plus en plus d'investisseurs... et de plateformes crypto. Dernier exemple en date : le géant américain Coinbase qui entre dans la course avec un marché perpétuel dont le premier contrat concerne SpaceX.

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Crypto : Le XRP glisse derrière le BNB au premier trimestre, mais conserve le soutien des investisseurs institutionnels

By: Luc Jose A.
Un immense pont relie plusieurs centres financiers. Une foule d'investisseurs institutionnels continue de traverser vers une plateforme importante malgré une autre structure plus élevée à l'horizon, ce qui symbolise le recul du XRP face au BNB.

Perdre une place dans le classement des plus grandes cryptos n'est jamais anodin. Au premier trimestre 2026, le XRP a cédé son rang au BNB, un recul symbolique qui reflète les difficultés récentes du jeton de Ripple sur le marché. Pourtant, derrière cette contre-performance visible, les investisseurs institutionnels continuent d’injecter des capitaux. Alors que le prix peine à convaincre, plusieurs indicateurs montrent un intérêt croissant des acteurs professionnels pour l'actif.

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L’individu souverain, la technique et le nouveau Moyen Âge

By: Ludovic Lars

J'ai récemment participé à la traduction en français du livre The Sovereign Individual, qui sort ce vendredi 15 mai chez Konsensus Network sous le titre L'Individu souverain : Survivre et prospérer face à l'effondrement de l'État-providence. Cet ouvrage, coécrit en 1997 par William Rees-Mogg et James Dale Davidson, est un texte de prospective, emblématique par les prédictions qu'il faisait sur les conséquences politiques de la révolution numérique, alors balbutiante à l'époque. Riche en contexte historique et long de quatre-cents pages, il apporte des éléments de réflexion qui n'ont pas vieilli aujourd'hui.

William Rees-Mogg était un lord anglais et avait été éditeur du Times de 1967 à 1981. James Dale Davidson était un investisseur américain. Au moment de la publication initiale du livre, les deux hommes géraient une lettre d'information financière depuis 1984. Ils avaient alors déjà publié deux livres à succès (Blood in the Streets en 1987 et The Great Reckoning en 1993), où ils formulaient déjà des prédictions, notamment sur le monde financier et la géopolitique. L'Individu Souverain constituait pour eux un parachèvement de leur vision de l'avenir.

Dans cet ouvrage, ils soutenaient qu'une nouvelle phase de l'histoire de l'humanité s'ouvrait — l'ère de l'information — et qu'elle allait permettre aux individus de s'émanciper du joug des États-nations. Revenant sur l'histoire de l'humanité, du néolithique à l'époque moderne en passant par le Moyen Âge, ils examinaient les dynamiques régissant l'évolution politico-économique du monde. Ils mettaient en avant le caractère libérateur du progrès technique, et prédisaient en particulier l'émergence d'une monnaie numérique échappant au contrôle étatique, chose qui se matérialiserait avec Bitcoin au début des années 2010.

Aux États-Unis, le livre s'est rapidement popularisé dans les cercles libertariens, grâce au portrait peu flatteur qu'il faisait des États centralisés et des idéologies qui les soutenaient. Il s'est aussi diffusé dans la Silicon Valley, en raison du point de vue techno-optimiste des auteurs. Il a plus tard connu un succès croissant au sein de la communauté de Bitcoin (et du milieu des cryptomonnaies en général), inspirant notamment Francis Pouliot, Jameson Lopp ou Naval Ravikant. En France, il est aujourd'hui mis en avant par le média indépendant Le Bunker, par la plateforme Zone Franche, et par l'infopreneur Olivier Roland, qui a écrit son propre livre sur le sujet.

À l'heure où la stabilité de l'ordre mondial est remise en question et où les États deviennent de plus en plus autoritaires, la thèse de l'individu souverain est plus que jamais d'actualité. Cet article constitue une analyse et une critique de cette thèse. Le progrès technique va-t-il nous libérer et sommes-nous à la veille du Moyen Âge ? C'est ce à quoi nous allons tenter de répondre ici.

La thèse de l'individu souverain

La thèse de l'ouvrage de Rees-Mogg et Davidson est que la révolution numérique (dite « de l'information ») va provoquer l'effondrement de l'État-providence moderne et conduire à l'avènement d'une souveraineté individuelle réelle. Cette souveraineté s'exercera par le renversement du rapport entretenu par les autorités politiques et les individus : ces derniers ne seront plus considérés comme des sujets ou des citoyens, et comme des « vaches à lait » (p. 238) pour les plus productifs, mais comme des « clients » (pp. 117–118). Et, comme le dit le dicton, le client est roi.

Le concept de « souveraineté de l'individu » n'est pas tout récent, puisqu'il a émergé avec la pensée libérale anglo-saxonne (John Locke) et qu'il a été formulé par John Stuart Mill en 1859, qui écrivait : « Sur lui-même, sur son corps et son esprit, l'individu est souverain1. » Le terme a ensuite été repris dans son acception la plus radicale par les anarchistes individualistes américains, comme Josiah Warren ou Benjamin Tucker, puis par les théoriciens du libertarianisme moderne, notamment Murray Rothbard.

Là où les auteurs se différencient de cette idéologie libérale est que leur discours n'est pas prescriptif (ou du moins pas explicitement), mais descriptif : ils veulent montrer que le sens de l'histoire va vers plus de liberté. Le livre n'est donc pas un manifeste politique en tant que tel, mais un manuel de survie face à la « grande transformation » (p. 234) qui est en train d'avoir lieu. Ils se basent (entre autres) sur les travaux d'un historien américain du XXe siècle nommé Frédéric Lane, qui était spécialiste du bas Moyen Âge et qui avait développé une analyse économique de la violence politique2.

Suivant les idées de Lane, les auteurs élaborent leur propre modèle prédictif. Ils décrivent comment les « facteurs mégapolitiques » conditionnent la forme institutionnelle des États en faisant varier ce qu'ils appellent « les rendements de la violence » :

« En modifiant les coûts et les gains potentiels liés à la coercition, la mégapolitique détermine la capacité de certains à imposer leur volonté à autrui. » (p. 48)

Les facteurs qu'ils identifient appartiennent à quatre grandes catégories :

  1. Les conditions topographiques : les grandes plaines alluviales propices au développement de grands centres de civilisation, les montagnes jouant un rôle protecteur, les littoraux fragmentés favorisant le commerce3, etc. ;
  2. Les causes climatiques : la température générale qui affecte directement la production agricole, et donc la puissance politique de l'État qui domine la région ;
  3. Les agents infectieux : les bactéries et les virus derrière les épidémies, qui provoquent des fluctuations démographiques massives, limitant de ce fait la taille des grands empires ;
  4. Les innovations techniques : les outils qui permettent au pouvoir d'asseoir sa domination ou à l'inverse à l'individu de se défendre.

Pour les auteurs, la technologie — ou la technique, si l'on veut éviter de faire un américanisme — constitue à l'époque moderne le « facteur déterminant de l’équilibre entre le coût et les bénéfices liés à l’exercice du pouvoir » (p. 52). L'évolution technique liée à l'ère de l'information (la micro-informatique, le cyberespace et la cryptographie) va libérer l'individu, en provoquant une baisse des rendements de la violence. Les États ne pourront plus contrôler leurs citoyens comme ils l'ont fait jusqu'à présent, ce qui conduira à l'émancipation des individus. Ce discours n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui des cypherpunks, qui écrivaient à la même époque.

La taille des entités souveraines va ainsi grandement diminuer, pour ne parfois concerner qu'une poignée d'individus. On assistera à la désagrégation des grands États, pour donner une multitude de micro-juridictions. Le monde connaitra une nouvelle période de féodalité qui rappellera celle du Moyen Âge, tout en s'en distinguant fondamentalement. En effet, grâce à la généralisation d'Internet, les individus pourront davantage se réunir en « groupes d'affinité » (p. 157), chose qui existait sous forme embryonnaire dans les ordres religieux et militaires médiévaux comme les chevaliers de Malte. Cette démarche se retrouve aujourd'hui dans le concept de l'État-réseau de Balaji Srinivasan (ancien directeur technique de Coinbase et associé général chez Andreessen Horowitz), qui le définit comme « une communauté en ligne hautement alignée, dotée d'une capacité d'action collective, qui finance l'acquisition de territoires à travers le monde et finit par obtenir la reconnaissance diplomatique d'États déjà existants ».

L'Europe occidentale en 1444 (source : u/ratkatavobratka, 2021)

De manière générale, les entités souveraines se feront concurrence, et les personnes procèderont à un arbitrage juridictionnel : elles choisiront où elles voudront résider et travailler en fonction des conditions offertes (fiscalité, sécurité, infrastructures) par ces micro-États. Ce sera une application du « théorème de non-équivalence4 » formulé par les auteurs, qui affirme que les individus réagiront à une hausse d'impôt, non pas en réduisant leur consommation mais en déménageant :

« À l’ère de l’information, cependant, la réaction du contribuable rationnel ne consistera plus à épargner davantage pour absorber l’augmentation prévisible de ses impôts ; il choisira plutôt de transférer sa résidence ou d’effectuer ses transactions ailleurs. De même que les producteurs choisissent les fournisseurs les plus avantageux, la capacité à sélectionner son prestataire de protection deviendra un levier bien plus déterminant pour préserver ses revenus. » (p. 221)

Il s'agira d'un « vote avec ses pieds », d'une « défection5 » (p. 218) affectant indirectement la politique de l'État. Les individus les plus productifs iront enrichir les juridictions fiscalement avantageuses et davantage focalisées sur les missions régaliennes, tandis que les grands États-providence s'appauvriront considérablement, et seront contraints à revoir à la baisse leurs politiques redistributives.

La révolution de l'information

Tout comme la découverte de la poudre à canon et celle de l'imprimerie ont mis fin à la féodalité au moment de la Renaissance, la révolution de l'information va mettre un terme à l'ère de l'État-nation. Les anciens modes de production étaient soumis à la « tyrannie de l'endroit » (p. 174) : la rattachement de la production à un bien foncier (terre ou usine) rendait les producteurs particulièrement vulnérables à l'impôt et aux revendications sociales, et c'est pour cette raison que la création de richesse permise par la révolution industrielle a été récupérée par l'État. À l'inverse, la révolution de l'information va permettre aux entreprises de décentraliser leur mode de production et de transcender cette tyrannie de l'endroit, en devenant davantage mobiles. Les auteurs le résument bien : « Le gigantisme des usines a coïncidé avec l’ère de l’État-providence. À l’inverse, la micro-informatique miniaturise les institutions. » (p. 135)

Internet joue un grand rôle dans la thèse soutenue par les auteurs. À la suite de John Perry Barlow, auteur d'une Déclaration d'indépendance du cyberespace en 1996, ils professent que « le cyberespace, tel le royaume imaginaire des dieux d’Homère, forme un univers distinct de notre monde terrestre familier, fait de fermes et d’usines » (p. 174). Ils considèrent que l'activité se fera dans le cadre de la « multinationale virtuelle » (p. 222), association d'individus souverains s'adaptant facilement aux conditions du marché. Ce type de production est devenu réalité aujourd'hui avec l'émergence des digital nomads, dont le modèle a été exposé en 2007 par l'influenceur Tim Ferriss dans son best-seller de développement personnel, La Semaine de quatre heures.

Rees-Mogg et Davidson soutiennent aussi que la révolution de l'information va mener à la création d'une monnaie numérique, appelée « cybermonnaie », qui repose sur la cryptographie asymétrique et échappe au contrôle de l'État. Ils écrivent :

« Avec l'émergence du commerce en ligne, l'apparition de la cybermonnaie est inéluctable. Cette nouvelle forme de monnaie sapera la capacité des États à déterminer qui pourra accéder au statut d'individu souverain. Ce changement s'explique en grande partie par le rôle de la technologie de l'information, qui affranchira les détenteurs de patrimoine de la confiscation déguisée que constitue l'inflation. [...] Cette monnaie numérique est appelée à jouer un rôle central dans le cybercommerce. Elle se présentera sous la forme de suites chiffrées de nombres premiers de plusieurs centaines de chiffres. Unique, anonyme et vérifiable, cette monnaie pourra être utilisée pour les transactions les plus importantes, mais aussi être fractionnée à l'infini pour régler des montants microscopiques. Elle s'échangera instantanément et sans aucune restriction sur un marché mondial pesant plusieurs milliers de milliards de dollars. » (p. 191)

À l'époque, le modèle eCash de David Chaum était déployé de façon expérimentale dans certaines banques américaines depuis 1995. Les auteurs n'étaient donc pas les seuls à prédire l'émergence d'une monnaie numérique libre : le constat était partagé par Milton Friedman par exemple. Cet idéal de monnaie numérique a fini par se matérialiser sous la forme de Bitcoin, conçu par Satoshi Nakamoto en 2008 : une monnaie résistante à la censure et résistante à l'inflation, confidentielle et programmable, adaptée aux gros transferts vers l'étranger comme aux petits paiements.

Une autre vision prophétique réalisée dans L'Individu souverain est l'adoption de l'intelligence artificielle au sein de la population générale. Les auteurs prévoient en effet que les individus pourront augmenter leurs capacités de façon surprenante grâce à des « serviteurs » ou « assistants numériques » (p. 150). Ils évoquent notamment la cas de « juristes numériques » qui « automatiseront la sélection des clauses contractuelles, en utilisant des processus d’intelligence artificielle tels que les réseaux neuronaux, pour rédiger des contrats privés personnalisés en fonction des conditions juridiques internationales » (p. 185). Certains individus pourraient ainsi devenir extrêmement puissants : « Un génie excentrique, épaulé par ses serviteurs numériques, pourrait théoriquement rivaliser avec l’influence d’un État-nation dans une guerre informatique. » (p. 169)

Cette prédiction rappelle inévitablement les agents d'IA, ces systèmes qui effectuent des tâches de manière autonome en concevant des flux opérationnels et en interagissant avec le monde réel à la place de l'utilisateur. L'intelligence artificielle, qui jusque-là était restée confinée à quelques utilisations précises (AlphaGo), s'est popularisée à partir de 2022 avec le succès de la première version ouverte de ChatGPT (basée sur GPT-3). Puis la pratique de l'IA agentique s'est développée à partir de cette base, pour se faire connaitre par le biais de Clawdbot/OpenClaw en 2025. Aujourd'hui, l'individu a désormais la possibilité de démultiplier ses capacités, en disposant d'outils puissants pour automatiser les tâches les plus redondantes, comme la programmation logicielle, la traduction, l'écriture d'articles ou la gestion des courriels.

Ainsi, nous ne pouvons que constater que Rees-Mogg et Davidson ont été visionnaires sur un certain nombre de sujets. Toutefois, on peut largement nuancer cette opinion, trop répandue parmi les défenseurs du livre et de la thèse de l'individu souverain. Le discours des auteurs semble relever de la pensée désidérative au moins sur deux points : le rôle libérateur de la technique et l'imminence de la décentralisation politique.

La technique, libératrice ou tyrannique ?

Même Rees-Mogg et Davidson se contentent de décrire les choses telles qu'elles sont censées se passer, on comprend qu'ils ont un point de vue positif sur la révolution numérique, ayant une bienveillance toute prométhéenne à l'égard du progrès technique récent et à venir. Ils éludent ainsi la perspective inverse : que le progrès technique en cours amène une plus grande servitude en même temps qu'un plus grand confort. De leur propre aveu, c'est ce qui s'est passé lors de la « révolution agricole » et de la révolution industrielle ; pourquoi serait-ce différent cette fois-ci ?

Une technique particulière n'est jamais neutre et influence la société entière dans un sens particulier. Dans le cadre politique, elle vient changer les « conditions mégapolitiques » de la région dans laquelle elle est adoptée. Une innovation peut donc apparaitre comme un outil d'indépendance pour l'individu, tout en favorisant en réalité la mainmise générale de l'État.

Les moyens de transport et de communication, par exemple, sont utiles aux individus pour se déplacer entre les juridictions et pour échanger des informations et des richesses. Mais ils permettent surtout la centralisation au niveau politique : les ordres peuvent être transmis plus rapidement aux gouverneurs de province et les troupes peuvent être envoyées plus facilement en cas de sécession. Le développement des transports terrestres, maritimes, ferroviaires et aériens, ainsi que le déploiement des communications modernes (télégraphe, téléphone, TCP/IP), ont favorisé l'émergence d'États-continents centralisés comme la République populaire de Chine ou les États-Unis. Le cas d'Internet est emblématique : il a, de par son architecture distribuée, été un outil fantastique pour démocratiser la connaissance de l'individu, mais il a aussi largement contribué à la diffusion de propagande de masse, à la surveillance généralisée et à l'abrutissement global.

La numérisation de la monnaie peut aussi être examinée sous ce prisme. Elle a certes amené l'argent liquide électronique qu'est Bitcoin (dont le potentiel est sous-exploité aujourd'hui), mais elle a été essentiellement l'occasion de déployer la surveillance et le contrôle financier à des domaines qui ne l'étaient pas avant, d'abord dans le système bancaire, et bientôt directement par les États eux-mêmes, par l'intermédiaire de la monnaie numérique de banque centrale. Bitcoin constitue bien plus une réaction à cette numérisation de la monnaie, une valorisation des propriétés de la « monnaie physique » et une opposition aux « institutions financières qui servent de tiers de confiance pour traiter les paiements électroniques », qu'une volonté de faire advenir une monnaie intégralement numérique. De même, David Chaum avait en son temps développé ses méthodes cryptographiques (et son fameux système eCash) parce qu'il se catastrophait de l'informatisation de la société6.

L'intelligence artificielle est également concernée par ce coté double : elle est en effet particulièrement puissante dans un certain nombre de domaines (on regardera l'illustration de cet article pour s'en convaincre), mais demeure dans sa conception une chose très centralisée et sensible à l'intervention étatique. L'entrainement des meilleurs modèles d'IA (Claude, ChatGPT, Gemini) requiert une infrastructure informatique monstrueuse (datacenters), de sorte que ces derniers sont contrôlés par des grandes sociétés plus ou moins soumises au pouvoir américain (OpenAI, Anthropic, Google). Du côté de l'inférence, on peut logiquement déployer localement des modèles open source (comme Qwen ou Deepseek) à l'aide d'une carte graphique performante valant aujourd'hui une poignée de milliers d'euros. Toutefois, cette façon de faire est significativement moins efficace : les modèles concernés sont moins bons et le coût de maintenance locale est non négligeable (sans parler du fait que les concurrents sont actuellement subventionnés). On peut donc aisément prédire aisément que l'essentiel de la production par IA se fera par le biais des modèles propriétaires et hébergés de manière centralisée.

Vue aérienne d'une site de datacenters dédiés à l'entrainement d'intelligence artificielle à Mount Pleasant, dans le Wisconsin, en 2025 (source : Microsoft)

Dans ce registre, il est intéressant de citer Peter Thiel, cofondateur controversé de PayPal et de Palantir, qui était l'auteur de la préface de la réédition de 2020 de The Sovereign Individual. Il écrit ainsi (en écho à une déclaration précédente) :

« L'intelligence artificielle laisse entrevoir la possibilité de résoudre enfin ce que les économistes appellent le "problème du calcul économique" : l'IA pourrait théoriquement permettre de contrôler de manière centralisée l'ensemble d'une économie. Ce n'est pas un hasard si l'IA est la technologie préférée du Parti communiste chinois. La cryptographie forte, à l'autre extrême, laisse entrevoir la perspective d'un monde décentralisé et individualisé. Si l'IA est communiste, la crypto est libertarienne7. »

La révolution de l'information est bel et bien en train de bouleverser le monde, pour le meilleur et pour le pire. Si le progrès technique est aujourd'hui en plein essor, il pourrait nous conduire à la pire des dystopies, où intelligence artificielle côtoierait identité informatisée, monnaie numérique de banque centrale, surveillance généralisée et économie planifiée — la technocratie. Il est donc avisé d'avoir un certain discernement et de ne pas se réjouir béatement de toutes les nouvelles avancées techniques que nous propose sans cesse l'élite technologique, cette « élite cosmopolite de l’ère de l’information » (p. 270).

Le nouveau Moyen Âge n'est pas pour tout de suite

Dans L'Individu souverain, ainsi que dans leurs autres ouvrages, Rees-Mogg et Davidson présentent une conception cyclique de l'histoire, et se basent sur les évènements passés pour prédire l'avenir. Dès le début du livre, ils font ainsi remarquer que l'histoire occidentale est marquée un « mystérieux cycle de cinq siècles » depuis la Grèce antique : à chaque fois, un « grand bouleversement » provoque « l’apparition d'une nouvelle phase d’organisation sociale » (p. 33). En 508 avant Jésus-Christ, c'étaient les réformes démocratiques de Clisthène ; en l'an 1, la naissance du Christ marquant l'apogée économique antique ; en 476 ap. J.-C., l'effondrement de l'Empire romain d'Occident et le début de l'« Âge sombre » ; vers l'an mil, l'instauration de la féodalité en Europe occidentale initiant une restructuration ; et en 1492, le début de l'époque moderne avec la découverte de la poudre à canon, la Renaissance et la Réforme protestante. Dans cette logique, l'an 2000 devrait amener avec lui le début d'une nouvelle ère — l'ère de l'information — où l'organisation sociale reposerait sur une sorte de féodalité technologique, marquée par une division politique forte et par un développement technique avancé. Cette période nouvelle prendrait les atours d'un nouveau Moyen Âge, sans pour autant en présenter les inconvénients principaux.

Si cette façon de présenter les choses est séduisante, elle est peu méthodique en ce que la sélection des évènements est arbitraire et ne repose sur aucun critère précis, hormis le ressenti dans la mémoire collective8. L'intuition des auteurs sur les variations historiques est néanmoins bonne, et on peut percevoir un autre cycle : le cycle des civilisations, qui a notamment été mis en lumière par l'historien et essayiste français Philippe Fabry. Depuis l'émergence des premières civilisations au néolithique, le monde a connu des hauts et des bas, mesurés selon le niveau d'urbanisation, de commerce et d'unification politique.

Dans ce cadre, le « Moyen Âge » correspondait à une période de transition entre deux ères civilisationnelles : l'Antiquité gréco-romaine et la Modernité européo-américaine. Il a permis une relative « concurrence entre les juridictions9 » précisément parce qu'il constituait l'aboutissement d'un long processus de décivilisation. Cette indépendance s'accompagnait ainsi d'une dominance du mode de vie rural et d'un bas niveau d'échanges économiques avec l'étranger.

Plus encore, le Moyen Âge n'était pas la première période de ce genre : en Grèce, la disparition de la civilisation mycénienne lors de l'effondrement de l'âge du bronze au XIIe siècle avant Jésus-Christ a conduit à des « siècles obscurs » qui ont duré plus de 400 ans. La reconstruction a eu lieu ensuite, lors de l'époque archaïque, qui a donné la Grèce antique que nous connaissons, avec les cités-États d'Athènes ou de Sparte. Il s'en est suivi un mouvement d'unification politique (à l'échelle de l'époque), d'abord sous l'égide de la Macédoine vers 330 av. J.-C. (Alexandre le Grand), puis de Rome au IIe siècle avant notre ère.

Essor et déclin civilisationnel dans le Levant méridional entre l'âge du bronze et l'âge de fer (source : Pierre de Miroschedji)

Le monde est donc soumis à des forces au long cours autrement plus immuables que l'innovation technique. Bien que celle-ci atteigne aujourd'hui un niveau inédit dans l'histoire de l'humanité (cybernétique, intelligence artificielle, manipulation génétique, neurotechnologie), elle n'en demeure pas moins assujettie au cycle civilisationnel, qui est une dynamique humaine10. La technique, en tant qu'elle constitue une extension de la vie humaine, a seulement pour effet de ralentir le cycle, pas d'y mettre un terme.

Le processus de décivilisation et de décentralisation du monde est un processus lent et graduel : il peut être ponctué par des évènements spectaculaires, mais ceux-ci sont l'expression de mutations plus profondes. Rome ne s'est pas effondrée en un jour par exemple ; il lui a fallu un demi-millénaire. Il parait de ce fait très illusoire de croire qu'un changement brutal va se produire, et ce d'autant plus que ce potentiel déclin n'a pas encore commencé. Le monde n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui. La tendance à la centralisation politique (qui a débuté autour de l'an mil en Europe) ne montre aucun signe d'inversement, malgré les conflits militaires qui marquent l'actualité de ces dernières années.

L'heure est donc aux grands empires, qui seuls peuvent exercer une souveraineté concrète : les États-Unis, l'Union européenne, la Chine, l'Inde. Les petites entités soi-disant « souveraines » sont en réalité soumises au bon-vouloir de ces grands empires11. Elles persisteront probablement, ne serait-ce que pour permettre à l'élite de jouir de son statut, mais ne constitueront pas de réelles solutions viables avant des siècles.

La pratique comme maître-mot

On peut ainsi conclure que la thèse de l'individu souverain est intéressante, mais peine à convaincre dans son entièreté. Rees-Mogg et Davidson sont beaucoup trop optimistes sur la possibilité de liberté politique des individus. L'État est une institution de servitude qui orchestre la contrainte depuis des millénaires, et qui ne sera pas renversée du jour au lendemain par un procédé technique, fût-il aussi génial que Bitcoin.

Toutefois, malgré ce postulat erroné, le livre présente une véritable valeur en ce qu'il incite à la pratique. S'il a eu le succès qu'on lui connait, c'est parce qu'il a apporté beaucoup à ceux qui l'ont lu. Même si les auteurs ne donnent pas de conseils directs (hormis des investissements en lien avec leur lettre d'information, non reproduits dans la version en français), leurs analyses ouvrent la voie à des actions dans le monde réel. Il pousse ainsi à agir plutôt que de se plaindre, à anticiper plutôt que de subir. Et, à défaut de prédire l'effondrement de l'État-providence, il permettra à l'individu d'être libre dans un monde qui ne l'est pas.

On sera ainsi amenés à voir d'un bon œil l'entrepreneuriat, notamment par le biais d'Internet, qui modifie le marché à aller chercher. Avoir un flux de trésorerie issu du cyberespace nous rendra moins facilement saisissable et imposable. On voyagera et on profitera des disparités entre les juridictions en déplaçant certains aspects de notre vie à l'étranger, voire en s'expatriant définitivement. On se regroupera en communautés basées sur des intérêts communs. On filtrera notre flux d'information, en personnalisant nos sources documentaires, plutôt qu'en s'abreuvant du discours général des médias de masse.

Certains trouveront à redire de ce mode de vie nomade, mais la démarche a le mérite de pousser les gens à se frotter à la réalité, qualité trop peu répandue de nos jours. La réflexion est, et a toujours été, censée nourrir l'action. Et ce sont nos actions qui déterminent ce à quoi le monde de demain ressemblera. Pour citer Peter Thiel : « La lecture de L'Individu souverain en 2020 est un moyen de réfléchir attentivement à l’avenir que nos propres actions contribueront à façonner. »


Références et notes

James Dale Davidson et William Rees-Mogg, L'Individu souverain : Survivre et prospérer face à l'effondrement de l'État-providence. Konsensus Network, 2026. 411 pages. À retrouver sur la boutique en ligne de l'éditeur (10 % de réduction avec le code promo lugaxker) et sur Amazon.

Illustration : image générée avec GPT Image 1.5, à partir du tableau Le Voyageur contemplant une mer de nuages peint en 1818 par Caspar David Friedrich. Texte : rédigé intégralement sans LLM. Traduction : sauf précision contraire, les traductions sont réalisées par l'auteur au moyen de DeepL.

  1. John Stuart Mill, De la liberté, trad. Dupont-White (Guillaumin et Cie, 1860), p. 18. ↩︎
  2. Voir notamment Frederic C. Lane, « Economic Consequences of Organized Violence », The Journal of Economic History, vol. 18, n° 4 (décembre 1958), pp. 402–417. ↩︎
  3. L'argument du littoral accidenté qui favorise le commerce fait penser à la thèse de la « thalassographie articulée » de David Cosandey, formulée la même année, en 1997. ↩︎
  4. Le théorème de non-équivalence est appelé ainsi en référence à l'équivalence ricardienne, selon laquelle, lors d'une relance budgétaire, les acteurs économiques réduisent leur consommation par anticipation d'une future hausse d'impôt. Ce théorème de Rees-Mogg et Davidson est présenté dans The Bitcoin Handbook d'Anil Patel, traduit en français chez Konsensus Network. ↩︎
  5. Dans le livre Exit, Voice, and Loyalty écrit 1969 par l'économiste américain Albert Hirschmann, le terme « défection » (exit) s'oppose à la « prise de parole » (voice) et au « loyalisme » (loyalty) dans la gouvernance des organisations. Hirschmann écrivait notamment : « Ce n'est que lorsque les pays commenceront à vraiment se ressembler, grâce à la modernisation et à l'évolution des communications, que le danger des défections prématurées et excessives se présentera. » ↩︎
  6. En 1985, David Chaum écrivait : « L'informatisation prive les individus de la capacité de surveiller et de contrôler la façon dont les informations les concernant sont utilisées. (…) Nous sommes en train de jeter les bases d'une société du fichage, dans laquelle les ordinateurs pourraient être utilisés pour déduire le mode de vie, les habitudes, les déplacements et les fréquentations des individus à partir de données collectées dans le cadre de transactions de consommation ordinaires. L'incertitude quant à la sécurité des données contre les abus de ceux qui les conservent ou les exploitent peut avoir un "effet paralysant", amenant les gens à modifier leurs activités observables. À mesure que l'informatisation se généralise, ces problèmes risquent de s'aggraver considérablement. » — Voir « Security without identification: transaction systems to make big brother obsolete », in Communications of the ACM, vol. 28, no. 10, octobre 1985, p. 1030. ↩︎
  7. Peter Thiel, « Preface », in James Dale Davidson et William Rees-Mogg, The Sovereign Individual (Touchstone, 2020), p. 6. ↩︎
  8. Pourquoi parler de l'instauration de la démocratie athénienne et ignorer la révolution anglaise du XVIIe siècle par exemple ? ↩︎
  9. Rees-Mogg et Davidson vantent notamment les « marches », ces « régions frontalières médiévales » qui étaient « le théâtre d’un enchevêtrement de souverainetés » et avaient développé « des formes institutionnelles et juridiques singulières » (p. 166). ↩︎
  10. Philippe Fabry, cité plus haut, affirme que le processus de décivilisation découle d'un effondrement démographique, dû en partie à la baisse de la natalité. Une société qui décline démographiquement a en effet tendance à connaitre une décroissance économique, ce qui diminue l'incitation à la centralisation politique. ↩︎
  11. Dans sa préface de 2020, Peter Thiel a mis en perspective la thèse de l'individu souverain en mentionnant la prise de contrôle de la Chine sur la cité-État d'Hong Kong, qui correspondait, pour les auteurs, « au type de juridiction qui [...] prospérera à l’ère de l’information » (p. 303). ↩︎
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Crypto : Le XRP pourrait exploser à 12 $ après plusieurs semaines de maintien de son plus bas historique

By: Luc Jose A.
Un individu accroupi au sol représentant le XRP s’apprête à bondir. Une énergie lumineuse s’accumule autour de lui.

Pendant que le marché crypto focalise son attention sur le bitcoin et les ETF, le XRP recommence discrètement à attirer les analystes techniques. Depuis plusieurs mois, le token de Ripple évolue sur une zone de support historique déjà observée avant ses précédents rallyes. Cette configuration alimente désormais un scénario audacieux : une envolée potentielle vers 12 dollars. Dans un climat dominé par le doute et le scepticisme, certains traders estiment justement que le marché pourrait être en train de sous-estimer le XRP.

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Tout savoir sur HIP-4 d'Hyperliquid – Le « Polymarket killer » est-il arrivé ?

By: Clément Wardzala

Le protocole Hyperliquid franchit une étape majeure avec le lancement de HIP-4. Après avoir dominé le secteur des contrats perpétuels, la plateforme s'attaque désormais aux prediction markets. Avec cette mise à jour, Hyperliquid a-t-il de quoi devenir un concurrent pour des géants comme Polymarket ou Kalshi ?

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Ripple dévoile une roadmap pour préparer sa blockchain au risque quantique

By: Hugh Bernard

Face à la perspective du risque quantique, Ripple annonce la mise en place d’une roadmap dédiée pour préparer sa blockchain XRP Ledger. Une mutation en plusieurs phases distinctes qui devrait devenir effective à partir de 2028.

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Manipulation de capteur météo - Jusqu'où peuvent aller les parieurs de Polymarket ?

By: Hugh Bernard

Les parieurs de la plateforme de marchés prédictifs Polymarket seraient-ils prêts à tout pour augmenter leurs gains ? C’est ce que laisse penser la récente plainte déposée par Météo France au sujet de la possible manipulation… d’un capteur de température.

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Participez à la 1re IPO tokenisée au monde : la PME française ST GROUP entre en Bourse via la blockchain

By: Clément Wardzala

Le 9 avril 2026, une page s'est tournée dans l'histoire de la Bourse. ST GROUP, PME française spécialisée dans les matériaux composites pour l'aéronautique et la défense, est devenue la première entreprise au monde à entrer en Bourse via des actions tokenisées sur une place boursière d'un genre totalement nouveau : Lise. Découvrez comment participer à cette IPO ouverte à tous et l'avantage fiscal associé.

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Le XRP serait moins exposé à la menace quantique que le Bitcoin

By: Hugh Bernard

L'informatique quantique semble devenir la nouvelle narrative populaire en lien au secteur des cryptomonnaies. Un risque pour le moment théorique vis-à-vis duquel le XRP de Ripple se présenterait comme plus résistant que le Bitcoin, selon ces experts. On fait le point...

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Elon Musk prépare l’entrée en Bourse de SpaceX avec un objectif inédit

By: Mikaia A.
Un dirigeant déclenche un lancement spectaculaire, une fusée s’élève au cœur de la ville, symbolisant une entrée massive dans la finance mondiale

Avec Musk, la bourse s’offre un feu d’artifice orbital : des fusées, des satellites, des milliards et cette question qui gratte déjà Wall Street, génie industriel ou numéro de prestidigitation géante ?

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Stripe signe-t-il (déjà) la fin de x402 pour les paiements des agents IA ?

By: Hugh Bernard

La forte concurrence qui anime le secteur du paiement numérique ne concerne plus seulement le choix de la meilleure cryptomonnaie ou leur plus grande adoption (humaine), mais bien le fait de proposer le système le plus performant pour devenir l’outil privilégié par les agents IA. Une réalité à laquelle le géant Stripe vient de répondre avec le lancement de son protocole « Machine Payments ».

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Ripple est-il en train de dépenser des milliards pour trouver une utilité à son token XRP ?

By: Hugh Bernard

Alors que la blockchain XRP Ledger enregistre une hausse notable de son activité, le XRP continue d’afficher des performances largement négatives sur l’année écoulée. Les 4 milliards de dollars investis par Ripple depuis 2023 dans des rachats stratégiques d’entreprises n’auraient-ils aucun effet ?

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