Une IA qui marque des buts imaginaires. Coinbase a lancĂ© un service de prediction markets alimentĂ© en partie par lâintelligence artificielle, permettant de parier sur des rĂ©sultats sportifs, des dĂ©cisions politiques ou dâautres Ă©vĂ©nements. Un incident rĂ©cent vient sĂ©rieusement Ă©corner la crĂ©dibilitĂ© de lâoutil : lâIA a annoncĂ© le score final dâun match de Coupe du Monde de la FIFA 2026 avant mĂȘme le coup dâenvoi.

RĂ©cemment, lâIA de Coinbase a diffusĂ© une alerte annonçant une victoire de la NorvĂšge 3-2 face au BrĂ©sil, avec deux buts dâErling Haaland. ProblĂšme majeur : le match nâavait pas encore commencĂ©. Il Ă©tait mĂȘme retardĂ© pour des raisons mĂ©tĂ©orologiques (conditions de chaleur).
Le score, les buteurs et le vainqueur Ă©taient entiĂšrement fictifs, prĂ©sentĂ©s comme un fait accompli. David Hoffman, cofondateur de Bankless, a repĂ©rĂ© lâerreur et partagĂ© une capture dâĂ©cran de lâalerte sur X.
Il a vivement critiqué le positionnement marketing de Coinbase :
« Coinbase a une IA qui cherche la vĂ©ritĂ© (truth-seeking) mais qui a prĂ©dit que la NorvĂšge avait battu le BrĂ©sil 3-2, avec deux buts de Haaland. Or, le match nâa mĂȘme pas encore commencĂ©. »
David Hoffman, cofondateur de Banklass â Source : Beincrypto

Brian Armstrong, PDG de Coinbase, a rĂ©agi rapidement en indiquant quâil « examinait lâincident avec ses Ă©quipes ». Il a soulignĂ© que la page du marchĂ© mentionnait clairement le retard du match pour raisons mĂ©tĂ©o et quâaucun rĂ©sultat nâĂ©tait disponible Ă ce moment-lĂ .
Lâerreur a depuis Ă©tĂ© corrigĂ©e, mais elle laisse des traces. Une IA promue comme un outil fiable et « truth-seeking » qui invente le rĂ©sultat dâun Ă©vĂ©nement futur pose question sur les garde-fous mis en place.
Plusieurs utilisateurs et observateurs ont relayé les critiques de David Hoffman, interrogeant la véritable robustesse du systÚme.
Coinbase, la principale plateforme dâĂ©change de cryptomonnaies cotĂ©e aux Ătats-Unis, mise beaucoup sur les prediction markets. Ces outils sâadressent autant aux particuliers quâaux investisseurs institutionnels et reposent sur une promesse de prĂ©cision et de transparence. MĂȘme si un bug sur un pari sportif reste limitĂ© financiĂšrement, il fragilise lâargument marketing dâune IA prĂ©cise et digne de confiance.

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La pause avant la tempĂȘte ? AprĂšs un mois de juin nerveux, Bitcoin et Ethereum semblent vouloir reprendre leur souffle. Dans le mĂȘme temps, le dollar amĂ©ricain regagne du terrain pendant que les indices boursiers font du surplace ou Ă©voluent en ordre dispersĂ©. Dans ce contexte, les traders scrutent le moindre signal pour deviner si cette accalmie nâest quâune respiration ou le prĂ©lude Ă une nouvelle tendance. Petit point de marchĂ© en ce dĂ©but de semaine.

Le cours du bitcoin oscille autour de 63 000 dollars, avec une évolution limitée (autour de ±0,5 % selon les sources sur les derniÚres 24 heures). Ethereum se maintient autour de 1 770 dollars, avec une baisse ou variation comparable.
Cette stabilitĂ© relative fait suite Ă une pĂ©riode rĂ©cente marquĂ©e par une forte volatilitĂ© et lâinfluence des dĂ©cisions de politique monĂ©taire de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine (Fed).
Le billet vert retrouve des couleurs (DXY autour de 101), ce qui pĂšse mĂ©caniquement sur les cryptomonnaies. Quand le dollar se renforce, les placements libellĂ©s dans cette devise deviennent plus attractifs et les actifs risquĂ©s comme le bitcoin et lâether passent au second plan.
MĂȘme ambiance du cĂŽtĂ© de Wall Street. Le S&P 500 a rĂ©cemment clĂŽturĂ© proche de lâĂ©quilibre (autour de 7 483 points), tandis que le Nasdaq a connu des sĂ©ances de correction modĂ©rĂ©e (environ -0,8 % sur une sĂ©ance rĂ©cente). Les valeurs technologiques, portĂ©es par une forte hausse ces derniers mois, marquent une pause.

MalgrĂ© cette accalmie, plusieurs analystes gardent un biais haussier Ă moyen terme. Selon eux, Bitcoin pourrait repartir vers de nouveaux sommets si le dollar venait Ă faiblir ou si les conditions macro sâamĂ©liorent. LâappĂ©tit grandissant des investisseurs institutionnels, portĂ© par le succĂšs des ETF Bitcoin (et Ethereum), pourrait soutenir les prix.
La prudence reste toutefois de mise. Les incertitudes Ă©conomiques mondiales, de la situation en Chine aux tensions gĂ©opolitiques, continuent de peser sur le marchĂ©. Le prochain juge de paix sera macroĂ©conomique : les chiffres de lâemploi amĂ©ricain (NFP) attendus cette semaine et les dĂ©clarations ou anticipations autour de la Fed orienteront la suite.
Câest lĂ que les traders ajusteront leurs positions, entre un dollar qui reste ferme et un marchĂ© crypto qui attend son prochain signal clair.
Le calme actuel pourrait donc nâĂȘtre quâune parenthĂšse. Les prochains chiffres de lâemploi amĂ©ricain et les signaux envoyĂ©s par la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale devraient rapidement dĂ©partager les partisans dâun nouveau rallye et ceux qui redoutent une poursuite de la correction.

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Alors que les marchĂ©s prĂ©dictifs affichent des volumes records portĂ©s par la Coupe du monde, lâAutoritĂ© europĂ©enne des marchĂ©s financiers rappelle que les « event contracts » sont assimilables Ă des options binaires, interdites de vente aux investisseurs particuliers en Europe.
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Bitcoin contre or, le duel relancĂ©. Peter Brandt, trader vĂ©tĂ©ran connu pour ses analyses des marchĂ©s financiers et ses prĂ©dictions sur Bitcoin, vient de surprendre son monde. En effet, partisan affichĂ© de la reine des cryptomonnaies, il envisage dĂ©sormais dâallĂ©ger sa position en BTC pour se repositionner sur lâor. De quoi faire rĂ©agir la communautĂ© crypto.
Points clés

Peter Brandt nâest pas le premier venu. Avec plus de 50 ans de trading derriĂšre lui, dĂ©butĂ©s en 1976, il a bĂąti sa rĂ©putation en anticipant plusieurs mouvements importants sur Bitcoin. Auteur de plusieurs ouvrages sur le trading, rĂ©guliĂšrement sollicitĂ© par les mĂ©dias financiers, sa parole porte quand elle concerne le BTC.
Et, câest justement lĂ que le bĂąt blesse pour certains fidĂšles. Dans un message publiĂ© le 5 juillet 2026, Brandt a expliquĂ© envisager de vendre une partie de son Bitcoin pour se renforcer sur lâor :
« Je songe Ă vendre une partie de mon Bitcoin pour investir lâargent dans lâor. Il me semble que lâor va prendre un avantage substantiel sur le Bitcoin. »
Peter Brandt, X
Son raisonnement repose sur une lecture chartiste prĂ©cise : le ratio XAU/BTC, qui mesure combien de BTC une once dâor permet dâacheter, Ă©volue actuellement autour de 0,067. Sur son graphique mensuel, Brandt y voit un arrondi de fond qui se dessine aprĂšs plusieurs annĂ©es de sous-performance de lâor face au Bitcoin, autrement dit un signal de retournement en faveur du mĂ©tal jaune.
La sortie a de quoi Ă©tonner : Brandt passe pour un dĂ©fenseur solide de Bitcoin. Mais avant tout, il reste un trader, Ă lâaffĂ»t de la meilleure opportunitĂ©, que le signal technique penche du cĂŽtĂ© du BTC ou de lâor.


Le contexte de marchĂ© Ă©claire ce choix. Le cours du BTC Ă©volue actuellement autour de 62 658 dollars, en recul de prĂšs de 50 % depuis son pic dâoctobre 2025 Ă 126 000 dollars. Lâor, de son cĂŽtĂ©, se nĂ©gocie prĂšs de 4 175 dollars, Ă environ 25 % de son record Ă©tabli au-dessus de 5 600 dollars. Câest cet Ă©cart de performance relative, captĂ© par le ratio XAU/BTC, que Brandt voit dĂ©sormais se retourner.
Lâor reste par ailleurs la valeur refuge par excellence, particuliĂšrement en pĂ©riode dâincertitude Ă©conomique, et sert de couverture contre lâinflation. En arbitrant une partie de son Bitcoin vers lâor, le trader cherche Ă diversifier son portefeuille et Ă limiter son exposition aux risques macroĂ©conomiques.
Le call de Brandt nâa toutefois pas fait lâunanimitĂ©. Lâanalyste MichaĂ«l van de Poppe a rĂ©agi directement sur X, jugeant que « jusquâĂ ce que le Bitcoin double, ce graphique ne veut rien dire ». De son cĂŽtĂ©, Michael Saylor attribue la sous-performance rĂ©cente du BTC non pas Ă une rotation vers lâor, mais Ă un dĂ©tournement de liquiditĂ©s vers lâinfrastructure de lâintelligence artificielle, un secteur qui aurait absorbĂ© des centaines de milliards de dollars ces derniers mois.
Reste que Brandt nâa pas virĂ© baissier sur Bitcoin pour autant. Il continue de projeter un sommet compris entre 300 000 et 500 000 dollars dâici 2029. Son mouvement vers lâor relĂšve donc dâun arbitrage tactique de court terme, pas dâun changement de conviction structurelle sur la cryptomonnaie.

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x402, OKX AI, Coinbase for Agents. Depuis quelques semaines, les grandes plateformes dâĂ©change crypto ne se contentent plus de courtiser les humains. Elles dĂ©roulent le tapis rouge pour les agents dâintelligence artificielle, ces programmes autonomes capables dâexĂ©cuter des tĂąches complexes sans supervision constante. Coinbase a ouvert la voie avec des comptes dĂ©diĂ©s permettant Ă des assistants IA de trader et de dĂ©penser en votre nom. OKX a suivi avec un marchĂ© oĂč les agents peuvent littĂ©ralement sâembaucher les uns les autres et se payer directement, sans humain dans la boucle. DerriĂšre ces annonces se dessine une question qui dĂ©passe le simple gadget technologique : les exchanges crypto sont-ils en train de prĂ©parer une Ă©conomie oĂč leurs vrais clients ne porteront plus de nom, mais un identifiant de portefeuille numĂ©rique ?

Le mouvement a été lancé le 11 juin 2026, quand Coinbase a dévoilé « Coinbase for Agents », une plateforme permettant à des assistants IA comme ChatGPT ou Claude de se connecter à un compte pour exécuter des ordres de trading, consulter des données de marché et, à terme, réaliser des paiements et des achats de façon autonome.
Comme le rapportait CoinDesk, il suffit de donner une instruction en langage naturel Ă lâagent, rééquilibrer un portefeuille, repĂ©rer des opportunitĂ©s, exĂ©cuter une stratĂ©gie, pour quâil agisse seul, dans les limites fixĂ©es par lâutilisateur.
Ces limites ne sont pas cosmĂ©tiques : montant maximal par transaction, types dâactifs autorisĂ©s, plafond de dĂ©pense global. LâidĂ©e, rĂ©sumĂ©e par Coinbase elle-mĂȘme, est de donner Ă lâagent lâĂ©quivalent dâune carte-cadeau plutĂŽt que les pleins pouvoirs sur un compte bancaire.
Ces comptes sâappuient notamment sur le protocole de paiement machine Ă machine baptisĂ© x402, une technologie qui rĂ©active un vieux code dâerreur du web (le fameux « 402 Payment Required », restĂ© en sommeil depuis les dĂ©buts dâInternet) pour permettre Ă un programme de payer automatiquement lâaccĂšs Ă un service sans compte prĂ©alable ni carte bancaire, en rĂ©glant en stablecoin.

OKX est allĂ© plus loin encore. Le 30 juin 2026, lâexchange a ouvert aux dĂ©veloppeurs un marchĂ© baptisĂ© OKX AI, oĂč des agents peuvent se dĂ©couvrir mutuellement, sâembaucher pour accomplir des tĂąches, et se rĂ©munĂ©rer directement on-chain (câest-Ă -dire par une transaction inscrite sur la blockchain).
Dans les dĂ©tails, ce marchĂ© sâappuie sur un protocole de paiement propre Ă OKX permettant des transactions entre agents, des plans de paiement rĂ©currents, des paiements groupĂ©s Ă haute frĂ©quence et, bientĂŽt, des mĂ©canismes dâentiercement (une somme bloquĂ©e temporairement jusquâĂ la validation dâune tĂąche). Le lancement a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ© dâune phase de test fermĂ©e impliquant une cinquantaine de fournisseurs de services IA.
Le protocole x402, quant Ă lui, a rapidement dĂ©passĂ© le cadre dâune simple initiative Coinbase. Il fĂ©dĂšre dĂ©sormais un consortium impressionnant de partenaires, Google, Visa, Amazon Web Services, Circle (lâĂ©metteur du stablecoin USDC) et Anthropic figurent parmi ses membres fondateurs ou contributeurs. Un an aprĂšs son lancement, il aurait dĂ©jĂ traitĂ© plus de 160 millions de paiements agentiques, selon les chiffres relayĂ©s mi-2026. De quoi transformer ce qui ressemblait Ă un gadget technique en un dĂ©but dâinfrastructure de paiement pour toute lâĂ©conomie automatisĂ©e, bien au-delĂ du seul secteur crypto.


Cette nouvelle Ă©conomie nâĂ©chappe pas totalement Ă la rĂ©gulation, contrairement Ă ce quâon pourrait craindre. Les paiements effectuĂ©s via ces comptes dâagents restent soumis aux mĂȘmes contrĂŽles de surveillance des transactions et de connaissance du client (le fameux « KYT », pour Know Your Transaction) que ceux appliquĂ©s aux comptes classiques chez Coinbase.
Autrement dit, lâagent peut agir seul. Mais, il reste tracĂ© et encadrĂ© comme nâimporte quel utilisateur humain, la conformitĂ© rĂ©glementaire ne sâefface pas simplement parce que la main qui clique nâexiste plus.
Reste une question de fond qui dĂ©passe la simple prouesse technique : que se passe-t-il le jour oĂč des milliers dâagents IA, chacun optimisant frĂ©nĂ©tiquement pour son propre objectif, se mettent Ă trader, nĂ©gocier et se payer entre eux Ă une vitesse et une Ă©chelle quâaucun rĂ©gulateur humain ne peut surveiller en temps rĂ©el ?
Les exchanges vantent la fluiditĂ© et lâefficacitĂ© de cette Ă©conomie agentique naissante. Mais une machine financiĂšre entiĂšrement automatisĂ©e, oĂč lâerreur de code se propage aussi vite que la liquiditĂ©, nâa encore jamais Ă©tĂ© testĂ©e Ă grande Ă©chelle. La prochaine crise de marchĂ© sera peut-ĂȘtre la premiĂšre Ă ĂȘtre aussi largement dĂ©clenchĂ©e, et peut-ĂȘtre amplifiĂ©e, par des robots qui ne dorment jamais.

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Amener les institutionnels. Les acteurs traditionnels sâintĂ©ressent de plus en plus Ă la blockchain, mais choisir une infrastructure reste un parcours complexe pour les banques, les gestionnaires dâactifs ou les entreprises. Câest dans ce contexte quâest nĂ©e Ethereum Institutional, une organisation indĂ©pendante Ă but non lucratif chargĂ©e dâaccompagner les institutions dans leur adoption de lâĂ©cosystĂšme Ethereum.

Ethereum Institutional explique vouloir combler un vide dans lâĂ©cosystĂšme. Si Ethereum est souvent prĂ©sentĂ© comme une infrastructure neutre, cette neutralitĂ© sâaccompagne dâun manque de reprĂ©sentation auprĂšs des grandes institutions.
Les fondateurs estiment que les banques, les gestionnaires dâactifs ou les infrastructures de marchĂ© ont besoin dâun interlocuteur capable de leur fournir des informations claires, impartiales et indĂ©pendantes lorsquâils Ă©valuent leurs choix technologiques. Lâorganisation entend ainsi accompagner les acteurs institutionnels tout au long de leurs rĂ©flexions stratĂ©giques.
Son action sâarticulera autour de cinq grands axes : le dialogue avec les institutions, la production dâanalyses sur leurs besoins, la promotion du rĂ©seau et de son Ă©cosystĂšme, lâidentification des attentes du marchĂ© ainsi que lâorganisation dâĂ©vĂ©nements destinĂ©s Ă rapprocher les diffĂ©rents acteurs.

Lâorganisation est portĂ©e par lâĂ©quipe qui avait auparavant dĂ©veloppĂ© les relations avec les entreprises au sein de la Fondation Ethereum. Selon ses fondateurs, cette expĂ©rience leur a permis de travailler avec des centaines dâinstitutions, parmi lesquelles des banques, des dĂ©positaires, des gestionnaires dâactifs et des infrastructures de marchĂ©.
Enfin, le projet est lancĂ© avec le soutien financier de BitMine, SharpLink et de Joseph Lubin, cofondateur dâEthereum, qui figurent parmi ses premiers bailleurs de fonds. Lâorganisation indique Ă©galement quâune coalition plus large de partenaires institutionnels et de contributeurs sera dĂ©voilĂ©e prochainement.
Pour ses promoteurs, le moment est particuliĂšrement stratĂ©gique. Les grandes institutions prennent actuellement des dĂ©cisions qui pourraient façonner lâinfrastructure de la tokenisation, des stablecoins et de la finance on-chain pour les annĂ©es Ă venir. Ethereum Institutional espĂšre ainsi convaincre ces acteurs de faire du rĂ©seau la couche de base privilĂ©giĂ©e de cette nouvelle finance numĂ©rique.

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Allez les bleus ! La Coupe du Monde de la FIFA 2026 ne fait pas seulement vibrer les supporters. Elle propulse aussi les marchĂ©s prĂ©dictifs vers de nouveaux sommets. Alors que les Bleus figurent parmi les grands favoris du tournoi, Kalshi et Polymarket ont enregistrĂ© un volume record de prĂšs de 45 milliards de dollars en juin. Un engouement qui accompagne une audience tĂ©lĂ©visĂ©e historique Ă travers lâAmĂ©rique du Nord. Et ce soir, la France joue contre le Paraguay !

Selon les données de The Block Data, Kalshi, Polymarket et Polymarket US ont totalisé 44,8 milliards de dollars de volume en juin, contre 25,66 milliards le mois précédent, soit une progression de prÚs de 75 %.
Kalshi, qui on le rappelle est un partenaire de lâĂ©vĂšnement, signe la meilleure performance avec 31,5 milliards de dollars Ă©changĂ©s, en hausse de 87,4 % par rapport aux 16,81 milliards de mai. Polymarket enregistre de son cĂŽtĂ© 10,26 milliards de dollars de volume (+45 %), tandis que Polymarket US poursuit sa progression avec 3,04 milliards, contre 1,77 milliard un mois plus tĂŽt.

Cette envolĂ©e coĂŻncide avec le lancement de la Coupe du Monde, dĂ©butĂ©e le 11 juin dernier. Sur Kalshi, le marchĂ© consacrĂ© au futur vainqueur du tournoi a dĂ©jĂ attirĂ© plus de 832 millions de dollars de mises. Fait marquant, prĂšs de 35 % des parieurs misent sur une victoire finale de lâĂ©quipe de France, qui apparaĂźt comme le principal favori sur la plateforme.
Polymarket profite lui aussi de cette dynamique. Les contrats liés à chaque rencontre génÚrent entre 500 000 et 2 millions de dollars de volume, preuve que les marchés prédictifs deviennent un nouveau terrain de jeu pour les amateurs de football.
Cette croissance sâaccompagne toutefois dâun contexte rĂ©glementaire tendu. Plus dâune dizaine de rĂ©gulateurs amĂ©ricains contestent la lĂ©galitĂ© de certains contrats sportifs proposĂ©s par Kalshi et Polymarket. Les deux plateformes estiment au contraire que ces marchĂ©s relĂšvent de la rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale applicable aux contrats sur Ă©vĂ©nements.

Le succĂšs ne se limite pas aux plateformes de prĂ©diction. Selon la FIFA elle-mĂȘme, les premiers matchs du Canada, des Ătats-Unis et du Mexique ont rassemblĂ© plus de 54 millions de tĂ©lĂ©spectateurs Ă travers les trois pays organisateurs.
Aux Ătats-Unis, la victoire face au Paraguay est devenue le match de Coupe du Monde le plus regardĂ© de lâhistoire du pays, avec 27,5 millions de tĂ©lĂ©spectateurs en moyenne sur FOX et Telemundo. Au Mexique, le match dâouverture contre lâAfrique du Sud a rĂ©uni 23,4 millions de personnes, soit une part dâaudience de 72,1 %.
Quant au Canada, son entrĂ©e en lice face Ă la Bosnie-HerzĂ©govine a attirĂ© 3,1 millions de tĂ©lĂ©spectateurs, un record pour la sĂ©lection canadienne au XXIá” siĂšcle. Ces chiffres illustrent lâengouement exceptionnel suscitĂ© par cette premiĂšre Coupe du Monde organisĂ©e conjointement par les Ătats-Unis, le Canada et le Mexique.
La rĂ©ussite de cette Ă©dition se mesure donc autant devant les Ă©crans que sur les plateformes de prĂ©diction. Audiences record, volumes historiques sur Kalshi et Polymarket, et une Ă©quipe de France qui concentre Ă elle seule plus dâun tiers des mises sur le vainqueur : la Coupe du Monde 2026 sâimpose dĂ©jĂ comme un Ă©vĂ©nement majeur, aussi bien pour les diffuseurs que pour les acteurs de la finance et des marchĂ©s prĂ©dictifs. Allez, sortez les pop-corn, ce soir la bande Ă MbappĂ© devrait encore nous rĂ©galer face au Paraguay !

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PrĂšs dâun million de portefeuilles dans le rouge. LancĂ© en fanfare en janvier 2025, le memecoin TRUMP a fini par prĂ©senter une addition salĂ©e Ă ceux qui lâont achetĂ©. DâaprĂšs un rapport de la sociĂ©tĂ© dâanalyse onchain Nansen, 988 905 investisseurs ont perdu de lâargent sur ce jeton, pour une ardoise cumulĂ©e de 3,81 milliards de dollars. AprĂšs un sommet Ă 75,35 dollars, le TRUMP sâĂ©change aujourdâhui autour de 1,76 dollar, soit un effondrement de 97 %.

Au plus fort de sa cote, le jeton valait 75,35 dollars. Il en vaut dĂ©sormais 1,76. Entre-temps, la mĂ©canique bien connue du memecoin sâest enclenchĂ©e : 66 % des acheteurs ressortent perdants, avec une perte moyenne de 3 857 dollars par portefeuille selon Nansen dans une analyse relayĂ©e par le New York Times. Ă lâinverse, moins de 10 % des acheteurs ont empochĂ© des gains.
Le gros du contingent perdant se recrute chez les particuliers. Ce sont eux qui portent lâessentiel des 3,81 milliards de dollars Ă©vaporĂ©s, souvent entrĂ©s aprĂšs lâemballement mĂ©diatique, au moment oĂč les prix flirtaient encore avec leurs plus hauts. Un schĂ©ma que le secteur des cryptomonnaies connaĂźt par cĆur : les derniers arrivĂ©s paient lâaddition des premiers sortis.


Le TRUMP nâa rien dâun cas isolĂ©. Le WLFI, jeton liĂ© Ă World Liberty Financial, affiche 85 % dâacheteurs perdants. Le memecoin BIDEN, lui, a dĂ©vissĂ© de 99 % depuis son pic, avec 96 % dâinvestisseurs dans le rouge. MĂȘme partition, mĂȘmes victimes.
Reste le contraste le plus frappant. Pendant que les particuliers accusaient des milliards de pertes, Donald Trump et son entourage ont encaissĂ© 636 millions de dollars via la vente et les frais associĂ©s au jeton. Dâun cĂŽtĂ©, une poignĂ©e de traders aguerris et les initiateurs du projet ont captĂ© les profits ; de lâautre, des centaines de milliers dâacheteurs se retrouvent avec des positions divisĂ©es par trente ou davantage.
Ă 1,76 dollar, retrouver le sommet de 75,35 dollars supposerait une multiplication par plus de quarante. Pour les 988 905 portefeuilles perdants, lâĂ©quation relĂšve dĂ©sormais du pari improbable, et le TRUMP rejoint la longue liste des jetons oĂč la spĂ©culation la plus dĂ©bridĂ©e sur les cryptomonnaies a surtout enrichi ceux qui les ont lancĂ©s.

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La guerre des monnaies. Le dollar amĂ©ricain relĂšve la tĂȘte avec dĂ©termination aprĂšs plus dâun an de faiblesse. Souvenez-vous. En 2025, il avait enregistrĂ© lâune de ses plus mauvaises performances semestrielles depuis plus de cinquante ans. DĂ©but 2026, il avait mĂȘme touchĂ© un creux Ă 95,55 sur lâindice du dollar amĂ©ricain (DXY) en janvier. Cet indice mesure la force du dollar face Ă un panier de 6 grandes devises Ă©trangĂšres. Un niveau autour de 100 est considĂ©rĂ© comme neutre ; en dessous, cela signale une relative faiblesse du dollar. Et, cette semaine, cet indice a atteint ses plus hauts niveaux depuis mai 2025 frĂŽlant les 101 points. En parallĂšle, le yen japonais sâest effondrĂ© a des niveaux quâil nâavait pas vu depuis quarante ans.

Lâindice du dollar amĂ©ricain a donc touchĂ© prĂ©cisĂ©ment 101,13 en sĂ©ance avant de clĂŽturer autour de 100,85 hier, soit le 19 juin. Il gagne plus de 1 % sur la semaine et reste en hausse de plus de 2 % sur un an.
Pour remettre les choses en perspective : il avait plongĂ© jusquâĂ 95,55 en janvier dernier. Le rebond est donc net et rapide. Les opĂ©rateurs ont clairement rĂ©agi aux derniers signaux venus de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale.
En effet, cette semaine, le 17 juin, Kevin Warsh a tenu sa premiĂšre rĂ©union en tant que prĂ©sident de la banque centrale amĂ©ricaine. Sans grande surprise, les taux sont restĂ©s inchangĂ©s. Toutefois, le message de Kevin Warsh a surpris dans sa fermetĂ©. DĂ©sormais, câest environ la moitiĂ© des membres du comitĂ© de politique monĂ©taire qui anticipe une hausse des taux dâici la fin de lâannĂ©e, avec une probabilitĂ© proche de 50 % pour une premiĂšre augmentation en septembre.
Ainsi, Kevin Warsh a donnĂ© le la pour sa premiĂšre confĂ©rence Ă la tĂȘte de la Fed, dont il est ancien gouverneur sous la prĂ©sidence de Ben Bernanke. Et, lĂ , encore, pas de grande surprise. Lâhomme dâĂ©tat est connu pour sa rigueur monĂ©taire. De fait, aprĂšs Jerome Powell dont la communication Ă©tait trĂšs lisible, et parfois jugĂ©e trop accommodante ou provocatrice pour les marchĂ©s, ce ton plus traditionnel et combatif contre lâinflation a apportĂ© une forme de crĂ©dibilitĂ© retrouvĂ©e.
Le nouveau patron semble vouloir moins « guider » les marchĂ©s Ă lâavance et plus se concentrer sur la stabilitĂ© des prix. Ce changement de style est plutĂŽt bien accueilli par les investisseurs qui doutaient de la dĂ©termination de la banque centrale ces derniers mois.

Pendant ce temps lĂ , alors que le dollar remonte, le yen paie le prix fort. LâUSD/JPY Ă©volue autour de 161,20-161,30. Câest Ă©levĂ©, ce qui affaiblit le yen. Il faut 161 yens pour acheter un dollar. Un seuil historique que la devise japonaise nâavait pas atteint depuis 1986.
A lâĂ©poque, les autoritĂ©s japonaises ont du intervenir massivementet les grands pays industrialisĂ©s ont fini par signer lâAccord du plaza en 1985. Lâobjectif Ă©tait alors dâorganiser une baisse concertĂ©e du dollar.
Aujourdâhui, le diffĂ©rentiel de taux entre la Fed (qui redevient crĂ©dible sur lâinflation) et la Banque du Japon (toujours trĂšs accommodante) est tel que les investisseurs vendent massivement du yen pour acheter du dollar.
Les opĂ©rations de carry trade profitent de lâĂ©cart de taux, mais la faiblesse du yen devient dangereuse pour le Japon : elle alimente lâinflation importĂ©e et fragilise son systĂšme financier. Les autoritĂ©s ont dĂ©jĂ Ă©voquĂ© une « action rĂ©solue », et une intervention directe nâest plus exclue si le USD/JPY poursuit sa hausse vers 162-165.

Lâeuro nâest pas Ă©pargnĂ©. La paire EUR/USD Ă©volue autour de 1,145-1,147, son plus bas niveau depuis mars. La devise europĂ©enne sâaffaiblit elle aussi face au dollar, mais de façon beaucoup moins spectaculaire que le yen.
LâEurope se retrouve en quelque sorte coincĂ©e. Elle subit la force du dollar sans bĂ©nĂ©ficier de la mĂȘme dynamique de carry trade que le Japon, et sans avoir les marges de manĆuvre monĂ©taires dâune Banque du Japon.
RĂ©sultat : les exportateurs europĂ©ens perdent en compĂ©titivitĂ©, tandis que les importations dâĂ©nergie et de matiĂšres premiĂšres deviennent plus chĂšres. Le yen, lui, est le grand perdant de ce nouveau rĂ©gime monĂ©taire amĂ©ricain.
Ce nâest pas la premiĂšre fois que le dollar amĂ©ricain retrouve de la puissance. En 2022, sous lâeffet des hausses de taux trĂšs agressives face Ă lâinflation post-pandĂ©mie, lâindice avait dĂ©passĂ© les 114 points. Cette force avait pesĂ© sur les devises Ă©mergentes, fait baisser lâor et créé des tensions sur les dettes libellĂ©es en dollars.
Plus loin encore, le pic historique date de 1985, quand lâindice avait frĂŽlĂ© les 164 points. Ă lâĂ©poque, la politique trĂšs stricte de Paul Volcker avait fait du dollar une valeur refuge absolue⊠au point que les grands pays industrialisĂ©s avaient signĂ© lâAccord du Plaza, le mĂȘme que nous Ă©voquions au dĂ©but de cet article, pour organiser une baisse concertĂ©e du dollar et soutenir les exportations amĂ©ricaines.
Ă chaque fois, une pĂ©riode de dollar trĂšs fort coĂŻncide souvent avec une politique monĂ©taire stricte aux Ătats-Unis, une Ă©conomie amĂ©ricaine qui surperforme relativement aux autres, et des consĂ©quences mondiales : pression sur les matiĂšres premiĂšres, difficultĂ©s pour les pays endettĂ©s en dollars, et parfois un ralentissement de la croissance mondiale.
Un dollar plus fort rend les importations amĂ©ricaines moins chĂšres (ce qui aide Ă contenir lâinflation locale). Il pĂšse en revanche sur les profits des multinationales amĂ©ricaines, sur lâor et le pĂ©trole, et complique la vie des marchĂ©s Ă©mergents et des actifs risquĂ©s comme les cryptomonnaies, qui montrent souvent une corrĂ©lation inverse avec la devise amĂ©ricaine.
Pour le Japon, la faiblesse extrĂȘme du yen est un poison Ă double tranchant : elle booste les exportateurs, mais elle renchĂ©rit les importations et menace la stabilitĂ© financiĂšre. Pour lâEurope, câest une perte de compĂ©titivitĂ© supplĂ©mentaire dans un contexte dĂ©jĂ compliquĂ©..
Les prochaines donnĂ©es dâinflation et la rĂ©union de septembre seront dĂ©cisives. Le dollar vient de rappeler quâil reste la monnaie de rĂ©fĂ©rence mondiale⊠et quâil peut encore surprendre quand la banque centrale amĂ©ricaine dĂ©cide de reprendre la main.

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L'Iran a annoncé ce samedi une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz. Cela pourrait avoir un impact majeur sur l'économie mondiale.
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Compliments institutionnels. Hier, Fortune a publiĂ© son tout premier classement « Crypto 100 ». Sans surprise pour les observateurs avertis, Hyperliquid a Ă©tĂ© sacrĂ© meilleure plateforme DeFi de lâannĂ©e. Le protocole devance largement ses concurrents et entre mĂȘme dans le top 11 des projets crypto toutes catĂ©gories confondues.
Le classement de cette annĂ©e est Ă lâimage dâune rĂ©alitĂ© de marchĂ© de plus en plus tangible : une partie des flux institutionnels quitte les ETF Bitcoin et Ethereum traditionnels pour se diriger vers des infrastructures DeFi performantes.
Dans cette sĂ©rie, nous dĂ©cryptons le Fortune Crypto 100 2026, le tout premier classement des cent acteurs les plus influents de la blockchain selon le magazine amĂ©ricain. Fortune a Ă©tabli ce classement en croisant des donnĂ©es on-chain, des critĂšres de soliditĂ© financiĂšre, de conformitĂ© rĂ©glementaire et dâimpact mĂ©diatique. Ă travers dix volets thĂ©matiques, nous analysons qui sont vraiment les acteurs qui pĂšsent dans lâĂ©cosystĂšme selon cette grille de lecture. Voici le quatriĂšme, consacrĂ© Ă la DeFi.

Fortune a Ă©tabli son classement inaugural Crypto 100 en sâappuyant sur des donnĂ©es on-chain approfondies fournies par Inca Digital et sur les avis de plus de 200 experts. Hyperliquid sâest imposĂ© grĂące Ă une croissance mesurable sur douze mois : il a franchi le top 10 des market caps (en dĂ©passant Dogecoin Ă un moment), tout en maintenant une domination claire sur le segment des contrats Ă terme dĂ©centralisĂ©s.
Le cours du token HYPE, qui Ă©volue actuellement autour de 56-59 dollars, affiche une capitalisation dâenviron 12,6 milliards de dollars. Surtout, le protocole a redistribuĂ© plus de 1,16 milliard de dollars aux dĂ©tenteurs via son Assistance Fund. Ces rachats massifs constituent un signal fort de confiance dans un marchĂ© oĂč beaucoup de tokens souffrent encore dâinflation structurelle.
DerriĂšre Hyperliquid, le classement Fortune confirme les valeurs sĂ»res de lâĂ©cosystĂšme. Aave (2e) reste la rĂ©fĂ©rence absolue du lending dĂ©centralisĂ©, avec des milliards de dollars verrouillĂ©s dans ses contrats intelligents sur plusieurs cycles de marchĂ©. Lido (3e) domine le liquid staking dâEthereum, un segment devenu quasi systĂ©mique dans le fonctionnement du rĂ©seau. Uniswap (4e), pĂšre fondateur des Ă©changes dĂ©centralisĂ©s, tient sa place malgrĂ© une concurrence qui ne lui a jamais laissĂ© souffler.
Ce qui frappe dans la suite du top 10, câest la montĂ©e en puissance de lâĂ©cosystĂšme Solana. Eigen (5e, restaking sur Ethereum) et PancakeSwap (6e, sur BNB Chain) reprĂ©sentent encore le monde Ethereum. Mais Morpho (7e), protocole de prĂȘt nouvelle gĂ©nĂ©ration plus modulaire quâAave, annonce dĂ©jĂ la couleur. Et les trois derniĂšres places, Meteora (8e), Kamino (9e) et Raydium (10e), sont toutes des protocoles Solana. Le DeFi ne gravite plus autour dâune seule chaĂźne.

Hyperliquid ne doit pas son succÚs uniquement à son volume de trading (souvent supérieur à 10 milliards de dollars par jour). Le protocole a su capter deux tendances fortes de 2026 :
En effet, alors que les ETF Bitcoin spot américains ont enregistré plus de 4,4 milliards de dollars de sorties sur treize jours consécutifs, les ETF Hyperliquid (Bitwise, 21Shares, Grayscale) ont au contraire attiré des flux significatifs depuis leur lancement en mai. Cette divergence est révélatrice.
Par ailleurs, lâopen interest sur les RWA nĂ©gociĂ©s sur Hyperliquid a atteint un nouveau record Ă 2,6 milliards de dollars. Les institutionnels commencent Ă utiliser la plateforme pour trader des actifs tokenisĂ©s en continu, sans les frictions des marchĂ©s traditionnels.


Ce nâest pas seulement dans le classement Fortune que Hyperliquid impressionne. DĂ©but 2026, pendant les tensions entre les Ătats-Unis, IsraĂ«l et lâIran, les traders de pĂ©trole ont massivement affluĂ© sur la plateforme.
Alors que les marchĂ©s traditionnels comme le CME Ă©taient fermĂ©s le week-end, Hyperliquid permettait de trader des contrats perpĂ©tuels sur le pĂ©trole 24h/24 et 7j/7. RĂ©sultat : le volume quotidien sur les contrats oil-linked a atteint jusquâĂ 1,7 milliard de dollars, soit prĂšs de 250 fois le volume habituel avant le conflit.
JPMorgan a dâailleurs soulignĂ© ce phĂ©nomĂšne : les traders cherchaient une exposition rapide au pĂ©trole sans attendre la rĂ©ouverture des marchĂ©s traditionnels. Hyperliquid est devenu, le temps de cette crise, lâun des principaux endroits au monde pour spĂ©culer sur le prix du baril en temps rĂ©el.
Ce cas dâusage rĂ©el montre que la plateforme gagne du terrain et commence Ă absorber des flux qui, historiquement, passaient par les marchĂ©s dĂ©rivĂ©s traditionnels. Et câest peut-ĂȘtre lĂ que rĂ©side sa plus grande force : offrir une infrastructure toujours ouverte quand le monde rĂ©el devient instable.

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Jour, nuit, jour, nuit. Les jours se suivent et se ressemblent malheureusement dans le conflit qui se passe actuellement au Moyen-Orient. En effet, en ce milieu dâaprĂšs-midi caniculaire, nous assistons encore une fois Ă une annonce de fermeture du dĂ©troit dâHormuz. Les dĂ©clarations de TĂ©hĂ©ran sont contradictoires, les signaux envoyĂ©s par les USA Ă©galement. Et, dans tout ça, les investisseurs surveillent les marchĂ©s.

Alors quâhier Donald Trump sâinsurgeait contre le comportement de lâIran, le commandement militaire conjoint iranien a donc dĂ©clarĂ© aujourdâhui que le dĂ©troit dâHormuz « Ă son Ă©tat prĂ©cĂ©dent ». Il faut donc comprendre quâil ferme de nouveau. Pourquoi ? En rĂ©ponse aux opĂ©rations israĂ©liennes au sud-Liban.
Une douche froide donc pour ceux qui espĂ©raient que le mĂ©morandum dâentente signĂ© mi-juin, qui prĂ©voit 60 jours de nĂ©gociations pour un accord final et la rĂ©ouverture sans pĂ©age du dĂ©troit. En effet, lâinformation, relayĂ©e par lâagence semi-officielle Mehr et reprise par Reuters, intervient seulement deux jours aprĂšs la signature du mĂ©morandum dâentente entre Washington et TĂ©hĂ©ran.
Pourtant, et câest bien lĂ que TĂ©hĂ©ran devient contradictoire, le porte-parole du ministĂšre iranien des Affaires Ă©trangĂšres, Esmail Baghaei, a immĂ©diatement nuancĂ©. Ce dernier a affirmĂ© que la circulation maritime se poursuit conformĂ©ment Ă lâaccord du 18 juin.
Cette cacophonie entre lâarmĂ©e et la diplomatie iranienne illustre une nouvelle fois les divisions internes du rĂ©gime sur la maniĂšre dâexploiter (ou non) le dĂ©troit dâHormuz.
A lâorigine, le mĂ©morandum signĂ© mi-juin, prĂ©voyait la rĂ©ouverture du dĂ©troit sans pĂ©age pendant 60 jours en Ă©change de la levĂ©e du blocus naval amĂ©ricain. Les donnĂ©es de suivi maritime avaient montrĂ© une reprise claire du trafic les 18 et 19 juin, avec jusquâĂ 25 navires commerciaux en une seule journĂ©e selon AXSMarine et MarineTraffic.
Lâannonce dâaujourdâhui change la donne. Selon les derniĂšres mises Ă jour de la live CNN sur la situation Iran-IsraĂ«l-Liban, les tensions persistent au Liban et compliquent la mise en Ćuvre de lâaccord.
Le dĂ©troit nâest pas totalement bloquĂ© comme en avril, mais il repasse sous un contrĂŽle trĂšs strict iranien, avec menaces implicites et demandes dâautorisation. Un rĂ©gime de « semi-fermeture » qui maintient la pression sans tout interrompre.
Alors que TĂ©hĂ©ran envoie des messages contradictoires sur le dĂ©troit dâHormuz et que le rĂ©gime oscille entre fermetĂ© militaire et prudence diplomatique, les marchĂ©s financiers digĂšrent la sĂ©quence. La volatilitĂ© est plutĂŽt contenue Ă lâheure dâĂ©crire ces quelques lignes. Toutefois la vigilance reste de tout les instants.
Dâailleurs, les donnĂ©es montrent que la rĂ©ouverture du dĂ©troit et lâaccord de cessez-le-feu mi-juin avaient dĂ©jĂ provoquĂ© une dĂ©tente marquĂ©e sur le front Ă©nergĂ©tique. Le pĂ©trole a reculĂ© de prĂšs de 10 % sur la semaine, un repli qui a apaisĂ© quelques peu les craintes inflationnistes.
Sur le front des actions amĂ©ricaines, avant la fermeture des marchĂ©s pour le Juneteenth ce 19 juin), les secteurs affichaient globalement des performances positives. La Technologie menait largement (+3,04 %), suivie par lâĂnergie (+1,65 %) et les Services de Consommation Cycliques (+1,45 %). Les futures sur indices, ce week-end, restent lĂ©gĂšrement orientĂ©s Ă la hausse : S&P 500 +0,08 %, Nasdaq +0,10 %, Dow +0,11 %. Un signe dâoptimisme prudent avant la reprise des Ă©changes ce lundi. Il faudra rester vigilant.
Du cĂŽtĂ© des cryptomonnaies, qui sâĂ©changent en continu, le ton reste mesurĂ©. Bitcoin Ă©volue autour de 63 100 $ (+0,78 %), Ethereum Ă 1 704 $ (+1,07 %), et Solana Ă 69,29 $ (+0,74 %). Ces actifs, souvent baromĂštres du sentiment de risque, nâaffichent ni panique ni euphorie excessive face aux signaux gĂ©opolitiques contradictoires.
Les marchĂ©s de prĂ©diction sur le brut (WTI pour juin 2026) reflĂštent nĂ©anmoins cette volatilitĂ© latente, avec une probabilitĂ© de 53 % dâun prix au-dessus de 80 dollars. Le dollar amĂ©ricain, quant Ă lui, a atteint un plus haut de 13 mois sur des signaux hawkish de la Fed, tandis que les actions europĂ©ennes ont cĂ©dĂ© du terrain alors que les discussions Washington-TĂ©hĂ©ran semblaient marquer le pas.
En bref donc, la cacophonie entre lâarmĂ©e iranienne et la diplomatie, ainsi que cette annonce de retour « Ă lâĂ©tat prĂ©cĂ©dent » du dĂ©troit, rĂ©introduisent une prime dâincertitude. Les investisseurs restent donc en mode « wait and see », attentifs au trafic maritime rĂ©el dans le dĂ©troit et aux prochaines dĂ©clarations officielles.
Si la « semi-fermeture» actuelle Ă©vite un choc total comparable Ă celui de dâavril, elle est Ă©galement le prĂ©texte qui entretient la volatilitĂ©. Les marchĂ©s ont saluĂ© la dĂ©tentĂ© initiale par une baisse marquĂ©e du pĂ©trole, ils doivent toutefois maintenant composer avec le risque dâun durcissement des contrĂŽles iraniens.
Les yeux des traders et des investisseurs sont rivĂ©s sur TĂ©hĂ©ran, Washington, Tel-Aviv et le dĂ©troit dâHormuz. Une situation Ă suivre de trĂšs prĂšs, car comme souvent en gĂ©opolitique et sur les marchĂ©s, lâincertitude est Ă la fois un risque⊠et parfois une opportunitĂ© pour ceux qui savent la lire.

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Le rĂšglement anti-blanchiment europĂ©en (AMLR) sâappliquera le 10 juillet 2027. Ce texte unifie la rĂ©glementation des flux physiques et numĂ©riques pour Ă©liminer lâanonymat financier au sein de lâUnion europĂ©enne. Lâindustrie financiĂšre anticipe cette transition, qui modifie les conditions dâaccĂšs et de conservation des actifs numĂ©riques.Â

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Ă partir du 10 juillet 2027, lâarticle 80 limitera les paiements en espĂšces rĂ©glĂ©s Ă un professionnel Ă 10 000 ⏠dans toute lâUnion europĂ©enne. Au-delĂ de ce montant, lâachat devra passer par un moyen traçable. Chaque Ătat pourra fixer un seuil plus bas.Â
Le billet de banque perd son utilitĂ© pour les achats anonymes importants. Le lĂ©gislateur duplique cette volontĂ© dâidentification sur la valeur numĂ©rique Ă travers des rĂšgles de partage de donnĂ©es dĂ©jĂ en vigueur.Â
Depuis le 30 dĂ©cembre 2024, le rĂšglement europĂ©en Transfer of Funds Regulation (TFR) oblige les plateformes crypto Ă collecter et transmettre les informations relatives Ă lâexpĂ©diteur et au bĂ©nĂ©ficiaire pour chaque transaction.Â
Pour les transferts supĂ©rieurs Ă 1 000 ⏠entre une plateforme et un wallet autonome, ces intermĂ©diaires doivent Ă©galement vĂ©rifier que lâadresse est contrĂŽlĂ©e par leur propre client.Â
Lâarticle 79 va plus loin que les simples procĂ©dures dâidentification Ă lâentrĂ©e. Ă partir de 2027, il interdira aux intermĂ©diaires de proposer des cryptomonnaies qui empĂȘchent de tracer lâorigine et la destination des fonds. Le parcours de la transaction doit rester visible.Â
Le texte épargne la détention individuelle. Conserver du Monero ou du Zcash sur un wallet personnel restera permis. Le rÚglement encadre uniquement les intermédiaires de marché.
Lâindustrie a anticipĂ© cette exclusion de lâanonymat. OKX a retirĂ© Monero et Zcash de sa cotation dĂšs le 5 janvier 2024. Binance a appliquĂ© la mĂȘme mesure pour Monero le 20 fĂ©vrier 2024, avant de forcer la conversion des soldes restants en USDC le 2 septembre 2024. Les opĂ©rateurs de marchĂ© sont sortis de ces actifs avant lâĂ©chĂ©ance lĂ©gale.
La structure de ces cryptomonnaies est incompatible avec les obligations de vigilance. Monero chiffre la source et la destination des fonds par dĂ©faut.Â
Zcash laisse le choix entre adresses transparentes et adresses masquĂ©es, ce qui pourrait conduire certaines plateformes Ă nâen garder que la part visible.
Lâapplication uniforme dâun rĂšglement conditionne son efficacitĂ©. Les pays europĂ©ens contrĂŽlaient jusquâici les acteurs crypto selon leurs propres critĂšres nationaux. Un gros exchange sâinstallait dans le pays europĂ©en le plus souple pour obtenir son agrĂ©ment et pouvait opĂ©rer partout dans lâUnion.
La nouvelle autoritĂ© europĂ©enne de lutte anti-blanchiment (AMLA) centralisera la supervision au niveau de lâUnion. Le 1er juillet 2027, elle lancera la sĂ©lection des entitĂ©s placĂ©es sous son contrĂŽle direct.Â
Les plateformes actives dans au moins 6 pays europĂ©ens deviennent Ă©ligibles Ă cette tutelle centrale. LâautoritĂ© sĂ©lectionnera jusquâĂ 40 des plus gros acteurs du secteur pour sa premiĂšre vague. Les mĂȘmes obligations sâappliqueront partout.
La mise en conformitĂ© dicte la stratĂ©gie de ces entreprises. Une plateforme qui gĂšre lâargent de millions de clients doit appliquer les procĂ©dures de contrĂŽle dâun Ă©tablissement financier.
Un intermĂ©diaire rĂ©gulĂ© applique les procĂ©dures dâidentification, signale les flux et gĂšre le risque de conformitĂ© pour protĂ©ger sa propre licence. Une plateforme dâĂ©change peut restreindre lâaccĂšs Ă un compte en cas de doute sur lâorigine des fonds afin dâĂ©viter une sanction de lâAMLA. Placer son Ă©pargne sur ces plateformes implique de leur dĂ©lĂ©guer la validation de chaque retrait.
Conserver ses propres clĂ©s privĂ©es Ă©limine cet intermĂ©diaire. La self-custody (auto-conservation) permet Ă lâinvestisseur dâinteragir directement avec la blockchain.
Le Club 25%, câest un club privĂ© de 150 investisseurs qui gĂšrent leur Ă©pargne en stablecoins via la DeFi, avec un objectif de 15 Ă 25 % par an, sans trading, sans volatilitĂ©, en y consacrant quelques heures par trimestre.
Comment ça marche concrÚtement :
DĂ©couvrir le Club 25%En juillet 2027, les plateformes dâĂ©change appliqueront les standards de surveillance du secteur bancaire. Les investisseurs qui maĂźtrisent leur propre conservation aborderont cette Ă©chĂ©ance sans dĂ©pendre du calendrier de conformitĂ© dâun intermĂ©diaire.
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Bitcoin marque le pas. La premiĂšre des cryptomonnaies a briĂšvement glissĂ© sous les 63 000 $ hier, emportĂ©e par une vague de ventes sur les actifs Ă risque. Le rebond entamĂ© en dĂ©but de semaine sâest essoufflĂ©, laissant le marchĂ© sans direction claire Ă lâapproche dâun week-end aux volumes anĂ©miques.

Le repli du Bitcoin survient dans une sĂ©ance oĂč les volumes dâĂ©change sont restĂ©s faibles, plombĂ©s par les congĂ©s. Dans ce calme apparent, deux signaux extĂ©rieurs ont pesĂ© sur lâappĂ©tit pour le risque.
Dâabord, le pĂ©trole a perdu prĂšs de 5 %. Ensuite, la signature dâun accord de principe sur le nuclĂ©aire iranien a redessinĂ© les anticipations gĂ©opolitiques. Une dĂ©tente diplomatique rĂ©duit la prime de risque sur les marchĂ©s Ă©nergĂ©tiques, ce qui se rĂ©percute mĂ©caniquement sur les arbitrages des investisseurs entre actifs refuges, valeurs cycliques et paris spĂ©culatifs comme la crypto.
Le Bitcoin, qui aime se prĂ©senter comme un actif dĂ©corrĂ©lĂ©, reste pour lâheure soumis aux mĂȘmes humeurs que les actions et les matiĂšres premiĂšres quand lâincertitude monte. Et câest le cas aujourdâhui puisque JD Vance reporte son dĂ©placement en Suisse, oĂč de nouvelles discussions entre les Ătats-Unis et lâIran devaient dĂ©buter. La Maison-Blanche cite des contraintes logistiques, selon Axios.
La vraie question pour les investisseurs ne porte pas tant sur ce repli passager que sur la suite. Ce cycle accouchera-t-il enfin dâune saison des altcoins, ce moment oĂč les capitaux quittent le Bitcoin pour irriguer le reste du marchĂ© et faire flamber les jetons alternatifs ?
Tant que le Bitcoin hĂ©site et que sa dominance reste Ă©levĂ©e, les altcoins peinent Ă prendre le relais. Historiquement, ces rotations de capitaux interviennent une fois que le leader du marchĂ© a digĂ©rĂ© sa hausse et que la confiance se diffuse vers les actifs plus risquĂ©s. Pour lâinstant, le marchĂ© attend un signal franc.
Un retour durable au-dessus des supports clĂ©s pourrait relancer la machine. Ă lâinverse, une consolidation prolongĂ©e maintiendrait les altcoins dans lâombre du Bitcoin. Les prochaines sĂ©ances, une fois les volumes revenus Ă la normale, donneront le ton. A suivre, sur Le journal du Coin.

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JournĂ©e morose sur les marchĂ©s crypto. Entre le ton hawkish de Kevin Warsh lors de sa premiĂšre rĂ©union Ă la Fed hier et la pression qui continue de peser sur Strategy dont lâaction STRC a touchĂ© des plus bas, lâambiance nâĂ©tait clairement pas Ă la fĂȘte aujourdâhui. Le cours du Bitcoin est repassĂ© sous les 63 000 dollars et la plupart des altcoins ont suivi le mouvement baissier. Ce nâest pas non plus lâhĂ©morragie quâon a dĂ©jĂ connue par le passĂ©, mais force est de constater que ces derniĂšres 24 heures la joie nâest pas au rendez-vous.

Le Top 10 reste majoritairement dans le rouge ce soir. Voici les principaux mouvements :
Les stablecoins (USDT et USDC) restent stables, « comme Ă leur habitude » nous diriez vous. Globalement, la sĂ©ance est marquĂ©e par une rĂ©duction de lâappĂ©tit pour le risque de la part des investisseurs, suite aux commentaires de la Fed que nous avons dĂ©taillĂ© dans cet article.

Du cĂŽtĂ© des gagnants du jour ne nous attardons pas trop aujourdâhui. En effet, on retrouve les habituels mouvements spĂ©culatifs sur des tokens Ă faible capitalisation.
Synapse, un protocole dâinteropĂ©rabilitĂ© qui permet de transfĂ©rer des actifs entre diffĂ©rentes blockchains, explose de +106 % sur 24h. Cortex, un projet orientĂ© intelligence artificielle et machine learning, suit avec une hausse de +104 %. Enfin, o1.exchange, une plateforme dâĂ©change dĂ©centralisĂ©e, gagne +72 %.
Ces performances impressionnantes restent trÚs spéculatives et concentrées sur des projets de petite taille. Quand le marché global est nerveux, une partie des flux se reporte souvent sur des jetons plus risqués et plus volatils. Rien de structurel derriÚre ces mouvements pour le moment.
Ainsi, le fait quâun token apparaisse dans le « Top du jour » ne veut absolument pas dire quâil faut lâacheter. Ces performances spectaculaires sur des petites capitalisations sont souvent le rĂ©sultat dâune faible liquiditĂ© et peuvent sâeffondrer tout aussi vite.
Et, justement, elles sont lĂ les petites capitalisations dans le rouge. Voici quelques exemples :
Ces fortes baisses sur des projets de trĂšs petite taille illustrent bien le risque Ă©levĂ© liĂ© Ă ces tokens. Quand le marchĂ© est incertain, les petites capitalisations sont souvent les premiĂšres Ă souffrir, et les mouvements peuvent ĂȘtre extrĂȘmement violents dans les deux sens.
Enfin, ce soir, la capitalisation totale du marchĂ© crypto sâĂ©lĂšve Ă environ 2 200 milliards de dollars. Pour mettre les choses en perspective, cela reste infĂ©rieur Ă la valorisation actuelle de SpaceX, estimĂ©e Ă plus de 2 500 milliards de dollars.
La journĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ©e par la prudence des investisseurs aprĂšs le ton hawkish de la Fed. Cela dit, la signature dâun cessez-le-feu entre les Ătats-Unis et lâIran pourrait apporter un peu de stabilitĂ© sur le front gĂ©opolitique dans les prochains jours. Est-ce que cela suffira Ă apaiser les marchĂ©s, alors que la Fed semble vouloir rĂ©duire sa communication sur ses intentions futures ? Nous nâaurons pas la rĂ©ponse.
En attendant, Bitcoin reste fragile sous les 63 000 dollars.
Ă demain pour un nouveau Topo Crypto.

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Stablecoins et paiements transfrontaliers. Devenus un pilier de la crypto, les stablecoins ont largement dĂ©bordĂ© de leur terrain dâorigine pour sâimposer dans un domaine que personne ne leur destinait au dĂ©part : lâenvoi dâargent par-delĂ les frontiĂšres.

DĂ©but 2026 le marchĂ© des stablecoins pĂšse environ 323 milliards de dollars de capitalisation. DerriĂšre ce chiffre, des centaines de millions dâutilisateurs Ă travers le monde.
Conçus Ă lâorigine pour fluidifier les Ă©changes sur les plateformes de trading, ils ont vite dĂ©passĂ© ce cadre. Aujourdâhui, ils servent aux paiements transfrontaliers, aux transferts entre particuliers et aux rĂšglements en ligne.
Selon une publication de Stripe, lâengouement est particuliĂšrement marquĂ© dans les pays en dĂ©veloppement. La raison est simple : ces actifs adossĂ©s au dollar offrent un rempart contre lâinflation des monnaies locales et ouvrent une porte vers les services financiers internationaux, souvent fermĂ©e aux populations concernĂ©es.
Les entreprises, elles, y voient un moyen de raboter les coûts et les délais des paiements transfrontaliers classiques, lents et facturés au prix fort.

Face aux circuits bancaires habituels, les stablecoins avancent des arguments solides. Les transactions sont quasi instantanĂ©es, peu coĂ»teuses, et se passent dâintermĂ©diaire. Une simple connexion internet suffit pour y accĂ©der, ce qui en fait un levier de choix pour les personnes non bancarisĂ©es.
LâĂ©quation nâest pourtant pas sans inconnues. Les stablecoins restent exposĂ©s aux soubresauts du marchĂ© crypto et peuvent souffrir de tensions sur la liquiditĂ©. Ă cela sâajoutent les barriĂšres rĂ©glementaires qui freinent leur adoption dans certains pays, oĂč le cadre juridique peine encore Ă suivre.
Les poids lourds du paiement ont, eux, saisi lâenjeu. Visa et Mastercard multiplient les initiatives pour intĂ©grer ces actifs Ă leurs offres. Visa a notamment ouvert le rĂšglement en USDC sur le rĂ©seau Solana, signe que les rails de demain se construisent dĂšs maintenant.

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Câest LA question. AprĂšs une chute marquĂ©e depuis son sommet historique Ă 126 000 dollars atteint le 6 octobre dernier, le cours du Bitcoin est briĂšvement passĂ© sous les 60 000 dollars. Pour le CEO de Coinbase, ce niveau pourrait bien constituer le point bas de BTC sur ce cycle de marchĂ©. Alors, bottom ou pas bottom ?

Dans une publication rĂ©cente sur X, Brian Armstrong a livrĂ© sa lecture sans dĂ©tour : son « instinct » lui dit que BTC a probablement trouvĂ© son plancher autour de ce prix. Le dirigeant sâappuie sur un repĂšre bien connu des observateurs du marchĂ©, le cycle de quatre ans, qui a historiquement bornĂ© les points bas du cours du bitcoin.
Ce rythme tient Ă un mĂ©canisme inscrit dans le code du rĂ©seau : le halving, cette division par deux des rĂ©compenses de minage qui intervient environ tous les quatre ans et rĂ©duit mĂ©caniquement lâĂ©mission de nouveaux bitcoins.
« Mon instinct me dit que le bitcoin a probablement trouvé son plancher, mais nous verrons bien. Les cycles de 4 ans ont été remarquablement cohérents. »
Brian Armstrong, CEO de Coinbase Ă propos du prix du BTC â Source : Compte X


MalgrĂ© le repli des derniĂšres semaines, le patron de Coinbase garde le cap. Il rappelle que la capitalisation de Bitcoin a progressĂ© de 20 % depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, passant de 1 200 Ă 1 400 milliards de dollars. Une baisse de prix nâefface donc pas la dynamique de fond.
Il sâest aussi attardĂ© sur le dollar numĂ©rique, qui reprĂ©sente dĂ©sormais 10 % de lâoffre totale de dollars amĂ©ricains. La croissance se poursuit, mĂȘme si elle a ralenti rĂ©cemment, graphique Ă lâappui sur lâexpansion des stablecoins au fil des annĂ©es. Ces actifs sont devenus un rouage central du marchĂ© crypto, et leur trajectoire pĂšse autant que celle du Bitcoin lui-mĂȘme.
Reste Ă savoir si lâinstinct de Brian Armstrong rĂ©sistera aux prochaines bougies. Le cycle de quatre ans a tenu jusquâici, mais lâhistoire des marchĂ©s ne se rĂ©pĂšte pas toujours. Cycle, pas cycle ? Bottom, pas bottom ? Ces deux questions hantent actuellement la communautĂ© Bitcoin et bien malin qui peut y rĂ©pondreâŠ(mĂȘme si certains sây essayent).

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Visa et Mastercard dans un classement crypto. Nous arrivons au troisiĂšme volet de notre dĂ©cryptage du Fortune Crypto 100 2026, aprĂšs le CeFi et la TradFi. La catĂ©gorie Fintech est peut-ĂȘtre celle qui a le plus dâimpact concret sur lâadoption de masse, et pourtant elle est souvent la moins spectaculaire Ă raconter. Ce sont les applis que des centaines de millions de personnes utilisent chaque jour pour gĂ©rer leur argent, qui ont glissĂ© la crypto dans leur interface sans trop faire de bruit.
La dĂ©finition de Fortune est claire : entreprises de technologie financiĂšre, y compris les rĂ©seaux de paiement, qui intĂšgrent des fonctionnalitĂ©s crypto dans leurs produits. En rĂ©sumĂ©, les acteurs qui rendent la crypto accessible sans que vous ayez besoin de comprendre ce quâest une clĂ© privĂ©e.
Dans cette sĂ©rie, nous dĂ©cryptons le Fortune Crypto 100 2026, le tout premier classement des cent acteurs les plus influents de la blockchain selon le magazine amĂ©ricain. Fortune a Ă©tabli ce classement en croisant des donnĂ©es on-chain, des critĂšres de soliditĂ© financiĂšre, de conformitĂ© rĂ©glementaire et dâimpact mĂ©diatique. Ă travers dix volets thĂ©matiques, nous analysons qui sont vraiment les acteurs qui pĂšsent dans lâĂ©cosystĂšme selon cette grille de lecture. Voici le troisiĂšme, consacrĂ© Ă la Fintech.

Robinhood prend la premiĂšre place, et câest un choix qui dit beaucoup sur lâĂ©tat du marchĂ©. Lâappli qui avait dĂ©mocratisĂ© le trading dâactions aux Ătats-Unis a fait de la crypto un pilier de sa croissance : staking, portefeuille non-custodial, listing Ă©tendu de tokens. Sa base dâutilisateurs, jeune et mobile-first, en fait un vecteur dâadoption retail sans Ă©quivalent.
Stripe (2e) reprĂ©sente lâautre face du spectre : une infrastructure B2B invisible pour lâutilisateur final, mais prĂ©sente derriĂšre des dizaines de services de paiement. Sa rĂ©intĂ©gration du support crypto, notamment via les stablecoins, lui donne un poids considĂ©rable dans lâĂ©conomie en ligne.
Le duo Visa (3e) et Mastercard (5e) ne rĂ©siste pas Ă la crypto : les deux rĂ©seaux lâont absorbĂ©e. Programmes de cartes crypto, partenariats avec des wallets, rĂšglement en stablecoin.


PayPal (4e) avait Ă©tĂ© pionnier dĂšs 2020 en intĂ©grant lâachat de Bitcoin directement dans son appli. Son stablecoin PYUSD, lancĂ© en 2023, lui donne une longueur supplĂ©mentaire dans la course aux paiements numĂ©riques.
Revolut (8e) mĂ©rite une attention particuliĂšre pour le public europĂ©en : lâappli britannique, forte dâenviron 45 millions dâutilisateurs en Europe, propose une offre crypto trĂšs Ă©toffĂ©e Ă des gens qui ne se dĂ©finiraient jamais comme des « crypto-enthousiastes ». Câest exactement lĂ que se joue lâadoption de masse.
Figure (6e), eToro (7e), Block (9e, lâex-Square de Jack Dorsey) et SoFi (10e) complĂštent un top 10 qui ressemble moins Ă une liste de startups crypto quâau Whoâs Who de la finance numĂ©rique grand public.
La Fintech est la catĂ©gorie qui touche le plus grand nombre. Mais elle crĂ©e aussi une adoption sans comprĂ©hension : des millions de personnes dĂ©tiennent de la crypto via ces interfaces sans vraiment savoir ce quâelles possĂšdent ni comment ça fonctionne sous le capot. Câest un confort dâaccĂšs qui a un prix en termes dâautonomie.
Le quatriĂšme volet plonge dans les eaux plus profondes. On va parler DeFi, finance dĂ©centralisĂ©e, avec une surprise de taille en tĂȘte de classement : pas Uniswap, pas Aave, mais Hyperliquid.

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