Il nây a pas de fumĂ©e sans feu. Une information qui a suffi Ă faire sâemballer les traders, et un dĂ©menti tout aussi rapide dâElon Musk. Selon le Wall Street Journal, Tesla envisagerait sĂ©rieusement de se sĂ©parer de ses activitĂ©s chinoises, par scission, cession ou fermeture pure et simple, dans le but de dĂ©samorcer les obstacles rĂ©glementaires qui bloquent une fusion avec SpaceX depuis des mois.
- Le Wall Street Journal a révélé que Tesla envisage sérieusement de se séparer de ses activités en Chine.
- Elon Musk a rapidement dĂ©menti ces informations, qualifiant lâarticle de « fake news » sur les rĂ©seaux sociaux.

Trois options sur la table, aucune décision actée
DâaprĂšs Bloomberg, qui reprend les informations du Wall Street Journal publiĂ©es le 30 juillet, des cadres de Tesla auraient reçu instruction de prĂ©parer une Ă©ventuelle sĂ©paration de lâactivitĂ© chinoise du groupe. Trois scĂ©narios circuleraient en interne : une scission (spin-off, la crĂ©ation dâune entitĂ© indĂ©pendante), une cession pure et simple Ă un acquĂ©reur, ou, plus radical, une fermeture des opĂ©rations sur place.
Aucun plan nâaurait toutefois Ă©tĂ© validĂ© Ă ce stade, et le calendrier resterait totalement flou. Un dĂ©tail qui compte : la Gigafactory de Shanghai nâest pas une usine secondaire dans lâorganigramme de Tesla. Elle reste son site le plus productif au monde, avec une capacitĂ© annuelle de plus de 950 000 vĂ©hicules, et reprĂ©sente historiquement plus de la moitiĂ© des livraisons mondiales du groupe.
Pourquoi la Chine bloque justement la fusion avec SpaceX
Le raisonnement stratégique tient en une phrase : SpaceX est un contractant majeur de la défense américaine, impliqué dans des programmes satellitaires sensibles liés à la sécurité nationale.
Fusionner cette activité avec une entreprise qui possÚde des usines détenues à 100 % en Chine, avec accÚs à des technologies de production et à des données sensibles, revient donc à ouvrir une brÚche géopolitique que Washington pourrait difficilement laisser passer.
SĂ©parer Tesla Chine reviendrait alors Ă couper ce nĆud avant quâil ne devienne un obstacle rĂ©glementaire insurmontable. Une manĆuvre dĂ©fensive plutĂŽt quâun simple choix industriel.
Musk crie au mensonge, le marchĂ© nâattend pas la confirmation
Sur X, Elon Musk nâa pas mis longtemps Ă rĂ©agir, qualifiant lâinformation dâ« absurdly fake news » et assurant que le sujet nâavait mĂȘme jamais Ă©tĂ© Ă©voquĂ© en interne. Un reprĂ©sentant de Tesla Chine a de son cĂŽtĂ© parlĂ© dâune « fausse information ».
This has never even come up in a discussion ever.
â Elon Musk (@elonmusk) July 31, 2026
Absurdly fake news.
People should assume news is fake until proven otherwise.
« Ce sujet nâa jamais Ă©tĂ© abordĂ© dans une discussion. Des fausses informations absurdes. Il faut considĂ©rer toute information comme fausse jusquâĂ preuve du contraire.»
Sauf que le marchĂ©, lui, nâa pas vraiment attendu la version officielle pour rĂ©agir. Stocktwits rapporte que certains traders spĂ©culent dĂ©jĂ sur un scĂ©nario de rachat de Tesla par SpaceX autour de 450 dollars lâaction, signe que lâidĂ©e dâune fusion, mĂȘme dĂ©mentie dans ses modalitĂ©s prĂ©cises, continue de travailler les esprits depuis les premiĂšres rumeurs du printemps.
Ce nâest pas la premiĂšre fois quâun dĂ©menti musclĂ© de Musk suit de prĂšs une fuite bien informĂ©e. Reste que la mĂ©canique du soupçon, une fois enclenchĂ©e, est difficile Ă arrĂȘter : entre un WSJ qui cite des sources internes prĂ©cises et un patron qui balaie tout dâun revers de main sur les rĂ©seaux sociaux, les investisseurs ont pris lâhabitude de parier sur la version la plus embarrassante.

Lâarticle Tesla, Chine, SpaceX : Elon Musk dĂ©ment un plan que Wall Street prend trĂšs au sĂ©rieux est apparu en premier sur Journal du Coin.


