Ripple prend ses quartiers europĂ©ens. La sociĂ©tĂ© Ă lâorigine du XRP vient dâobtenir lâautorisation CASP (Crypto Asset Service Provider, prestataire de services sur cryptoactifs) dĂ©livrĂ©e par le rĂ©gulateur luxembourgeois. Elle peut dĂ©sormais commercialiser ses services de paiement crypto rĂ©glementĂ©s auprĂšs des institutions financiĂšres, des entreprises et des commerçants des 30 pays de lâEspace Ă©conomique europĂ©en (EEE). AprĂšs un feu vert prĂ©liminaire dĂ©crochĂ© en juin, lâentreprise bascule en pleine conformitĂ© avec le rĂšglement MiCA.

Câest la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF), le rĂ©gulateur luxembourgeois, qui a dĂ©livrĂ© cette autorisation CASP. Le sĂ©same donne Ă Ripple accĂšs aux 30 marchĂ©s de lâEspace Ă©conomique europĂ©en sans repasser par une procĂ©dure dans chaque pays, selon le principe du passeport europĂ©en.
LâagrĂ©ment fait suite Ă lâautorisation prĂ©liminaire obtenue en juin et scelle la conformitĂ© de lâentreprise au rĂšglement MiCA (Markets in Crypto-Assets), le cadre qui encadre dĂ©sormais les acteurs crypto sur le continent.
ConcrĂštement, Ripple peut proposer son produit de paiement crypto aux institutions financiĂšres, aux entreprises et aux commerçants de toute lâEurope.
« Cette autorisation CASP signifie que Ripple entre dans lâĂšre post-transitoire de MiCA, entiĂšrement conforme et prĂȘte Ă se dĂ©velopper. Les institutions avec lesquelles nous travaillons Ă travers lâEurope cherchent Ă construire leurs services dâactifs numĂ©riques aux cĂŽtĂ©s de partenaires rĂ©glementĂ©s, et Ripple est agréée et prĂȘte Ă rĂ©pondre Ă cette demande. »
Cassie Craddock, directrice gĂ©nĂ©rale Royaume-Uni & Europe chez Ripple â Source : CommuniquĂ©

Ripple disposait dĂ©jĂ dâune licence dâĂ©tablissement de monnaie Ă©lectronique dans lâUnion europĂ©enne. Avec ce nouvel agrĂ©ment, son portefeuille dĂ©passe les 75 licences rĂ©glementaires rĂ©parties sur la planĂšte.
Lâentreprise a par ailleurs obtenu un enregistrement dâactif numĂ©rique auprĂšs de la Financial Conduct Authority (FCA), le rĂ©gulateur britannique, en janvier 2026.
Ripple rejoint ainsi le cercle des grandes plateformes autorisées sous MiCA, aux cÎtés de Kraken, Coinbase, OKX et Crypto.com. Le contraste est saisissant avec Binance : le premier exchange mondial peine toujours à décrocher son propre agrément et accumule les contretemps sur le Vieux Continent.
Fort de cet agrĂ©ment et de sa licence de monnaie Ă©lectronique, Ripple vise dĂ©sormais les paiements transfrontaliers et les services autour de son stablecoin RLUSD auprĂšs des banques et fintechs europĂ©ennes. Sur ce marchĂ©, la conformitĂ© rĂ©glementaire fait office de ticket dâentrĂ©e, et lâĂ©metteur du XRP vient de composter le sien.

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Le pays part Ă la chasse aux cryptos. LâAfrique du Sud fait figure de pays trĂšs crypto-friendly sur le continent, oĂč mĂȘme certains fonds de pension peuvent investir dans Bitcoin et dâautres actifs numĂ©riques. Mais qui dit investissement dit fiscalitĂ©, et lâadministration fiscale locale (SARS) semble dĂ©cidĂ©e Ă faire rentrer les investisseurs dans le rang. Au menu : un audit massif visant environ 6 millions dâutilisateurs de cryptomonnaies.

Selon plusieurs médias, le South African Revenue Service (SARS), équivalent sud-africain du fisc français, va passer au crible les déclarations fiscales liées aux cryptomonnaies de prÚs de 6 millions de contribuables.
Lâobjectif est clair : vĂ©rifier que les revenus, plus-values et transactions en cryptos ont bien Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s. Le SARS a créé une unitĂ© dĂ©diĂ©e (Crypto Revenue Augmentation Unit) et utilise des outils numĂ©riques pour dĂ©tecter les flux sur les exchanges et wallets.
Sanctions en cas de non-dĂ©claration : pĂ©nalitĂ©s financiĂšres, intĂ©rĂȘts de retard, et potentiellement des poursuites pĂ©nales en cas de fraude avĂ©rĂ©e. Le fisc encourage vivement les rĂ©gularisations volontaires pour limiter les sanctions.

Le SARS a publiĂ© le 1á”ÊłÂ juillet 2026 un « draft guide sur la fiscalitĂ© des cryptoactifs », ouvert aux commentaires du public jusquâau 31 aoĂ»t 2026.
Dans ce document, les cryptomonnaies sont considĂ©rĂ©es comme des actifs incorporels (intangible assets) et non comme de la monnaie. Les gains issus dâune activitĂ© de trading frĂ©quent sont imposĂ©s comme des revenus ordinaires, avec un taux pouvant atteindre 45 %.
En revanche, les plus-values rĂ©alisĂ©es dans le cadre dâun investissement de long terme sont soumises Ă lâimpĂŽt sur les plus-values, avec un taux effectif compris entre 18 % et 36 %. Les Ă©changes entre cryptomonnaies (par exemple BTC contre ETH) sont considĂ©rĂ©s comme des transactions taxables immĂ©diatement.
Enfin, les contribuables doivent conserver tous les justificatifs (relevés, factures, historiques de transactions) pendant au moins 5 ans.
LâAfrique du Sud confirme ainsi que lâessor des cryptomonnaies sâaccompagne inĂ©vitablement dâun renforcement des contrĂŽles fiscaux. Ă mesure que les actifs numĂ©riques sâintĂšgrent dans le systĂšme financier, les investisseurs devront composer avec des obligations dĂ©claratives de plus en plus strictes.

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189 millions de dollars posĂ©s sur la table. Ă lâapproche des Ă©lections amĂ©ricaines de mi-mandat de novembre 2026, les entreprises arrosent la classe politique, et lâindustrie de la cryptomonnaie mĂšne la danse. Selon un rapport de lâONG Public Citizen, Ripple, Coinbase et Crypto.com ont, Ă eux seuls, injectĂ© des sommes colossales pour soutenir les candidats jugĂ©s favorables au secteur.

Le rapport de Public Citizen, une organisation qui milite pour plus de transparence dans la vie politique, sâappuie sur les donnĂ©es de la Commission Ă©lectorale fĂ©dĂ©rale et dâOpenSecrets, organisme qui piste les flux financiers entre le monde des affaires et celui de la politique. Verdict : la cryptomonnaie arrive en tĂȘte avec 189 millions de dollars engagĂ©s pour peser sur ce cycle Ă©lectoral, soit environ 37 % des 517 millions dĂ©pensĂ©s par lâensemble des entreprises.
Dans le détail, Ripple ouvre le bal avec 49,6 millions de dollars, suivi de Crypto.com (38,6 millions) et de Coinbase (35,2 millions). Viennent ensuite des entités liées à Gemini et à ses fondateurs, les jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss, à hauteur de 25,7 millions de dollars.
Ă eux quatre, ces poids lourds totalisent prĂšs de 149 millions de dollars. Loin derriĂšre, lâintelligence artificielle et la Big Tech pĂšsent 60 millions, les paris en ligne 45,6 millions. Ces trois secteurs concentrent 57 % des dĂ©penses des entreprises pour la pĂ©riode.
Principaux bĂ©nĂ©ficiaires de cette manne : les super PAC (Political Action Committees), ces comitĂ©s dâaction politique autorisĂ©s Ă recevoir des dons illimitĂ©s dâentreprises ou de particuliers pour soutenir un candidat ou une cause. CĂŽtĂ© crypto, un nom domine, Fairshake, fondĂ© par Ripple et alimentĂ© par Coinbase, Gemini et dâautres acteurs du secteur.
Fairshake a rĂ©coltĂ© 82,6 millions de dollars de contributions liĂ©es Ă la crypto. Lâargent a financĂ© des Ă©lus favorables Ă une rĂ©gulation claire du secteur, du dĂ©mocrate Jon Tester au rĂ©publicain Mike Braun. Le super PAC MAGA Inc., proche de Donald Trump, a de son cĂŽtĂ© touchĂ© 56,2 millions de dollars en provenance de Fairshake.
Public Citizen dĂ©nonce un mĂ©canisme qui laisse les entreprises orienter la politique Ă coups de millions. Lâorganisation rĂ©clame une rĂ©forme du financement des campagnes pour brider le pouvoir des super PAC, et une traçabilitĂ© renforcĂ©e sur lâorigine et la destination des fonds versĂ©s.

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PrĂšs dâun million de portefeuilles dans le rouge. LancĂ© en fanfare en janvier 2025, le memecoin TRUMP a fini par prĂ©senter une addition salĂ©e Ă ceux qui lâont achetĂ©. DâaprĂšs un rapport de la sociĂ©tĂ© dâanalyse onchain Nansen, 988 905 investisseurs ont perdu de lâargent sur ce jeton, pour une ardoise cumulĂ©e de 3,81 milliards de dollars. AprĂšs un sommet Ă 75,35 dollars, le TRUMP sâĂ©change aujourdâhui autour de 1,76 dollar, soit un effondrement de 97 %.

Au plus fort de sa cote, le jeton valait 75,35 dollars. Il en vaut dĂ©sormais 1,76. Entre-temps, la mĂ©canique bien connue du memecoin sâest enclenchĂ©e : 66 % des acheteurs ressortent perdants, avec une perte moyenne de 3 857 dollars par portefeuille selon Nansen dans une analyse relayĂ©e par le New York Times. Ă lâinverse, moins de 10 % des acheteurs ont empochĂ© des gains.
Le gros du contingent perdant se recrute chez les particuliers. Ce sont eux qui portent lâessentiel des 3,81 milliards de dollars Ă©vaporĂ©s, souvent entrĂ©s aprĂšs lâemballement mĂ©diatique, au moment oĂč les prix flirtaient encore avec leurs plus hauts. Un schĂ©ma que le secteur des cryptomonnaies connaĂźt par cĆur : les derniers arrivĂ©s paient lâaddition des premiers sortis.


Le TRUMP nâa rien dâun cas isolĂ©. Le WLFI, jeton liĂ© Ă World Liberty Financial, affiche 85 % dâacheteurs perdants. Le memecoin BIDEN, lui, a dĂ©vissĂ© de 99 % depuis son pic, avec 96 % dâinvestisseurs dans le rouge. MĂȘme partition, mĂȘmes victimes.
Reste le contraste le plus frappant. Pendant que les particuliers accusaient des milliards de pertes, Donald Trump et son entourage ont encaissĂ© 636 millions de dollars via la vente et les frais associĂ©s au jeton. Dâun cĂŽtĂ©, une poignĂ©e de traders aguerris et les initiateurs du projet ont captĂ© les profits ; de lâautre, des centaines de milliers dâacheteurs se retrouvent avec des positions divisĂ©es par trente ou davantage.
Ă 1,76 dollar, retrouver le sommet de 75,35 dollars supposerait une multiplication par plus de quarante. Pour les 988 905 portefeuilles perdants, lâĂ©quation relĂšve dĂ©sormais du pari improbable, et le TRUMP rejoint la longue liste des jetons oĂč la spĂ©culation la plus dĂ©bridĂ©e sur les cryptomonnaies a surtout enrichi ceux qui les ont lancĂ©s.

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Lors dâune rĂ©cente interview, le prĂ©sident des Ătats-Unis a expliquĂ© que « la crypto reste un enjeu majeur » pour son gouvernement. Une dĂ©claration qui se heurte Ă la rĂ©cente mise en lumiĂšre de son enrichissement personnel dans le domaine, estimĂ© Ă 1,4 milliard de dollars pour 2025. Mais « il nây a rien de mal Ă cela », selon lui...
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Une adoption crypto qui dĂ©range. La relation entre le Fonds monĂ©taire international (FMI) et les cryptomonnaies nâa jamais Ă©tĂ© cordiale. Lâinstitution ne laisse passer aucune occasion de critiquer ces actifs numĂ©riques, y compris lorsque des populations locales sâen emparent pour pallier les carences de leur systĂšme financier. Son dernier rapport vise le Nigeria et pointe les « risques » liĂ©s Ă son usage massif des stablecoins.

Le rĂŽle premier du FMI est de prĂȘter de lâargent aux pays en difficultĂ©. En Ă©change, ces derniers acceptent des conditions parfois drastiques. Dans le dossier libanais, lâinstitution avait par exemple exigĂ© lâinterdiction de toute forme de cryptomonnaie.
Et cette ligne se confirme rĂ©guliĂšrement. Le Nepal en a fait les frais rĂ©cemment : le Fonds a recommandĂ© au pays de surveiller Ă©troitement lâadoption des cryptomonnaies sur son territoire, afin de garder la main sur sa politique monĂ©taire.
Au Nigeria, la stratĂ©gie semble inopĂ©rante. Le pays sâest imposĂ© comme lâun des hauts lieux de lâadoption numĂ©rique, portĂ© avant tout par les stablecoins. DâoĂč ce rapport, qui sâattache Ă mettre en avant des « risques plus prononcĂ©s » et qui craint dĂ©jĂ lâinutilitĂ© de futures mesures :
« Les tentatives de suppression de lâutilisation des stablecoins ne seront probablement efficaces quâen partie. »
Raport du FMI intitulĂ© : Stablecoins in Nigeria: A Growing Cross-Border Channel â Source : imf.org

Le Nigeria est ainsi devenu, selon le rapport, « un canal de paiement transfrontalier important » grĂące aux cryptomonnaies. Il capte Ă lui seul 60 % des flux de stablecoins vers lâAfrique subsaharienne depuis 2019, pour un montant estimĂ© Ă 59 milliards de dollars entre juillet 2023 et juin 2024.
Ce succĂšs sâexplique simplement. Inclusion financiĂšre, transferts internationaux Ă moindre coĂ»t : les stablecoins rĂ©pondent Ă des besoins concrets que le systĂšme bancaire local peine Ă satisfaire. Le FMI ne nie pas ces atouts, mais il les contrebalance aussitĂŽt par des menaces qui pĂšseraient sur « la souverainetĂ© monĂ©taire et lâintĂ©gritĂ© financiĂšre ».
Au cĆur de lâinquiĂ©tude, une crainte prĂ©cise : la dollarisation. Les stablecoins, adossĂ©s au billet vert, pourraient favoriser une adoption de fait du dollar amĂ©ricain au dĂ©triment du naira, la monnaie nationale. Une dynamique qui, selon lâinstitution, « affaiblit la politique monĂ©taire nationale » et rend les transactions difficiles Ă surveiller.
DerriĂšre ces rĂ©serves se dessine un enjeu de pouvoir. Chaque avancĂ©e numĂ©rique grignote un peu plus la capacitĂ© du FMI Ă dicter ses rĂšgles, et derniĂšrement, ce sont les banquiers centraux dâAfrique de lâOuest qui exprimaient le mĂȘme genre dâinquiĂ©tudes. Le monde change, et ça ne plait pas Ă tout le monde.

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Jour, nuit, jour, nuit. Les jours se suivent et se ressemblent malheureusement dans le conflit qui se passe actuellement au Moyen-Orient. En effet, en ce milieu dâaprĂšs-midi caniculaire, nous assistons encore une fois Ă une annonce de fermeture du dĂ©troit dâHormuz. Les dĂ©clarations de TĂ©hĂ©ran sont contradictoires, les signaux envoyĂ©s par les USA Ă©galement. Et, dans tout ça, les investisseurs surveillent les marchĂ©s.

Alors quâhier Donald Trump sâinsurgeait contre le comportement de lâIran, le commandement militaire conjoint iranien a donc dĂ©clarĂ© aujourdâhui que le dĂ©troit dâHormuz « Ă son Ă©tat prĂ©cĂ©dent ». Il faut donc comprendre quâil ferme de nouveau. Pourquoi ? En rĂ©ponse aux opĂ©rations israĂ©liennes au sud-Liban.
Une douche froide donc pour ceux qui espĂ©raient que le mĂ©morandum dâentente signĂ© mi-juin, qui prĂ©voit 60 jours de nĂ©gociations pour un accord final et la rĂ©ouverture sans pĂ©age du dĂ©troit. En effet, lâinformation, relayĂ©e par lâagence semi-officielle Mehr et reprise par Reuters, intervient seulement deux jours aprĂšs la signature du mĂ©morandum dâentente entre Washington et TĂ©hĂ©ran.
Pourtant, et câest bien lĂ que TĂ©hĂ©ran devient contradictoire, le porte-parole du ministĂšre iranien des Affaires Ă©trangĂšres, Esmail Baghaei, a immĂ©diatement nuancĂ©. Ce dernier a affirmĂ© que la circulation maritime se poursuit conformĂ©ment Ă lâaccord du 18 juin.
Cette cacophonie entre lâarmĂ©e et la diplomatie iranienne illustre une nouvelle fois les divisions internes du rĂ©gime sur la maniĂšre dâexploiter (ou non) le dĂ©troit dâHormuz.
A lâorigine, le mĂ©morandum signĂ© mi-juin, prĂ©voyait la rĂ©ouverture du dĂ©troit sans pĂ©age pendant 60 jours en Ă©change de la levĂ©e du blocus naval amĂ©ricain. Les donnĂ©es de suivi maritime avaient montrĂ© une reprise claire du trafic les 18 et 19 juin, avec jusquâĂ 25 navires commerciaux en une seule journĂ©e selon AXSMarine et MarineTraffic.
Lâannonce dâaujourdâhui change la donne. Selon les derniĂšres mises Ă jour de la live CNN sur la situation Iran-IsraĂ«l-Liban, les tensions persistent au Liban et compliquent la mise en Ćuvre de lâaccord.
Le dĂ©troit nâest pas totalement bloquĂ© comme en avril, mais il repasse sous un contrĂŽle trĂšs strict iranien, avec menaces implicites et demandes dâautorisation. Un rĂ©gime de « semi-fermeture » qui maintient la pression sans tout interrompre.
Alors que TĂ©hĂ©ran envoie des messages contradictoires sur le dĂ©troit dâHormuz et que le rĂ©gime oscille entre fermetĂ© militaire et prudence diplomatique, les marchĂ©s financiers digĂšrent la sĂ©quence. La volatilitĂ© est plutĂŽt contenue Ă lâheure dâĂ©crire ces quelques lignes. Toutefois la vigilance reste de tout les instants.
Dâailleurs, les donnĂ©es montrent que la rĂ©ouverture du dĂ©troit et lâaccord de cessez-le-feu mi-juin avaient dĂ©jĂ provoquĂ© une dĂ©tente marquĂ©e sur le front Ă©nergĂ©tique. Le pĂ©trole a reculĂ© de prĂšs de 10 % sur la semaine, un repli qui a apaisĂ© quelques peu les craintes inflationnistes.
Sur le front des actions amĂ©ricaines, avant la fermeture des marchĂ©s pour le Juneteenth ce 19 juin), les secteurs affichaient globalement des performances positives. La Technologie menait largement (+3,04 %), suivie par lâĂnergie (+1,65 %) et les Services de Consommation Cycliques (+1,45 %). Les futures sur indices, ce week-end, restent lĂ©gĂšrement orientĂ©s Ă la hausse : S&P 500 +0,08 %, Nasdaq +0,10 %, Dow +0,11 %. Un signe dâoptimisme prudent avant la reprise des Ă©changes ce lundi. Il faudra rester vigilant.
Du cĂŽtĂ© des cryptomonnaies, qui sâĂ©changent en continu, le ton reste mesurĂ©. Bitcoin Ă©volue autour de 63 100 $ (+0,78 %), Ethereum Ă 1 704 $ (+1,07 %), et Solana Ă 69,29 $ (+0,74 %). Ces actifs, souvent baromĂštres du sentiment de risque, nâaffichent ni panique ni euphorie excessive face aux signaux gĂ©opolitiques contradictoires.
Les marchĂ©s de prĂ©diction sur le brut (WTI pour juin 2026) reflĂštent nĂ©anmoins cette volatilitĂ© latente, avec une probabilitĂ© de 53 % dâun prix au-dessus de 80 dollars. Le dollar amĂ©ricain, quant Ă lui, a atteint un plus haut de 13 mois sur des signaux hawkish de la Fed, tandis que les actions europĂ©ennes ont cĂ©dĂ© du terrain alors que les discussions Washington-TĂ©hĂ©ran semblaient marquer le pas.
En bref donc, la cacophonie entre lâarmĂ©e iranienne et la diplomatie, ainsi que cette annonce de retour « Ă lâĂ©tat prĂ©cĂ©dent » du dĂ©troit, rĂ©introduisent une prime dâincertitude. Les investisseurs restent donc en mode « wait and see », attentifs au trafic maritime rĂ©el dans le dĂ©troit et aux prochaines dĂ©clarations officielles.
Si la « semi-fermeture» actuelle Ă©vite un choc total comparable Ă celui de dâavril, elle est Ă©galement le prĂ©texte qui entretient la volatilitĂ©. Les marchĂ©s ont saluĂ© la dĂ©tentĂ© initiale par une baisse marquĂ©e du pĂ©trole, ils doivent toutefois maintenant composer avec le risque dâun durcissement des contrĂŽles iraniens.
Les yeux des traders et des investisseurs sont rivĂ©s sur TĂ©hĂ©ran, Washington, Tel-Aviv et le dĂ©troit dâHormuz. Une situation Ă suivre de trĂšs prĂšs, car comme souvent en gĂ©opolitique et sur les marchĂ©s, lâincertitude est Ă la fois un risque⊠et parfois une opportunitĂ© pour ceux qui savent la lire.

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Un laboratoire clandestin de drogue de synthÚse a été démantelé dans le Tarn. Parmi les saisies de la JIRS de Bordeaux, des "clés de cryptomonnaies".
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Dublin durcit le ton. Alors que lâUnion europĂ©enne dĂ©ploie son rĂšglement MiCA dans ses Ătats membres, lâIrlande ouvre un autre front. Le gouvernement vient de publier un rapport sur les risques liĂ©s aux cryptomonnaies et prĂ©voit de muscler son arsenal contre le blanchiment dâargent et le financement du terrorisme dâici le deuxiĂšme trimestre 2027. Direction lâĂźle dâĂ©meraude pour faire le point.

Dans un rapport publiĂ© rĂ©cemment par le Department of Finance et le Department of Justice, le gouvernement irlandais pointe les risques liĂ©s aux cryptomonnaies, en particulier ceux du blanchiment dâargent et du financement du terrorisme. Le document Ă©voque des risques « trĂšs significatifs » et constate une hausse de ce type de dĂ©lits.
Les deux ministĂšres notent aussi que les cryptomonnaies servent de plus en plus « Ă corrompre des fonctionnaires » et quâelles restent particuliĂšrement attractives pour les groupes criminels. Face Ă ces constats, lâIrlande veut donc dĂ©ployer de nouvelles mesures pour rĂ©duire ces risques et resserrer son cadre lĂ©gal.

Dans son plan de mise en Ćuvre, le gouvernement irlandais prĂ©voit dâadopter des normes industrielles encadrant lâacceptation des activitĂ©s liĂ©es aux cryptos comme source de fonds. Ces rĂšgles devraient entrer en vigueur dâici le deuxiĂšme trimestre 2027 pour mieux baliser le secteur.
Lâobjectif affichĂ© est clair : empĂȘcher que les actifs numĂ©riques ne soient dĂ©tournĂ©s Ă des fins illĂ©gales sur le sol irlandais. Et Dublin nâavance pas seule sur ce terrain, puisque de nombreux Ătats planchent en parallĂšle sur des rĂ©glementations comparables.
Reste que cette volontĂ© dâencadrement, loin de freiner lâadoption, dessine surtout les contours dâun marchĂ© plus mĂ»r. Plus les rĂšgles se prĂ©cisent, plus les acteurs sĂ©rieux disposent dâun terrain de jeu lisible. Et câest sans doute la meilleure nouvelle pour un secteur qui cherche â encore et toujours â Ă casser les idĂ©es reçues.

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Windows Alert ! LâĂ©quipe de recherche en sĂ©curitĂ© de Microsoft vient de rĂ©vĂ©ler les dĂ©tails dâune campagne de cyberattaque active depuis fĂ©vrier 2026, ciblant les utilisateurs du systĂšme dâexploitation Windows. Ce programme malveillant utilise un logiciel de type « clipper » pour intercepter le presse-papiers des victimes, tout en intĂ©grant des capacitĂ©s de propagation autonome par support amovible. Lâinfrastructure dâattaque sâappuie sur le rĂ©seau dâanonymisation Tor pour dissimuler ses communications avec le serveur de commandement et de contrĂŽle. Cette double fonction de vol financier et de porte dĂ©robĂ©e montre une sophistication notable dans les mĂ©thodes employĂ©es par les cybercriminels pour contourner les outils de dĂ©tection traditionnels.

Selon la presse spĂ©cialisĂ©e, les attaquants propagent le logiciel malveillant en injectant un fichier de raccourci Windows infectĂ© sur des clĂ©s USB. Lorsque lâutilisateur connecte le support, un module de type « ver » vĂ©rifie la prĂ©sence dâune infection antĂ©rieure avant de tĂ©lĂ©charger la charge utile principale.
Pour maximiser sa diffusion, le programme analyse le pĂ©riphĂ©rique amovible Ă la recherche de documents courants aux formats PDF, DOC ou XLSX, puis dissimule les fichiers originaux pour les remplacer par des raccourcis piĂ©gĂ©s portant le mĂȘme nom. Lâouverture de ces documents factices dĂ©clenche lâexĂ©cution invisible du code malveillant et assure la rĂ©plication du ver sur les nouveaux disques connectĂ©s.
Afin de maintenir sa prĂ©sence sur le systĂšme, le logiciel configure des tĂąches planifiĂ©es dans lâenvironnement Windows. Le composant principal utilise ensuite les scripts dâadministration Windows Script Host et des objets ActiveX pour interagir directement avec le systĂšme dâexploitation.
Le programme intĂšgre Ă©galement des fonctions dâĂ©vitement spĂ©cifiques, provoquant son arrĂȘt immĂ©diat si lâutilisateur ouvre le Gestionnaire des tĂąches. Cette capacitĂ© dâeffacement temporaire complique lâidentification de lâanomalie par les outils de surveillance classiques basĂ©s sur lâanalyse statique des processus en cours dâexĂ©cution.

Une fois installĂ©, le logiciel dĂ©ploie un client Tor portable configurĂ© sur un proxy local pour masquer lâadresse IP du serveur de contrĂŽle. Le programme gĂ©nĂšre un identifiant unique pour chaque victime avant dâentrer dans une boucle dâanalyse continue, inspectant le presse-papiers toutes les 500 millisecondes.
DĂšs quâun utilisateur copie une adresse de clĂ© de stockage numĂ©rique, lâalgorithme dĂ©tecte la structure de la chaĂźne de caractĂšres et la remplace par une adresse appartenant aux attaquants. Cette substitution modifie la destination finale des transactions lors des opĂ©rations de collage effectuĂ©es par la victime.
Au-delĂ de la manipulation des transactions, le logiciel extrait des captures dâĂ©cran rĂ©guliĂšres et recherche des phrases de rĂ©cupĂ©ration pour les envoyer vers le serveur distant. Le systĂšme permet aussi lâexĂ©cution de code Ă distance Ă la demande des attaquants, transformant le simple outil de vol en une passerelle dâaccĂšs permanent.
Pour contrer cette menace, les analystes de Microsoft recommandent de bloquer lâexĂ©cution des fichiers de raccourci depuis les mĂ©dias amovibles par le biais de stratĂ©gies de groupe (Group Policy Objects ou GPO en anglais). La surveillance comportementale des moteurs de script et la restriction de lâutilisation des utilitaires systĂšme standard demeurent indispensables pour protĂ©ger les postes de travail manipulant des flux financiers.
La dĂ©couverte de cette campagne informatique met en Ă©vidence le perfectionnement des techniques de dissimulation basĂ©es sur les outils natifs de Windows. La combinaison dâun module de rĂ©plication autonome et dâun routage des donnĂ©es par des rĂ©seaux anonymes complique le travail de rĂ©tro-ingĂ©nierie des Ă©quipes de sĂ©curitĂ©. Lâapplication rigoureuse des correctifs de configuration sur les ports de communication amovibles limite cependant lâefficacitĂ© de ces vecteurs dâattaque intersectoriels.

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Cap sur Wall Street pour le roi des marchĂ©s prĂ©dictifs. La plateforme Kalshi Ă©tudierait une entrĂ©e en bourse et aurait dĂ©jĂ engagĂ© des discussions informelles avec plusieurs banques dâinvestissement. Le projet reste au stade embryonnaire, mais il intervient alors que lâentreprise vient de franchir la barre des 2 milliards de dollars de revenus annualisĂ©s.

La trajectoire impressionne. En mai, Kalshi a levĂ© 1 milliard de dollars lors dâune sĂ©rie F, propulsant sa valorisation Ă 22 milliards de dollars. Le mĂȘme mois, la plateforme a traitĂ© 17,91 milliards de dollars de volume, dĂ©passant son rival historique Polymarket.
Cette ascension ne se fait pas sans heurts. Le Kentucky a engagĂ© des poursuites contre Kalshi pour des activitĂ©s de paris sportifs jugĂ©es illĂ©gales. En parallĂšle, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), lâautoritĂ© fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine chargĂ©e de superviser les marchĂ©s Ă terme, se bat devant les tribunaux avec plusieurs Ătats pour savoir qui dĂ©tient rĂ©ellement la compĂ©tence rĂ©glementaire sur les marchĂ©s prĂ©dictifs.

Kalshi et Polymarket rĂšgnent sur ce marchĂ©, mais le terrain devient minĂ©. Les groupes de lâindustrie du jeu ont rĂ©cemment demandĂ© au SĂ©nat amĂ©ricain dâinterdire purement et simplement les marchĂ©s prĂ©dictifs adossĂ©s aux paris sportifs et aux jeux de type casino.
Une IPO offrirait Ă Kalshi un matelas financier prĂ©cieux pour affronter ces batailles judiciaires tout en finançant son dĂ©veloppement. Lâentreprise avance donc sur deux fronts Ă la fois : conquĂ©rir de nouveaux utilisateurs et tenir tĂȘte Ă des rĂ©gulateurs qui nâont pas encore tranchĂ© sur la nature mĂȘme de son activitĂ©.
Les discussions avec les banques dâinvestissement nâen sont quâĂ leurs prĂ©mices, et rien ne garantit quâelles aboutissent. Mais si Kalshi parvient Ă transformer lâessai, son passage par la case bourse pourrait offrir aux marchĂ©s prĂ©dictifs leur premiĂšre vĂ©ritable vitrine sur les places financiĂšres traditionnelles.
LâIPO de SpaceX, bouclĂ©e mi-juin avec un succĂšs retentissant, a manifestement ouvert une brĂšche. Lâentreprise dâElon Musk a levĂ© des montants records et sâest imposĂ©e comme le plus gros listing de lâhistoire rĂ©cente, redonnant de lâappĂ©tit aux investisseurs institutionnels pour les valorisations Ă©levĂ©es des gĂ©ants encore privĂ©s. Sur les marchĂ©s prĂ©dictifs de Kalshi elle-mĂȘme, les probabilitĂ©s dâIPO pour OpenAI, Discord ou Kraken dâici fin 2026 ou dĂ©but 2027 sont dĂ©sormais scrutĂ©es de prĂšs, signe que lâeffet dâentraĂźnement est rĂ©el.
Cette « mode » des introductions en bourse ne concerne plus seulement les pures techs de la Silicon Valley. Elle touche dĂ©sormais lâensemble de lâĂ©cosystĂšme innovation : spatial, intelligence artificielle, infrastructures critiques et, de plus en plus, les plateformes financiĂšres alternatives comme les marchĂ©s prĂ©dictifs. Kalshi, en engageant des discussions informelles avec des banques dâinvestissement juste aprĂšs le passage de SpaceX sur le Nasdaq, sâinscrit clairement dans cette dynamique. Une entrĂ©e en bourse lui permettrait non seulement de lever des capitaux frais pour affronter ses contentieux rĂ©glementaires, mais aussi de bĂ©nĂ©ficier de la prime de liquiditĂ© et de la visibilitĂ© que le marchĂ© accorde actuellement aux acteurs qui osent franchir le pas.
Reste que le contexte nâest pas uniforme. Si SpaceX a dĂ©montrĂ© que le marchĂ© peut absorber des deals de trĂšs grande taille quand la croissance et le narratif sont puissants, dâautres candidats devront composer avec des valorisations exigeantes, une rĂ©gulation renforcĂ©e et des investisseurs devenus plus sĂ©lectifs aprĂšs la frĂ©nĂ©sie des annĂ©es 2020-2025. Pour Kalshi, le timing pourrait toutefois sâavĂ©rer favorable : le succĂšs de SpaceX a prouvĂ© que les investisseurs sont prĂȘts Ă miser sur des modĂšles Ă©conomiques encore jeunes, Ă condition quâils dĂ©montrent une traction rĂ©elle et une capacitĂ© Ă scaler.
Au fond, lâĂ©ventuelle IPO de Kalshi ne serait pas un cas isolĂ©, mais lâun des maillons dâune chaĂźne plus large. AprĂšs lâemblĂ©matique passage de SpaceX sur les marchĂ©s publics, une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâentreprises innovantes â quâelles opĂšrent dans le spatial, lâIA ou les marchĂ©s prĂ©dictifs â semble prĂȘte Ă rejoindre le club des sociĂ©tĂ©s cotĂ©es. Reste Ă savoir lesquelles parviendront Ă transformer lâessai sans se brĂ»ler les ailes sur le chemin sinueux de la rĂ©gulation et de la valorisation post-IPO.

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JournĂ©e morose sur les marchĂ©s crypto. Entre le ton hawkish de Kevin Warsh lors de sa premiĂšre rĂ©union Ă la Fed hier et la pression qui continue de peser sur Strategy dont lâaction STRC a touchĂ© des plus bas, lâambiance nâĂ©tait clairement pas Ă la fĂȘte aujourdâhui. Le cours du Bitcoin est repassĂ© sous les 63 000 dollars et la plupart des altcoins ont suivi le mouvement baissier. Ce nâest pas non plus lâhĂ©morragie quâon a dĂ©jĂ connue par le passĂ©, mais force est de constater que ces derniĂšres 24 heures la joie nâest pas au rendez-vous.

Le Top 10 reste majoritairement dans le rouge ce soir. Voici les principaux mouvements :
Les stablecoins (USDT et USDC) restent stables, « comme Ă leur habitude » nous diriez vous. Globalement, la sĂ©ance est marquĂ©e par une rĂ©duction de lâappĂ©tit pour le risque de la part des investisseurs, suite aux commentaires de la Fed que nous avons dĂ©taillĂ© dans cet article.

Du cĂŽtĂ© des gagnants du jour ne nous attardons pas trop aujourdâhui. En effet, on retrouve les habituels mouvements spĂ©culatifs sur des tokens Ă faible capitalisation.
Synapse, un protocole dâinteropĂ©rabilitĂ© qui permet de transfĂ©rer des actifs entre diffĂ©rentes blockchains, explose de +106 % sur 24h. Cortex, un projet orientĂ© intelligence artificielle et machine learning, suit avec une hausse de +104 %. Enfin, o1.exchange, une plateforme dâĂ©change dĂ©centralisĂ©e, gagne +72 %.
Ces performances impressionnantes restent trÚs spéculatives et concentrées sur des projets de petite taille. Quand le marché global est nerveux, une partie des flux se reporte souvent sur des jetons plus risqués et plus volatils. Rien de structurel derriÚre ces mouvements pour le moment.
Ainsi, le fait quâun token apparaisse dans le « Top du jour » ne veut absolument pas dire quâil faut lâacheter. Ces performances spectaculaires sur des petites capitalisations sont souvent le rĂ©sultat dâune faible liquiditĂ© et peuvent sâeffondrer tout aussi vite.
Et, justement, elles sont lĂ les petites capitalisations dans le rouge. Voici quelques exemples :
Ces fortes baisses sur des projets de trĂšs petite taille illustrent bien le risque Ă©levĂ© liĂ© Ă ces tokens. Quand le marchĂ© est incertain, les petites capitalisations sont souvent les premiĂšres Ă souffrir, et les mouvements peuvent ĂȘtre extrĂȘmement violents dans les deux sens.
Enfin, ce soir, la capitalisation totale du marchĂ© crypto sâĂ©lĂšve Ă environ 2 200 milliards de dollars. Pour mettre les choses en perspective, cela reste infĂ©rieur Ă la valorisation actuelle de SpaceX, estimĂ©e Ă plus de 2 500 milliards de dollars.
La journĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ©e par la prudence des investisseurs aprĂšs le ton hawkish de la Fed. Cela dit, la signature dâun cessez-le-feu entre les Ătats-Unis et lâIran pourrait apporter un peu de stabilitĂ© sur le front gĂ©opolitique dans les prochains jours. Est-ce que cela suffira Ă apaiser les marchĂ©s, alors que la Fed semble vouloir rĂ©duire sa communication sur ses intentions futures ? Nous nâaurons pas la rĂ©ponse.
En attendant, Bitcoin reste fragile sous les 63 000 dollars.
Ă demain pour un nouveau Topo Crypto.

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Stablecoins et paiements transfrontaliers. Devenus un pilier de la crypto, les stablecoins ont largement dĂ©bordĂ© de leur terrain dâorigine pour sâimposer dans un domaine que personne ne leur destinait au dĂ©part : lâenvoi dâargent par-delĂ les frontiĂšres.

DĂ©but 2026 le marchĂ© des stablecoins pĂšse environ 323 milliards de dollars de capitalisation. DerriĂšre ce chiffre, des centaines de millions dâutilisateurs Ă travers le monde.
Conçus Ă lâorigine pour fluidifier les Ă©changes sur les plateformes de trading, ils ont vite dĂ©passĂ© ce cadre. Aujourdâhui, ils servent aux paiements transfrontaliers, aux transferts entre particuliers et aux rĂšglements en ligne.
Selon une publication de Stripe, lâengouement est particuliĂšrement marquĂ© dans les pays en dĂ©veloppement. La raison est simple : ces actifs adossĂ©s au dollar offrent un rempart contre lâinflation des monnaies locales et ouvrent une porte vers les services financiers internationaux, souvent fermĂ©e aux populations concernĂ©es.
Les entreprises, elles, y voient un moyen de raboter les coûts et les délais des paiements transfrontaliers classiques, lents et facturés au prix fort.

Face aux circuits bancaires habituels, les stablecoins avancent des arguments solides. Les transactions sont quasi instantanĂ©es, peu coĂ»teuses, et se passent dâintermĂ©diaire. Une simple connexion internet suffit pour y accĂ©der, ce qui en fait un levier de choix pour les personnes non bancarisĂ©es.
LâĂ©quation nâest pourtant pas sans inconnues. Les stablecoins restent exposĂ©s aux soubresauts du marchĂ© crypto et peuvent souffrir de tensions sur la liquiditĂ©. Ă cela sâajoutent les barriĂšres rĂ©glementaires qui freinent leur adoption dans certains pays, oĂč le cadre juridique peine encore Ă suivre.
Les poids lourds du paiement ont, eux, saisi lâenjeu. Visa et Mastercard multiplient les initiatives pour intĂ©grer ces actifs Ă leurs offres. Visa a notamment ouvert le rĂšglement en USDC sur le rĂ©seau Solana, signe que les rails de demain se construisent dĂšs maintenant.

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Le dĂ©veloppement actuel de secteurs comme la crypto et lâIA implique des consĂ©quences inattendues, comme une spĂ©cialisation des escorts de la Silicon Valley dans ces domaines innovants. Un service pour geeks fortunĂ©s qui peut se facturer jusqu'Ă 20 000 dollars la journĂ©e.
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Le lancement du dernier modĂšle IA dâAnthropic, Mythos, sâimpose comme lâun des principaux risques Ă venir pour la sĂ©curitĂ© sur Internet, du fait de sa capacitĂ© supposĂ©e Ă dĂ©tecter la moindre faille en un temps record. De quoi motiver les dĂ©tenteurs de cryptomonnaies Ă faire le mĂ©nage dans les autorisations encore ouvertes sur leurs wallets.
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Un wallet pour les IA. MetaMask, lâun des portefeuilles cryptos les plus utilisĂ©s au monde, lance un produit pensĂ© non pas pour ses utilisateurs humains, mais pour leurs agents IA (dâintelligence artificielle). Avec, en filigrane, une question qui hante dĂ©jĂ le secteur : comment confier des clĂ©s privĂ©es Ă un programme IA sans provoquer de catastrophes ?
Ce lundi 8 juin 2026, les Ă©quipes de dĂ©veloppement de MetaMask ont officiellement annoncĂ© le lancement du « MetaMask Agent Wallet ». Un portefeuille numĂ©rique en auto-garde (self-custodial) spĂ©cialement conçu pour les agents dâintelligence artificielle. Objectif affichĂ© : permettre Ă ces derniers dâexĂ©cuter des transactions de façon autonome sur le rĂ©seau Ethereum (ETH) et les autres blockchains compatibles EVM (Ethereum Virtual Machine).
ConcrĂštement, lâAgent Wallet ouvre aux IA lâaccĂšs Ă un Ă©ventail de services DeFi (de finance dĂ©centralisĂ©e) : swaps, marchĂ©s perpĂ©tuels, marchĂ©s prĂ©dictifs ou encore fourniture de liquiditĂ©s. Lâannonce officielle prĂ©cise que le produit sera dâabord proposĂ© en accĂšs anticipĂ© Ă un nombre limitĂ© dâutilisateurs â avec interface en ligne de commande (CLI) dans un premier temps â, avant un dĂ©ploiement plus large dans les mois Ă venir.
« La prochaine grande expansion de lâĂ©conomie on-chain ne sera pas seulement menĂ©e par les humains. (âŠ) Les intelligences machines effectueront de plus en plus de transactions, se coordonneront et se vĂ©rifieront mutuellement sur les rails de la crypto, car les protocoles cryptos sont conçus de maniĂšre unique pour les acteurs autonomes. »
Joe Lubin, CEO de Consensys (cité par The Block)

Le principal argument commercial du portefeuille tient en un mot : sécurité. Chaque transaction initiée par un agent IA passe automatiquement par une simulation, une analyse des menaces et une protection contre le MEV (Maximal Extractable Value, soit la valeur que des acteurs peuvent extraire en réordonnant les transactions dans un bloc). Toute opération jugée malveillante exige alors une validation humaine, via une authentification à deux facteurs.
Deux modes coexistent. Le « Guard Mode », activĂ© par dĂ©faut, impose des plafonds de dĂ©penses et des listes blanches de protocoles autorisĂ©s. Le « Beast Mode », plus permissif, laisse Ă lâagent IA une marge de manĆuvre Ă©largie, tout en conservant le filet de lâapprobation humaine pour les transactions Ă risque.
« Câest vĂ©ritablement le tout dĂ©but pour les agents IA, mais la dĂ©cision concernant lâinfrastructure ne peut pas attendre, car les agents manipulent dĂ©jĂ de lâargent rĂ©el, et la plupart dâentre eux le font de la mauvaise maniĂšre. (âŠ) Si la premiĂšre gĂ©nĂ©ration dâagents de trading normalise le fait de donner vos clĂ©s [privĂ©es], nous reconstruirons les erreurs de garde que la crypto a passĂ© une dĂ©cennie Ă fuir. »
Zhen Yu Tong, directeur principal de produit chez MetaMask (cité par Decrypt)
Lâavertissement de Zhen Yu Tong rĂ©sume bien lâenjeu : si les IA deviennent des acteurs Ă©conomiques de plein droit sur les blockchains, encore faut-il quâelles nâimposent pas un retour aux modĂšles de garde par tiers que le secteur a mis dix ans Ă dĂ©construire. Avec son Agent Wallet, MetaMask propose une rĂ©ponse : dĂ©lĂ©guer lâexĂ©cution tout en conservant la garde. ParallĂšlement Ă cette rĂ©ponse au dĂ©veloppement de lâintelligence artificielle, MetaMask renforce Ă©galement ses ponts avec la finance traditionnelle, comme en tĂ©moigne son partenariat rĂ©cent avec SG-FORGE (SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale) pour intĂ©grer le stablecoin USDCV dans son wallet. Reste Ă voir si utilisateurs et agents sauront sâadapter Ă ces nouveaux garde-fous.

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Sept jours pour trancher. Le marché crypto se débat dans une longue correction qui dure depuis prÚs de neuf mois, et Bitcoin (BTC) frÎle désormais des supports psychologiques majeurs. Entre publications macroéconomiques sensibles et rendez-vous calendaires propres au secteur des cryptomonnaies, voici la feuille de route des prochains jours.
Le calendrier de la semaine concentre plusieurs indicateurs susceptibles de peser sur les cours du marchĂ© des actifs numĂ©riques. Le rendez-vous principal tombe ce mercredi 10 juin 2026 avec la publication de lâinflation aux Ătats-Unis pour le mois de mai, ou plus prĂ©cisĂ©ment le CPI (Consumer Price Index).
Le consensus table pour lâinstant sur une inflation sur un an glissant qui passerait 4,2%, en lĂ©gĂšre hausse par rapport par rapport Ă la mise Ă jour du mois prĂ©cĂ©dent (3,8%). Si ce chiffre monte encore plus quâanticipĂ©, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale (Fed) risque de mettre un terme dĂ©finitif Ă toute idĂ©e de baisse de ses taux directeurs.
En Europe, la Banque centrale europĂ©enne (BCE) va dâailleurs prendre de son cĂŽtĂ© sa dĂ©cision sur ses propres taux directeurs, ce jeudi 11 juin. Les marchĂ©s anticipent une hausse Ă 2,25% (contre 2% jusquâici). Un scĂ©nario qui pĂšserait Ă son tour sur la liquiditĂ© globale et sur lâappĂ©tit pour le risque.

Concernant le secteur de Bitcoin en lui-mĂȘme, deux rendez-vous mĂ©ritent lâattention. Ce lundi 8 juin, Coinbase lance ses contrats Ă terme perpĂ©tuels indexĂ©s sur indices boursiers, Ă©tendant son offre de produits dĂ©rivĂ©s au-delĂ des seuls actifs numĂ©riques. Ce produit pourrait servir de passerelle supplĂ©mentaire pour les capitaux institutionnels qui cherchent Ă sâexposer aux marchĂ©s traditionnels via une plateforme dĂ©jĂ familiĂšre.
Enfin, autre Ă©vĂšnement notable pour cette semaine : un espoir (mince) dâavancĂ©e sur le projet de loi CLARITY Act sur la structure du marchĂ© crypto aux Ătats-Unis. Car depuis que ce texte a Ă©tĂ© approuvĂ© par la Commission bancaire du SĂ©nat mi-mai dernier, les dĂ©bats en coulisses sâĂ©ternisent entre les lĂ©gislateurs US.
Si lâagenda paraĂźt dense, lâarbitrage des prochaines sĂ©ances sur le marchĂ© des crypto-actifs devrait surtout se jouer sur les chiffres amĂ©ricains du CPI. Il suffirait dâune mauvaise surprise Ă la hausse sur lâinflation pour que le scĂ©nario dâun Bitcoin testant ses supports infĂ©rieurs revienne faire chanceler le secteur. Ă lâinverse, un chiffre conforme aux anticipations, voire mĂȘme en deçà , et un rebond technique pourrait se poursuivre. Dans tous les cas de figure, la volatilitĂ© sur le BTC et le marchĂ© crypto devrait ĂȘtre de la partie cette semaine.

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La crypto, câest fini ! Le trader Eugene a annoncĂ© le 7 juin la liquidation de lâessentiel de ses positions crypto afin de rĂ©orienter ses capitaux vers le marchĂ© des actions amĂ©ricaines. Cette dĂ©cision repose sur un constat simple : le ratio risque/rĂ©compense (risk/reward) actuel de ces actifs ne justifie plus une exposition financiĂšre. Lâinvestisseur refuse dĂ©sormais dâanticiper les points bas et privilĂ©gie des structures boursiĂšres traditionnelles, quâil juge « plus attractives et intellectuellement stimulantes ». Ce mouvement suscite Ă©videmment de nombreuses discussions quant Ă une Ă©ventuelle rotation globale des capitaux.

La transition dâEugene sâexplique par la raretĂ© des configurations dâachat favorables. Les gains potentiels ne compensent plus les risques encourus, ce qui pousse le trader Ă observer lâĂ©volution des cours Ă distance. Le marchĂ© des actions amĂ©ricaines offre selon lui des asymĂ©tries « beaucoup plus avantageuses pour la gestion de portefeuille ». Cette posture prudente marque une rupture avec les stratĂ©gies spĂ©culatives habituelles, lâinvestisseur prĂ©fĂ©rant la prĂ©servation du capital Ă la recherche absolue de rendement.
Cette approche pragmatique met en lumiĂšre le dĂ©sintĂ©ressement temporaire pour les stratĂ©gies de type dâachat sur repli. Eugene exclut toute reprise de position haussiĂšre tant que des conditions techniques optimales ne se manifesteront pas. Le dĂ©placement des liquiditĂ©s vers des environnements rĂ©glementĂ©s tĂ©moigne dâun changement de prioritĂ© chez les grands comptes, qui dĂ©laissent la volatilitĂ© au profit de la lisibilitĂ© des actifs traditionnels.


Le pessimisme du trader se concentre particuliĂšrement sur la dĂ©pendance Ă©conomique de la sociĂ©tĂ© Strategy. Le modĂšle dâaccumulation de Bitcoin dĂ©veloppĂ© par Michael Saylor engendre une corrĂ©lation presque mĂ©canique entre le titre de lâentreprise et la valeur de la cryptomonnaie. Cette imbrication Ă©liminerait donc les amortisseurs financiers en cas de retournement du marchĂ© sous-jacent. Eugene qualifie cette situation de « dĂ©but dâeffondrement potentiel pour la structure », refusant dâouvrir des positions tant que le lien de dĂ©pendance persistera.
Lâeffet de levier bidirectionnel inhĂ©rent Ă ce modĂšle dâentreprise accentue de plus le risque systĂ©mique pour lâensemble des dĂ©tenteurs. Lâabsence de dĂ©couplage entre lâaction et lâactif numĂ©rique rend le Bitcoin difficilement recommandable dâun point de vue haussier. Cette concentration des risques au sein dâune seule entitĂ© cotĂ©e refroidit les investisseurs qui refusent de subir les consĂ©quences dâune Ă©ventuelle liquidation institutionnelle.
Les arbitrages rĂ©alisĂ©s par Eugene illustrent donc une phase de transition majeure dans la gestion du risque. Le choix des actions amĂ©ricaines valide la recherche de structures financiĂšres plus transparentes et moins dĂ©pendantes de stratĂ©gies dâaccumulation massives. Les doutes Ă©mis sur la viabilitĂ© Ă long terme du modĂšle de Strategy confirment la mĂ©fiance des opĂ©rateurs face aux corrĂ©lations forcĂ©es. La trajectoire des cours dans les prochaines semaines validera ou non cette stratĂ©gie de retrait.

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